Archive journalières: 15 décembre 2017

Rose de Noël

Hellébore (Helleborus niger), rose de Noël, magasin Gamm Vert d'Ormoy (Essonne)À l’approche de Noël et des fêtes de fin d’année, les potées d’hellébores fleuries font leur arriver dans les rayons des jardineries et chez les fleuristes. La rose de Noël (Helleborus niger) aux grandes fleurs simples blanc pur et ses nombreux hybrides ouvrent le bal.

L’autre nom commun de cette belle plante vivace est l’hellébore noir. Les fleurs étant blanches, ce sont les racines noires qui sont à l’origine de cette appellation. Mais le nom de rose de Noël n’est pas vraiment le plus approprié non plus, car les plantes installées en pleine terre dans un jardin ne fleurissent que rarement vers le 25 décembre, mais plutôt à partir de janvier ou février, et encore, si l’hiver n’est pas trop glacé. Les potées fleuries que l’on trouve actuellement ont été forcées pour une floraison à l’heure dite.

Atelier de conception sur la Forêt de la Corniche des Forts Romainville (Seine Saint-Denis)

Forêt de la Corniche des Forts, Romainville, photo Yann Monel
Une forêt sauvage peut-elle être considérée comme un nouveau type de jardin ? Question paradoxale quand un jardin est par définition un espace façonné par l’homme. C’est la problématique étudiée par les futures architectes dans l’atelier du Master-Lab Habiter l’Anthropocène de l’ESA, à travers l’étude de la Corniche des Forts. Les projets seront exposés à l’ESA le 21 décembre 2017.

Cette forêt méconnue, située à 2 km de Paris, est un site d’intérêt remarquable à l’échelle européenne, car il est un observatoire pour voir comment la nature a recolonisé un espace façonné par l’homme. Aujourd’hui cette forêt est une enclave entre Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec et les Lilas, inaccessible au public à cause des cavités profondes de l’ancienne carrière. Plusieurs scénarii ont été envisagés pour son futur : parc urbain, base de loisirs ou forêt urbaine. Raser la forêt ou combler les cavités impliquerait de détruire la dimension sauvage du site et ces espaces de la carrière qui sont de véritable cathédrales souterraines.

L’enjeu de l’atelier a été d’imaginer la métamorphose de ce tiers-paysage comme catalyseur pour l’imaginaire de cette banlieue parisienne et pour l’aménagement de son tissu hétéroclite, à travers une série de micro-projets architecturaux. Il s’agit de porter une réflexion à double échelle, celle du milieu et celle de l’objet. Comment conserver la forêt tout en l’aménageant pour le public ? Quels objets programmatiques pour créer une connectivité durable entre la ville et la forêt ?

Une forêt née des carrières de gypse, un bien commun pour le climat et l’Île-de-France
Cette forêt moderne et improbable, est une friche urbaine qui doit son existence à son passé industriel. Elle est situé sur une ancienne zone d’exploitation de gypse qui servait à extraire du plâtre pour la construction de Paris. Suite à la fermeture des carrières, la nature a pris le dessus en recouvrant intégralement le site d’un nouveau biotope.

La sous-face invisible de cette forêt, est donc sa raison d’être, mais aussi son défi. L’accès est interdit au public en raison des risques d’effondrement. Pourtant des chemins y sont tracés, des riverains pratiquent ce lieu et les 20 hectares déjà aménagés en parc à ses abords. Des associations de sauvegarde de la Forêt se sont crées lorsque la ville puis la Région annonçaient leur projet de créer un parc public et une île de loisirs. En effet, ces projets signifient le comblement des carrières pour sécuriser le site et par conséquence le défrichement d’une partie de la forêt.

À l’heure d’un dérèglement climatique accéléré, de l’extinction massive des espèces et d’une pollution atmosphérique urbaine persistante, ne faut-il pas changer de récit ? Ne faut-il pas donner une valeur supérieure à cette forêt comme cela se fait à Tokyo, Rio, Singapour ou Toronto qui abritent, préservent et valorisent leurs forêts urbaines ? Ne faut-il pas la considérer comme un écosystème autonome et bénéfique non seulement pour l’homme mais aussi pour toutes les espèces qui y vivent ? (suite…)

Appel à candidatures pour le concours « Jardins du monde en mouvement »

Mille et une paroles, Johanna BONELLA, Paysagiste DPLG, Abel FLOSI, paysagiste DPLG. L/OBLIQUE, centre de valorisation du patrimoine de la Cité  internationale universitaire de Paris, Paris 14e (75)La Cité internationale universitaire de Paris, avec le soutien de la Caisse des Dépôts, lance la deuxième édition du concours « Jardins du monde en mouvement ».

Poésie d’un parasite, Manon SENDECKI, jeune diplômée de l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Nantes, Maison des Provinces de France, Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP), Paris 14e (75)Cette nouvelle édition est ouverte aux architectes, urbanistes ou paysagistes, diplômés ou inscrits dans un établissement dispensant l’une de ces formations et ayant dix ans d’expérience maximum. Les candidats sont invités à réaliser des créations éphémères dans les jardins de la Cité internationale. Une bourse d’un montant de 8 000€ par projet sera attribuée à cinq projets sélectionnés.

Archéologie du végétal Lucie BULOT, Architecte HMONP, architecte d’intérieur Emeline BROSSARD, paysagiste DPLG, urbaniste Fondation hellénique, Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP), Paris 14e (75)Imaginées sur le thème de la nature en ville et prenant en compte les enjeux du développement durable, ces créations éphémères in situ devront respecter trois conditions essentielles :

  • dialoguer avec les architectures de la Cité internationale en s’intégrant harmonieusement dans les jardins;
  • proposer une identité forte en lien avec l’influence stylistique de la maison;
  • prendre en compte au moins une dimension du développement durable : matériaux biosourcés, récupération des eaux pluviales, niches écologiques, partage des ressources, comportements écoresponsables, etc.

La ligne rouge, un Jardin sans frontière, Pépins Production et Les jardiniers à vélo, Maison du  Mexique, Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP), Paris 14e (75)Les participants intéressés devront déposer un dossier de candidature en français ou en anglais avant le 31 janvier 2018 à minuit, exclusivement par mail.

Dates à retenir :

  • 31 janvier 2018 à minuit : date limite d’envoi du dossier de candidature;
  • Entre le 1er et le 9 mars 2018 : les candidats sélectionnés seront conviés à participer à une visite technique sur site visant à lever toute les questions liées à l’installation de leur œuvre;
  • Les candidats retenus s’engagent à installer leur œuvre pour le 16 mai 2018 à 10h.

Cité Internationale Universitaire de Paris (CIUP), Paris 14e (75)