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Exotisme à Paris : un hibiscus géant !

Je vous ai montré hier quelques photos de mes fleurs et feuillages exotiques qui prolifèrent sur mon balcon. Mais aujourd’hui, grosse surprise en rentrant avec les premières fleurs de l’Hibiscus coccineus.Après le blanc (Hibiscus coccineus ‘Alba’) qui a déjà fait six fleurs depuis ce billet, voici enfin l’espèce type, à fleurs rouge magenta, immenses et exotiques à souhait. Le pied a trois ans, je l’ai obtenu à partir de graines envoyées par une amie grande collectionneuse d’hibiscus, Françoise Levavasseur, qui a créé le groupe de parole Hibiscusmania, lieu d’échanges plus que sympathiques pour tous les amateurs et collectionneurs d’hibiscus. Elle a aussi créé un site Hibiscusmania où sont présentées de nombreuses photos d’hibiscus. Attention les yeux, trop beau !
Mon pied d’hibiscus a mis trois ans pour arriver à fleurir. Mais quelle récompense et quel plaisir ! Et pour tout vous dire, j’ai manqué la première fleur, pensant que les boutons étaient trop petits encore pour s’ouvrir. Hier matin, j’ai découvert la fleur fanée, rageur… Et ce soir, deux fleurs d’un coup, dont une dirigée vers l’intérieur du balcon, une aubaine pour faire des photos. Alors voici un petit délire de photos, de l’hibiscus en veux tu en voila, à fleurs rouges ou blanches, mais de l’hibiscus parisien, roi de balcon !

L’exotisme au balcon : démonstration en photos

L’été étant maintenant bien avancé, les plantes exotiques de mon balcon ont proliféré, fleurissent et s’épanouissent au point de devenir presque trop envahissante. Petite revue en photos de ma « jungle urbaine » à quelques jours de la rentrée.
Impatiens namchawarbensis
Impatiens repens

Impatiens sodenii subsp. sodenii


Pavonia missonium
Hibiscus coccineus ‘Alba’

Leucosceptrum stellipilum

Dicentra scandens (qui court dans un oeillet d’Inde géant à odeur de pamplemousse, Tagetes lemonii)

Streptolirion volubile

Pinellia pedatisecta
Typhonium venosum

Et pour finir une vue du balcon depuis la rue…

Craquez pour un gros zamioculcas

Petite visite hier chez Truffaut quai de Seine (Paris 13ème) pour découvrir le festival des plantes d’intérieur. Une offre large de végétaux d’intérieur y est présentée, avec notamment de superbes sujets de zamioculcas (Zamioculcas zamiifolia) trop rarement proposés.Cette plante verte apparue depuis une dizaine d’années dans les points de vente de jardinage est le plus souvent vendue en petites potées, avec deux ou trois feuilles. Il faut dire que son prix, même quand elle est encore très jeune, reste élevé par rapport à d’autres plantes d’intérieur tel le Ficus benjamina ou le philodendron (Monstera deliciosa). La croissance du zamioculcas est lente, je suppose qu’elle est la cause de ce prix si élevé.
Sinon, c’est une plante on ne peut plus facile à vivre, le seul danger étant juste de trop l’arroser. Elle déteste les excès d’arrosage et le terreau toujours détrempé. Autre atout important, elle ne demande pas beaucoup de lumière. Il faut absolument lui éviter le soleil direct qui brûle les folioles vernissées (une foliole, c’est ce qui ressemble à une feuille et qui n’est en fait qu’une partie de la grande feuille découpée en nombreuses folioles portées par une tige très épaisse et succulente).
Si vous réussissez le spatiphyllum ou le philodendron, vous obtiendrez sans problème de très belles potées de zamioculcas. Et pour les plus pressés, c’est le moment d’aller choisir des gros sujets (attention, il faut débourser plus de 100 euros, c’est un investissement quand même).Il m’a fallu presque 7 ans pour obtenir cette belle potée (1 m de diamètre au niveau du feuillage) chez moi, en partant d’un petit pied qui n’avait que trois feuilles d’environ 50 cm de hauteur. Et chaque année elle me donnait des fleurs verdâtres en été, qui apparaissaient à la base des feuilles. Mais j’ai dû la donner tellement elle prenait de la place chez moi dans la salle à manger.
Tout ça pour dire que le zamioculcas est une excellente plante d’intérieur, avec un port et un feuillage particuliers qui conviennent parfaitement aux intérieurs contemporains et aux jardiniers un peu négligeants…

Les fleurs araignées de mon dorstenia

Je vous ai déjà parlé d’un de mes dorsténias (Dorstenia contrajerva), plantes que j’adore. J’en ai deux autres, dont un qui est couvert de curieuses fleurs en ce moment.Des fleurs semblables à des araignées à longues pattes, très animales, très graphiques. Le nom de cette espèce m’est inconnu, j’ai oublié de le noter quand je l’ai achetée à Jérome Planche (pépinière Plantes Miniatures). Mais ce dorsténia pousse très vite et ne cesse de fleurir, pour l’instant sur le balcon à l’abri du soleil et dans quelques semaines dans l’appartement, à l’abri du gel.

Hibiscus coccineus ‘Alba’ : graines ou pas graines ?

Laisser les fruits et récolter les graines ou supprimer les fleurs dès qu’elles fanent ? Tel est le dilemne, car mon hibiscus (Hibiscus coccineus ‘Alba’) semble vouloir produire quelques semences, les fruits se formant après les fleurs.Mais en même temps, la formation des semences captent une partie de l’énergie de la plante qui, de ce fait, a tendance à moins fleurir, surtout en pot ou en jardinière. Et ce sont les fleurs qui m’intéressent, même si l’idée de distribuer autour de moi des graines de cet arbuste encore rare en France me tente toujours.
Ce matin, j’ai tranché ! J’ai laissé le premier fruit déjà énorme, j’ai supprimé la deuxième fleur déjà fanée aux premières heures du jour. Et je supprimerai les suivantes au fur et à mesure qu’elles déclineront, d’autant plus que l’été est frais, pas assez chaud pour assurer une maturation des fruits les plus tardifs. Ce sera donc quelques graines et surtout des fleurs…
Pour les belles-de-nuit (Mirabilis longiflora) la question ne se pose plus. Chaque année, elles produisent une grosse quantité de graines que je recueille (ce matin, j’ai coupé toutes les têtes défleuries pour faire ma dernière récolte). Les plantes refont du feuillage en fin d’été, parfois refleurissent si l’été est assez chaud et long et repartent toujours de plus belle l’année suivante. Alors, c’est fleurs et graines. Je laisse aussi mes bégonias tubéreux (Begonia boliviensis et B. Bonfire) se débrouiller tous seuls. Il y a tellement de fleurs en permancence, le nettoyage serait pénible et les fruits formés ne semblent pas les déranger. Quant aux pinellias, ils produisent fleurs et graines sans plus de problème.

Premiere floraison de l’Hibiscus coccineus ‘Alba’

À quelques jours de la moitié de l’été, mon pied d’Hibiscus coccineus ‘Alba’ donne sa première fleur, ouverte dans la nuit de lundi à mardi et aujourd’hui mardi toute la journée.C’est que le pied ramené de Courson a bien changé et profité. Près de deux mètres de hauteur, des larges feuilles découpées et des boutons floraux nombreux. Et aujourd’hui, une seule fleur, grande avec cinq pétales d’un blanc pur, tournée vers la rue et qui est déjà un peu flétrie ce soir. Mais il y d’autres boutons, plein de boutons, autant d’annonces de futures floraisons. Enfin si le vent qui souffle en rafales ce soir ne les arrache pas tous. Quel temps, décidément l’été se montre très capricieux cette année…