17 mai 2010 – Paris côté jardin

Archive journalières: 17 mai 2010

Liriope muscari ‘Okina’

J’ai réussi à installer tous mes achats effectués vendredi dernier aux Journées des Plantes de Courson (91). Il m’aura fallu mon dimanche entier pour tout mettre en place. Parmi mes nouvelles protégées, j’aime particulièrement mes liriopes ‘Okina’, au feuillage panaché de blanc, que j’ai installées bien en vue.

Potée de plantes vivaces à feuillage panaché

Deux pieds de Liriope muscari 'Okina' dans un pot Corsica Flower Bridge sur mon balcon, mai 2010, photo Alain Delavie

Après avoir longtemps ignoré ces plantes, j’ai réalisé l’an dernier qu’elles étaient non seulement robustes, rustiques mais aussi résistantes à la sécheresse et très florifères. Exactement ce qu’il me fallait, d’autant plus que ces plantes vivaces poussent à l’ombre ou à la mi-ombre. Le genre plante pour situation difficile ou jardinier négligeant…

J’ai donc acheté l’an dernier deux pieds de liriopes : Liriope muscari ‘Big Blue’ et Liriope muscari ‘Monroe White’. Mais en fait j’aurai préféré une variété à feuillage panaché de crème ou de blanc car les feuilles vert foncé sont un peu tristes, surtout sur un balcon où le moindre détail compte. Les plantes ont passé l’hiver dans leur godet sans souffrir du froid ni du manque d’eau en période de gel. Le feuillage n’a pas souffert le moins du monde du froid, ce qui confirmait la résistance des liriopes.

Je suis parti aux Journées des Plantes de Courson avec d’autres plantes en tête, mais j’ai immédiatement flashé sur cette nouvelle variété dès que je l’ai aperçue. Quel feuillage lumineux, d’un blanc glacial très pur, avec quelques fins saupoudrages de vert foncé. Superbe !!!

Plante vivace à feuillage panaché

Liriope muscari 'Okina', Pépinières Delabroye, mai 2010, photo Alain Delavie

En cherchant des informations sur cette belle variété inconnue, j’ai découvert que sa panachure allait évoluer, les pointes des nouvelles feuilles se teintant de vert foncé au fur et à mesure que la belle saison s’avance, le vert gagnant de plus en plus. En fin d’été, la panachure devrait pratiquement disparaître. Jusqu’au printemps suivant au moment où les nouvelles feuilles blanches vont sortir parmi le feuillage vert foncé. La floraison apparaît en fin d’été. Les fleurs bleu violet lavande sont réunies en grands épis dressés.

Plantes vivaces à feuillage panaché

Deux pieds de Liriope muscari 'Okina' dans un pot Corsica Flower Bridge sur mon balcon, mai 2010, photo Alain Delavie

Pour profiter de ces belles plantes, je les ai installées dans un pot Corsica Flower Bridge, à cheval sur la rambarde du balcon, en première place. Il va falloir quelques années pour que les deux touffes remplissent tout le contenant, car la croissance des liriopes est assez lente. J’aurai du en prendre quatre pieds, mais j’avais déjà pas mal dépensé (j’ai d’autres achats à vous faire découvrir)…

Ces plantes sont en vente chez Thierry et Sandrine Delabroye, Pépinières Delabroye (62).

Que faire des amaryllis après la floraison ?

Après avoir fleuri une partie de l’hiver dans nos intérieurs, selon le moment où ils ont été forcés, les amaryllis (Hippeastrum) sont maintenant le plus souvent défleuris, donnant une touffe de feuilles rubanées vert vif qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Voici quelques conseils pour conserver cette plante bulbeuse et peut-être la faire refleurir.

Plante bulbeuse

Potées d'amaryllis forcés, parc de Keukenhof (Pays-Bas), avril 2010, photo Alain Delavie

Dès que les fleurs sont fanées, il faut couper la hampe florale à la base, car il est inutile de laisser la plante former des graines, ce qui épuiserait encore plus le gros bulbe. La potée doit être installée dans une pièce très claire. Elle peut même recevoir quelques heures de soleil, en évitant toutefois le soleil du midi, surtout derrière une baie vitrée.

Dès que les températures extérieures sont devenues suffisamment douces (en mai ou en juin selon les régions et les années), la potée peut être installée dehors, soit dans le jardin, soit sur un balcon ou une terrasse. Pendant quelques semaines, il ne faut pas exposer la plante en plein soleil car le feuillage trop tendre serait brulé par les chauds rayons du soleil. Il faut attendre que le feuillage se soit endurci pour progressivement l’installer à une situation plus ensoleillée.
Les arrosages doivent être réguliers pour maintenir le sol frais, mais jamais détrempé. Les racines de l’amaryllis pourrissent facilement quand l’humidité est stagnante. En fait cette plante a les mêmes exigences qu’une potée de clivia pour les arrosages. En fin d’été, les apports d’eau seront réduits quand les feuilles commencent à jaunir et que la plante se met peu à peu au repos.
Tout au long de la belle saison, il faut faire des apports réguliers d’engrais pour plantes bulbeuses, car le gros bulbe doit refaire ses réserves avant l’arrivée de l’automne. Cessez début septembre.

Il faut ensuite que le bulbe, en principe bien renflé, entre en repos. Le feuillage doit jaunir complètement et se dessécher. Les arrosages sont alors complètement arrêtés. Il faut placer la potée après avoir ôté les feuilles mortes dans une cave ou un garage ou tout autre local non chauffé, mais hors gel. Quelques semaines après, un nouveau cycle de culture pourra reprendre. Il faut souvent plusieurs années pour que le bulbe retrouve sa grosseur et suffisamment de réserves nutritives qui permettent une nouvelle floraison. Patience !

Les prêles repoussent, un peu trop peut-être…

De plus en plus utilisé dans les jardins citadins en raison de leur look très design, les grandes prêles (Equisetum americanum, Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum) dressent leurs grandes cannes à longueur d’année en pot ou en pleine terre. Avec le retour du printemps, de nouvelles pousses apparaissent… Mais pas toujours là où on les attend !

Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum

Prêle du Japon (Equisetum japonicum), Musée du quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

Comme les bambous, ces plantes préhistoriques émettent de nouvelles pousses parmi les plus vieilles tiges et tout autour du pied mère, ce qui permet de renouveler les pousses les plus âgées qui finissent par se dessécher.

Grande prêle envahissant les autres plantes vivaces

Jeunes pousses d'Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum, Musée du Quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

Mais quand les prêles se plaisent, elles ne se contentent pas d’occuper l’emplacement que le jardinier leur a attribué. Elles en débordent et vite ! Et c’est comme ça que l’on voit surgir des pousses n’importe où, à travers le feuillage des autres plantes vivaces qui sont au voisinage.

Plante envahissante

Jeune pousse d'Equisetum japonicum ou Equisetum hiemale var. japonicum poussant dans une touffe d'anémone du Japon, Musée du Quai Branly, Paris 7e, mai 2010, photo Alain Delavie

L’invasion est commencée, plus rien ne l’arrêtera… Ou alors très difficilement. Vivent les grandes prêles en pot ou en jardinière. Comme les menthes d’ailleurs, les savonnières à fleurs doubles (Saponaria officinalis ‘Rosea Plena’ ou ‘Alba Plena’) ou le terrible liseron aux fleurs de roses (Calystegia hederacea ‘Flore Pleno’)… Des belles pestes à contenir par tous les moyens.