Archive mensuelles: mai 2009

Atelier floral estival le 4 juin

Rendez vous le jeudi 4 juin 2009 pour un atelier floral estival animé par Donna Brown, spécialiste de la décoration florale, à l’initiative du Centre d’Information des Bulbes à Fleurs (CIBF).

Infos pratique :
Lieu : Barramundi, 3, rue Taitbout, 75009 Paris.
Métro : lignes 8 et 9 , station Richelieu-Drouot.
De 19 h 30 à 21 h 30.
Inscription pour réserver sa place (le nombre est limité) en appelant Catherine Brafine au tél. : 01 44 50 55 19 ou en écrivant à l’adresse mail suivante : catherine.b@peretti.com

Grande cuscute au Jardin des Plantes

Parmi les nombreuses curiosités végétales cultivées dans le Jardin des plantes de Paris (75), il ne faut pas manquer la grande cuscute conservée dans l’École de Botanique. Une curieuse plante et un parasite redoutable…

La grande cuscute (Cuscuta europaea) n’a pas de chlorophylle ni de racine, ses feuilles sont très réduites à l’état d’écailles incolores, avec seulement des grandes tiges ramifiées à l’infini, qui envoie des suçoirs dans les tiges des plantes sur lesquelles elle grimpe. Mais elle parasite en particulier la grande ortie (Urtica dioïca) ou le houblon (Humulus lupulus). Dans l’École de Botanique, elle se développe dans une touffe de grande ortie complètement envahie.Cette plante parasite qui ne peut se propager qu’en pompant la sève d’une autre plante appartient à la famille des Convolvulacées. C’est donc une cousine redoutable du terrible liseron, mais aussi des ipomées.

Une curiosité végétale à découvrir au coeur de Paris parmi bien d’autres. L’accès au Jardin des plantes et à l’École de Botanique est libre et gratuit, raison de plus pour ne pas s’en priver…

Amorphophallus en fleur au Jardin des Plantes

Le Jardin des Plantes de Paris (75) est une véritable caverne d’Ali-Baba pour les amateurs de plantes rares ou moins rares. Chaque visite réserve son lot de surprises botaniques, telle cette floraison spectaculaire et puante de plusieurs Amorphophallus konjac photographiée hier samedi dans l’École de Botanique.

Les grosses mouches volaient en tous sens. Avec le soleil, l’odeur qui se dégage de ces fleurs immenses est vraiment insupportable. Ca pue la charogne, il n’y a vraiment que les mouches qui aiment… Mais quelles fleurs ! Dimensions, forme, couleurs, odeur, tout est surprenant.

Les plantes du genre Amorphophallus appartiennent à la famille des Aracées, la famille des arums et des philodendrons notamment. Le genre comprend environ 170 espèces qui poussent dans les régions tropicales. Dans leurs pays d’origine, les amorphallus poussent dans les forêts et les bois principalement. Ce sont des plantes à tubercules, ces derniers pouvant prendre des proportions importantes (plusieurs kilos) chez certaines espèces. Pendant la belle saison, le tubercule augmente beaucoup de volume et de diamètre d’où l’obligation de cultiver Amorphophallus konjac dans des grandes potées. Quand le tubercule est suffisamment développé, la plante fleurit en produisant une immense spathe brun rouge foncé qui apparaît avant le feuillage. Ce dernier est constitué d’une seule feuille immense, porté par un pédoncule épais et dressé, maculé de taches brun rouge. La feuille est découpée en nombreux folioles. Pendant l’hiver, la plante entre en repos, il faut alors conserver le tubercule au sec et à l’abri du gel. Période difficile, car le tubercule est très sensible à la pourriture.

J’ai pris les photos hier samedi, profitez du week-end pour aller découvrir ces plantes originales avant qu’elles ne fanent. Le feuillage qui apparaitra ensuite est aussi impressionnant, avec les grosses tiges mouchetées, les feuilles immenses très découpées… Exotique en diable !

Une renouée délirante !

Avec la renouée ‘Painter’s Palette’ (Persicaria virginiana ‘Painter’s Palette’), nul besoin de fleur pour avoir de la couleur ! Son feuillage est un véritable feu d’artifice où se mèlent du crème, du rouge, du vert et du noir. Shocking foliage color !

  • Cette plante vivace robuste disparaît en hiver et repousse de plus belle dès que les températures s’adoucissent au début du printemps. Le feuillage est panaché dès le départ, les mélanges de coloris s’accentuant au fur et à mesure que les feuilles grandissent.
  • En été, des hampes florales très fines s’étirent très haut au-dessus du feuillage avec de minuscules fleurs rouge foncé. En fin d’été, l’effet est saisissant.
  • Chez moi, le pied que je cultive depuis que je suis dans cet appartement (5 ans), se ressème chaque année. Je trouve au printemps des petits pieds, plus ou moins panachés d’ailleurs, mais quand même très proches de la plante d’origine.

Bon à savoir : la plante apprécie une ombre claire et redoute le soleil brulant. Elle aime aussi un sol riche et frais pendant la belle saison. Arrosages réguliers obligatoires !

Calla noir, calla blanc

Chaque année, j’hésite en apercevant les potées de callas aux coloris souvent délirants. Cette année, j’ai finalement craqué pour une potée à fleurs noires et une autre à fleurs blanches.

Il faut dire que les potées sont particulièrement belles : touffues, cinq belles spathes brillantes comme du plastique par pied, des coloris très purs, un feuillage maculé élégant en parfaite santé… Et un petit prix compte tenu de la grosseur de ces pieds d’arums. Tout pour vaincre mes dernières résistances ! Et surtout, il me restait une petite place du côté le plus ensoleillé du balcon…

Le calla blanc n’a rien d’original, mais ses fleurs beaucoup plus fines que l’arum traditionnel (Zantedeschia aethiopica) sont très séduisantes et d’une grande élégance je trouve.

Quant au calla noir, quel coloris incroyable ! Difficile à photographier d’ailleurs car les images sont plus brunes, violettes ou prune que noires. En fait c’est un violet pourpre très très foncé. Avec le brillant des spathes et des feuilles, l’ensemble n’est pas triste. Juste très inhabituel ! Ca bien sûr, j’en raffole ;-)))

Pour info, j’ai trouvé ces belles potées chez le fleuriste installé sous le marché Secrétan (Paris 19ème). Souvent de très bonne affaires à faire !

Semis spontanés, ils poussent n’importe où !

En déplaçant une grande jardinière, j’ai eu la surprise de découvrir des semis spontanés de coeur-de-Marie et de pinellias qui poussent dans la soucoupe du bac. Quand ça veut pousser, ça pousse vraiment n’importe où !

Ce week-end je vais récupérer ces égarés pour les rempoter dans des godets. Ils seront mieux que dans cette soucoupe qui ne cesse de se remplir d’eau et de sécher au fil des arrosages. Je savais les pinellias (Pinellia pedatisecta) très prolifiques et même un peu envahissants, mais les coeurs de Marie (Dicentra spectabilis ‘Alba’), c’est la grande surprise…