Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

Mes derniers articles

Balcon : le grand nettoyage commence !

Pour une fois, j’ai commencé le grand nettoyage de mon balcon dès le mois de janvier. Il faut dire que les grands froids du début de l’hiver ont grillé la plupart des feuillages et la douceur des derniers jours se traduit par une montée de sève fulgurante chez certaines plantes. Il fallait donc agir…Jour après jour, je rabat un peu plus les feuillages grillés par le gel ou desséchés en coupant les tiges au ras du sol pour les plantes vivaces. Même sur un balcon, les séances de taille sont longues, le but étant de nettoyer parfaitement les jardinières et de tout dégager pour laisser la place aux nouvelles pousses qui devraient arriver assez vite si le temps doux continue. Un grand sac est vite rempli ! Le plus difficile, c’est la taille de l’oeillet d’Inde géant (Tagetes lemonii), car toutes les branches sont dans le vide, au-dessus de la rue située 5 étages plus bas. Pas question de laisser échapper le sécateur ou le moindre rameau. Et il faut oublier le vertige ! Mais quel régal à chaque branche coupée, car toute la plante embaume le pamplemousse.Après nettoyage du feuillage desséché, toutes les plantes bulbeuses pas très rustiques sont accolées au mur de l’appartement, pour être moins exposées aux gelées qui peuvent encore arriver et aussi pour être à l’abri des eaux de pluies. Quand ils sont au repos, les bulbes redoutent l’humidité qui les fait pourrir. Au sec au moins jusqu’en mars, s’il ne fait pas trop froid alors.

J’ai volontairement planté mon balcon de plantes vivaces à feuillages caducs en grande majorité. C’est plus triste et désertique en hiver, mais c’est le meilleur moyen pour pouvoir bien nettoyer les jardinières et le balcon, sans laisser de foyers de parasites. Et puis je peux apporter plus facilement un engrais organique au début du printemps. On a du mal à s’imaginer que ces jardinières aussi vides et dénudées seront débordantes de végétation l’été prochain, les plantes dissimulant la balustrade et les immeubles voisins… Et pourtant si !

Floraison hivernale du Chrysoplenium macrophyllum

En commençant le grand nettoyage de mon balcon, j’ai dégagé mon pied de Chrysoplenium macrophyllum, et ô surprise, il était en plein floraison.Cette plante vivace à feuillage large a obtenu le Grand Prix de Saint-Jean-de-Beauregard au printemps 2008 lors de la fête des plantes vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard (91). Plante d’ombre à feuilles persistantes charnues et velues qui ressemble au bergénia, elle offre une floraison blanc crème à reflets nacrés au coeur de l’hiver. Pas très spectaculaire, mais les floraisons en hiver sont si rares…
Parfaitement rustique (elle peut résister jusqu’à -20 °C), elle apprécie un sol riche et humifère, toujours frais. Cet hiver, elle a du manquer d’eau car je n’ai pas beaucoup arrosé… Mais ça ne l’empêche pas de fleurir quand même !Une bonne plante pour les coins ombragés qui se propage par stolons, sans être envahissante.
Vous pouvez la trouver chez la pépinière Le Jardin de la Roche Saint-Louis.

Quelques plantes pour le Nouvel an chinois

Bonne et très heureuse année à tous les membres des communautés chinoises et asiatiques, et après tout, puisque nous sommes encore en janvier, tous mes voeux les meilleurs chères visiteuses et chers visiteurs de ce blog !

Je vous ai parlé hier du bouquet de tubéreuse, proposé pour cette occasion et si parfumé. Pour fleurir la maison, il y a aussi les rameaux de forsythia et de cerisier à fleurs, sans oublier le bouquet de fleurs de lotus. Mais si vous allez faire un tour dans les échoppes et supérettes de produits asiatiques, vous trouverez aussi quelques potées de bonsaïs, des orchidées fleuries à foison (Phalaenopsis et Dendrobium essentiellement en pot ou en bouquet), et quelques plantes vertes soit-disant porte-bonheur. J’ai craqué pour ces dernières…

En premier le fameux Lucky Bamboo, qui n’est pas un bambou mais un Dracaena sanderiana. Vous le trouvez en composition de plusieurs cannes formant une pyramide ou en baton isolé, droit ou spiralé.Mais toutes les fantaisies sont possibles, comme le montre le site luckybamboo.com.
De la lumière (modérée à vive sans soleil direct) et de l’eau suffisent à cette plante pour former des petites rosettes de feuilles vert vif au niveau des noeuds, visibles sur les cannes car ils forment comme un petit bourrelet ou un anneau. En passant chez Tang Frères, j’ai pris trois belles cannes, avec quelques bourgeons.

Deuxième plante porte-bonheur, toujours un Dracaena, (en fait le même présenté différemment), proposé aussi en canne sans racine, mais avec des grandes feuilles vertes tout au long de la tige. Le feuillage vert est bien luisant. Même culture que le Lucky Bamboo : la base des tiges doit tremper dans l’eau, la lumière doit être modérée à importante, sans soleil direct toutefois.J’en ai pris trois aussi, pour essayer… 3 tiges pour le bonheur !

Bouquet de tubéreuse

Demain l’année du boeuf de terre commencera pour tous les membres des communautés chinoises et asiatiques installées en France et en Europe. Pour ce grand moment festif, les échoppes et supérettes de produits asiatiques proposent une offre bien particulière de bouquets et de plantes en pots. J’ai craqué pour un bouquet de tubéreuse.Si vous voulez embaumer votre intérieur en quelques heures, rien de tel qu’un petit bouquet de tubéreuse (Polianthes tuberosa), une plante bulbeuse trop rarement proposée chez les fleuristes. Il faut donc en profiter, surtout que le prix est assez raisonnable pour une plante longue et difficile à cultiver. Chez Tang Frères dans le 13è arrondissement, le bouquet photographié m’a coûté 5 euros (les tiges étaient plus longues mais je les ai coupées).Le parfum capiteux se répand vite et occupe l’espace. Une senteur unique et exotique : floral, jasminé, orangé, fruité, lactonique, miellé et indolé pour employer les termes des parfumeurs.
Une senteur trop prenante pour une chambre, à éviter dans un studio tellement elle est puissante et entêtante. Avec le mimosa et les jacinthes forcées, le top des parfums naturels pour les bouquets du moment !

Quelques grands parfumeurs proposent des parfums soliflores de tubéreuse : Tubéreuse d’Annick Goutal, Tubéreuse de l’Artisan Parfumeur, Les Fleurs divines Tubéreuse de Maître Parfumeur et Gantier et Tubéreuse de Caron.

Surprenant conifère rouge

En me baladant dans le quartier chinois du 13ème arrondissement de Paris, j’ai eu la surprise de découvrir un conifère entièrement rouge, planté dans le parc de Choisy.Il est bien réel, ce sont ses vraies aiguilles, mais elles ont roussi avec le froid et sont devenues vraiment rouges. L’arbre est prêt pour les festivités du nouvel an chinois qui sont maintenant imminentes !
Si quelqu’un s’y connaît plus que moi en conifère, je suis preneur de son nom d’espèce… Merci d’avance.

Inventaire des mares d’Ile-de-France

La Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN) lance un appel à participation pour l’inventaire des mares d’Île-de-France.

La SNPN, en partenariat avec la Région Île-de-France, travaille à la réalisation d’un réseau régional des zones humides. Une des actions prévues découlant de la convention passée avec la Région est la détermination d’un réseau de mares (c’est-à-dire la sélection de plusieurs sites présentant des mares plus ou moins connectées entre elles), dont les principaux objectifs sont :
• la conservation de sites présentant un maillage de mares connectées (maintien des continuités écologiques) ;
• l’actualisation de l’inventaire des mares d’Ile-de-France ;
• l’amélioration des connaissances et de la conservation de ces milieux ;
• l’identification des principales menaces ;
• la définition de mesures de gestion ou de restauration sur certaines mares.

Faire un état des lieux des mares de la région Ile-de-France constitue une étape déterminante pour évaluer les mesures de conservation nécessaires à entreprendre sur ces milieux. C’est pourquoi la SNPN lance un appel à participation à l’ensemble de ses adhérents et sympathisants, aux personnes physiques ou morales (associations, collectivités etc.) susceptibles de :
– mettre à disposition les informations dont elles disposent sur les mares de la région : il s’agit des connaissances, d’ores et déjà collectées, relatives à la localisation, la valeur patrimoniale et le contexte général de mares présentes en Ile-de-France.
– participer à la localisation des mares et/ou leur caractérisation : les participants souhaitant s’investir dans l’actualisation de l’inventaire des mares peuvent indiquer la localisation de ces milieux à la SNPN (des fonds cartographiques des zones prospectées seront fournis sur demande). Les mares inventoriées pourront aussi être décrites à l’aide de fiches de caractérisation.
– effectuer des inventaires naturalistes sur ces milieux (niveau minimal requis) :
des fiches d’inventaire de la flore, des amphibiens et des odonates sont disponibles pour les participants souhaitant effectuer des inventaires naturalistes.