écologie

écologie, environnement, développement durable

Jardinage au naturel à Ermont (95)

Dans le cadre des actions mises en place par la Municipalité pour la préservation et le développement de la biodiversité en ville à partir de la fin du mois de septembre, un cycle d’ateliers de jardinage au naturel est proposé en partenariat avec la MJC d’Ermont.

Avec la création en 2008 d’un service dédié au Développement Durable, la ville d’Ermont a organisé plusieurs évènements autour de la biodiversité. En mai dernier, la fête du développement durable, mise en place par les différents services de la Municipalité (Politique de la Ville, Action Éducative, Action Culturelle, Développement Durable, Jeunesse et Sports), en partenariat avec la Maison des Jeunes et de la Culture et le Club des Espérances, a sensibilisé chacun à la biodiversité à travers différents temps-forts : expositions, table-ronde, animations pédagogiques pour les enfants…
Dans un souci d’exemplarité, le Service municipal des Espaces verts n’utilise plus de produits chimiques de synthèse et pratique depuis plusieurs mois la lutte biologique intégrée, système choisi pour protéger tant la biodiversité que les agents de la commune. De même, les trois stands de la ville (sur le compostage, le comptage des espèces et le jardinage naturel) lors du marché horticole 2009, la diffusion d’un guide de jardinage au naturel, en partenariat avec les Amis de la
Terre, ainsi que le concours Jardinons au naturel !, créé cette année, encouragent les pratiques écologiques de jardinage auprès de tous les Ermontois.
En initiant ce type de démarche, la ville d’Ermont répond au contexte législatif à venir. En effet, le projet de loi « Grenelle 2 » prévoit la création de deux outils pour enrayer la perte de la biodiversité. Ainsi, les collectivités seront les premiers acteurs à les mettre en place. Enfin, l’ensemble des actions menées par la Municipalité pour la préservation de l’environnement s’inscrivent dans une volonté plus globale de développement durable du territoire ; cette dernière se concrétisera à travers l’élaboration de l’Agenda 21 d’Ermont. Il s’agira d’un véritable cadre de référence pour inventer et construire ensemble de meilleures conditions de vie pour le présent et les générations futures.

Des ateliers de jardinage au naturel :
Les conférences-ateliers de Monsieur Turcaud, jardinier passionné (jardinier à la ville de Paris et professeur à l’Ecole Du Breuil, établissement d’enseignement horticole et de cursus d’aménagement paysager à Paris), se déroulent en deux temps : une partie théorique et une partie pratique qui repose sur des sorties sur le terrain. Voici les différents thèmes proposés lors de ce cycle d’ateliers de jardinage au naturel, qui se déroulera
d’octobre 2009 à avril 2010 :
– Identifier, augmenter, utiliser et observer la biodiversité en milieu urbain.
– Programmer les travaux au jardin pour le 1er semestre et réussir son compost.
– Préserver la biodiversité dans les vignes et déguster les vins issus de l’agriculture biologique.
– Programmer les travaux au jardin pour le 2nd semestre 2010 et comment économiser l’eau ?

La partie pratique concernera la culture de légumes et herbes au balcon :
– Mieux accueillir la biodiversité au jardin, accompagné d’une sortie dans un jardin pédagogique.

Informations :
Service Développement Durable, Mairie d’Ermont,
100, rue Louis Savoie, BP 40083,
95123 Ermont Cedex.
Tél. : 01 30 72 38 52.

Hôtel à insectes dans le Parc de l’Ile de Saint-Germain

Un « hôtel à insectes » ouvre ses portes dans le parc de l’Ile de Saint-Germain, à Issy-les-Moulineaux (92).

(Photo CG92 / Jean-Luc Dolmaire)

Depuis plusieurs années, le Conseil général tente de combattre l’effet de la forte urbanisation sur les nombreuses espèces animales présentes dans les parcs et jardins des Hauts-de-Seine. À cet effet, il met en place plusieurs mesures de conservation des habitats, afin de préserver et développer la diversité biologique. Ainsi, un « hôtel à insectes » a été installé dans le « Jardin des découvertes », dans le parc de l’Ile Saint Germain à Issy-les-Moulineaux (92). Il s’agit d’une maisonnette comprenant plusieurs étages. Refuge idéal pour les insectes utiles aux jardins, les différents matériaux utilisés lors de la sa construction leur permettent d’établir la totalité de leur cycle de reproduction au sein de l’édifice. Cet « hôtel à insectes » est une réserve locale de prédateurs des ennemis du jardin (pucerons, doryphores, chenilles…).

Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’entretien des espaces selon un mode plus naturel. Il s’agit de respecter les cycles biologiques de la faune et de la flore, afin d’enrichir les cortèges floristiques et de permettre aux insectes et à la faune de trouver une zone de refuge propice à leur alimentation et leur reproduction.

Mesures pour economiser l’eau

Les habitants de certaines commune de la Seine-et-Marne et du Val-de-Marne doivent restreindre leur consommation d’eau. Paris n’est pas encore dans les départements concernés par ces mesures de restrictions qui touchent désormais 25 départements en France, mais si le beau temps chaud s’installe, la situation s’annonce tendue. Pour moins gaspiller l’eau en ville, rappel de quelques idées simples :

  • Récupérer l’eau de lavage de la salade ou de tout autre légume pour arroser les potées.
  • Idem pour les eaux de cuisson sans graisse, qui peuvent aller arroser les potées après complet refroidissement.
  • Pour ceux qui ont un aquarium, à chaque changement d’eau, utiliser l’eau usagée de l’aquarium pour arroser ses plantes.
  • Mettre des cache-pot à chacune des potées pour ne pas perdre une goutte au moment des arrosages.
  • Arroser tard en soirée, plusieurs heures après le coucher du soleil, pour éviter une évaporation trop forte due à une température encore trop chaude.
  • On ne prend plus de bain, mais une douche qui consomme cinq fois moins d’eau.
  • Quand on se lave les dents, on ferme le robinet. Ce simple geste peut économiser jusqu’à 18 litres d’eau (presque deux grands arrosoirs, ce n’est pas rien).
  • On fait la chasse au robinet qui goutte. En une journée, cela peut représenter jusqu’à 300 litres d’eau perdus.
  • On installe des économiseurs sur les robinets de l’évier et du lavabo.
  • Au prochain orage, essayer de récupérer le maximum d’eau de pluie.

La situation en Seine-et-Marne :

L’ensemble des informations relatives à la gestion de la sécheresse pour la Seine-et-Marne (arrêtés préfectoraux, situation hydrologique) est disponible sur le site Internet de la Direction Départementale de l’Equipement et de l’Agriculture: www.seine-et-marne.equipement-agriculture.gouv.fr ou par téléphone au 01.60.56.72.74.

Le cabaret des oiseaux du parc de Bercy

Le potager du parc de Bercy (Paris 12ème) héberge une bien curieuse plante sauvage, la cardère ou cabaret des oiseaux ou cuvette de Vénus.
Pourquoi cabaret des oiseaux ? La réponse en photos…La base des feuilles forme une cuvette naturelle où les eaux de pluie sont recueillies. Un point d’eau se crée, pas uniquement pour les oiseaux mais aussi nombre d’insectes.

La cardère tient un rôle important dans l’équilibre biologique du jardin et dans le maintien d’une biodiversité importante :
– Ses feuilles inférieures, réunies par deux à leur base, forment un réservoir qui permet de recueillir au total jusqu’à un litre d’eau… Un véritable abreuvoir naturel. La chenille d’un papillon nocturne, le sphinx-bourdon, se nourrit du feuillage.– Ses fleurs sont une excellente source de nectar pour les abeilles, les bourdons, les syrphes et les papillons. Parmi les papillons particulièrement attirés par ces fleurs figurent notamment le paon du jour, le vulcain, la belle-dame, le tabac d’Espagne…
– Ses graines (jusqu’à 600 par tête) attirent les oiseaux granivores et notamment le chardonneret élégant, le tarin des aulnes ou la linotte mélodieuse. Ces graines sont très recherchées par les oiseaux du fait de leur richesse calorique : elles contiennent jusqu’à 22 % de lipides.
– Ses tiges creuses, lorsqu’elles se dessèchent au cours du deuxième hiver, servent de site d’hivernage à de nombreux insectes.

La Hulotte, « le journal le plus lu dans les terriers », encourage la culture de la cardère (Dipsacus fullonus). Vous pouvez obtenir un sachet de graines contre une enveloppe timbrée à votre adresse + un timbre à 0,56 euros. À adresser à :
La Hulotte, 8 rue de l’Église, 08240 Boult-aux-Bois.

La biodiversité à Paris

À Paris, vivent plus de 2 000 espèces de plantes sauvages et de champignons, autant d’espèces animales dont un millier d’insectes, 9 espèces d’amphibiens, 174 espèces d’oiseaux, 3 espèces de reptiles, 32 espèces de mammifères et plus d’une trentaine d’espèces de poissons.

Cette grande richesse s’explique par la présence d’une mosaïque de milieux de vie, l’abondance de nourriture, moins de prédateurs et des températures souvent clémentes.

La faune et la flore vivent dans les nombreux milieux de vie « naturels » présents à Paris : bois, parcs et jardins, friches (terrains vagues), bâti végétalisé, Seine et canaux, plans d’eau (lacs, étangs, mares, bassins), voies ferrées, vieux murs, toits, tunnels, cimetières, et aussi dans des micro-milieux : cavités dans le bâti, interstices entre les pavés, écorces, etc.

Qui se douterait qu’à Paris voisinent le renard et la fouine, le lucane cerf-volant et le papillon machaon, le martin-pêcheur et le faucon crécerelle, le lézard des murailles et le crapaud accoucheur, la libellule aeschne bleue, le bombyx de l’ailanthe et le pseudo-scorpion, la méduse Craspedacusta et la mulette des peintres, le silure glane et l’anguille… ?

Dans les deux bois et dans Paris intra-muros plusieurs stations d’orchidées sauvages ont été découvertes: ophrys abeille, orchis pyramidal, orchis bouc, épipactis à larges feuilles. Certaines ont même été observées sur les toitures végétalisées de logements sociaux : cette situation pour ces espèces emblématiques est insolite et exceptionnelle.

Sur la voie ferrée de la petite ceinture s’est constituée une originale jungle urbaine, avec orobanche du trèfle, morelle velue, tomate, vigne, rose trémière, figuier, pavot somnifère, maceron…

Les berges de la Seine voient se développer une flore typique : chanvre d’eau, carex et joncs, salicaire, hépatique des fontaines et diverses fougères, aristoloche. La cuscute d’Europe, espèce protégée, a été repérée sur les berges du bois de Boulogne.

Ainsi à Paris se côtoient l’arbre aux papillons, la capselle bourse à pasteur, le jonc des crapauds, l’érable champêtre, la circée de Paris ou encore la véronique de Perse. Une richesse inattendue en milieu urbain.

La biodiversité à Paris en chiffres :
La biodiversité à Paris, c’est d’abord un patrimoine historique constitué par la Seine, les bois de Boulogne et de Vincennes, mais aussi les grands parcs et près de 100 000 arbres d’alignement. Paris compte près de 2 000 plantes et champignons et 2 000 espèces animales parmi lesquels des renards, des fouines, des martins-pêcheurs, et, dans l’eau, des silures glane ainsi que des anguilles. De nombreuses actions sont entreprises par la Ville :

• les jardins labellisés. 63 espaces verts parisiens ont été labellisés par un organisme indépendant. L’obtention du label suppose de répondre à trois critères : la réduction des nuisances (atmosphériques, sonores…), des risques (pollution, sol, eau…), l’économie des ressources naturelles non renouvelables, le développement de la faune, de la flore et de la biodiversité.
• les murs végétalisés. Ces murs contribuent à l’embellissement de l’espace public et à l’amélioration de l’environnement. 82 murs sont habillés de volubiles plantées directement dans le sol, et trois murs accueillent des plantes vivaces cultivées hors sol.
• les corridors écologiques. Mise en place d’un réseau « mares », et de réserves ornithologiques dans les deux bois, ces « corridors écologiques » qu’empruntent les espèces végétales et animales (via la Seine, la Petite Ceinture, le réseau des parcs et jardins, les promenades plantées, les artères arborées, les toitures et murs végétalisés) garantissent une continuité entre les différents milieux naturels.
• les arbres. La capitale offre à sa faune et sa flore un patrimoine arboré de près de 500 000 arbres, dont 187 500 hors des bois.
• les ruches. L’installation de nouvelles ruches dans Paris, notamment dans les jardins publics (ex : au parc Monceau), et les jardins partagés (jardin de l’Aqueduc, 14e arr.).
• les mares présentent un intérêt écologique, pédagogique, paysager. Vingt mares et zones humides dans Paris et les bois forment réseau qui permet le retour en ville des crapauds communs, tritons palmés mais aussi des nénuphars.
• le Jardin des Papillons (au parc floral) propose une découverte du monde des insectes et plus particulièrement des papillons de jour d’Ile-de-France par l’observation des étapes de leur cycle de vie, leur vol, les parades ou encore l’émergence des chrysalides.

On trouve à Paris 2000 espèces animales parmi lesquelles :
• Plus d’un millier d’insectes (papillons, libellules, fourmis, abeilles, guêpes, bourdons, punaises, mouches, moustiques, …) ;
• 44 espèces de mollusques (planorbes, escargots, limaces, moules, …) ;
• 32 espèces de mammifères (hérissons, fouines, chauve-souris, renards, écureuils, …) ;
• 174 espèces d’oiseaux (faucons crécerelles, chardonnerets, chouettes hulotte…) ;
• 3 espèces de reptiles (lézards des murailles, tortues de Floride) ;
• 9 espèces d’amphibiens (crapauds accoucheurs, tritons palmés) ;
• 35 espèces de poissons (brochets, truites, anguilles, silures glanes, …).

Les coccinelles des tilleuls parisiens

En parcourant le salon Jardins, Jardin sur la terrasse le long de la Seine du jardin des Tuileries hier, j’ai eu la surprise de découvrir un nombre incroyable de coccinelles sur le revers des feuilles des tilleuls.

Beaucoup de larves à tous les stades de développement, des adultes, la population des coccinelles parisiennes prospèrent sur les tilleuls, largement pourvoyeurs de pucerons. Et les pucerons sont un délice pour les jeunes coccinelles !