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Les achats de végétaux d’ornement à l’occasion de la Toussaint

La dernière synthèse Filière horticulture de FranceAgriMer (octobre 2015) est consacrée aux achats de végétaux d’ornement par les Français à l’occasion de la Toussaint en 2014. Elle a été réalisée à partir des données issues du panel de consommateurs de TNS cofinancé par FranceAgriMer et Val’hor.

En 2014, le marché des végétaux d’ornements destinés au cimetière et obsèques représente 63,8 millions d’entités pour 823 millions d’euros soit 12 % de l’ensemble du marché des végétaux en volume et 27 % du marché en valeur. Le nombre de foyers acheteurs a progressé en 2014 par rapport à 2013 pour atteindre 12,3 millions de foyers. Même si les volumes achetés se maintiennent, ce segment de marché recule de plus de 2 % en valeur.

Par ailleurs, ce marché reste fortement polarisé autour de la date clé du 1er novembre puisque 52 % des quantités achetées et 35 % des sommes dépensées sont réalisées pour la Toussaint. Sur la seule période d’octobre et novembre 2014, le marché des végétaux pour le cimetière est en recul en quantités mais affiche une hausse en sommes dépensées (+ 4,6 %) et représente plus de 360 millions d’euros. Sur cette période, la majorité des achats pour le cimetière se concentre sur le mois d’octobre (77 % des quantités).

Fleurs de chrysanthème, photo Fotolia / Nik MerkulovLes achats à l’occasion de la Toussaint
En 2014, le nombre de foyer acheteurs de végétaux pour la Toussaint s’élève à près de 9,6 millions et les achats à cette occasion représentent 33,3 millions d’entités pour 287 millions d’euros. Les sommes dépensées et les quantités achetées baissent respectivement de 1 % et 1,9 % par rapport à 2013.

Parmi les végétaux d’ornement pour le cimetière achetés à l’occasion de la Toussaint, on observe une large prédominance des plantes en pot soit 96 % (+1 pt/2013) des quantités achetées et 92 % (+1 pt/2013) des sommes dépensées. Le chrysanthème demeure l’espèce la plus achetée avec près de 7 plantes fleuries sur 10. On note également que le cyclamen progresse au détriment de la bruyère.

Les lieux d’achats
À l’occasion de la Toussaint, la grande distribution progresse, et devient le premier lieu d’achat de végétaux tant en valeur qu’en volume, devant les fleuristes.

Bruyères au naturel

Potées de bruyères sur le quai de la Mégisserie, Paris 1er (75), photo Alain Delavie

De plus en plus de potées de bruyères teintées sont proposées dans les points de vente de jardinage et chez les fleuristes. Avec des coloris souvent criards. Et pourtant, les bruyères d’automne sont tellement élégantes quand on les laisse fleurir et s’épanouir sans artifice…

Les coloris « naturels » sont certes limités, dans les teintes de blanc, de crème, de rose plus ou moins foncé, de rouge ou de violacé. Pas d’orange vif, de jaune pétant ou de bleu canard en effet ! Si vous trouvez des bruyères avec ces couleurs tape à l’oeil, la coloration est on ne peut plus artificielle. Elle ne durera que le temps de la floraison, ensuite elle devrait peu à peu s’estomper et si vos bruyères refleurissent l’année d’après, ce sera de façon plus naturelle, en blanc, rose ou rouge.

Thé du Canada et bruyère, duo d’automne

Coupe de bruyères blanches et de gaulthéries couchées

Une petite composition fleurie pour l’automne, simple (pas plus de deux espèces de plantes) et durable même quand les premières gelées viennent renforcer les rougeurs du feuillage des gaulthéries couchées.

La gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens) est un arbrisseau qui ne dépasse guère 10 à 15 cm de hauteur, la touffe ayant plutôt tendance à s’étaler. Le feuillage coriace est persistant et aromatique. Il se teinte de pourpre en automne et en hiver. Cette petite plante de terre de bruyère fleurit du printemps à l’automne, les petites fleurs blanc crème à rosé ayant une forme de clochette. Sur les pieds femelles, elles donnent ensuite des petites drupes brillantes qui deviennent rouge écarlate en automne. Ces fruits décoratifs persistent tout l’hiver, tant que les oiseaux ne les ont pas mangés.

Les bruyères d’automne et les gaulthéries apprécient le même sol léger, neutre à acide, bien drainé. L’une comme l’autre ont une croissance plutôt lente. Elles ne demandent guère de soins, si ce n’est des arrosages réguliers pour maintenir le sol frais, jamais détrempé. Une eau douce non calcaire est recommandée. La bruyère apprécie toutefois davantage le soleil que la gaulthérie, qui pousse très bien à l’ombre.

Vert, rouge et blanc… Cette composition a un petit côté Noël, non ?

Bleu bruyère

Bruyère teintée en bleu dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

La bruyère bleu myosotis est apparue dans les rayons des jardineries et des fleuristes depuis quelques années déjà, souvent proposée à côté d’autres bruyères teintées en orange soutenu, jaune vif, violet, vert fluo… Toutes ces couleurs n’existent bien sûr pas à l’état naturel dans le monde des bruyères qui ne manque pourtant pas de diversité. Mais qui n’a peut-être pas assez d’excentricité visiblement.

Bruyère teintée en bleu dans le cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Quand cette floraison surprenante sera passée, la plante continuera à pousser comme n’importe quelle autre bruyère d’automne (Calluna vulgaris). Mais le jour où elle refleurira, ce sera en blanc ou en rose, pas en bleu…

Est-ce que vous « schtroumpfez » cette bruyère ? Moi pas du tout…