Archives de mots clés: Île-de-France

Chantiers d’arrachage du raisin d’Amérique en forêt de Fontainebleau

Des chantiers d’arrachage du raisin d’Amérique sont organisés en forêt de Fontainebleau les 13, 19 et 27 septembre et les 3, 11 et 17 octobre 2008.
Le raisin d’Amérique (Phytolacca decandra) est une plante d’Amérique du Nord envahissante. C’est une Hémicryptophyte très toxique pour tous les mammifères. Voici quelques informations :
1 – Très grande plante herbacée, vivace par sa racine pivotante. Les tiges tombent à la base
en hiver. Les feuilles sont grandes et ovales-allongées, vert-pale. Elle est très facile à identifier.
2 – Toutes ses parties sont toxiques parfois mortelles par ingestion (humains et tous les
autres mammifères omnivores ou herbivores).
3 – Son plus grave défaut est d’être très envahissante : elle provoque une perte de bio-
diversité.
4 – Parmi les composés toxiques : protéines hémagglutinantes, saponines, saponosides,
Béta-cyanines, Lectines, acides Jaligonique et Phytolaccagénique. D’autres recherches sont en cours.
5 – Effets sur des mammifères par ingestion : brûlures du tractus digestif, diarrhées
sanglantes, vomissements, modification de la formule sanguine (leucocytes), embolies, asphyxies. Les humains doivent être hospitalisés.
Le caractère envahissant est le plus grave car il provoque une perte de biodiversité envers
la flore indigène, souvent fourragère, ce qui a pour effet, par enchainement naturel, une dénutrition de la faune locale.
Des chantiers d’arrachage du raisin d’Amérique ont été initiés dès juin 2003 au sein de l’Association des J.B.P.P.F. lors d’un voyage d’étude en forêt de Fontainebleau et des Trois-pignons. Cette activité civique de protection de la Biodiversité a été appuyée et fréquentée par des membres d’associations diverses : MNHN, SNPN, ANVL, LPO, CAF, ADA-IF, IUFM de Bonneuil, etc. En tout premier lieu, l’ONF a autorisé ces chantiers et a proposé un protocole d’action rédigé en commun et suivi par le groupement des arracheurs. Il faut préciser que l’U.I.C.N. a enregistré le raisin d’Amérique dans la catégorie des pestes végétales avérées et ce, au niveau international ; c’est dire la réalité des dangers provoqués par cette plante.

Le groupement des arracheurs est informel : les volontaires viennent lorsqu’ils le peuvent. Rendez-vous à la gare de Fontainebleau sur le parking : arrivées à 09h00 puis co-voiturage par les véhicules autorisés.
Renseignements complémentaires auprès de :
C.L. ROTH, Conservateur du Parc et Jardin botanique,
Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort,
Parc et Jardin botaniques,
Graineterie de Plantes Entomophiles,
7, Avenue du général de Gaulle,
94704 Maisons Alfort Cedex.
Tél. : 01 43 96 73 33.
Fax : 01 43 96 73 33.

Exposition « De l’arbre à l’art » à l’Arboretum de Chèvreloup

Du 13 septembre au 13 novembre, l’Arboretum de Chèvreloup propose l’exposition : De l’arbre à l’art.
14 arbres d’Europe, d’Asie et d’Amérique, sont présentés par une fiche botanique et ethnobotanique rigoureuse et précise, rédigée par les botanistes de l’Université de Paris sud 11. Certaines des ces essences croissent dans les collections de l’Arboretum de Chèvreloup où vous les retrouverez.
Les dégâts de la tempête de décembre 1999 s’effacent de nos mémoires. Le Parc de Launay, campus de l’Université Paris sud 11, en garde encore la trace. Beaucoup d’arbres sont tombés. Mais ces arbres morts continuent de vivre quand un artiste inspiré s’empare de leurs bois et en dégage des formes inédites. Ainsi Jean François Bertrand, Chef jardinier à l’Université de Paris sud 11, sculpteur autodidacte, est le passeur qui, de la rudesse des troncs, extrait des pièces souples et douces, étranges mais familières.
L’exposition met en résonance science et art pour une perception approfondie de la nature intime des arbres.
Infos pratiques :
L’accès de l’exposition est libre, mais il faut payer le droit d’entrée à l’Arboretum, de 2,50 euros.
Arboretum de Chèvreloup,
30 route de Versailles,
78150 Rocquencourt.
Tél. : 01 39 55 53 80.
(Parking sur le site)
Bus B ou H depuis les 3 gares de Versailles, arrêt Parly II.

Le deuxième temps fort des cornouillers du Japon

En ce moment les cornouillers à fleurs ou cornouillers du Japon (Cornus kousa) se parent de superbes fruits rouges, qui ressemblent à des grosses fraises. Deuxième grande période d’attrait pour ces arbustes d’ornement élégants. Comme celui-ci photographié aujourd’hui près du Parvis de la Défense et du centre commercial Les Quatre Temps.
Ces arbustes ou petits arbres offrent un premier spectacle au moment de la floraison printanière, très originale et raffinée. Les fleurs assez quelconques sont entourées de grandes bractées blanches, roses ou rouges très décoratives. Mais en ce moment, ce sont les fruits qui apportent une nouvelle touche de couleur à ces beaux arbustes. De curieux fruits arrondis et bosselés, couleur fraise.Les cornouillers connaîtront un troisième temps fort au cours de l’automne, quand leur feuillage s’enflammera, juste avant de tomber…

Grosse chaleur : les plantes qui aiment, celles qui peinent

31,6 °C à 18 h 14 annoncés par Meteo-paris.com, encore une belle et très chaude journée pour Paris et l’Île-de-France ainsi que de nombreuses autres régions françaises.
Un tout petit peu moins que lundi dernier, mais si peu ! Et demain les prévisions nous annoncent encore des températures très élevées, avec une fin de journée orageuse.
Certaines plantes sont à la fête et profitent de cette période chaude pour se développer davantage :
– les alocasias (avec des arrosages copieux),
– les agapanthes,
– les angélonias,
– les calaments (Calamintha nepeta)
– les calibrachoas,
– les cannas (avec des arrosages copieux),
– les délospermas,
– les dipladénias,
– les gazanias,
– les géraniums (ou pélargoniums, mais avec des arrosages réguliers),
– l’herbe au curry,
– les hédychiums (idem),
– les hibiscus,
– les oeillets d’Inde,
– les pavonias (avec de copieux arrosages),
– les patates douces décoratives,
– les pétunias,
– les pourpiers à grandes fleurs,
– les zinnias.
D’autres plantes souffrent de ces fortes températures et de la sécheresse de l’air qui les accompagne :
– les cerfeuils musqués,
– les coeurs-de-Marie,
– les diascias,
– les fougères,
– les fuchsias,
– les impatiens,
– les némésias,
– les sceaux-de-Salomon.
Surveillez les grandes buveuses, perpétuelles assoiffées :
– les astilbes,
– les daturas,
– les eupatoires,
– les hortensias,
– les menthes,
– les renouées,
– les tournesols.
Petites listes non exhaustives…

Chaud, chaud, chaud, l’été est enfin chaud, un peu trop même…

31,7 °C à 16 h 07 (source Météo-Paris) au coeur de Paris avec un vent venant du Sud, 29 °C sur mon balcon à l’ombre, la chaleur s’est belle et bien installée dans la capitale et sur l’Île-de-France.
Corvée d’arrosage en perspective, ça ne rigole plus, surtout maintenant que les plantes ont développé un feuillage important. Ma petite jungle urbaine prend enfin ses aises !Mes jardinières s’assèchent en une journée, plus question de rater une distribution d’eau devenue mainenant quotidienne. C’est mon programme de l’été !
Quelques nuages plus menaçants traversent le ciel parisien, Météo-France a placé l’Île-de-France en vigilance orange, avec un risque d’orages violents avant la fin de la nuit. Attention aux potées mal accrochées ou en équilibre instable sur les rambardes des balcons et les rebords des fenêtres !

Les ailanthes sont en fleurs, gare aux semis spontanés !

Lundi dernier je vous parlais des buddléias qui s’apprêtent à disséminer leur multitude de graines un peu partout dans Paris et l’Île-de-France et je faisais une allusion à l’ailanthe, autre plante exotique envahissante.

Voici quelques photos prises aujourd’hui dans le XVIIIème arrondissement près de la porte d’Aubervilliers où se trouve un magnifique ailanthe (Ailanthus altissima), majestueux et couronné d’énormes grappes de fleurs cuivrées.Très joli à voir, mais dans quelques semaines, ce seront des centaines voire des milliers de graines qui vont s’éparpiller et se ressemer dans les moindres interstices. Et ce n’est pas le seul ailanthe de Paris et des alentours… Cette peste venue d’Asie se ressème non seulement très facilement mais drageonne aussi avec abondance. Parmi les plantes envahissantes recensées par l’INPN, c’est une des championnes de la multiplication. Jusque dans les jardinières ou les potées des balcons on en voit germer ! Et quand on arrache les jeunes arbres, le feuillage froissé dégage une odeur pas très agréable. Joli à voir, mais de loin.