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Renouée de Chine, l’automne lui va si bien !

La renouée de Chine (Fallopia aubertii) attend la fin de l’été et l’automne pour se parer d’une abondante floraison vaporeuse, très appréciée des insectes pollinisateurs.Renouée d’Aubert, renouée de Chine, renouée de Boukhara, renouée du Tukerstan, les noms communs ne manquent pas à cette vigoureuse plante grimpante. Et les noms latins non plus ! Dénommée actuellement Fallopia aubertii, cette liane a un temps été répertoriée comme Polygonum baldschuanicum et Reynoutria baldschuanica. Des noms que l’on retrouve parfois sur les étiquettes, qui suivent plus lentement les mises à jour de la classification botanique.Quel que soit le nom sous lequel vous trouvez cette belle plante, sachez qu’elle est d’une vigueur exceptionnelle. Ses fines tiges peuvent atteindre de 10 à 15 m de longueur, avec une croissance annuelle qui peut atteindre 3 à 5 m. Une aubaine dans un nouveau jardin ensoleillé pour cacher un grand mur ou une construction disgracieuse. Dans les petits jardins, sur une terrasse ou dans une cour, il faut s’attendre à être vite envahi, la renouée ne se gênant pas pour étendre ses pousses volubiles chez les voisins. Elle n’a pas de crampon comme certaines vignes vierges, mais cela ne l’empêche pas de s’enrouler au moindre support à sa portée, quand elle ne se laisse pas courir.Mais quel spectacle en fin d’été et au début de l’automne quand les grands panicules de petites fleurs blanches recouvrent presque tout le feuillage. L’ensemble est nettement moins joli au coeur de l’hiver quand les gelées ont fait tomber le feuillage et dégarnissent les longues tiges. C’est d’ailleurs la bonne période pour tailler cette géante que rien n’arrête. Mais pour le moment, l’heure est à la plantation ou à la contemplation dans les jardins de Paris et d’Île-de-France.

D’autres couleurs d’automne dans la ville

Le vent et la pluie de ce dimanche ne m’ont pas empêché d’aller faire un tour dans la capitale, à la recherche de beaux feuillages d’automne. Belle promenade au grand air, couleurs flamboyantes et lumineuses au rendez-vous.
De l’or sur l’Île Saint-Louis (Paris 4ème),Eclats empourprés dans le jardin des Halles (Paris 1er),Or et feu dans le cimetière de Montmartre (Paris 18ème) avec de superbes vignes-vierges,Comment sont les feuillages dans votre jardin et votre région ?

Le lierre fleurit, syrphes et abeilles sont à la fête

Belle ballade dans le superbe cimetière du Père Lachaise (Paris 20ème) cet après-midi, sous un ciel souvent très chargé de nuages noirs, mais heureusement sans pluie. Le mur côté avenue Gambetta était tapissé de lierre arbustif en pleine floraison. Une vraie ruche !La floraison du lierre n’est pas une chose très commune. Voir tout un mur couvert de lierre en fleur est encore moins fréquent. Les fleurs sont assez insignifiantes, le parfum plutôt déplaisant, mais seulement pour les humains, car les insectes pollinisateurs s’en donnaient à coeur joie cet après-midi. Syrphes, abeilles, grosses mouches bleues, bourdons et même quelques guêpes, tous ce petit monde bruissaient et virevoltaient, indifférent aux bourrasques de vent et aux lourds nuages qui menaçaient. Les fleurs ne manquent pourtant pas dans le cimetière encore bien fleuri, mais le lieu de rendez-vous et le festin était sur ce grand mur de lierre. Pollen et nectar à volonté !

Le streptolirion part à l’assaut de la gouttière

Parmi les plantes exotiques qui poussent vite et en hauteur, il faut compter aussi mon pied de Streptolirion volubile.
Cette belle liane au feuillage satiné appartient à la famille des misères (Commélinacées). Comme ces plantes d’intérieur, elle pousse dehors en été à mi-ombre ou à l’ombre claire et dans l’appartement dès que le froid se fait menaçant. Sa croissance pendant la belle saison est impressionnante. En une semaine, elle gagne plusieurs dizaines de centimètres. Mon pied installé au pied d’une gouttière commence à s’enrouler gentiment tout autour. J’aimerai bien qu’il grimpe jusqu’en haut, parant le tuyau peu élégant de grandes feuilles en coeur. Exotisme et effet de jungle garantis !

Contre la grisaille, faites un jardin de lumière !

Vous en avez assez du temps gris, des gros nuages et de l’absence de soleil ?Apportez une touche de lumière vive sur votre rebord de fenêtre, votre balcon, votre terrasse, votre cour ou votre jardin en plantant quelques végétaux à feuillage jaune ou doré.
Démonstration en images, avec des idées piquées dans les parcs et jardins de Paris et d’ailleurs…
Le 1er exemple provient du jardin jaune du Parc André Citroën, composé de spirées, de sureau, de seringats tous aux feuillages dorés sur tapis d’herbe-aux-écus (Lysimachia nummularia ‘Aurea’) et de lamier à fleurs jaunes (Lamium galeobdon).
Sous un arbre ou un grand arbuste, essayez le tapis de fusain doré, comme ici dans le parc André Citroën. Cette idée marche très bien dans un grand bac ou une jardinière.
Pour une bordure, osez quelques touffes de carex et de lamiers (ici au Clos du Coudray, à Etaimpuis, 76).Pour habiller une rambarde un peu triste ou trop sombre, pour réveiller un balcon ombragé, rien de tel que le houblon doré (Humulus lupulus Diva, ici photographié sur mon balcon en 2006).
Ce ne sont que quelques idées parmi tant d’autres, mais au moins, vous serez sûr d’avoir du soleil dans votre coin de jardin toute l’année, quelle que soit cette satanée météo !