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Un tapis de mousse et ça pousse !

Tapis de mousse avec sedum, Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
La mousse s’installe la première sur une surface minérale où rien d’autre ne pousse, puis peu à peu, d’autres plantes viennent s’implanter dans cette couche végétale protectrice qui leur assure une source de nourriture et d’humidité, certes limitée, mais suffisante pour certaines espèces pionnières.

Tapis de mousse avec sedum et Geranium robertianum, Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)Sur ce mince tapis végétal constitué par la mousse, ce sont des sedums et des géraniums herbe-à-Robert qui se sont semés et qui ont poussé. Les premiers supportent les périodes de sécheresse, les géraniums un peu moins surtout sur de longues périodes, d’où leurs dimensions modestes. Et les réserves en éléments nutritifs sont limitées, provenant de l’accumulation des poussières et de la décomposition des plus vieilles mousses. Mais cela suffit pour ce retour de la végétation sur un sol inerte et minéral. En fait l’élément limitant, c’est l’eau surtout… et l’envie de nettoyage des humains !

Une feuille rouge dans la verdure

Géranium herbe-à-Robert avec une feuille rouge dans le Cimetière de la Villette, Paris 19e (75)
Les couleurs d’automne apparaissent de façon assez déconcertante, certaines feuilles ou rameaux se parant des teintes les plus vives alors que les autres restent désespérément vertes ou peu colorées. Comme sur ce petit pied de géranium herbe-à-Robert photographié hier, complètement vert mais avec une seule feuille d’un rouge intense.

Géranium herbe-à-Robert avec une feuille rouge dans le Cimetière de la Villette, Paris 19e (75)
C’est ce qui s’appelle une touche de couleur… Rien qu’un soupçon !

Le géranium herbe-à-Robert pique son fard !

Geranium robertianum en automne dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Après avoir fleuri à profusion pendant toute la belle saison, ce petit géranium sauvage (Geranium robertianum), souvent considéré comme une mauvaise herbe, nous gratifie des plus belles couleurs d’automne.

Geranium robertianum en automne dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Les feuilles finement découpées font penser à celles de certaines fougères ou à des plumes. Toutes en élégance !

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Géranium herbe-à-Robert, charmante mauvaise herbe

Le géranium herbe-à-Robert (Geranium robertianum) s’invite dans les rues, les cours et les jardins où le jardinier ne joue pas très souvent de la binette ou du pulvérisateur de désherbant. Une chance, car cette belle sauvageonne, souvent considérée comme une mauvaise herbe, offre à la fois une floraison et un feuillage décoratifs.

Le feuillage très découpé est vert, parfois teinté de rouge, d’orange ou de pourpre. La plante est alors très spectaculaire. Au printemps, les petites fleurs à cinq pétales rose vif se renouvellent et donnent de nombreux fruits allongés, en forme de bec de grue. La plante est bisannuelle ou vivace à vie courte et se ressème généreusement quand elle trouve un terrain favorable, pas trop envahi par d’autres plantes plus vigoureuses. Elle peut même s’accrocher à un mur, apparaître dans une potée ou transformer une paire de vieilles chaussures en superbes godasses jardinières comme ce modèle créé pour le Troc Vert de Montreuil-sous-Bois (93).