21 avril 2012 – Paris côté jardin

Archive journalières: 21 avril 2012

Andromède ‘Flaming Silver’, tout un spectacle !

Pieris 'Flaming Silver', parc André Citroën, Paris 15e (75)

Au début du printemps, les andromèdes jouent les stars dans les jardins et sur les balcons, offrant une superbe floraison et un jeune feuillage souvent très coloré. L’andromède ‘Flaming Silver’ est une des variétés les plus spectaculaires.

Pieris 'Flaming Silver', parc André Citroën, Paris 15e (75)

Cette variété d’andromède (Pieris ‘Flaming Silver’) est une mutation du Pieris ‘Forest Flame’.

Pieris 'Flaming Silver', parc André Citroën, Paris 15e (75)

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C’est la lune rousse !

Pleine lune dans le ciel dégagé, Paris 18e (75), photo Alain Delavie

Aujourd’hui samedi 21 avril 2012, c’est le début de la période de la lune rousse qui va se prolonger jusqu’au 20 mai prochain. « Gelée de lune rousse, de la plante brûle la pousse. »

« La lune rousse vient en avril et s’en va en mai. »
La lune est dite rousse, mais elle n’est pas rousse. Enfin pas toujours, seulement quand le temps est plus humide et dans ce cas, le soleil est aussi rougeoyant.
La lune ne roussit pas les plantes. Ce sont les gelées qui se produisent pendant cette période dès que les nuits sont très claires qui provoquent le gel des jeunes pousses. Les feuillages gelés finissent par roussir.

« L’hiver n’est point passé, Que la lune rousse n’ait décliné. »
Sans s’alarmer outre mesure, il faut juste surveiller les tomates et autres légumes frileux, ainsi que les fleurs d’été toutes aussi exigeantes en chaleur comme les pétunias ou les zinnias. Quand le temps s’éclaircit en fin de journée et que le ciel se dégage complètement, il y a de fortes chances que la température chute fortement pendant la nuit, avec un risque accru de gelée blanche au petit matin. Soit on rentre les plantes quand elles sont cultivées en pot, soit on les protège avec quelques couches de voile d’hivernage pendant la nuit.

Cires botaniques : l’Art et la matière

Exposition de Louis de Torhout chez Deyrolle (Paris 7e) jusqu’au 12 mai 2012.

Cires botaniques, créations de Louis de Torhout

Louis de Torhout, né en 1961 à Paris, a travaillé au Muséum National d’Histoire Naturelle, où il découvre les incroyables collections botaniques en cire des XVIIIe et XIXe siècles. D’essais successifs en expérimentations, il réinvente cette technique en créant des modèles de fruits et légumes en cire d’abeille peints à l’huile. Il a exposé dans des dizaines de musées et bénéficie aujourd’hui d’une exposition permanente à la Cité Nature, à Arras.

La Maison Deyrolle est, depuis le XIXe siècle, une référence pour scientifiques et botanistes. Louis de Torhout renouvelle le travail d’orfèvre de cette institution, dont les modèles en cire étaient présents dans les catalogues dès 1897. Ces modèles servaient autrefois à retranscrire ce que les explorateurs avaient découvert lors de leurs lointains voyages. Entre les mains de l’artiste, ils se chargent aujourd’hui d’une nouvelle dimension : dans un monde où le virtuel prend dangereusement le pas sur le réel, retrouver la matière et se pencher à nouveau sur ces choses de la nature qu’on ne regarde plus devient un vrai enjeu.

Cires botaniques, créations de Louis de Torhout

Deyrolle, qui défend depuis 1831 l’éducation à la nature, et de nos jours sa préservation et sa valorisation, ne pouvait qu’encourager cette démarche. Au-delà de l’exploit du réalisme, ces fruits et légumes s’éloignent de l’image quotidienne qu’on en a. Ces végétaux pourtant, dans une autre vie, nous semblaient familiers ! Mais lorsque l’artiste se prend à les disposer sur des plaques verticales, horizontales, transparentes ou sombres, ils révèlent des formes et un aspect qu’on ne voyait plus et, même, qu’on découvre pour la première fois…

Cires botaniques, créations de Louis de Torhout

Exposition dans la boutique Deyrolle au 46, rue du Bac, 75007 Paris.
Ouverture de 10h à 19h du mardi au samedi ; de 10h à 13h puis de 14h à 19h le lundi.

Ciel d’enfer

Ciel d'orage sur Paris et la Tour La Villette

Depuis quelques jours, les giboulées et les orages se succèdent sur la capitale, le tout avec un petit air frisquet qui n’incite guère à la balade. Cela donne des ciels extraordinaires, parfois très inquiétants.

Un ciel très noir et le soleil en même temps, tout de suite le paysage même le plus laid comme ici entre le 18e et le 19e arrondissements en plein travaux se transforme et prend un aspect plus fantasmagorique. Le bleu, blanc, rouge des grues n’en ressort que davantage.

Prévoyez un parapluie ce week-end, les prévisions météorologiques ne sont pas engageantes.