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Phymatodes longissima

C’est un de mes achats lors de la dernière Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard (91), qui s’est déroulée début avril. Une belle fougère asiatique aux frondes très découpées : Phymatodes longissima.

Fougère exotique d'intérieur

Potée de Phymatodes longissima avec une grande fronde découpée, plante d'intérieur, photo Alain Delavie

Pour le moment, ma petite potée récemment rempotée n’a qu’une belle fronde bien verte. C’est une fougère peu rustique (elle est donnée résistante jusqu’à -5 °C si la souche est gardée au sec), à feuillage semi-persistant. Elle appartient à la famille des Polypodiacées. Je n’en sais pas beaucoup plus sur cette espèce peu répandue ici en France. Il semblerait qu’elle soit très proche du Polypodium aureum, une espèce de fougère américaine plus fréquente en culture.

Sur la base des conseils préconisés pour Polypodium aureum, il faut donc installer Phymatodes longissima dans un sol léger et poreux, maintenu frais par des arrosages réguliers tout au long de l’année. La terre du pot ne doit pas sécher. Une humidité atmosphérique importante est appréciée par cette fougère, d’où la nécessité de vaporiser de l’eau douce non calcaire sur les frondes aussi souvent que possible. Pendant la belle saison, il faut donner un engrais liquide équilibré tous les quinze jours.

Je l’ai trouvée chez Olivier Ézavin, pépinière Le Monde des Fougères.

Begonia conchifolia var rubrimacula

J’aime les bégonias, que dis-je, j’adore ces plantes exotiques, plantes d’intérieur ou de potées pour les coins ombragés du jardin. J’ai trouvé un pied de Begonia conchifolia var. rubrimacula lors de l’exposition Edénia 2010, qui s’est tenue à Cergy-Pontoise (95) fin mars dernier.

Plante d'intérieur

Begonia conchifolia var rubrimacula dans un de mes terrariums, avril 2010, photo Alain Delavie

Cette petite espèce botanique d’origine américaine (Costa-Rica) séduit par ses feuilles en forme de coeur allongé d’un joli vert vif brillant, avec une macule rouge vif au niveau de l’insertion du pétiole de la feuille. Vert et rouge vif, charmant tout simplement !
Le feuillage et les tiges sont très charnues et très cassants aussi. Il faut faire très attention quand on manipule la plante pour ne pas se retrouver avec des bouts de feuilles séparés du pied mère. La floraison apparaît au coeur de la touffe et se dégage du feuillage. Les petites fleurs blanches apparaissent au-dessus des feuilles.

Ce bégonia d’intérieur apprécie une atmosphère relativement humide (forte hygrométrie) qu’il est difficile d’obtenir dans un appartement ou une maison, surtout quand on chauffe. Forte humidité ambiante car il n’aime pas avoir un sol détrempé, qui fait pourrir ses racines. Comme de nombreux bégonias d’ailleurs. Il pousse mieux dans un terrarium, ses petites dimensions (15 à 20 cm de hauteur environ) permettant un petit bac. J’ai installé mon pied avec des chiritas (Chirita tamiana) sous une lampe de 11 watts. Un duo de petits bijoux végétaux…

Du wasabi sur le balcon ou dans le jardin

Condiment dans la cuisine japonaise, le wasabi arrive dans les jardineries ce printemps. Vous le trouvez en ce moment en jeunes plants, parfois déjà fleuris.

Plante aromatique

Jeune plant de wasabi (Wasabia japonica) fleuri, Ferme de Gally (78), photo Alain Delavie

Cette plante condimentaire (Wasabia japonica) appartient à la famille des Brassicacées. C’est une cousine de nos radis, choux et navets. Cultivée pour sa racine, elle est parfois dénommée raifort japonais ou raifort d’eau. Autant dire qu’elle relève les plats et qu’il faut la consommer avec modération car son goût est très fort.

Plante aromatique

Étiquette d'un jeune plant de wasabi (Wasabia japonica), Ferme de Gally (78), photo Alain Delavie

Comment cultiver cette plante exotique ?
Malgré ses grandes feuilles qui rappellent celles de la rose trémière, c’est un radis. Un radis qui se montre très exigeant en eau. Au Japon, le wasabi de qualité supérieur est cultivé en condition aquatique. Il faut donc installer cette plante dans un sol qui reste au moins frais et les arrosages doivent être réguliers quand le temps est sec. Évitez lui une exposition trop ensoleillée et brulante. Si les feuilles se fanent dans la journée ou palissent, c’est que votre pied est trop exposé au soleil. La mi-ombre lui convient davantage.

La récolte s’effectue quand la racine a un diamètre d’un à deux centimètres. Les plantules qui se sont formées autour de la racine principale peuvent être détachées et replantées. Les plants de wasabi sont vivaces, mais ils craignent les gelées. En hiver, il faut couvrir la culture avec un voile d’hivernage.

Le feuillage vert vif est assez joli, la floraison charmante… Avec un bon cache-pot, le problème de l’arrosage ne devrait plus en être un. Si je retrouve des pieds, j’en achète un !

L’impatiens bleue s’est ressemée malgré l’hiver

Un peu partout dans mes jardinières apparaissent des semis spontanés de l’impatiens bleue (Impatiens namchawarbensis), une belle exotique annuelle qui se ressème abondamment chaque année partout où le sol est à nu.

Semis spontané d'impatiens bleue

Semis spontanés d'Impatiens namchawarbensis dans une de mes jardinières, avril 2010, photo Alain Delavie

Les trois vagues de froid sévère n’ont pas perturbé les graines, insensibles aux gelées apparemment, vu le nombre de jeunes plants que je découvre au fil des jours. Les semis spontanés sont apparus plus tardivement, certainement du fait de la longueur et de la rigueur de l’hiver 2009-2010. Mais si tout continue à bien pousser, je devrais avoir quelques plants pour le Troc Vert de Montreuil-sous-Bois en mai prochain. Ils seront petits car il reste un mois et demie, cela ne leur laisse plus beaucoup de temps pour se développer.

Pas besoin de racheter un nouveau plant d’impatiens bleue. Cette année, les semis sont apparus un peu partout sur le balcon, j’en ai assez pour moi pour fleurir le balcon l’été prochain.

Sélaginelle bleue

C’est une de mes trouvailles lors du dernier salon Édénia 2010 à Cergy-Pontoise. Cette sélaginelle présente un feuillage très découpé qui prend des iridescences bleu électrique très spectaculaire. Comme Selaginella willdenowii, mais avec un port plus traçant.

Feuillage iridescent bleuté

Selaginella sp. dans un de mes terrariums, mars 2010, photo Alain Delavie

Dans mon petit terrarium et sous la lampe horticole, la couleur bleue est peu visible.

Plantes d'intérieur

Selaginella sp. dans un de mes terrariums en compagnie d'un saintpaulia miniature, mars 2010, photo Alain Delavie

Il faut en fait placer la plante dans la pénombre pour admirer ses reflets bleutés incroyables. À côté du saintpaulia miniature, elle va avoir beaucoup de lumière, mais c’est le seul endroit libre que j’avais, elle bénéficie au moins d’une atmosphère très humide et d’une température régulière tempérée.

Crepidium metallicum

Hier, samedi matin je suis allé à Cergy-Pontoise (95) pour l’ouverture du salon Édénia 2010. Arrivé avant l’ouverture, je me suis engouffré avec les autres passionnés venus de bonne heure pour dénicher les perles rares apportés par les exposants. Et je suis revenu avec un grand sac bien rempli et avec notamment ce petit pied de Crepidium metallicum.

Orchidée bijou

Crepidium metallicum, orchidée, photo Alain Delavie

Une orchidée naine au feuillage métallisé d’un beau rouge vif foncé. Le pied est encore tout petit, mais il ne devrait pas dépasser les 10 centimètres de hauteur d’après ce que j’ai pu lire ici et là sur Internet. Je vais donc pouvoir installer cette rareté dans un terrarium (Nano cube 10 litres Dennerle), sous éclairage artificiel comme mes Macodes petola.

Je me suis fait plaisir avec les plantes d’intérieur à feuillage décoratif extraordinaire. D’autres raretés à découvrir dans un prochain épisode…