156 villes d’Île-de-France sont désormais à « zéro pesticide »

Cartographie "Objectif zéro pesticide" en Île-de-France, Natureparif
À l’occasion de la 10e Semaine pour les alternatives aux pesticides, Natureparif publie un état des pratiques des communes franciliennes en matière d’utilisation des produits phytosanitaires.

Depuis 2011, l’Agence régionale pour la nature et de la biodiversité en Île-de-France fait l’état de l’usage des pesticides des collectivités franciliennes sur les espaces dont elles ont la gestion directe ou indirecte (voirie, espaces verts, terrains de sports et cimetières). L’objectif est de valoriser les communes qui se sont engagées dans une démarche d’arrêt total ou partiel de l’usage des pesticides.

Au 20 mars 2015, l’outil cartographique « zéro pesticide » dénombre ainsi que sur les 1281 communes que compte l’Ile-de-France, seules 12 % d’entre elles, soit 156, n’utilisent plus de pesticides sur les espaces qu’elles entretiennent. Pour Liliane Pays, présidente de Natureparif, « ce chiffre, même si il est en augmentation par rapport à l’an dernier, reste très faible et préoccupant alors même que la réglementation française rend quasiment impossible l’usage des produits phytosanitaires sur la voie publique ». La règlementation actuelle contraint en effet déjà fortement l’utilisation des pesticides en zones non agricoles (arrêté du 12 septembre 2006 et arrêté du 27 juin 2011) en interdisant l’usage de la plupart de ces produits dangereux à proximité des établissements scolaires ou de santé et en obligeant à des mesures drastiques d’information et d’éviction du public des zones traitées.
Diagrammes, répartition des communes selon l'usage ou non des pesticides (rouge = usage, vert = non usage, orange = non concernées par la gestion de cet espace), NatureparifÀ titre d’exemple, rien que sur les cimetières et la voirie, plus de la moitié des villes franciliennes utilisent encore des produits chimiques (respectivement 76 % et 55 % des communes renseignées) alors qu’elles ne sont plus que 16 % pour les espaces verts.

Pour accompagner les communes vers un arrêt des pesticides, Natureparif met à leur disposition des ouvrages techniques (guide de gestion différenciée à l’usage des collectivités et guide de conception et de gestion écologique des cimetières), une exposition, des panneaux de communication et organise régulièrement des rencontres sur le sujet. L’animation du label EcoJardin par l’agence va également dans ce sens, en valorisant les gestionnaires appliquant une gestion écologique de leurs espaces.

Il existe des dispositifs de financement permettant d’aider les collectivités dans leur démarche de réduction et d’arrêt à travers la réalisation d’études, la formation des agents ou l’achat de matériel, proposés notamment par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, le Conseil régional d’Île-de-France voir certains départements. Le rôle crucial des acteurs locaux que sont les syndicats de rivière, de gestion de l’eau, les conseils généraux, ou certaines associations, pour accompagner et donner des solutions aux collectivités est clairement ressorti de cette enquête

Commentaires (4)

  1. Josette

    La situation que je décris dans mon premier message est ce que j’ai pu constater jusqu’en 2010, ensuite j’ai déménagé.

    Autre point : la société de la ville de Paris qui gère les Eaux de la Vanne n’est pas en reste pour tondre et retondre un des derniers espaces verts fleuris naturellement. Là je n’ai pas vu de pesticides mais des tontes AVANT que les végétaux forment des graines. Calamiteux

    Entretenir oui, bien sur, c’est un endroit fréquenté par beaucoup de promeneurs, joggers, mais la « boule à zéro » pour le sol c’est vraiment moche et pas agréable à s’y promener.

  2. mamiefanfan

    je suis bénévole pour la création et l’aménagement et l’entretien du nouveau jardin municipal dans mon village. nous sommes tout à fait 0% pesticides et autres produits chimiques. Nous laissons pousser les fleurs sauvages. Pourquoi les enlever pour mettre autres choses à la place, chères et pas toujours adaptées au terrain existant. voilà une bonne initiative, j’aimerai que toutes les villes s’y mettent !!!

  3. Josette

    Il est temps en effet que les communes réalisent à quel point elles contribuent à la diffusion de produits toxiques. Je me souviens d’un employé occupé à vaporiser un produit dangereux, lui-même équipé d’une tenue intégrale de protection quand au même moment les piétons passaient pas loin de lui.

    Voir aussi un bel espace vert fleuri de mille fleurettes sauvages ratiboisé parce que c’est toujours comme ça que l’on fait juste avant la mi-juillet  » on fait la propreté avant de partir en vacances » est tout aussi lamentable. Parc de Mennecy 91.

    Tout y passait, même les orchidées sauvages soit-disant protégées dans l’Essonne. Quid du ravitaillement de la myriade d’insectes que je voyais butiner sur ces fleurs….

    Au lieu de couper, tronçonner, pulvériser, les équipes d’entretien d’espaces verts pourraient être plus utiles à planter, entretenir les nouvelles plantations et arroser quand c’est urgent.Il m’est arrivé de signaler à la mairie qu’il fallait arroser d’urgence des arbustes de printemps en pleine floraison absolument magnifiques mais presque moribonds faute d’eau. Et pourtant leur installation avait du coûter cher.

     » y a des coups de pieds qui se perdent « ……

  4. Nanou

    Bravo ! et surtout un immense merci à tous les gens qui se décarcassent pour changer les mentalités et purifier notre planète de toutes ces cochonneries.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

83 Partages
Partagez79
Tweetez
+1
Enregistrer4
Partagez