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Mina lobata si exubérante et colorée en fin d’été

Ipomoea (Mina) lobata en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
La floraison des Ipomoea (Mina) lobata est si généreuse et abondante en fin d’été que les fleurs disposées en épis en cachent presque le feuillage. Si certaines fleurs annuelles ont déjà tiré leur révérence, ce n’est pas le cas pour cette belle plante grimpante exotique.

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Canna ‘Panach’

Canna 'Panach' en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Avec son feuillage finement rayé de vert et de jaune, cette variété de grand canna apporte une touche de lumière dans les massifs d’été ensoleillés. La floraison en épis orange vif s’accorde bien avec les teintes des larges feuilles.

Les rayons du soleil accentuent encore la luminosité des panachures jaunes et les motifs des rayures sur les feuilles à l’allure très exotique. En fin d’été, ce canna est bien opulent et se montre sous ses plus beaux atours.

Canna 'Panach' en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Vous pouvez l’admirer en ce moment dans la grande perspective du Jardin des Plantes de Paris.

Quelques feuillages décoratifs tout l’été

Chou d'ornement et rudbeckias en été dans le parc de Passy, Paris 16e (75)
Il n’y a pas que les fleurs qui font la déco dans les jardins et sur les balcons et les terrasses tout au long de l’été. Voici une petite sélection de feuillages décoratifs photographiés dans les parcs et les jardins parisiens ces dernières semaines.

Les choux frisés sont de plus en plus utilisés dans les massifs d’été et d’automne. Il faut reconnaître qu’ils en imposent et qu’ils ne passent pas inaperçus, le vert, le bleu ou le pourpre de leur feuillage offrant un contraste fort avec les fleurs d’été ou d’automne qui les accompagnent. Sur ma photo, les plantes compagnes sont des rudbeckias annuels.

Acalypha wilkesiana en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
L’acalypha (Acalypha wilkesiana) apporte une touche d’exotisme dans les massifs d’été très ensoleillés. Il existe de nombreuses variétés avec des coloris plus ou moins éclatants. Cet arbuste exotique peut être conservé d’une année sur l’autre en l’hivernant sous serre, à l’abri du gel.

Amaranthus tricolor en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75) (suite…)

Abelmoschus moschatus en fleur dans le Jardin des plantes de Paris

Abelmoschus moschatus, Malvacées, en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Cultivée dans le Jardin des plantes comme une plante ornementale aux très grandes fleurs et au joli feuillage découpé, l’ambrette (Abelmoschus moschatus) est aussi une plante aromatique et médicinale.

Abelmoschus moschatus, Malvacées, en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Les fleurs simples couleur jaune poussin avec un coeur grenat sont de grande taille et rappelle les fleurs des hibiscus roses de Chine (Hibiscus x rosa-sinensis), plantes de la même famille, les Malvacées. Chaque fleur ne dure qu’une journée.

Abelmoschus moschatus, Malvacées, en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Les feuilles sont aussi très particulières, très découpées et étoilées. Un look très exotique !

Cette espèce est originaire d’Asie. C’est une plante vivace, mais gélive, d’où sa culture comme une plante annuelle pour les décorations florales estivales. À admirer en ce moment dans la grande perspective du Jardin des plantes de Paris.

Ammi visnaga, la dentelle faite fleur

Ammi visnaga en été dans le parc de Passy, Paris 16e (75)
La chaleur de l’été n’empêche par de fleurir cette belle ombellifère que j’ai photographiée sous toutes les coutures dans le parc de Passy (Paris 16e). À tous les stades, les grandes ombelles étalent leurs motifs graphiques dignes des dentelles les plus sophistiquées.

Ammi visnaga en été dans le parc de Passy, Paris 16e (75) (suite…)

Au Jardin des plantes de Paris, réouverture après restauration de la Gloriette de Buffon

Gloriette de Buffon, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)Depuis le 27 juillet 2018, les visiteurs du Jardin des Plantes de Paris ont de nouveau accès à la Gloriette de Buffon. Après sept mois de travaux, ce belvédère surplombant les allées du Jardin, plus vieille construction métallique de Paris et l’une des plus anciennes au monde, aussi classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993, retrouve tout son éclat.

Un édifice historique à plus d’un titre
Depuis 1635, date de la création par Louis XIII du Jardin royal des Plantes médicinales, le Jardin des Plantes a évolué avec les besoins et les styles d’aménagements de chaque époque.  L’un des plus anciens témoins de cette évolution est la Gloriette de Buffon, érigée au sommet de la butte du labyrinthe. Cette butte, qui compte parmi les premiers terrains acquis pour la fondation du Jardin royal, n’a en fait rien de naturel : elle a été constituée au XIVe siècle par l’accumulation de détritus et de gravats calcaires provenant des faubourgs de la capitale !

Avant-gardiste pour l’époque, la Gloriette précède de 60 ans les œuvres de Victor Baltard, et de plus d’un siècle les réalisations de Gustave Eiffel. Le belvédère a en effet été construit en 1786-87 sur l’ordre du Comte de Buffon, d’après les dessins d’Edme Verniquet, architecte de Louis XVI, et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du Roi. Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993.

Une structure unique et précaire
La Gloriette est établie sur un plan de forme circulaire, présentant huit colonnes. Constitué d’une armature en fonte de très haute qualité fabriquée dans les forges de Buffon à Montbard, le kiosque présente des superstructures et des décorations composées de bronze, cuivre, laiton et or. Cet habillage dissimule en grande partie l’ossature en fer fixée par rivets, la soudure n’existant pas au XVIIIe siècle. S’élevant sur plus de 9 mètres, la Gloriette est surmontée d’une sphère armillaire en fonte et cuivre, modélisant le mouvement des étoiles, du Soleil et de l’écliptique autour de la Terre. Un gong solaire, qui sonnait chaque jour à midi, dominait l’ensemble. Ce dernier a aujourd’hui disparu.

Malheureusement, l’association des différents métaux transforma la structure en une pile polymétallique, et certains éléments se dégradèrent rapidement par électrolyse. Restauré au début des  années 80, l’édifice avait retrouvé son aspect originel. Mais depuis, la forte fréquentation du Jardin des Plantes, la pollution et la stagnation des eaux, entre autres, ont détérioré ses décors mais aussi fragilisé sa structure, le rendant dangereux pour le public et obligeant le Muséum à fermer son accès (ce que montre ma photo prise bien avant la restauration de l’édifice).

Pour sa rénovation, le Muséum a lancé en 2016 un appel aux dons auprès du grand public, qui a largement répondu. Les entreprises mécènes (Fondation du patrimoine grâce au mécénat de la Fondation Total, Fondation de la Maison de la Chimie, Eiffage, Société des Amis du Muséum) ont également apporté leur soutien à la rénovation.
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