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Comment aider les oiseaux victimes du froid

Le gel et la neige qui ont touché la France menacent de nombreux animaux. Avec l’arrivée du froid, l‘accès aux ressources devient difficile ou impossible pour les oiseaux qui s’épuisent rapidement, limitent leurs déplacements et sont, de fait, plus vulnérables, à l’instar des merles, perdrix, rouge-gorge… Voici quelques gestes simples préconisés par la LPO pour leur venir en aide.

Logo LPOQuand nourrir les oiseaux ?
La LPO préconise un nourrissage seulement durant la mauvaise saison, en période de froid prolongé. Le nourrissage peut globalement être pratiqué de la mi-novembre à fin mars. Il n’est pas conseillé de nourrir les oiseaux au printemps et en été car beaucoup d’entre eux deviennent insectivores à cette saison et cela peut créer une relation de dépendance vis-à-vis des jeunes oiseaux nés dans l’année qui doivent apprendre à se nourrir par eux-mêmes.

Où placer les mangeoires et les abreuvoirs ?
La LPO conseille de placer les équipements pour les oiseaux au centre du jardin, dans un endroit dégagé, éloigné des murs, buissons et branches latérales afin d’éviter l’accès aux prédateurs. Placer les mangeoires de manière à ce qu’elles soient visibles depuis une fenêtre permet de profiter du spectacle. Le nourrissage des oiseaux en hiver engendre des rassemblements d’oiseaux, parfois conséquents. Afin d’éviter la propagation de maladies, il est conseillé de disperser les mangeoires et abreuvoirs et de les nettoyer régulièrement. L’installation d’équipements différents (à poser, à suspendre, sur pieds avec système de plateau, de distributeur…), est souhaitable.

Quelle nourriture donner aux oiseaux ?
Les oiseaux étant des animaux à sang chaud, il n’est pas conseillé de leur donner trop de graisse animale (lard, suif, saindoux…). Éviter le pain. Les graisses d’origine végétale doivent être privilégiées, si possible à base d’huile de colza. Attention à ne jamais donner de lait aux oiseaux : ils ne peuvent pas le digérer et celui-ci peut être responsable de troubles digestifs mortels. Seuls les dérivés laitiers cuits, tels que le fromage, peuvent être donnés en très petite quantité. Les mélanges de graines très bon marché composés de pois, de lentilles et de riz doivent aussi être évités ainsi que les biscuits pour animaux domestiques.

Les meilleurs aliments
Le mélange optimal de graines est composé d’1/3 de tournesol noir, de cacahuètes et de maïs concassé ;
Pain de graisse végétale simple ;
Pain de graisse végétale mélangé avec des graines, fruits rouges ou insectes ;
Graines de tournesol (non grillées et non salées), si possible non striées, les graines noires sont meilleures et plus riches en lipides ;
Cacahuètes (non grillées et non salées) ;
Amandes, noix, noisettes et maïs concassés (non grillées et non salées) ;
Petites graines de millet ou d’avoine ;
Fruits décomposés (pomme, poire flétrie, raisin).

Attention aux plantes d’intérieur contre la vitre de la fenêtre

Ruellia graecizans contre une baie vitrée, fenêtre, plante d'intérieur, Paris 19e (75)
Les plantes d’intérieur sont attirées par la lumière, mais ne laissez pas leur feuillage se coller contre la vitre.

Quand il gèle dehors, les vitres des fenêtres sont très froides, voire glacées, même avec le chauffage à l’intérieur de l’appartement ou de la maison. Ce contact très froid n’est pas bon pour les feuilles de la plante qui sont collées contre le verre et qui peuvent souffrir de ce froid trop intense. Avec des températures très négatives à l’extérieur, le limbe foliaire peut même geler au niveau de la zone de contact. Donc il faut reculer la plante ou la tuteurer pour qu’elle n’aille plus se coller à la vitre.

En été, avec un soleil très chaud, ce ne serait pas mieux d’ailleurs.

Mon gardénia ‘Summer Snow’ résiste au froid

Gardenia jasminoides 'Summer Snow' sur mon balcon parisien en hiver, Paris 19e (75)Mon beau pied de gardénia ‘Summer Snow’ installé sur mon balcon parisien supporte bien les basses températures de ces dernières semaines, sans aucune protection. Pour l’instant, cette variété confirme sa bonne rusticité.

J’ai quand même placé la potée contre le mur de l’appartement, à l’arrière du balcon pour la protéger des courants d’air trop froid et pour essayer de gagner quelques degrés pendant la nuit.

Et je m’aperçois en regardant la photo qu’une des jeunes feuilles apparues avant l’arrivée du froid a été grignotée. Certainement par un othiorhynque. Traitement avec des nématodes à prévoir au début du printemps…

Les orangers du Mexique ont grise mine

Oranger du Mexique (Choisya ternata) en hiver, Cap 18, Paris 18e (75)
Les orangers du Mexique (Choisya ternata) dans Paris commencent à montrer que le froid qui règne depuis plusieurs jours maintenant sur la capitale ne leur réussit guère. Les feuilles se sont ramollies et pendent, leur beau brillant a pratiquement disparu.

Ces arbustes bien acclimatés à la région parisienne sont assez rustiques pour résister à la plupart des hivers franciliens, mais il ne faut quand même pas des températures trop extrêmes sinon leur feuillage persistant pourrait griller. La sécheresse qui accompagne les périodes de gelées accentue encore plus la mollesse des feuilles.

Les orangers du Mexique si fringants d’habitude et presque toujours fleuris sont désormais plutôt en piteux état, même si pour le moment il n’y a rien d’irréversible. Mais il ne faudrait pas que le froid continue trop longtemps en s’accentuant davantage.

Joli nandina malgré le froid

Bambou sacré (Nandina domestica) avec grappes de fruits rouge vif, Cap 18, Paris 18e (75)
Le froid glace la capitale, mais les gelées n’affectent pas pour l’instant les jolis nandinas chargés de baies rutilantes un peu partout dans Paris. Les petits fruits d’un rouge éclatant sont épargnés par les oiseaux qui ne semblent pas les apprécier.

Mes trois pieds de bambous sacrés se portent bien sur mon balcon. Mais nous n’avons pas atteint les records de froid enregistrés en 2012 et au cours d’autres hivers rigoureux. Et j’espère que le froid ne deviendra pas plus sévère, sinon je serai obligé de déployer les grosses protections car ces arbustes n’ont quand même pas une rusticité à toute épreuve.

Le gel et les plantes en pots

Potée de bambou dans le parc de la Villette, Paris 19e (75)Les plantes cultivées en pot ou en jardinière à l’extérieur sont davantage exposées aux rigueurs hivernales que celles qui poussent en pleine terre. Les périodes de gel demandent une vigilance accrue même pour des végétaux suffisamment rustiques.

Les plantes non rustiques auraient du être protégées avant l’arrivée du froid. Surtout au niveau du contenant et des racines, davantage exposées aux basses températures. Car il faut d’abord empêcher que les racines et la souche de la plante gèlent. Et il est prudent de renforcer les protections quand la chute des températures s’accentuent.

Si possible, abriter les potées des courants d’air qui amplifient la sensation de froid.

Il est impossible d’arroser pendant une période de gelées et pourtant le substrat dans le pot s’assèche vite. Quand le froid s’installe sur une longue période, la plante en pot peut finir par manquer cruellement d’eau. Les plantes en repos végétatif qui ont perdu leur feuillage sont moins sensibles à cette sécheresse hivernale. Celle-ci permet d’ailleurs à des plantes moyennement rustiques de résister davantage au froid, l’humidité accentuant la sensibilité au gel. Mais les plantes à feuillage persistant, bambous, plantes vivaces, conifères et autres petits arbustes, restent constamment en végétation. Et elles ont besoin d’eau en permanence. Ou tout du moins, il faut leur éviter des trop longues périodes de sécheresse. Pour pouvoir arroser, il faut guetter le moindre redoux et retour à des températures positives. On détrempe alors le substrat et surtout, on ne laisse pas d’eau ensuite dans la soucoupe ou le cache-pot.

Bien sûr, pendant tout l’hiver, il est inutile de faire des apports d’engrais, même sur des végétaux persistants. Et on évite de gratouiller la surface du terreau, car cela expose encore davantage les racines superficielles au froid. Les plantations et les rempotages peuvent attendre des jours meilleurs.