Archives de mots clés: bourdons

Les abeilles et les bourdons aiment les sceaux-de-Salomon

Sceau-de-Salomon en fleur au printemps sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)
Mes sceaux-de-Salomon sont couverts de petites fleurs en clochettes et le bal des abeilles et des bourdons qui viennent les butiner est permanent dans la journée. La jardinière en est même bruissante tant ce petit monde de butineurs est nombreux.

Sceau-de-Salomon en fleur au printemps sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)Le bar à nectar est ouvert !

Impact à grande échelle des pesticides sur les papillons et bourdons des jardins privés de France

Abeille sur fleur de crocus, photo © Marek Walica / Fotolia
Des chercheurs du Centre des sciences de la conservation (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/UPMC) et de l’Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis ont démontré pour la première fois les effets de l’emploi de pesticides par les particuliers en France. Les scientifiques se sont basés sur des données de sciences participatives et montrent, à l’échelle d’un pays, l’impact de l’utilisation des pesticides par les jardiniers amateurs sur les insectes floricoles. Ces effets varient selon l’environnement, peuvent être indirects et toucher des organismes non visés initialement. Ces résultats sont publiés dans la revue Biological Conservation.
En milieu urbain, les jardins privés représentent une ressource importante en termes de nourriture et d’abri pour les espèces animales. Pourtant, l’impact des pratiques de jardinage sur ces espèces, en particulier l’utilisation de pesticides, est très difficile à évaluer à grande échelle du fait, d’une part de l’absence de mesures
standardisées et d’autre part de la difficulté d’accès à des propriétés privées. En milieu agricole, les modes de culture ou d’utilisation de produits phytosanitaires ont des impacts avérés sur la biodiversité : il est donc probable que de tels effets existent également dans les jardins privés. Les auteurs de cette publication ont évalué les effets à grande échelle des pratiques de jardinage sur deux groupes importants d’insectes floricoles, les papillons de jour et les bourdons, à partir des données collectées dans le cadre de l’Observatoire de la Biodiversité des Jardins.
Leurs analyses montrent que papillons et bourdons sont moins abondants dans les jardins traités avec des insecticides, ce qui était attendu, mais aussi dans ceux traités par des herbicides. À l’inverse, ces insectes sont plus abondants lorsque les jardiniers utilisent de la bouillie bordelaise, des fongicides et des granulés anti-limaces. Si l’impact des insecticides sur les insectes est direct, celui des herbicides serait indirect, en limitant les ressources disponibles pour les papillons et les bourdons. Les autres pesticides étudiés auraient, eux, un impact positif indirect, favorisant des plantes plus vigoureuses qui offrent alors davantage de ressources aux insectes. Par ailleurs, l’impact des pesticides varie selon le type de paysage : les effets négatifs des insecticides sont plus importants en milieu urbain. Cela serait dû à la difficulté de recolonisation des jardins traités dans une matrice urbaine hostile aux insectes floricoles.

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Au rendez-vous des bourdons

Bourdons butinant sur des fleurs de Telekia speciosa, Jardin des Plantes en été, Paris 5ème (75)
Les grosses fleurs du Telekia speciosa, une plante de la famille des Astéracées qui fleurit en ce moment dans le Jardin des Plantes de Paris, sont très fréquentées par les gros bourdons qui ont toute la place qu’ils souhaitent pour y butiner.

Juste à côté les fleurs d’un Cosmos sulphureus étaient aussi visitées. Et en fouillant dans ma photothèque, j’ai trouvé une photo de gaillarde butinée. Les fleurs simples des Astéracées semblent faire le bonheur de ces gros insectes si utiles.

Bourdons butinant sur une fleur de Cosmos sulphureus, Jardin des Plantes en été, Paris 5ème (75) (suite…)

Bourdons et coquelicots

Deux bourdons butinant dans un coquelicot, École du Breuil, Paris 12e (75)
Il semblerait que le coquelicot soit un bon restaurant pour ces deux gros bourdons qui se pressent dans la couronne d’étamines noires de cette belle fleur annuelle ouverte largement pour accueillir les pollinisateurs.

Le coquelicot (Papaver rhoeas) est une plante auto-incompatible. C’est-à-dire que les grains de pollen ne peuvent pas germer sur le stigmate d’une fleur du même individu. Le transport du pollen, notamment par les abeilles ou les bourdons, devient nécessaire pour permettre la fécondation croisée entre deux (ou plus) plantes différentes et permettre la formation de nombreuses graines qui assureront la descendance et la survie de l’espèce. Le coquelicot ne donne pas de nectar, mais uniquement du pollen butiné par les abeilles et les bourdons qui trouvent dans ses fleurs une importante production.
La saison des coquelicots (sauvages) se prolonge de mai à juillet.
Connaissez-vous d’autres fleurs à pollen ?

Allium sphaerocephalum, le rendez-vous des abeilles, bourdons, syrphes et papillons

Allium sphaerocephalum avec insectes butineurs, Parc floral de Paris, Paris 12e (75)

En me promenant par une journée ensoleillée très chaude dans le Parc floral de Paris (Paris 12e), j’ai photographié ces têtes d’ail d’ornement (Allium sphaerocephalum) sur lesquelles butinaient des abeilles, un papillon, mais aussi des bourdons et des syrphes que je n’ai pu saisir à temps. Et il en était de même pour les nombreuses autres fleurs d’ail à tête ronde visitées en abondance par les insectes pollinisateurs.

Non seulement la floraison de  cette espèce d’ail est très décorative (dans le jardin et en bouquets de fleurs séchées), mais elle est aussi utile pour la biodiversité. Certainement un bon bar à nectar pour ces insectes butineurs qui la fréquentent assidument.