Groseillier à fleurs dorées (Ribes odoratum ‘Crandall’)

Il faudrait plutôt dire cassissier à fleurs jaunes ! Car cet arbuste à floraison printanière d’un beau jaune avec une touche de rouge au coeur des petites fleurs donne ensuite des baies semblables à des cassis, pas à des groseilles. Un des petits dangers de l’usage des noms communs, mais qui ne doit pas empêcher d’apprécier à sa juste valeur cette espèce charmante qui convient très bien aux petits jardins.

Arbuste à floraison printanière : Ribes odoratum 'Crandall'

Groseillier à fleurs dorées (Ribes odoratum 'Crandall') dans le square Henri-Galli, Paris 4e (75), fin mars 2011, photo Alain Delavie

Ribes odoratum est originaire des États-Unis. La variété ‘Crandall’ a été introduite en 1888. Une vieille variété qui n’a donc pas connu la célébrité des groseilliers à fleurs roses ou rouges, mais qui a été plantée dans le petit square Henri-Galli, près de la Seine dans le 4e arrondissement de Paris.

L’arbuste a un petit développement. Il n’excède pas 1,50 m de hauteur, avec un port assez lâche, souvent dégingandé dans son jeune age. Le feuillage est caduc. Les feuilles sont très découpées, vertes pendant la belle saison puis vivement colorées en automne (teintes rougeoyantes).

Arbuste à floraison printanière : Ribes odoratum 'Crandall'

Groseillier à fleurs dorées (Ribes odoratum 'Crandall') dans le square Henri-Galli, Paris 4e (75), fin mars 2011, photo Alain Delavie

La floraison printanière est parfumée (le nom latin nous alerte sur l’aspect odorant de cet arbuste), avec des senteurs de clou de girofle paraît-il. Les pieds que j’ai photographiés par temps gris étaient trop éloignés pour pouvoir apprécier les effluves, dommage. Les grappes de fleurs donnent ensuite des petites baies charnues, noires et comestibles à maturité.

Arbuste à floraison printanière : Ribes odoratum 'Crandall'

Groseillier à fleurs dorées (Ribes odoratum 'Crandall') dans le square Henri-Galli, Paris 4e (75), fin mars 2011, photo Alain Delavie

Cette variété est résistante, elle supporte à peu près tous les types de sols, à l’exception des terres sablonneuses ou argileuses et humides.

Cet arbuste d’ornement se multiplie facilement par bouturage. L’hiver est la saison idéale pour effectuer cette opération en prélevant des boutures à bois sec (sans feuille) que l’on enfonce au moins sur le tiers inférieur directement dans un coin protégé du jardin ou dans un gros pot. Dans ce dernier cas, il faut garder le substrat toujours frais, mais jamais détrempé.

Bon à savoir
Dans un coin de ce petit jardin de ville quelques vestiges en pierre sont visibles. Il s’agit des restes de la tour de la Liberté, une des huit tours de la prison de la Bastille, qui fut mis à jour en 1899, lors de la construction de la première ligne de métro qui allait de Vincennes à l’Étoile. Elle fut déplacée et reconstruite pierre par pierre.

Commentaires (4)

  1. laurent

    Tu n’avais pas l’air si éloigné que ça, pour photographier les pieds… 😉 Peut-être ne sentent-ils rien par temps de pluie?

  2. Noémie Vialard

    Ok, pour les fruits plus gros. Quant aux maladies, je n’ai jamais eu de soucis….J’ai cueilli une petite branchette du ‘mien’! Quel parfum!

  3. alain of paris (Auteur de l'article)

    Hello Noémie, le cultivar a des fruits plus gros et parfumés que l’espèce type. Il est aussi davantage résistant aux maladies cryptogamiques qui attaquent souvent les cassissiers.

  4. Noémie Vialard

    Alain, quelle différence avec odoratum type?

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