Le jardin d’agronomie tropicale René Dumont

Je voulais visiter ce site depuis longtemps et bien c’est chose faite. J’ai profité de mes vacances et d’une visite guidée par Paul-Robert Takàcs pour découvrir ce lieu unique et dont le nom me laissait songeur…

Le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), juillet 2011, photo Alain Delavie

Le temps de prendre un RER (ligne A) pour Nogent-sur-Marne et de parcourir les quelques centaines de mètres qui séparent la gare du jardin, facile à trouver car des panneaux l’indiquent, et la découverte pouvait enfin commencer, avec dans la tête quelques photos aperçues sur Internet. En effet, ce jardin est un site parisien, mais il est situé à l’extrémité nord-est du Bois de Vincennes, en lisière côté Nogent-sur-Marne.

Le jardin est ouvert au public de 9h30 à 20h en été, il peut donc se visiter en solitaire ou en famille, mais je souhaitais en apprendre plus tout de suite et ne pas rater les moindres détails pittoresques, d’où la visite guidée (je vous le rappelle, le programme est disponible sur le site de la Ville de Paris, rubrique Paris Actu, sous-rubrique Paris au vert, cliquer dans la colonne à droite sur la phrase : Tout l’agenda parcs et jardins).

Petite déception en arrivant, la superbe porte chinoise qui se trouve à l’entrée est en cours de restauration, donc invisible… En partant par le chemin situé sur la gauche, on découvre très vite un des nombreux monuments aux morts érigés dans le site, celui en hommage des soldats de Madagascar tués pendant la guerre de 1914-1918.

Monument aux morts en souvenir des soldats de Madagascar tués pendant la guerre de 1914-1918, le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Monument aux morts en souvenir des soldats de Madagascar tués pendant la guerre de 1914-1918, le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Un peu partout, la nature a repris ses droits. Les jardiniers et les forestiers offrent une large place à la biodiversité en n’intervenant que sur le dégagement des allées et des vestiges et en laissant pousser la végétation naturelle. C’est ce qui fait en partie le charme et le mystère de cet endroit. Les plantes tropicales sont rares (mon rêve de végétation tropicale s’est vite effondré, mais le site n’en reste pas moins exceptionnel pour autant), la végétation est essentiellement celle de l’Île-de-France.

Petite campanule sauvage dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Petite campanule sauvage dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Impatiens parviflora dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Impatiens parviflora dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Ce sont plutôt des végétaux exotiques qui demeurent dans ce jardin, notamment des bambous, omniprésents sur les 4,5 hectares du site.

Bambous dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Bambous dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Kaki à petits fruits (plaqueminier) dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Kaki à petits fruits (plaqueminier) dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Et au hasard de la promenade, vous découvrez des essences rares, telle ce vieux kaki à petits fruits, un cousin de l’ébénier.

Statue dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Statue dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

L’insolite n’a parfois plus rien à voir avec les origines de ce jardin et sa vocation première (le jardin a été créé pour coordonner les expériences agronomiques sur les plantes exotiques destinées à la production : caféiers, bananiers, arbres à caoutchouc, etc. Son but était d’accroître les productions des anciennes colonies françaises). De nombreuses statues sont déposées dans le site, avant de repartir peut-être un jour pour un ailleurs plus en adéquation avec leur époque et leur style.

Statue d'Eugène Étienne dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Statue d'Eugène Étienne dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

La statue d’Eugène Étienne est par contre bien à sa place dans ce jardin. Elle est située juste à côté d’un petit pavillon constitué de seize essences de bois exotiques, le kiosque de la Réunion.

Pavillon de la Réunion dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Pavillon de la Réunion dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Le kiosque a été reconstruit dans le jardin en 1901. Cet édifice en bois exotiques figurait sur le plan de l’exposition universelle de 1900 comme « bar de dégustation », à côté du pavillon de la Réunion. Son architecture est due à Scellier de Gisors, architecte en chef de l’Exposition et inspecteur général des Bâtiments civils. L’aspect aujourd’hui est un peu délabré, mais les bois ont résisté aux intempéries sans aucun traitement.

Sujet âgé de platane dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Sujet âgé de platane dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Par ci, par là, quelques arbres exceptionnels tel ce platane imposant et ramifié à la base. Il y a aussi beaucoup de pins. Dont ce sujet curieusement ramifié, phénomène rare pour cette espèce de conifère. Je ne vous dis pas où il se trouve, je préfère vous laisser le chercher et le découvrir lors de votre future promenade dans le jardin…

Pin ramifié dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Pin ramifié dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Vue sur le pavillon de l'Indochine dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Vue sur le pavillon de l'Indochine dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Dans le lointain, le pavillon de l’Indochine, flambant neuf car récemment restauré.

Installation en bois dans le jardin d'agronomie tropicale, Les Architextures, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Installation en bois dans le jardin d'agronomie tropicale, Les Architextures, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Sur le parcours, ici et la sont disposées des grandes installations artistiques en bois, dans le cadre d’une exposition intitulée Les Architextures. Malheureusement, je n’ai pas noté le nom du créateur pour celle-ci.

D’autres installations ont été apposées sur le pavillon de la Tunisie : Le Comble (Cirque ici Johann le Guillerm).

Le Comble (Les Architextures), installation artistique en bois sur le pavillon de la Tunisie, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Le Comble (Les Architextures), installation artistique en bois sur le pavillon de la Tunisie, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

 

Le Comble (Les Architextures), installation artistique en bois sur le pavillon de la Tunisie, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Le Comble (Les Architextures), installation artistique en bois sur le pavillon de la Tunisie, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Le Comble (Les Architextures), installation artistique en bois sur le pavillon de la Tunisie, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Le Comble (Les Architextures), installation artistique en bois sur le pavillon de la Tunisie, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Monument aux morts dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Monument aux morts dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Pendant la Grande Guerre (1914-1918), les bâtiments et le site furent réquisitionnés pour abriter un hôpital modèle accueillant les soldats coloniaux, qui périrent en nombre. Plusieurs monuments ont été érigés dans le jardin, chacun étant dédié aux soldats d’une des anciennes colonies françaises.

Bloc de houille du Tonkin sous un chêne dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Bloc de houille du Tonkin sous un chêne dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

La visite réserve de nombreuses surprises plus insolites les unes que les autres, tel ce gros bloc de houille du Tonkin, calé contre un chêne vénérable. Les personnes à l’arrière-plan à gauche vous donne l’échelle…

Stèle dédiée à René Dumont dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Stèle dédiée à René Dumont dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Juste à côté, une stèle en hommage à René Dumont (1904-2001) qui fut étudiant puis enseignant à l’École Supérieure d’Agronomie Tropicale.

Pavillon de l'Indochine restauré dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Pavillon de l'Indochine restauré dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

La suite du parcours nous entraîne en Asie, avec notamment ce superbe pavillon de l’Indochine, restauré et comme neuf.

Le Serpentant, installation artistique en bois de l'exposition Les Architextures créée par Johann le Guillerm, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Le Serpentant, installation artistique en bois de l'exposition Les Architextures créée par Johann le Guillerm, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Nouvelle installation artistique en bois : Le Serpentant (Cirque ici Johann le Guillerm).

Le Serpentant (Les Architextures), installation artistique en bois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Le Serpentant (Les Architextures), installation artistique en bois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Installation artistique présentée près d’une pièce d’eau.

Le Serpentant, installation artistique en bois de l'exposition Les Architextures créée par Johann le Guillerm, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Le Serpentant, installation artistique en bois de l'exposition Les Architextures créée par Johann le Guillerm, dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Beaux effets obtenus avec des simples planches et l’invention de l’artiste.

Pont en rocaille dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Pont en rocaille dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Au passage, un petit pont en rocaille récemment restauré.

Serre du Dahomey dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Serre du Dahomey dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Juste à côté de l’installation artistique et du pavillon de l’Indochine se trouve la petite serre du Dahomey, surprenante construction autrefois dédiée à l’élevage des termites pour tester la résistance à l’appétit vorace de ces insectes xylophages des diverses essences de bois exotiques. Ce qui explique la paille et la toile bleue qui recouvrent partiellement le vitrage.

Serre du Dahomey dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Serre du Dahomey dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Bambous autour de la pièce d'eau dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Bambous autour de la pièce d'eau dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

La promenade se continue dans la partie du jardin réservée aux anciennes colonies françaises d’Asie, avec notamment une belle petite pièce d’eau.

Monuments aux morts dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Monuments aux morts dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Monument aux morts pour le souvenir des Indochinois chrétiens morts pour le France. Avec le grand pavillon de l’Indochine, il marque l’entrée dans ce qui a été le village Indochinois.

Vestige du village indochinois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Vestige du village indochinois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Vestige du village indochinois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Vestige du village indochinois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Au centre de la cour une monumentale urne en bronze, copie des urnes dynastiques du Palais Impérial de Hue.
Face au vaste portique en pierre de facture sino-vietnamienne se trouve une pagode rouge.

Pagode rouge dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Pagode rouge dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Cette pagode a été érigée sur l’emplacement du Temple du Souvenir Indochinois, qui fût détruit par les flammes avec les trésors qu’il renfermait lors d’un incendie criminel le 21 avril 1984.

L’ancien temple mesurait 19,60 mètres sur 17,70 de large. Le nouveau temple se dresse au même emplacement, sur une dalle de 6,50 m x 3,20 m élevée de 60 cm au dessus du socle de l’ancien bâtiment. Il est construit en bois de couleur rouge et couvert de tuiles vernissées. Douze colonnes soutiennent les avancées du toit, définissant un promenoir autour d’une petite pièce fermée de 4,50 m et 3,20 m où se trouve la photographie du rescrit impérial de 1920. Il est dédié à tous les combattants viêtnamiens morts pour la France depuis la Grande Guerre, sur tous les théâtres d’opérations.

Ce nouveau Temple, élevé par souscription auprès de l’ANAI, a été inauguré le 4 avril 1992. L’ANAI en assure l’entretien et organise chaque année, le jour des morts, une cérémonie du souvenir autour de cette pagode.

Pièce d'eau, bambous et vue du Temple du souvenir indochinois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Pièce d'eau, bambous et vue du Temple du souvenir indochinois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Dans la perspective du monument aux morts érigé en souvenir des Vietnamiens catholiques se trouve un autre monument aux morts, monument à la mémoire des Cambodgiens et Laotiens, en forme de stupa. Pour le rejoindre, il faut traverser le pont aux najas.

Pont khmer et monument aux morts dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Pont khmer et monument aux morts dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Le pont khmer est en ciment. Il est aussi appelé pont aux najas du fait de ses ornementations.

Motif des sept najas sur le pont khmer dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Motif des sept najas sur le pont khmer dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Un arbre s’est écroulé juste à côté, au tronc parfaitement parallèle avec des rejets qui se dressent le long de la rambarde du pont.

Rambarde du pont khmer dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Rambarde du pont khmer dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Dans un autre chemin tout proche vous découvrez le pont tonkinois en ciment également.

Pont tonkinois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Pont tonkinois dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Tiens, mais c’est le pin ramifié… Cherchez le pont, vous trouverez le pin. Ou cherchez le pin, vous trouverez le pont. Édifice réalisé par Leloup, concepteur du village Indochinois.

Monument aux morts dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Monument aux morts dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

L’imposant monument aux morts (dédié aux Cambodgiens et Laotiens morts pour la France), en forme de stupa.

Statue dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Statue dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Fin de la visite en poursuivant l’allée circulaire, pour arriver dans une clairière avec quatre statues déposées vers 1975 et provenant de l’esplanade de Vincennes.

Statues dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Statues dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Pour visiter le jardin d’agronomie tropicale, rendez-vous au 45 bis, avenue de la Belle-Gabrielle, entrée des piétons, face à l’avenue des Châtaigniers (RER Nogent-sur-Marne. En sortant de la gare, prendre à gauche puis immédiatement l’avenue des Châtaigniers à droite).

Entrée du jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Entrée du jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), photo Alain Delavie

Et si vous voulez en découvrir davantage sur l’histoire de ce jardin unique dans Paris, il existe un ouvrage publié chez Actes Sud :

Le jardin d’agronomie tropicale
Isabelle Lévêque, Dominique Pinon et Michel Griffon
Actes Sud, coédition CIRAD
ISBN 978-2-7427-5673-5
Publié en novembre 2005
Format 21 x 24 cm.
184 pages
Prix indicatif : 19,50€ (un peu moins sur les sites Internet de la FNAC et d’Amazon), mais aussi 39 euros pour une édition reliée.

Commentaires (9)

  1. Françoise Chapuisot

    chouette balade sous une pluie fine; super pavillons un peu en ruine et surtout la grande serre et les 4 petites qui j’espère resteront en l’état

  2. Pingback: A Mysterious Jungle in Paris – Green in the City of Light

  3. nicole

    j’avais raté cet article en son temps, quel dommage, ce lieu est fascinant et attirant, je sens que ça va être le but d’une promenade dans pas longtemps !
    Gérard, il convient de lire le genre d’inscription que vous dénoncez dans le contexte social et sociologique où elle a été rédigée, et non avec nos visions actuelles ….. bien sûr nous sommes consternés, de nos jours, en entendant que des êtres humains ont été exhibés dans des cages , je le suis aussi personnellement en voyant le massacre des indigènes de nos colonies (et prenez le mot « indigène » au sens de « originaire de ») qui n’avaient rien demandé et se sont fait tuer pour aider un pays qui ne les respectait pas ! mais à l’époque, c’était accepté (cela a été de plus en plus combattu par les esprits éclairés, bien sûr !) et il faut se souvenir de cela pour regarder ce genre de choses, je crois ….et continuer à être vigilants!

  4. Jean-Luc V

    Trêve de controverses, ce jardin n’a-t-il pas suffisamment brûlé de sa mémoire : du pavillon du Congo au temple indo chinois, maison communale du Dinh et ses 64 colonnes ? Sa vocation première, le génie de Jean Thadée Dybowski est souvent oubliée, d’ailleurs les serres qui figurent comme les plus anciennes de Paris, se dégradent. Comme vous je m’y intéresse de manière positive et salue alors les manifestations comme celle du 27 avril « microclimats » qui tendent à lui redonner sa couleur originelle de jardin public attirant près de 2 millions de visiteurs alors que le métro parisien ouvrait sa station des deux palais.
    C’est à partir de 1907 et de l’exposition universelle qu’il est devenu un lieu d’exposition des richesses des colonies. La littérature retrace un passif comme « cannibale » de Didier Daenynckx, et des anecdotes comme Charly l’éléphant s’échappant des enceintes du jardin, vers Joinville dans le courrier nogentais consultable aux archives de Nogent, j’y ai pris un grand plaisir à lire ces histoires comme la pétition lancée contre ceux qui urinaient le long de cette même enceinte ! Et oui, à l’époque, le problème se posait puisque le kiosque de la Réunion était la buvette locale.

  5. Pchev

    On peut regretter qu’il n’y ait quasiment aucune restauration de ces pavillons en ruine laissés à l’abandon. Peut être leur origine liée à l’exposition coloniale ….
    Au contraire, il y aurait matière à maintenir ma beauté l’exotisme qui se dégage de ce jardin en lui donnant une autre vie : expositions, ateliers de jeunes artistes … promouvant les valeurs de liberté et développement .

  6. Gérard

    J’ai été fortement choqué par ce qu’il y a d’inscrit sur l’un des monuments de ce parc
    « Aux Indochinois chrétiens mort pour la France ».
    Quel beau mépris pour les non chrétiens. Si en guise de réponse je brûlais dans un lieu public une bible, et pourquoi pas, par la même occasion, un talmud et un coran !
    Qu’en pensez-vous ?

  7. Benoit

    Je ne connais pas de source sur le troupeau d’éléphants qui se serait échappé dans Joinville-le-Pont en marge de l’exposition coloniale de 1907. Savez-vous où on trouve des informations sur cet évènement? Merci.

  8. Josette

    Belle promenade, belle découverte. J’ai l’impression que l’on doit y parler à voix basse avec tous ces recoins et monuments mystérieux.

  9. jpp le jardinier

    J’aime également beaucoup ce lieu, ces pavillons étranges et à moitié en ruine au milieu d’une friche comme on n’en fait plus, mémoire troublante de notre passé colonial et pour ce fait longtemps mis discrètement à l’écart.
    Si je ne me trompe pas , il date de l’exposition de 1900 et était destiné à illustrer la richesse de la France d’outre- mer.
    Il n’y avait donc pas que des reconstitutions de demeures et palais « typiques » mais aussi des animaux (un troupeau d’éléphants qui, s’étant échappé, a semé la panique dans Joinville le Pont), et des reconstitutions vivantes de villages « indigènes » : le footballeur Karembeu rappelle qu’un de ses ancêtres fut ainsi exhibé au village « canaque ». De quoi s’interroger sur les vertus civilisatrices de notre défunt empire que certains de nos élus veulent remettre à l’honneur !

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