Un tapis de mousse et ça pousse !

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Un tapis de mousse et ça pousse !

Tapis de mousse avec sedum, Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)
La mousse s’installe la première sur une surface minérale où rien d’autre ne pousse, puis peu à peu, d’autres plantes viennent s’implanter dans cette couche végétale protectrice qui leur assure une source de nourriture et d’humidité, certes limitée, mais suffisante pour certaines espèces pionnières.

Tapis de mousse avec sedum et Geranium robertianum, Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)Sur ce mince tapis végétal constitué par la mousse, ce sont des sedums et des géraniums herbe-à-Robert qui se sont semés et qui ont poussé. Les premiers supportent les périodes de sécheresse, les géraniums un peu moins surtout sur de longues périodes, d’où leurs dimensions modestes. Et les réserves en éléments nutritifs sont limitées, provenant de l’accumulation des poussières et de la décomposition des plus vieilles mousses. Mais cela suffit pour ce retour de la végétation sur un sol inerte et minéral. En fait l’élément limitant, c’est l’eau surtout… et l’envie de nettoyage des humains !

By |2016-12-04T20:54:56+00:00décembre 4th, 2016|plante sauvage, plante vivace|5 Comments

About the Author:

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste, spécialisé dans le jardinage et la météorologie. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Rustica Hebdo et conseiller éditorial du site www.rustica.fr

5 Comments

  1. Chasseriau Michèle 5 décembre 2016 at 23 h 10 min

    Belles photos j’aime beaucoup ce petit géranium blanc ou rose qui pousse n’importe où dommage qu’il soit beaucoup envahissant!

  2. Fred 5 décembre 2016 at 21 h 16 min

    Je suis totalement d’accord avec JJP avec juste un petit bémol en ce qui concerne la chélidoine. Je l’apprécie beaucoup mais elle semble être un véritable hôtel pour aleurodes ! J’ai remarqué que le Leycesteria formosa était lui aussi très prisé par ces insectes

  3. mamiefanfan 5 décembre 2016 at 12 h 57 min

    J’aime l’herbe à robert que je laisse pousser librement dans mon jardin. N’ayant pas de fleurs blanches (je n’aime pas trop, c’est la seule qu je laisse éclairer un espace monochrome.

  4. Josette 5 décembre 2016 at 9 h 52 min

    J’en ai un pied qui s’est installé sur la branche d’un fagot qui immerge de mon bassin. Un peu de terre, vraiment très peu, un dé à coudre, un peu de mousse et le voilà qui pousse ! Je l’ai laissé en place, tant d’efforts méritent bien respect.

  5. jpp 4 décembre 2016 at 21 h 06 min

    Voilà qui confirme la qualité de plante pionnière de l’herbe à Robert. Pourquoi ce merveilleux petit géranium est-il considéré comme une « mauvaise herbe » et les autres géraniums vivaces des fleurs dignes de ce nom (on pourrait faire aussi le parallèle chélidoine/ancolie) . Autre qualité : il se repique très facilement. L’herbe à Robert est en liberté et se développe un peu partout à St-serge à partir d’un seul plants récupéré dans un bac à fleurs à l’abandon devant un restaurant chinois à quelques mètres du jardin.

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