Paris 5ème – Paris côté jardin

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Fleurs d’été embrasées

Célosie, dahlia et Zinnia Profusion Red en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Cette année, je n’ai pas ou que très peu de rouge sur mon balcon. Mais j’en ai trouvé dans les parterres de fleurs d’été des parcs et jardins parisiens. Du rouge très vif, éclatant, flamboyant !

Le zinnia Profusion Red planté dans la grande perspective du Jardin des plantes de Paris forment des coussins très compacts avec de nombreuses fleurs d’un rouge vif très lumineux. Qu’importe la canicule, ce zinnia continue à pousser et à fleurir. Une belle variété (que ceux qui n’aiment pas le rouge se rassurent, il y a de nombreuses autres teintes vives ou douces dans la série Profusion). (suite…)

Quelques fleurs couleur soleil

Coreopsis en été dans le square Henri Collet, Paris 16e (75)
Voici quelques fleurs annuelles estivales aux couleurs de la météo du moment, au beau fixe avec un soleil torride et des températures caniculaires qui montent de jour en jour. Jaunes comme le soleil du Midi !

Coreopsis et oeillet d'Inde en été dans le square Henri Collet, Paris 16e (75)
Des grands classiques des parterres d’été : coréopsis, oeillet d’Inde et tournesol géant.

Tournesol à fleur double en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Je n’ai pas encore pris mes vacances (c’est pour ce soir !), mais je rêve des petits matins frisquets et des soirées fraiches de septembre…

Belle ipomée à l’assaut d’une canne de Provence

Ipomée grimpée sur une canne de Provence, en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)Rien n’arrête une ipomée ! Cette plante grimpante à la croissance rapide n’a de cesse de s’agripper et de monter vers le soleil. Tout lui sert de tuteur, comme cette belle canne de Provence panachée. Et l’ensemble est plutôt réussi avec les grandes fleurs de l’ipomée qui se dressent entre les longues feuilles effilées.

Il faut quand même contrôler l’ipomée qui peut faire beaucoup de pousses et donner un feuillage opulent. La canne doit recevoir suffisamment de lumière pendant tout l’été pour prospérer.

Ce duo a été photographié dans la grande perspective du Jardin des plantes de Paris.

Oeufs de ricin dans un nid de patate douce

Fruits de ricin sur les feuilles d'une patate douce d'ornement à feuillage doré, Jardin des plantes, Paris 5e (75)Une grappe de fruits d’un ricin s’est avachie sur les feuilles d’une patate douce d’ornement, de loin on pourrait croire que des oeufs sont nichés au coeur d’une couronne de feuillage…

Joli contraste entre le rose rouge du ricin et le doré de l’ipomée.

Photo prise dans la grande perspective du Jardin des plantes de Paris.

Ipomoea sloteri

Ipomoea quamoclit en été dans le Jardin des Plantes, Paris 5e (75)J’aime les petites fleurs rouges en trompette de cette plante grimpante exotique mais aussi tout autant son feuillage avec ces feuilles finement ciselées et vert fluo quand elles sont jeunes puis vert plus foncé quand elles sont complètement développées.

Beaucoup d’élégance, de raffinement, et un graphisme très fort, très original.

Vous pouvez l’admirer en ce moment dans la grande perspective du Jardin des plantes de Paris.

Au Jardin des plantes de Paris, réouverture après restauration de la Gloriette de Buffon

Gloriette de Buffon, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)Depuis le 27 juillet 2018, les visiteurs du Jardin des Plantes de Paris ont de nouveau accès à la Gloriette de Buffon. Après sept mois de travaux, ce belvédère surplombant les allées du Jardin, plus vieille construction métallique de Paris et l’une des plus anciennes au monde, aussi classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993, retrouve tout son éclat.

Un édifice historique à plus d’un titre
Depuis 1635, date de la création par Louis XIII du Jardin royal des Plantes médicinales, le Jardin des Plantes a évolué avec les besoins et les styles d’aménagements de chaque époque.  L’un des plus anciens témoins de cette évolution est la Gloriette de Buffon, érigée au sommet de la butte du labyrinthe. Cette butte, qui compte parmi les premiers terrains acquis pour la fondation du Jardin royal, n’a en fait rien de naturel : elle a été constituée au XIVe siècle par l’accumulation de détritus et de gravats calcaires provenant des faubourgs de la capitale !

Avant-gardiste pour l’époque, la Gloriette précède de 60 ans les œuvres de Victor Baltard, et de plus d’un siècle les réalisations de Gustave Eiffel. Le belvédère a en effet été construit en 1786-87 sur l’ordre du Comte de Buffon, d’après les dessins d’Edme Verniquet, architecte de Louis XVI, et réalisé par Claude-Vincent Mille, serrurier du Roi. Elle est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1993.

Une structure unique et précaire
La Gloriette est établie sur un plan de forme circulaire, présentant huit colonnes. Constitué d’une armature en fonte de très haute qualité fabriquée dans les forges de Buffon à Montbard, le kiosque présente des superstructures et des décorations composées de bronze, cuivre, laiton et or. Cet habillage dissimule en grande partie l’ossature en fer fixée par rivets, la soudure n’existant pas au XVIIIe siècle. S’élevant sur plus de 9 mètres, la Gloriette est surmontée d’une sphère armillaire en fonte et cuivre, modélisant le mouvement des étoiles, du Soleil et de l’écliptique autour de la Terre. Un gong solaire, qui sonnait chaque jour à midi, dominait l’ensemble. Ce dernier a aujourd’hui disparu.

Malheureusement, l’association des différents métaux transforma la structure en une pile polymétallique, et certains éléments se dégradèrent rapidement par électrolyse. Restauré au début des  années 80, l’édifice avait retrouvé son aspect originel. Mais depuis, la forte fréquentation du Jardin des Plantes, la pollution et la stagnation des eaux, entre autres, ont détérioré ses décors mais aussi fragilisé sa structure, le rendant dangereux pour le public et obligeant le Muséum à fermer son accès (ce que montre ma photo prise bien avant la restauration de l’édifice).

Pour sa rénovation, le Muséum a lancé en 2016 un appel aux dons auprès du grand public, qui a largement répondu. Les entreprises mécènes (Fondation du patrimoine grâce au mécénat de la Fondation Total, Fondation de la Maison de la Chimie, Eiffage, Société des Amis du Muséum) ont également apporté leur soutien à la rénovation.
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