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Tapis de Fleurs de Bruxelles du 17 au 19 août 2018

Tapis de fleurs, Bruxelles, Belgique, août 2016Cet été, le Tapis de Fleurs sur la Grand-Place bruxelloise sera entièrement placé sous le signe du Guanajuato, une région mexicaine ayant une culture, une histoire et une tradition florale particulièrement riches. À l’occasion du vingtième anniversaire de l’inscription de la Grand-Place au patrimoine mondial de l’Unesco, les visiteurs pourront en outre découvrir une exposition florale supplémentaire sur la Place de la Bourse.

Plus de 500.000 fleurs sur « la plus belle place du monde » : le Tapis de Fleurs, qui s’admire cette année du 16 au 19 août 2018, attire tous les deux ans des dizaines de milliers de curieux venant des quatre coins du monde. Et il n’en sera pas autrement cette année. Car en choisissant « Le Guanajuato, fleuron culturel du Mexique » comme thème central, les organisateurs comptent bien nous présenter à nouveau une édition fort appréciée en réunissant deux des plus grandes traditions florales au monde.

Trésors culturels uniques
En effet, tout comme Bruxelles, l’État du Guanajuato situé au Mexique central connaît une longue tradition de tapis de grandes dimensions. C’est dans la ville d’Uriangato, dans le sud de la région, que les festivités atteignent chaque année leur apogée, lors de « La Octava Noche ». À cette occasion, les habitants décorent les rues sur plusieurs kilomètres en étalant de petit tapis de sciure colorée à la mémoire du patron de la ville, l’archange Saint-Michel – archange qu’ils partagent donc avec la ville de Bruxelles. Bien que cette tradition religieuse remonte à l’époque coloniale espagnole, la pose de tapis en sciure colorée date de 1966. Ce spectacle annuel se clôture traditionnellement par une procession nocturne sur les tapis multicolores, « La Octava Noche » (« La Huitième Nuit »), le principal événement d’art éphémère dans le Mexique du centre. La ville d’Uriangato a également organisé deux conférences internationales d’artistes spécialisés dans les tapis de fleurs. Mais le Guanajuato est également une région qui regorge de trésors culturels uniques. Comptant deux villes inscrites au patrimoine mondial – le chef-lieu du même nom Guanajuato et San Miguel de Allende–, cinq « villages magiques » (les « pueblos mágicos »), célèbres pour leur caractère à la fois authentique et historique, des sites archéologiques et une scène d’art contemporain, la région a plus d’un atout pour séduire les dilettantes. En outre, la région est le berceau de différents peuples indigènes, tels que les Chichimèques, les Otomís, les Chupicuaros et les Purépechas ou Tarasques, peuples réputés pour leurs précieux objets céramiques et leur culture. Les civilisations des Chichimèques et des Purépechas se rencontrent dans la ville d’Uriangato. Bref, une inépuisable source d’inspiration pour le premier tapis latino-américain sur le sol bruxellois. (suite…)

Les premiers semis de fleurs en janvier

En janvier, la météo incite plutôt à rester bien au chaud sous la couette ou à se prélasser dans la banquette en lisant le dernier catalogue de semences reçu. Et pourtant, certaines fleurs d’été doivent déjà être semées, sinon elles ne pourront jamais pousser assez pour fleurir quand la belle saison sera venue.

Certaines fleurs d’été se développent très lentement à partir de graines. Il leur faut de nombreuses semaines, plusieurs mois même, pour arriver à un développement suffisant pour pouvoir être installées dans le jardin ou sur le balcon. Si on attend le mois de mars ou d’avril pour les semer, elles ne pourront jamais fleurir en juillet ou en août, au coeur de l’été. D’où ce semis très précoce.

Quelles fleurs semer en janvier ?

  • Les abutilons,
  • Les bégonias semperflorens ou tubéreux,
  • Les coléus,
  • Les dahlias,
  • Les géraniums lierres ou zonales,
  • Les impatiens.

Comment les semer ?
Impérativement au chaud sous abri.

L’idéal c’est une mini serre installée sous deux ou trois tubes fluorescents. La chaleur ambiante d’un intérieur (18 à 20 °C) est suffisante. Il faut maintenir au moins 12 heures d’éclairage par jour pour que les jeunes plants soient bien trapus.

Les graines de bégonias très fines et celles d’impatiens ne doivent surtout pas être recouvertes de terreau. Elles ont besoin de la lumière pour germer.

Le terreau doit être légèrement humide, jamais détrempé sinon les jeunes semis risquent de pourrir. Il faut penser à enlever toute la condensation qui s’accumule sous le couvercle de la mini serre chaque jour.

Soins et entretien
Quand les jeunes plants ont deux vraies feuilles bien développées, il faut les dédoubler et les repiquer. Une opération minutieuse qui demande de la patience.
Ce premier repiquage peut se faire dans une terrine (ça prend moins de place) ou dans des petits pots individuels en tourbe. Les semis repiqués sont maintenus sous serre et sous éclairage artificiel, au chaud dans la maison ou l’appartement.
Dès que les températures deviennent plus douces à l’extérieur, il faut acclimater progressivement les jeunes semis à la vie à l’extérieur. Il faut sortir la mini serre en évitant un emplacement ensoleillé et il faut ouvrir la serre petit à petit, chaque jour un peu plus. Quand les plants sont bien endurcis et suffisamment développés, ils seront mis à leur place définitive, en pot ou en pleine terre. Mais ce ne sera pas avant le mois de mai ou de juin…

Le repos imminent du bégonia ‘Papaya’

Comme tous les bégonias tubéreux cultivés dehors pendant la belle saison, mon bégonia ‘Papaya’ (en fait un Begonia sutherlandii), entre en repos. Il jaunit de plus en plus et donne des bulbilles à l’aisselle des feuilles.

Bégonia tubéreux

Feuillage jaunissant du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

L’arrêt de la floraison et le net jaunissement du feuillage sont les signes avant-coureurs de l’arrêt de la végétation pour ce petit bégonia tubéreux sud-africain. La période devient délicate, il ne faut plus arroser ou presque plus, sinon c’est la pourriture des racines et du bulbe. Et cette année, j’ai de la chance, pas d’attaque d’oïdium, fréquente en fin d’été et en automne.

Bégonia tubéreux

Bulbilles sur les tiges du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

L’autre signe du repos imminent, c’est l’apparition de bulbilles, des petits bulbes situés à la base des feuilles, sur les tiges. Ce sont des organes de reproduction végétative de ce bégonia, car chaque bulbille est susceptible de redonner un plant de bégonia au printemps suivant.

Bégonia tubéreux

Bulbille sur la tige du bégonia 'Papaya' (Begonia sutherlandii), octobre 2010, photo Alain Delavie

Je suis plutôt content, car cette année les bulbilles sont assez grosses et bien formées. Je les ai repérées suffisamment tôt pour disposer la potée à l’abri des eaux de pluie et sur le sol, à l’arrière du balcon. Quand le feuillage va s’effondrer et se dessécher, ce sera plus facile pour récupérer celles qui vont immanquablement tomber de part et d’autre.

La difficulté ensuite est de les conserver pendant l’hiver, sans qu’elles se dessèchent trop à l’air libre car ces organes de survie ont peu de réserves et beaucoup se ratatinent au fil des semaines. Je vais peut-être les enfermer dans de la tourbe sèche pour limiter les risques de perte d’eau. Le tout dans une boite hermétique, à la cave ou dans le bac du réfrigérateur. Quand à la potée au repos, s’il ne gèle pas trop fort, je la laisserai sur le balcon, à l’abri. Sinon ce sera la cave.

Visite virtuelle de mon balcon

L’été étant maintenant bien avancé, les plantes installées sur mon balcon ont pris une belle opulence. Toutes les floraisons ne sont pas encore au rendez-vous, certaines trainent encore un peu, mais il est temps de vous faire découvrir mon antre végétal parisien situé entre ciel et terre.

Jardin suspendu au 5e étage dans Paris

Mon balcon en plein été vue de la rue, début août 2010, photo Alain Delavie

Commençons par des vues prises depuis la rue quelques étages en-dessous.

Jardin suspendu au 5e étage dans Paris

Potée et suspension de bégonias, tomate cerise et Hibiscus 'Fireball' sur mon balcon en plein été vue de la rue, début août 2010, photo Alain Delavie

Profusion de bégonias rouges côté soleil levant et canal de l’Ourcq. Des bégonias tubéreux (bégonia ‘Bertinii’ et bégonia ‘Odorata rouge’) que je ne vois presque pas de l’intérieur car les floraisons se sont dirigées vers la lumière et le soleil, côté rue. À côté dans l’angle du balcon, mon pied de tomate cerise F1 ‘Super Sweet 100’ et les hibiscus (Hibiscus ‘Fireball’ et H. coccineus) qui ne sont pas encore fleuris. Mais il y a de nombreux boutons floraux.

Jardin suspendu au 5e étage dans Paris

Sceaux de Salomon et corète du Japon sur mon balcon en plein été vue de la rue, début août 2010, photo Alain Delavie

Jardin suspendu au 5e étage dans Paris

Corète du Japon sur mon balcon en plein été vue de la rue, début août 2010, photo Alain Delavie

Au centre du balcon, la touffe de corète du Japon (Kerria japonica ‘Pleniflora’) dresse ses cannes et ses multiples petits pompons dorés. Un arbuste à fleurs sans soucis, très florifère, qui pousse très bien en pot.

Jardin suspendu au 5e étage dans Paris

Fallopia japonica 'Variegata', mon balcon en plein été vue de la rue, début août 2010, photo Alain Delavie

Et de l’autre côté du balcon, le plus à l’Ouest, une immense touffe de renouée du Japon panachée (Fallopia japonica ‘Variegata’) au feuillage changeant, plus ou moins éclaboussé de crème. Croissance XXL, arrosages quasi quotidiens… Mais une plante très robuste, qui a vite occupé toute sa grande jardinière.

Et maintenant, continuons le tour du propriétaire mais avec des vues depuis l’appartement et l’intérieur du balcon…

(suite…)

L’escalier fleuri de l’église de la Madeleine (Paris 8e)

La Madeleine est la troisième église la plus visitée de Paris. Plus de 600.000 visiteurs gravissent chaque année le large perron qui mène au sanctuaire où sont vénérées les reliques de Sainte Marie-Madeleine. Cette année, les 28 marches du fronton du monument sont recouvertes de grandes jardinières de fleurs blanches ou rouges.

Escalier fleuri de l'église de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Des rangées de jardinières parallèles ont été plantées de fleurs ou de plantes à feuillages rouges (coléus, géraniums, impatiens, pétunias et sauges écarlates) et d’autres à fleurs blanches (bégonias tubéreux, géraniums, pétunias et sauges farineuses).

Escalier fleuri de l'église de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Escalier fleuri de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Escalier fleuri de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Escalier fleuri de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Escalier fleuri de la Madeleine à Paris (75)

Marches fleuries de l'église de la Madeleine, Paris 8e (75), juin 2010, photo Alain Delavie

Surprenant, non ?

Protections anti-pigeons

Pour dissuader les pigeons et notamment les gros ramiers de venir squatter ma suspension de bégonias tubéreux récemment installée, j’ai disposé des petites girouettes. Cela semble efficace pour le moment !

Protections anti-pigeons

Suspension demi-lune de bégonias tubéreux avec deux petites girouettes, sur mon balcon, avril 2010, photo Alain Delavie

Les jeunes pousses des bégonias tubéreux cassent comme du verre, surtout quand elles commencent à pousser et sortir de terre. Certaines ayant déjà beaucoup poussé avant la plantation des tubercules, il fallait donc les protéger coûte que coûte, une tige cassée étant rarement remplacée par une nouvelle avec ces plantes bulbeuses. Comme j’ai déjà trouvé l’an dernier plusieurs fois un gros pigeon ramier bien installé sur la suspension, idéale perchoir (à l’époque la jardinière était plantée de sédums, qui ont été aplatis et brisés menus), j’ai pris les devants en disposant deux petites girouettes en forme d’oiseau, qui tournent et bougent avec le vent.

Elles gênent les éventuels téméraires qui ne peuvent plus facilement se poser sur la jardinière. Et en bougeant, elles font peut-être un peu peu aux volatiles redoutés. Pourvu que ça dure !