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Ouverture du Parc du Peuple de l’Herbe à Carrières-sous-Poissy (78)

Parc du Peuple de l'herbe, vue aérienne, TERAprès plusieurs années de travaux menés par la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise et le Département des Yvelines avec la Ville de Carrières-sous-Poissy, le Parc du Peuple de l’herbe ouvre officiellement au grand public.

Conçu comme un lieu de découvertes, de promenades et de loisirs, axé sur la préservation de la biodiversité, le plus grand parc naturel des Yvelines inaugurera notamment la Maison des Insectes, espace atypique permettant de mieux comprendre l’univers fascinant de ces charmantes petites bêtes ! Une respiration récréative à moins de 40 minutes de Paris.

Maison des Insectes, Parc du Peuple de l'HerbeUn lieu pluriel pour ravir les amoureux de la nature
Situé en bord de Seine, à Carrières-sous-Poissy, le Parc du Peuple de l’herbe se distingue par sa conception innovante, tant du point de vue paysager qu’architectural. Distingué par le label européen Life+, programme de financement dédié à l’environnement, le site se veut à la fois :

  • un lieu dédié à la préservation de la biodiversité et des insectes, avec notamment la Maison des Insectes, animé par l’Opie (Office pour les insectes et leur environnement).
    Sur 800m2, les visiteurs se familiariseront avec le peuple de l’herbe grâce à un espace d’exposition ludo-pédagogique scénarisé de façon originale : “ça grouille, c’est moche, ça ne sert à rien” ou encore “ça fait peur”… autant de thématiques qui permettront de battre en brèche les idées reçues concernant les insectes et changer ainsi les comportements les concernant. Car les insectes sont nécessaires au bon fonctionnement de la nature et doivent être préservés. Les plus curieux pourront également observer de près les insectes grâce à plusieurs vivariums.
  • un vaste espace de promenades et de loisirs.
    À pied ou à vélo, pour un pique-nique en famille ou entre amis, le temps d’un parcours sportif ou pour partager des moments de jeux avec les enfants sur les aires qui leur sont réservées, le Parc invite à l’évasion et à la détente.

Observatoire, Parc du Peuple de l'HerbeEt pour observer de façon privilégiée la variété des paysages, de la faune et de la flore, un monumental observatoire a été installé au coeur du Parc. (suite…)

Exposition « Des insectes en résidence »

Cité Universitaire, Paris 14e (75), photo Atlantis / Fotolia
La Cité internationale universitaire de Paris accueille 6 hôtels à insectes, à partir du 13 octobre 2016.

Dans une logique de développement durable, l’exposition présente 5 hôtels à insectes dont les surfaces sont recouvertes de panneaux illustrés. Un sixième hôtel est réservé à l’habitat des insectes et à l’observation. À l’issue de l’exposition, au printemps prochain, les cinq hôtels de l’exposition seront déshabillés et installés dans le parc de la Cité, qui proposera une plus grande diversité d’habitats pour ces résidents pas comme les autres !

Depuis plusieurs années, la Cité internationale a fait le choix de la gestion durable afin de favoriser la biodiversité qui s’inscrit au cœur de son projet de développement. Cette exposition est l’occasion de découvrir le passé du parc, ses actualités, ainsi que ses perspectives d’évolution. La création de corridors écologiques, de zones humides ainsi que de nouvelles strates arborée, arbustive et herbacée vont renforcer les équilibres écologiques. L’implantation d’hôtels à insectes participe de cette de requalification du parc.

Le parc de 34 hectares de la Cité internationale est doté d’une faune et flore insoupçonnables, représentant près d’un sixième de la biodiversité parisienne. Afin de préserver ce patrimoine, la Cité internationale s’investit en faveur des enjeux écologiques et des préoccupations environnementales en dessinant les contours d’un éco-campus exemplaire sur le plan du développement durable.

Cette exposition a été réalisée par l’ONF, grâce au soutien de la Fondation Gecina.

Cité internationale universitaire de Paris L/OBLIQUE – Centre de valorisation du patrimoine
17, boulevard Jourdan, 75014 Paris.
Accès : RER ligne B; tramway ligne T3a arrêt Cité universitaire

L’urbanisation réduit la diversité des insectes pollinisateurs

Une étude récente du Centre d’Étude de la Conservation (Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS / UPMC) et de l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (Opie) montre que l’urbanisation réduit la diversité des insectes pollinisateurs et conduit également à leur homogénéisation à l’échelle de la France.

Syrphe, photo Germoun / fotolia
En augmentant les surfaces imperméables du sol, en réduisant la végétation, en favorisant les pollutions de l’air et du sol, l’urbanisation grandissante induit des changements pouvant nuire aux insectes qui se nourrissent de fleurs. En effet, la survie et la reproduction de ces espèces dépendent de la disponibilité en ressources et en lieux de nidification.

Deux phénomènes concomitants
D’une part, le nombre d’espèce diminue à mesure que croît l’urbanisation; en particulier pour les papillons, les syrphes et autres mouches, ainsi que pour les coléoptères (scarabées, longicornes, coccinelles…). Les hyménoptères (abeilles et autres) sembleraient, de leur côté, mieux tolérer la situation.

D’autre part, les communautés d’insectes pollinisateurs perdent des espèces spécialistes avec l’urbanisation. Il s’agit d’un phénomène dit d’homogénéisation biotique, où l’urbanisation favorise un sous-ensemble des espèces – les généralistes – au détriment d’autres – les spécialistes. Une tendance qui se retrouve chez tous les groupes, y compris les hyménoptères dont la diversité est aussi affectée.

Ces résultats sont possibles grâce aux données récoltées par les participants du programme de sciences participatives, Spipoll (Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs). « La solidité des résultats obtenus repose fortement sur l’approche participative utilisée ici, en permettant de travailler sur des milliers de données distribuées sur tout un pays et dans des contextes paysagers variés, mais collectées de manière standardisée par les observateurs. »

Référence
Nicolas Deguines, Romain Julliard, Mathieu de Flores et Colin Fontaine, Functional homogenization of flower visitor communities with urbanisation, Ecology & Evolution 2015, doi : 10.1002/ece3.2009

Conférence : « Les insectes : les vraies fées de la nature ! »

Affiche de la conférence sur les insectes, Natureparif, décembre 2015Natureparif vous invite à découvrir les insectes, ces vraies fées de la nature, en compagnie de François Lasserre, auteur et insectologue (spécialiste des fées-insectes), le mercredi 16 décembre 2015 de 15h à 16h.

Le spécialiste de ces petites fées répondra à toutes vos questions comme par exemple “Combien de temps vit une fée-papillon ?”, “Quel âge à une fée-coccinelle à 2 points ?”, “Est-ce que la fée-bourdon pique ?” ou encore “Pourquoi la fée-guêpe vient-elle m’embêter à table ?!”…

La conférence sera suivie d’un goûter.

Cité de l’Environnement
90-92, avenue du Général Leclerc, Pantin (93). Attention l’adresse a changé en raison de l’état d’urgence.
Métro : ligne 5, station Porte de Pantin ou RER ligne E, arrêt Pantin.
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Inscription en ligne obligatoire.

Tour à insectes

Tour abri à insectes en palettes, Salon International de l'Agriculture, Paris 15e (75)
Voici un modèle d’abri à insectes photographié dans le hall 2 du Salon International de l’Agriculture constitué de matériaux recyclés comme les palettes en bois et comportant une grande diversité d’abris. Un hôtel à insectes XXL !

Tour abri à insectes en palettes, Salon International de l'Agriculture, Paris 15e (75)
Petits fagots, tiges creuses (bambou) ou remplies d’une moelle facile à creuser, paille, mousse, pots en terre cuite, bûches percées, fragments de brique, parpaings, blocs de sciure compressée, plantes vivantes… Quatre faces pour quatre expositions, de la plus fraîche à la plus chaude. À tous les étages, les logements sont variés, permettant d’attirer un plus grand nombre d’espèces d’insectes et autres petites bestioles qui fréquentent le jardin.

Au rendez-vous des bourdons

Bourdons butinant sur des fleurs de Telekia speciosa, Jardin des Plantes en été, Paris 5ème (75)
Les grosses fleurs du Telekia speciosa, une plante de la famille des Astéracées qui fleurit en ce moment dans le Jardin des Plantes de Paris, sont très fréquentées par les gros bourdons qui ont toute la place qu’ils souhaitent pour y butiner.

Juste à côté les fleurs d’un Cosmos sulphureus étaient aussi visitées. Et en fouillant dans ma photothèque, j’ai trouvé une photo de gaillarde butinée. Les fleurs simples des Astéracées semblent faire le bonheur de ces gros insectes si utiles.

Bourdons butinant sur une fleur de Cosmos sulphureus, Jardin des Plantes en été, Paris 5ème (75) (suite…)