Archives de mots clés: plante exotique

L’été des plantes en pots : le typhonium

Il y a quelques semaines, je vous ai parlé de la floraison spectaculaire tant par la vue que par l’odorat de mes typhoniums (Typhonium venosum).
L’été étant maintenant bien installé, les fleurs se sont aussitôt évanouies, laissant quelques graines que je laisse se répandre dans la jardinière et les feuilles sont apparues, prenant très vite une ampleur toute exotique. Avec leurs nombreux lobes et leur forme si particulière, elles ne passent pas inaperçues ! Voici aujourd’hui les monstres…Elles occupent une surface au sol d’un bon 1/2 m2, une hauteur de presqu’un mètre, des tuteurages étant nécessaires pour les soutenir et éviter qu’elles ne s’affalent trop sur les plantes voisines.
La chaleur ne les dérange pas tant que les arrosages sont réguliers. Il ne faudrait toutefois pas que les fortes températures durent trop longtemps avec un temps très sec, car ces belles Aracées sont sensibles aux araignées rouges, qui peuvent envahir le feuillage en un rien de temps et le faire se dessécher lamentablement. Et alors pas grand chose à faire, hormis des douches répétées (pas pratiques sur un balcon, car les voisins sont aussi douchés à l’occasion). Pour aujourd’hui, le problème semble écarté, car l’orage se déchaîne sur Paris et les vannes sont ouvertes…
Hormis cette petite sensibilité aux araignées rouges, ce sont des plantes très robustes, qui ne demandent pas de soin particulier, ni d’apports répétés d’engrais (une dose d’engrais, riche en potasse et phosphore sans trop d’azote, au moment du rempotage suffit pour la belle saison).Il faut toutefois les installer dans un endroit pas trop venté, car les fortes rafales peuvent abîmer leur beau feuillage largement déployé. Et les tiges ne sont pas vraiment solides. À Paris, ces plantes résistent à tous les hivers depuis 10 ans maintenant, sans protection autre que le terreau qui recouvre les cormes. Certainement une des Aracées exotiques parmi les plus faciles à cultiver en pot, exotisme garanti !
Bon j’arrête mon bavardage, les rafales se déchaînent dehors, la pluie aussi et les éclairs semblent se rapprocher. Pause orage !

L’iridescence du Begonia grandis ssp. evansiana

L’iridescence est un phénomène surprenant, qui fait qu’un objet, un animal ou une plante changent de couleurs selon l’angle sous lesquels on les regarde.
Ce phénomène est rare dans le monde végétal. Certaines sélaginelles le présentent, le célèbre Begonia pavonina rapporté par le botaniste Patrick Blanc et montré dans son exposition Folies Végétales à l’Espace EDF Electra (Paris 7ème) qui s’est terminée en mars dernier en est certainement le plus bel exemple. Les plants de ce bégonia étaient présentés dans des bulles, dans la pénombre. Magique ! Un bleu incroyable, véritablement fluo et tout à fait naturel.
Vous pouvez encore profiter un peu de cette splendide exposition en achetant le livre catalogue publié à l’occasion par les éditions Le Chêne.
Mais pour en revenir à ce phénomène optique si curieux, et bien il se trouve qu’il touche aussi un autre bégonia, plus fréquent dans les jardins français : Begonia grandis ssp. evansiana et ses nombreuses variétés.
J’ai justement une forme à feuillage foncé, teinté de pourpre au revers et de vert foncé sur le dessus. Ce matin, avec le temps nuageux, mon bégonia s’est retrouvé dans des conditions de lumière qui ont rendu son feuillage luisant et iridescent.Un début de bleu fluo, certes pas aussi intense que le Begonia pavonina, mais déjà intéressant… Et la prise de vue n’a pas estompé cette belle couleur iridescente naissante.

Exotisme et jeux d’eau à Paris plages

Les 33 palmiers apportent une touche d’exotisme aux bords de Seine, mais d’autres petits jardins éphémères, tous aussi exotiques, réservent des surprises quand on se ballade le long de Paris plage sur le quai de la Seine.Installées sous les brumisateurs qui rafraîchissent les passants (aujourd’hui c’était nécessaire pour supporter la lourdeur du temps), des plantations de papyrus (Cyperus papyrus) et d’autres plantes aquatiques (des houttuynias notamment) se trouvent enveloppées d’un fin brouillard qui vous trempe en un rien de temps. C’est tout juste s’il ne fallait pas faire la queue pour se faire mouiller. C’est qu’il y en avait du chat noyé !!! Mais heureux et rafraîchi. Vive l’été et Paris plage !

Paris plages et ses 33 palmiers

Lundi dernier je vous parlais de la nouvelle édition de Paris plages et de ses 33 palmiers. En vous demandant quelle espèce avait été choisie pour décorer la plage le long de la Seine ?Personne n’a répondu (snif !!!) et pourtant, c’est une des espèces de palmier les plus répandues dans les jardins en France, les plus rustiques et robustes, qui a même déjà été plantée dans quelques rues parisiennes, notamment la rue Curial, dans le 19ème arrondissement. Tout simplement le palmier chanvre ou palmier de Chine (Trachycarpus fortunei). Pour ceux qui aiment les palmiers, il y en avait aujourd’hui à vendre sur le marché aux fleurs de l’Île-de-la-Cité (Paris 1er), de très beaux sujets. Ceux qui ne sont pas pressés peuvent toujours tenter le semis, avec un choix de graines et d’espèces extraordinaires chez Rarepalmseeds, le n° 1 des graines de palmiers.
Petit jeu de l’été : cherchez le palmier près de chez vous et envoyez-moi une photo avec la rue et l’arrondissement. Pour avoir une petite idée du Paris exotique…

Dorstenia contrajerva : une surprenante curiosité végétale

Connaissez-vous les dorsténias ? Non presque certainement. Encore moins le Dorstenia contrajerva, petite plante vivace gélive à cultiver à l’intérieur.
Il faut dire que les espèces du genre Dorstenia sont encore très confidentielles. Seuls quelques pépiniéristes collectionneurs en proposent et toujours en petit nombre. Les plus communes ont un caudex (tige renflée) et une culture qui les rapprochent beaucoup des plantes grasses. L’IPNI en recence plusieurs centaines, mais quand on arrive à en trouver une dizaine, c’est le grand bonheur pour le collectionneur.
Parmi les plus faciles à cultiver, Dorstenia contrajerva pousse très bien et fleurit sans cesse dans un intérieur pas trop ensoleillé. Il forme des tiges succulentes assez courtes qui portent les feuilles lobées très découpées avec de longs pétioles. La curiosité réside principalement dans la floraison . Cette plante appartient à la famille du figuier et des ficus, les Moracées. Et il donne des fleurs qui ont l’apparence de coupes vertes composées de quatre lobes irrégulièrement découpés. Très curieuses, un rien animal (on s’attend presque à les voir se refermer sur le doigt qui les frôle), presque dérangeantes, j’adore ! Au coeur de ces réceptacles biscornus apparaissent des petites graines, qui sont expulsées loin de la plante mère. Chez moi, elles tombent sur la moquette, elles n’ont donc jamais donné d’autres plantes. Dommage !
Les clés de la réussite :
La culture est vraiment simple et sans problème (ce qui n’est pas le cas pour tous les dorsténias) comme une banale plante d’intérieur presque. Un terreau riche et bien drainé est nécessaire, avec des arrosages suivis pour maintenir le sol toujours frais. Peu exigeante en lumière, cette espèce se contente du soleil du matin ou d’une pièce claire, sans soleil. Le pied peut rester dans un petit pot plusieurs années de suite, ce qui limite juste le nombre et la grandeur des feuilles. Pas de sensibilité particulière aux maladies ou parasites.
Je vous ai fait envie ? Et ç’est là que les choses vont devenir difficiles, car pour trouver ce dorsténia, c’est le parcours du combattant…
Mon pied provient des Établissements horticoles « Le Prieuré », Claude de Lacheisserie, Le Prieuré, 26120 Ourches. Tél.: 04 75 60 31 26. Je vous recommande la visite de la serre de ce pépiniériste collectionneur… Le pays des merveilles, le paradis pour le collectionneur de plantes exotiques.
Si par hasard quelqu’un trouve des graines ou des plants de Dorstenia bahiensis, je suis preneur !!! J’en rêve…

D’autres plectranthus, toujours aussi fantastiques !

Je vous ai parlé hier des plectranthus et de leurs nombreuses qualités. En fouillant dans mes nombreuses photos, j’ai retrouvé d’autres espèces admirables, parfaites aussi bien dans une grosse jardinière qu’en pleine terre.
Plectranthus ciliatus ‘Donald Duke’, la version jaune de P. ciliatus ‘Silver Knight’. Un gros costaud.Plectranthus argenteus ‘Silver Shield’, tout aussi vigoureux mais d’un gris argenté très doux. Un feuillage de velours , qui met bien en valeur les fleurs et les feuilles colorées comme ici avec des géraniums, des périllas ou de l’aneth.