Je voulais visiter ce site depuis longtemps et bien c’est chose faite. J’ai profité de mes vacances et d’une visite guidée par Paul-Robert Takàcs pour découvrir ce lieu unique et dont le nom me laissait songeur…

Le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), juillet 2011, photo Alain Delavie

Le temps de prendre un RER (ligne A) pour Nogent-sur-Marne et de parcourir les quelques centaines de mètres qui séparent la gare du jardin, facile à trouver car des panneaux l’indiquent, et la découverte pouvait enfin commencer, avec dans la tête quelques photos aperçues sur Internet. En effet, ce jardin est un site parisien, mais il est situé à l’extrémité nord-est du Bois de Vincennes, en lisière côté Nogent-sur-Marne.

Le jardin est ouvert au public de 9h30 à 20h en été, il peut donc se visiter en solitaire ou en famille, mais je souhaitais en apprendre plus tout de suite et ne pas rater les moindres détails pittoresques, d’où la visite guidée (je vous le rappelle, le programme est disponible sur le site de la Ville de Paris, rubrique Paris Actu, sous-rubrique Paris au vert, cliquer dans la colonne à droite sur la phrase : Tout l’agenda parcs et jardins).

Petite déception en arrivant, la superbe porte chinoise qui se trouve à l’entrée est en cours de restauration, donc invisible… En partant par le chemin situé sur la gauche, on découvre très vite un des nombreux monuments aux morts érigés dans le site, celui en hommage des soldats de Madagascar tués pendant la guerre de 1914-1918.

Monument aux morts en souvenir des soldats de Madagascar tués pendant la guerre de 1914-1918, le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Monument aux morts en souvenir des soldats de Madagascar tués pendant la guerre de 1914-1918, le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Un peu partout, la nature a repris ses droits. Les jardiniers et les forestiers offrent une large place à la biodiversité en n’intervenant que sur le dégagement des allées et des vestiges et en laissant pousser la végétation naturelle. C’est ce qui fait en partie le charme et le mystère de cet endroit. Les plantes tropicales sont rares (mon rêve de végétation tropicale s’est vite effondré, mais le site n’en reste pas moins exceptionnel pour autant), la végétation est essentiellement celle de l’Île-de-France.

Petite campanule sauvage dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Petite campanule sauvage dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Impatiens parviflora dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Impatiens parviflora dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Ce sont plutôt des végétaux exotiques qui demeurent dans ce jardin, notamment des bambous, omniprésents sur les 4,5 hectares du site.

Bambous dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Bambous dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Kaki à petits fruits (plaqueminier) dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Kaki à petits fruits (plaqueminier) dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Et au hasard de la promenade, vous découvrez des essences rares, telle ce vieux kaki à petits fruits, un cousin de l’ébénier.

Statue dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Statue dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

L’insolite n’a parfois plus rien à voir avec les origines de ce jardin et sa vocation première (le jardin a été créé pour coordonner les expériences agronomiques sur les plantes exotiques destinées à la production : caféiers, bananiers, arbres à caoutchouc, etc. Son but était d’accroître les productions des anciennes colonies françaises). De nombreuses statues sont déposées dans le site, avant de repartir peut-être un jour pour un ailleurs plus en adéquation avec leur époque et leur style.

Statue d'Eugène Étienne dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Statue d'Eugène Étienne dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

La statue d’Eugène Étienne est par contre bien à sa place dans ce jardin. Elle est située juste à côté d’un petit pavillon constitué de seize essences de bois exotiques, le kiosque de la Réunion.

Pavillon de la Réunion dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Pavillon de la Réunion dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

Le kiosque a été reconstruit dans le jardin en 1901. Cet édifice en bois exotiques figurait sur le plan de l’exposition universelle de 1900 comme “bar de dégustation”, à côté du pavillon de la Réunion. Son architecture est due à Scellier de Gisors, architecte en chef de l’Exposition et inspecteur général des Bâtiments civils. L’aspect aujourd’hui est un peu délabré, mais les bois ont résisté aux intempéries sans aucun traitement.

Sujet âgé de platane dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75)

Sujet âgé de platane dans le jardin d'agronomie tropicale, Bois de Vincennes, Paris 12e (75), 24 juillet 2011, photo Alain Delavie

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