agriculture, agriculture urbaine, agroécologie

Pratiques agricoles en zones rurales, périurbaines ou urbaines

En direct du Salon International de l’Agriculture 2018 avec TvAgri et l’UIPP

LiveTvAgri
Si vous ne pouvez pas aller au Salon International de l’Agriculture, je vous propose de suivre en live et en direct les interventions des femmes et des hommes qui font le quotidien du monde agricole et qui sont invités sur le plateau de TvAgri, installé sur le stand de l’UIPP (Hall 4, allée B).

Au programme, « L’Agri’Show », « Politiques à la Ferme », « Un autre regard » ou encore « Les Indécis du Siècle Vert » … Autant d’émissions et de débats pour échanger sur l’ensemble des thématiques agricoles, environnementales, sociétales et politiques qui rythment le quotidien du secteur.

Aux côtés d’invités et de personnalités, des débats, échanges et reportages seront animés par plusieurs médias partenaires : Association des Journalistes du Jardin et de l’Horticulture ; Le Blog d’Olivier Masbou ; Campagnes & environnement ; École Supérieure de Journalisme ainsi que Le Figaro ; Indécis ; Ouest France ; Rustica, TV Agri ; Wikiagri.fr.

Je serai sur le plateau TV le samedi 3 mars  2018 à 11h et 14h puis le dimanche 4 mars à 11h pour co-animer trois émissions.

La place de l’Agriculture Biologique en Île de France

À l’occasion du Salon international de l’Agriculture, le GAB Ile-de-France vient de publier les chiffres clés de l’Observatoire Régional de l’Agriculture Biologique francilienne. Pour la troisième année consécutive, la croissance des surfaces en bio augmentent fortement (+15%  sur 2017).

Les surfaces franciliennes en agriculture biologique ont progressé de 14,2 % en 2017 (+ 1884 ha), suivant la tendance nationale (+ 15%). Ce sont ainsi près d’une cinquantaine de fermes qui se sont nouvellement engagées en AB en 2017. Nouveauté de ces 2 dernières années : des fermes de tout type de production se convertissent désormais à l’AB (auparavant, les conversions concernaient surtout des céréaliers).

Surfaces franciliennes bio et exploitations, agriculture biologique Île-de-France, 2017
À fin 2017, 15 081 ha sont cultivés en bio, soit près de 2,7% de la surface agricole utile francilienne (moyenne nationale 6,5 %) et les fermes biologiques représentent 6,2% des exploitations agricoles franciliennes (moyenne nationale 8%).

Surfaces franciliennes bio et exploitations, répartition par département, agriculture biologique Île-de-France, 2017

Salon International de l’Agriculture 2018 : L’agriculture, une aventure collective !

Affiche du SIA 2018, Paris 15e (75)
La 55ème édition du Salon International de l’Agriculture ouvre ses portes à Paris du 24 février au 4 mars 2018. Une nouvelle fois, cette manifestation va faire rayonner le monde agricole à travers le thème : « L’agriculture, une aventure collective ! ».

« La notion de collectif se décline à tous les niveaux de l’agriculture. Que ce soit entre agriculteurs, avec les décideurs politiques et les institutionnels ou avec les consommateurs, l’agriculture s’est toujours développée en équipe », déclare Jean-Luc Poulain, agriculteur et président du Salon International de l’Agriculture.

Entre 630 000 et 650 000 visiteurs, dont 32 000 professionnels, sont attendus au Parc des Expositions, Porte de Versailles à Paris pour l’édition 2018. La plus grande manifestation agricole européenne est organisée autour de 4 univers fondamentaux :

  • les filières de l’élevage,
  • les cultures et filières végétales,
  • les produits de nos régions françaises et du monde
  • ainsi que les services et métiers de l’agriculture.

Plus de 1 000 exposants représentent ces univers lors de cette manifestation à destination des professionnels, des institutionnels et du grand public.

Le Salon International de l’Agriculture est une interface indiscutable entre le consommateur, le politique, les médias et l’agriculteur. « C’est un rendez-vous annuel fondamentalement pédagogique, un lieu idéal pour que tous les publics concernés par l’agriculture échangent sur leurs métiers et leurs savoir-faire, et aussi sur les questions d’actualités du secteur », explique Valérie Le Roy, directrice du Salon International de l’Agriculture.

Pour l’édition 2018, le vrai bon plan est de venir au Salon en utilisant les transports en commun
Pourquoi ? Parce que le Parc des Expositions de Paris Porte de Versailles est en rénovation. Durant cette période, le nombre de places de parking est limité ! La bonne solution est donc d’utiliser les transports en commun.

Autobus, métro, tramway… tous mènent au Salon International de l’Agriculture pour une visite en toute sérénité. Et si le seul moyen de transport à disposition reste la voiture, alors le plus judicieux, pour stationner en toute tranquillité, c’est de laisser son véhicule dans un parking situé dans un périmètre élargi. Le Salon International de l’Agriculture propose, sur son site, une carte interactive qui recense les nombreux parkings, publics et privés situés à proximité des lignes de métro, tramway ou autobus, mais aussi les applications qui facilitent la vie. L’accès au Salon devient ensuite tellement simple.

Quel que soit le transport en commun choisi, il vous dépose devant l’entrée du Parc, à l’instar d’un chauffeur de taxi !

Salon International de l’Agriculture
Paris Parc des Expositions – Porte de Versailles, 1, place de la Porte de Versailles, 75015 Paris.
De 9 heures à 19 heures tous les jours (il n’y a plus de nocturne).
Hotline : 01 86 76 68 68.
Plein tarif : 14€.
Tarif enfant (de 6 à 12 ans)  : 7€.
Enfant de moins de 6 ans : gratuit.

Retrouvez toute l’actualité du Salon International de l’Agriculture :
Sur le site internet www.salon-agriculture.com
Sur les réseaux sociaux ( avec les hashtags #SIA2018 ou #SIAPRO2018)
Twitter : @Salondelagri et @Haute_SIA2018
Facebook :  Salon International de l’Agriculture
Instagram : Salondelagriculture

La France est le premier exportateur mondial de semences

Dans son communiqué de presse du 16 janvier 2018, le GNIS annonce qu’avec un total de 951 M€, le solde de la balance commerciale semences et plants atteint un nouveau record, soit une progression de 5,6 %, sous l’effet conjugué d’une stabilité des importations à 666 M€ et d’une hausse des exportations de 3,1% pour un total de 1 617 M€.

Logo du GNIS
Cette situation traduit, notamment, une hausse des prix des semences à l’exportation qui bénéficie à la majorité des groupes d’espèces. En 2016, la France reste, notamment, le leader mondial des exportations de semences de grandes cultures, présente dans 150 pays, devant les USA et l’Allemagne.

Les semences oléagineuses et potagères : en croissance à l’export
La progression du solde de la balance commerciale est principalement due aux semences oléagineuses qui dégagent un excédent de 237 M€ (+25%), ceci grâce à un nouveau record à l’exportation avec 313 M€ (+5%) et à une baisse de 29 % des importations à 76 M€.
Les semences potagères affichent un solde record de 282 M€ grâce à des exportations en hausse de 11% à 462 M€.
Malgré une tendance baissière pour la seconde année consécutive, le maïs reste leader à l’international avec un excédent commercial de 396 M€ (-6%).
La filière pomme de terre maintient une progression sensible des exportations (+9%) qui permet de dégager un excédent commercial de 58 M€ (+3,5%).

Les échanges de la France avec les pays de l’Est fortement bénéficiaires
Pour la seconde année consécutive, le solde de la balance commerciale de la France avec ses partenaires européens affiche une tendance baissière (-4,6%) due à des importations en progression de 14% à 439 M€ que ne compensent pas la hausse de 2% des exportations à 1 128 M€. La part de l’UE sur le total des exportations se stabilise à 70%.
L’Allemagne reste le premier partenaire à l’export avec un total de 219 M€, suivie par l’Espagne (184 M€), l’Italie (150 M€) et les Pays-Bas (109 M€).
Le bilan des échanges de la France avec ses partenaires (Bulgarie, Croatie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie) à l’Est reste globalement fortement bénéficiaire. En 2016/17, le solde de la balance commerciale repart modérément à la hausse (+2%) pour atteindre 191 M€ grâce à une baisse des importations de 16% à 44 M€, mais aussi un léger recul des exportations à 235 M€.

Nouveau record des échanges de la France avec les pays tiers
Le solde excédentaire des échanges de la France avec les pays tiers atteint un nouveau record de 330 M€, soit une progression de 30%. Cette situation résulte d’une baisse des importations de 23% à 158 M€ et d’une hausse des exportations de 6% à 488 M€.
En deux ans, la France a rétabli sur la CEI Occidentale le niveau de ses exportations de 2012/13 et les importations en provenance des USA et d’Amérique Latine enregistrent une baisse sensible, respectivement, de -31% et -24%.
Le solde de la balance commerciale avec les pays du Proche et Moyen Orient retrouve, quant à lui, un niveau de croissance exceptionnel (+36%) et atteint le record de 52 M€.

Les développements internationaux au cœur du Gnis
Le Gnis est, bien sûr, très présent à l’étranger. Son service des Relations internationales a pour objectif de représenter et de promouvoir l’expertise française, de servir le développement de la filière semencière française à l’international en créant un contexte favorable à nos exportations, et enfin de coopérer à partir de notre modèle d’organisation.
Cela passe par la mise en œuvre et le suivi de projets de coopération avec des pays-tiers, par l’appui aux entreprises et par le suivi des négociations et règlementations internationales.
Ainsi, le Gnis appuie les associations semencières nationales et continentales en Afrique et en Asie. Il est aux côtés des ministères de l’Agriculture étrangers, comme en Ukraine, au Sénégal, ou au Burkina Faso, pour les aider à mettre aux normes internationales et européennes leurs systèmes de contrôle de la qualité des semences.
Le Gnis a, par exemple, participé au second comité mixte franco-iranien sur les questions agricoles, qui s’est tenu en octobre 2017, en marge du Sommet de l’élevage de Cournon. Ce rendez-vous a surtout permis de renouveler l’accord de coopération, signé par M. Pierre Pagès, Vice-Président du Gnis et, M. Alireza Mohajer, Conseiller du ministre, sous le haut-patronage des deux ministres de l’Agriculture.
Comme l’avait annoncé le président du Gnis à l’occasion d’un entretien avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, le 25 octobre 2017, un représentant du Gnis a remis au secrétaire général du TIRPAA (Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation) à Kigali, un chèque symbolique de 175 000 € représentant la 1ère contribution annuelle au Fonds de Partage des Avantages du Traité. Rappelons que ce fonds permet de financer des actions de conservation et d’utilisation des ressources génétiques en particulier dans les pays en développement et les pays émergents.

Étude de l’impact de différentes pratiques agricoles sur les chauves-souris et les oiseaux

Champs de blé en hiver, photo Fotolia / DmytroLes chercheurs du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO) viennent de montrer que des changements simples de pratiques peuvent réduire les impacts négatifs de l’agriculture sur la biodiversité.

La biodiversité dans les campagnes subit une sévère érosion dont l’intensification agricole est une des causes majeures. Pourtant, très peu d’études ont jusqu’ici comparé les effets de changements précis dans les pratiques agricoles sur les groupes d’animaux situés au sommet des réseaux trophiques, constituant de bons indicateurs biologiques et rendant des services écosystémiques considérables. Les chercheurs du Centre d’Écologie et des Sciences de la Conservation (CESCO : Muséum national d’Histoire naturelle / CNRS / UPMC – Sorbonne Universités) ont ainsi étudié l’impact sur les chauves-souris et les oiseaux de différentes pratiques agricoles.

En comparant l’activité des chauves-souris sur différents champs de blé conventionnels et un champ biologique en Ile de France, les résultats d’une première étude, publiée dans la revue Ecology and Evolution, montrent que l’activité est plus importante dans le système biologique, ainsi que sur les exploitations conventionnelles où le travail du sol a été réduit. De plus, le bénéfice dû à la diminution du travail du sol s’avère nettement plus important lorsqu’on diminue les passages d’herbicides, sans que cela n’affecte les rendements. Dans une seconde étude, publiée dans Agriculture, Ecosystems and Environement et menée sur des exploitations conventionnelles, les résultats indiquent que l’effet de la réduction du travail au sol sur l’abondance des oiseaux agricoles dépend de la méthode de contrôle des adventices utilisée. En effet, lorsqu’un couvert herbacé est utilisé, l’abondance des oiseaux est nettement plus élevée ; tandis que l’usage uniquement d’herbicides lui est très néfaste.

Ces travaux mettent en évidence les impacts négatifs de l’utilisation d’herbicides et du travail du sol sur deux groupes d’animaux, qui témoignent aussi d’une plus large perte de biodiversité (insectes notamment). Or, des améliorations importantes peuvent être facilement réalisées en agriculture conventionnelle, passant par la diminution du travail du sol et les types de gestion des adventices qu’elle engendre. Des changements de pratiques qu’il devient urgent de promouvoir pour sauvegarder la biodiversité agricole.

Références
Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, François Chiron, Christian Kerbiriou. Tillage and herbicide reduction mitigate the gap between conventional and organic farming effects on foraging activity of insectivorous bats. Ecology and Evolution. 2017;00:1–11 : https://doi.org/10.1002/ece3.3688
Kévin Barré, Isabelle Le Viol, Romain Julliard, Christian Kerbiriou. Weed control method drives conservation tillage efficiency on farmland breeding birds. Agriculture, Ecosystems and Environment. 2018. 256: 74-81 : https://doi.org/10.1016/j.agee.2018.01.004

2 décembre 2017 : découvrez l’agriculture urbaine, locale et solidaire avec le Paysan urbain

Seine-Saint-Denis TourismeSeine-Saint-Denis Tourisme vous propose une visite de l’établissement du Paysan Urbain le samedi 2 décembre 2017 à 14h.

Installé à Romainville depuis juillet 2015, le Paysan Urbain, nouvel acteur de l’agriculture urbaine, produit des micro pousses sur une parcelle située dans le quartier de la ZAC de l’Horloge. Véritable concentré d’énergie et de saveurs, ces micro pousses sont cultivées dans des bacs pouvant être installés n’importe où.

Il s’agit d’une occupation éphémère d’une friche urbaine en attente de projet. La démarche du paysan urbain est de produire bio, de distribuer localement en circuit-court. Elle a également pour objectif de créer de l’emploi en insertion, de sensibiliser aux enjeux environnementaux et de créer des liens avec les agriculteurs ruraux.

Lors de votre visite, découvrez les processus de cette agriculture nouvelle génération et sa facilité d’installation, ainsi que son potager pédagogique et son poulailler.

Cliquer sur le lien pour vous inscrire. Tarif 6 euros.
Le Paysan Urbain, 64, avenue Gaston Roussel, 93230 Romainville. Métro : ligne 5, station Bobigny-Pantin Raymond Queneau.
En cas d’inscription de dernière minute (vendredi 12h), imprimez votre facture, celle-ci vous sera réclamée lors de la visite.