agriculture, agriculture urbaine, agroécologie

Pratiques agricoles en zones rurales, périurbaines ou urbaines

Lancement du programme « Des terres et des ailes » pour réinstaurer la biodiversité dans les campagnes

Logo LPOLe vendredi 12 octobre 2018, la LPO a lancé, avec le soutien de Chambres d’agriculture France (APCA) un nouveau programme intitulé “Des terres et des ailes”, pour lutter contre la disparition des oiseaux communs de nos campagnes.

Chambres d’agriculture France (APCA) logo
Les derniers chiffres issus de l’étude conjointe du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS sont édifiants : les populations d’oiseaux dans les campagnes ont été réduites en moyenne d’un tiers au cours des quinze dernières années, avec une forte accélération depuis deux ans. Selon l’UICN (l’Union Internationale pour la conservation de la nature), un tiers des espèces sont aujourd’hui menacées. En cause: l’évolution des pratiques agricoles depuis 50 ans avec l’usage de certains pesticides, le braconnage d’espèces protégées et l’évolution de l’habitat.

La disparition des oiseaux n’est pas une fatalité : il est encore temps d’agir ! Le retour de la nature dans nos campagnes dépend avant tout de la mobilisation des acteurs du monde agricole : agriculteurs, paysans, associations locales, chambres d’agriculture… Le programme « Des terres et des ailes » est à leur disposition pour les accompagner dans cette reconquête.

Un site internet dédié et complet permettra à tout un chacun de participer de manière libre et autonome et de trouver une mine d’astuces et de champs de connaissances :

  • des aménagements favorables aux oiseaux et aux insectes, faciles à mettre en place à travers la “carte des réalisations” et des fiches informatives,
  • des conseils et astuces pour accompagner et faciliter la mise en place des conditions d’accueil des espèces d’oiseaux,
  • des consignes pour faire connaître et valoriser les actions concrètes mises en place

Ainsi, chaque agriculteur trouvera les solutions qui répondent à ses attentes et capacités d’action. Aujourd’hui plus que jamais, chaque geste compte, petit ou grand. Seule une participation massive des agriculteurs permettra de retrouver les conditions favorables à l’accueil des oiseaux et petits animaux dans nos campagnes françaises.

Pour Allain Bougrain Dubourg, « il n’est plus temps de stigmatiser les agriculteurs, il faut leur donner les moyens d’agir. C’est là où la biodiversité a le plus régressé qu’il faut mettre les moyens, ensemble, pour lui permettre une renaissance ». Pour Pascal Ferey, vice-président des Chambres d’agriculture, « L’agriculture joue un rôle majeur dans l’équilibre des écosystèmes sur notre planète. La diminution des populations d’oiseaux doit nous inquiéter car cette présence joue un rôle primordial dans les grands équilibres de la biodiversité faunistique. La signature de cette convention entre la LPO et Chambres d’agriculture France relève d’une ambition partagée entre les Chambres d’agriculture, les agriculteurs et les adhérents de la LPO avec un objectif commun : assurer un milieu agricole et rural riche de nos activités de production et protecteur de la biodiversité. »

Exposition « Capital agricole – Chantiers pour une ville cultivée » du 2 octobre 2018 au 27 janvier 2019

Pavillon de l'Arsenal, ParisBousculés par la crise environnementale et préoccupés par leur alimentation et leur santé, les habitants de la métropole considèrent à nouveau l’agriculture. Mais la vision idéale qu’ils en ont gardée est difficile à projeter face à l’organisation et les pratiques de la ville contemporaine. La manifestation « Capital agricole – Chantiers pour une ville cultivée », installée dans le Pavillon de l’Arsenal (Paris 4e), déterre les liens qualitatifs entre production agricole et production urbaine, entre le cultivé et l’habité entre la ville et le sol.

L’urbanisme engagé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, hiérarchisant les rapports entre l’Urbain, la Nature et l’Agriculture, a conduit à l’impasse environnementale actuelle. Il a aussi anéanti l’exceptionnel patrimoine agricole francilien de la fin du XIXe mené par des cultivateurs « spécialistes » inventant d’autres cultures pour nourrir Paris tout en préservant la faune et la flore. C’est sur cette agriculture urbaine oubliée et réhabilitée dans l’exposition présentée dans le Pavillon de l’Arsenal (Paris 4e), que se fondent aujourd’hui les architectes, urbanistes, agriculteurs, écologues, ingénieurs, entrepreneurs, historiens, géographes, sociologues…, réunis autour de l’agence d’architecture SOA, Augustin Rosenstiehl, pour envisager de nouveaux modèles hybrides.

Certains pionniers investissent déjà les toits des quartiers ou les sous-sols des immeubles, traversent le territoire en transhumance ou animent des fermes périurbaines,… alors que d’autres envisagent pour demain de cultiver les zones d’activités, d’investir le potentiel agronomique des grands ensembles, de fourrager les parcs et même les abords d’autoroutes. Au cœur de cette reconquête agricole la ferme se réinvente comme le point d’encrage et d’échange entre le paysan et le citadin. L’ensemble des actions propose une vision collective cohérente et invente une forme urbaine qui interpelle simultanément les terres et les lieux, les métiers et les outils, l’humain et le vivant.

Dans un cheminement à la fois chronologique et thématique, l’exposition « Capital agricole » guide le visiteur à la découverte de l’histoire et d’un futur agricole francilien. Aux photographies d’époques et archives vidéos des architectes qui ont pensé les grandes utopies d’aménagement répondent une cartographie inédite de la métropole, les dessins originaux de Yann Kebbi sur l’évolution des outils et habitats du monde paysan, les portraits photographiques et audios de l’artiste Sylvain Gouraud auprès de sept pionniers de l’agriculture métropolitaine ainsi que le paysage des chantiers pour une ville cultivée.

Prospective et engagée, la manifestation « Capital agricole » révèle les liens premiers entre ville, nature et agriculture car au delà de leurs oppositions se trouvent les clés d’un nouvel urbanisme agricole.

Informations pratiques

Du 2 octobre 2018 au 27 janvier 2019, du mardi au dimanche, de 11h à 19h.
Exposition créée par le Pavillon de l’Arsenal sous la direction de SOA Architectes / Augustin Rosenstiehl, architecte.
Conception graphique: Sylvain Enguehard.

Pavillon de l’Arsenal, 21, boulevard Morland, 75004 Paris.
Entrée libre.

Fête des jardins et de l’agriculture urbaine les 22 et 23 septembre 2018

Fête des Jardins et de l'agriculture urbaine, Paris et métropole, septembre 2018Tous aux jardins ce week-end des 22 et 23 septembre 2018 dans Paris et métropole avec un programme de visites et d’animations d’une grande richesse et diversité. Il n’y a que l’embarras du choix !

Pour cette 22ème édition de la Fête des jardins et de l’agriculture urbaine, plus de 400 animations gratuites sont proposées dans les parcs et jardins de la capitale et dans les villes aux alentours. Cette année, le Village de la Fête des jardins et de l’agriculture urbaine est installé dans le Jardin Éole (Paris 18e).

Cliquer sur le lien pour découvrir le programme complet de la Fête des jardins et de l’agriculture urbaine 2018.

Je vous propose une petite sélection de sites à découvrir avec leurs visites et animations : (suite…)

Prêt à Pousser dévoile son tout nouveau jardin d’intérieur MODULO

Scénographie Publicis Drugstore, Modulo, potager d'intérieur, Prêt à Pousser, Paris, septembre 2018Prêt à Pousser revisite la place du jardin dans l’habitat pour rendre la culture potagère accessible à tous et lance Modulo, un nouveau potager d’intérieur qui, grâce à ses éléments modulaires, s’adapte à la fois à l’espace et aux besoins de chacun. Modulo est présenté en avant-première pendant la Paris Design Week jusqu’au 15 septembre 2018 au Publicis Drugstore (Paris 8e).

Avec Modulo, cultivez facilement laitue Batavia et Feuille de Chêne dans la cuisine, tomates en grappe et bottes de radis dans le salon ou encore des brassées de verveine, de thym ou de camomille derrière une porte. Avec Modulo, chacun peut désormais se réapproprier une partie de son alimentation. En choisissant les variétés que l’on souhaite cultiver ainsi que le bon endroit et le bon moment pour les lancer, on retrouve une forme de liberté tout en renouant avec la nature. Le couple de gastronomes férus d’herbes aromatiques gardera Modulo à portée de main sur son comptoir de cuisine tandis que la famille d’apprentis-pousseurs couvrira un mur du salon avec des légumes et des fleurs.

Modulo, potager d'intérieur, Prêt à Pousser, Paris, septembre 2018Une technologie brevetée au service du végétal et des jardiniers

Plus besoin d’avoir la main verte pour cultiver un potager toute l’année ! Les plantes germent et grandissent à partir d’une capsule que l’on insère facilement dans le module. Les racines puisent l’eau et les nutriments dont la plante a besoin au niveau du pot tandis qu’au-dessus le luminaire apporte le cycle nécessaire à sa photosynthèse. Après plusieurs mois de récoltes, la capsule bio-compostable peut être rempotée ou recyclée.

Modulo est composé de :

  • Un luminaire avec 47 leds basse consommation pour reproduire la lumière du soleil,
  • Un support modulable pour déplacer les pots à mesure que les plantes grandissent et en fonction de l’espace chez soi,
  • Une capsule de substrat enrichi à partir de laquelle les plantes poussent et que l’on change au gré de ses envies.

Herbes aromatiques, fleurs ornementales et comestibles, mini fruits et légumes… 37 variétés sont aujourd’hui disponibles à la pousse dans Modulo !

Avec l’application Prêt à Pousser, nos apprentis-jardiniers sont accompagnés tout au long de la pousse : conseils pour tailler son basilic ou polliniser son plant de tomate, astuces de chef après la récolte et accès facilité à nos experts botanistes en ligne !

Modulo, potager d'intérieur, Prêt à Pousser, Paris, septembre 2018Informations pratiques

Présentation chez Publicis Drugstore, 133, avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris.
Sortie officielle prévue début novembre 2018.
Prix de vente : 149,95€ (4 capsules inclues).

Festival « Les estivales de la permaculture » à Montreuil (93) les 15 et 16 septembre 2018

Les Estivales de la Permaculture, Montreuil (93), septembre 2018Le festival « Les estivales de la permaculture » se tiendra pour la 5ème année consécutive à Montreuil (93) sur le site historique des Murs à Pêches, les samedi 15 et dimanche 16 septembre 2018. Le thème de l’édition de cette année est : le « Do It Yourself » (Fais-le toi-même).

Au programme : des stands, des ateliers, des conférences, des animations, des concerts, des projections, des débats, un espace enfant, une bibliothèque, un café permaculture… L’invité d’honneur sera Barnabé Chaillot, bricoleur utopiste 2.0 : http://energie-autrement.blogspot.fr/

De 10h jusqu’en soirée, venez découvrir la permaculture autour de conférences et d’ateliers sur le thème Do it yourself » : concerts, disco-soupe, lectures, débats, découvertes culinaires…

Les Estivales s’inscrivent dans les Journées Européennes du Patrimoine, au cours desquelles de nombreux jardins des Murs à pêches seront ouverts, avec animations proposées par les différentes associations, notamment Murs à pêches, Lez’arts dans les murs, Théâtre de la Girandole, les Ateliers de la Nature, verger de Patrick et Geneviève, Tige, Vivre les murs, le Sens de l’humus et Jardin de la lune.
Plus de renseignements : http://www.montreuil.fr/fileadmin/user_upload/Files/actualites_fichiers/2018/09_septembre/JEP2018-ProgA5-BD.pdf

Les Estivales de la Permaculture, Montreuil (93), septembre 2018Informations pratiques
Samedi 15 de 10h à minuit, dimanche 16 septembre 2018 de 10h à 22h.
Rendez-vous dans la prairie des Murs à pêches, 61 rue Pierre de Montreuil, 93100 Montreuil.
Entrée à prix libre en participation consciente.
Métro : ligne 9, station Mairie de Montreuil.
Bus : lignes 102 et 121, arrêt Danton; ligne 122, arrêt Saint-Just.

Attention, la pêche, monnaie locale historique de Montreuil et depuis cette année monnaie locale francilienne, sera la seule monnaie acceptée sur le festival. Des stands d’information et des comptoirs de change vous permettront d’expérimenter son usage au cours du festival.

Tous les détails sur le site : www.festival-permaculture.fr

Le temps des cerises françaises

En 2018, la cerise française s’est donnée quelques jours de plus pour arriver jusqu’aux étals. En effet, selon la date de la floraison, la campagne peut débuter avec 8 à 15 jours de décalage d’une année à l’autre. Cette année, les premières cerises sont arrivées à la mi-mai, mais elles seront présentes jusqu’à la fin du mois de juillet pour le plus grand plaisir des gourmands.

AOP Cerises de France, Chiffres de la saison 2018
En mai, la cerise française fait ce qui lui plaît ! Après des températures d’avril un peu fraîches, les Pyrénées Orientales et le Gard seront les premiers terroirs français à cueillir la Burlat, attendue autour du 14 mai pour le plus grand plaisir des gourmets ! Le Ventoux et la région de Moissac démarreront à leur tour la cueillette à partir du 18-19 mai, tout comme la Vallée du Rhône. Dans les Monts du Lyonnais, il faudra attendre la fin mai, voire le début du mois de juin pour que les cerises puissent être récoltées. Le cœur de la saison est en mai et en juin.

Essentiellement cultivée en Provence Alpes Côte d’Azur (30%), Auvergne- Rhône-Alpes (34%), Occitanie (24%), la production annuelle de cerises en France se porte à 31 500 tonnes pour 8 000 ha, élevant ainsi la France au rang de 4ème pays producteur de cerises. Les Français en dégustent en moyenne 2 kg par ménage et par an.

Les fruits, récoltés au fur et à mesure de leur maturité, se doivent d’être manipulés avec soin. Le ramassage se fait encore à la main et que la récolte définitive nécessite plusieurs passages dans un verger. Il faut une heure à un ramasseur pour effectuer une sélection rigoureuse des fruits mûrs et cueillir à la main environ 10 à 15 kg de cerises (une cerise pèse entre 8 et 10 grammes).

L’AOP Cerises de France
L’AOP Cerises de France – Association d’Organisations de Producteurs. Elle fédère aujourd’hui plus de 800 producteurs français de cerises. Depuis sa création, l’AOP a doublé son nombre d’adhérents et joue un réel rôle économique au sein de la filière. L’AOP Cerises de France a obtenu sa reconnaissance en tant qu’AOP Nationale par Arrêté du 14 décembre 2011 portant modification de reconnaissance en qualité d’association d’organisation de producteurs de fruits et légumes.

Bon à savoir
Une bonne cerise n’attend pas et se déguste le jour de son achat. Mais un séjour de 72 h à température ambiante – sauf en période de canicule – dans la corbeille à fruits est possible. Vous pouvez porter cette durée à cinq jours en optant pour le réfrigérateur, à l’abri d’une boîte hermétique afin de protéger les cerises des odeurs environnantes. Pensez à les sortir au moins 20 minutes avant de les déguster pour qu’elles puissent recouvrer et exprimer tous leurs arômes neutralisés par le froid.

www.cerises-de-france.fr