Bourdons et coquelicots

Deux bourdons butinant dans un coquelicot, École du Breuil, Paris 12e (75)
Il semblerait que le coquelicot soit un bon restaurant pour ces deux gros bourdons qui se pressent dans la couronne d’étamines noires de cette belle fleur annuelle ouverte largement pour accueillir les pollinisateurs.

Le coquelicot (Papaver rhoeas) est une plante auto-incompatible. C’est-à-dire que les grains de pollen ne peuvent pas germer sur le stigmate d’une fleur du même individu. Le transport du pollen, notamment par les abeilles ou les bourdons, devient nécessaire pour permettre la fécondation croisée entre deux (ou plus) plantes différentes et permettre la formation de nombreuses graines qui assureront la descendance et la survie de l’espèce. Le coquelicot ne donne pas de nectar, mais uniquement du pollen butiné par les abeilles et les bourdons qui trouvent dans ses fleurs une importante production.
La saison des coquelicots (sauvages) se prolonge de mai à juillet.
Connaissez-vous d’autres fleurs à pollen ?

Commentaires (3)

  1. Pingback: Au rendez-vous des bourdons » Paris côté jardin

  2. Alain Delavie (Auteur de l'article)

    Autoincompatible, cela signifie que le pollen des étamines d’une fleur ne peut pas féconder le pistil de la même fleur. La fleur a donc les deux sexes, mais il faut du pollen d’une autre fleur et d’un autre pied pour arriver à la fécondation. Cela évite l’autofécondation et favorise le brassage des gênes au sein d’une espèce.

  3. nanou

    auto incompatible , çàd auto infécond ? càd qu’il ne possède pas les 2 sexes ? le nouveau vocabulaire botanique m’échappe parfois

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