Paris 16e – Page 35 – Paris côté jardin

Archives de mots clés: Paris 16e

Le printemps des géraniums

L’arrivée précoce du beau temps estival a dopé la floraison des géraniums (Pelargonium) qui se sont vite couvert de fleurs. Quand on se promène dans la capitale, certains balcons ou fenêtres sont des bouquets de fleurs particulièrement colorés.

Balcon fleuri avec des pélargoniums, Paris 16e (75)

Balcon fleuri avec des pélargoniums, Paris 16e (75), juin 2011, photo Alain Delavie

Balcon fleuri avec des pélargoniums, Paris 16e (75)

Balcon fleuri avec des pélargoniums, Paris 16e (75), juin 2011, photo Alain Delavie

(suite…)

Rose trémière au balcon

Quand on lève la tête et les yeux dans les rues de Paris, les balcons réservent parfois des surprises. Comme cette belle rose trémière qui se hisse fièrement au-dessus de la balustrade d’un balcon par ailleurs non fleuri.

 

Rose trémière sur un balcon parisien, Paris 16e (75)
Rose trémière sur un balcon parisien, Paris 16e (75), juin 2011, photo Alain Delavie

Avec un pot assez volumineux et des arrosages réguliers, la rose trémière pousse bien et fleurit sans problème. C’est plutôt le vent qui est gênant pour cette grande plante vivace car les hampes florales rigides peuvent finir par casser, la cassure compromettant alors la belle floraison.

Figuier, rose trémière… Rien n’arrête les jardiniers urbains qui tentent souvent ce qui semble impossible.
Mais l’impossible n’est pas jardinier…

Les passiflores fleurissent déjà dans Paris

Dimanche dernier en sortant de la Maison de la radio dans le 16ème arrondissement de Paris, je suis passé devant la rue d’Ankara où j’ai aperçu un superbe pied de passiflore (Passiflora caerulea) opulent à souhait et déjà très fleuri. Je savais que cette liane exotique était bien rustique, mais jusqu’ici je n’en avais vu fleurir qu’en plein été…

 

Fleur de la passion ou passiflore (Passiflora caerulea)

Fleur de la passion ou passiflore (Passiflora caerulea), rue d'Ankara, Paris 16e (75), mai 2011, photo Alain Delavie

Fleur de la passion ou passiflore (Passiflora caerulea)

Fleur de la passion ou passiflore (Passiflora caerulea), rue d'Ankara, Paris 16e (75), mai 2011, photo Alain Delavie

Vue la beauté et l’exubérance du feuillage, ce pied de passiflore n’a nullement souffert du froid hivernal et il est reparti avec encore plus de vigueur dès que les températures se sont adoucies. La chaleur du mois d’avril a dopé sa croissance et a hâté sa floraison aussi.

(suite…)

Rue des Eaux à Passy, Paris 16e (75)

La rue des Eaux se confond aujourd’hui avec le passage des Eaux. Couloir exiguë et escarpé, encastré entre d’immenses immeubles, cette voie piétonnière étroite du 16ème arrondissement de Paris mène… au Musée du vin !

Passage des Eaux, rue des Eaux

Rue des Eaux, Paris 16e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Cette rue a la particularité d’être constituée de deux tronçons. Le premier d’environ 130 m, venant du quai de Passy, débouche sur une petite place où se trouve le square Charles-Dickens. Le second est piétonnier et étroit. Il comporte des escaliers et s’élève sur une longueur de 63 m jusqu’à la rue Raynouard.

La rue des Eaux était une voie privée. Son premier tronçon a été ouvert à la circulation automobile en 1988.

Cette rue du village de Passy, ouverte vers 1650, tient son nom des deux sources minérales ferrugineuses de Passy qui furent découvertes lors de son creusement. Ces sources disparurent vers 1770. Le premier nom de la voie était Passage des Eaux.

Passage des Eaux, rue des Eaux

Rue des Eaux, Paris 16e (75), avril 2011, photo Alain Delavie

Le passage est sinistre quand le temps est gris et pluvieux. Mais sous le soleil printanier plus qu’estival de ce mois d’avril, la ruelle prend des allures de rue d’une cité méridionale. Peu de verdure dans ce raidillon, juste un arbre qui étend ses branches au-dessus du passage…

Exposition « La Ville fertile » à la Cité de l’Architecture & du Patrimoine

Avec l’exposition « La Ville fertile », il s’agit pour la Cité de traiter en détail l’un des sujets majeurs du moment en replaçant la question de la nature en ville dans une perspective large, qui en aborde les dimensions historique, sociale, culturelle, botanique autant qu’écologique.

Affiche de l'exposition La Ville fertile

Affiche de l'exposition La Ville fertile

En 2011, le thème fort de la programmation de la Cité est la place de la nature en ville, qui est l’une des interrogations majeures de nos concitoyens. Le Cycle « Ville et nature » est un parcours décliné en deux expositions complémentaires. La première, intitulée La Ville fertile, entend rendre compréhensible à un large public les enjeux fondamentaux de cette présence de la nature en ville, en décortiquant les composantes d’une architecture paysagère urbaine et en présentant quelques réalisations emblématiques en France et dans le monde. La seconde exposition est consacrée au brésilien Roberto Burle Marx, l’un des pères du paysagisme moderne. Ces deux expositions sont confortées par une session des Cours publics d’histoire de l’architecture consacrée aux jardins, une exposition-atelier destinée aux jeunes publics, un parcours dans les collections du musée, des formations, un colloque, et, enfin, une programmation audiovisuelle sur le même thème.

Exposition La Ville fertile (23 mars – 24 juillet 2011)
Elle est composée de deux séquences et propose une immersion dans le monde végétal et urbain, en même temps qu’elle donne à voir les différents éléments qui le traversent : l’horizon, l’eau, le vent, le paysage urbain, les sons…

La première séquence de l’exposition, intitulée « L’Objet du désir », a été confiée, pour le commissariat et la scénographie, à l’architecte de paysages Nicolas Gilsoul. Elle vise à montrer, à travers une mise en scène très théâtrale, que lorsque nos fantasmes de nature s’incarnent dans la réalité des villes, ils convoquent une grande diversité d’approches créatives, d’innovations technologiques, de domaines de connaissances scientifiques inédits, et de nouvelles urbanités. Cette richesse et cette profondeur sont illustrées par 16 projets prospectifs et réalisations récentes, en France et dans le monde, répartis entre quatre thèmes : « Forêt », « Prairie », « Friche », « Rives ». Le visiteur est invité à un parcours le conduisant de New York (Governor’s Island – WEST8 et High Line – designed by James Corner Field Operations (project lead) with Diller Scofidio + Renfro) à Paris (Forêt linéaire – agence TER et François Leclercq), de Munich (Allianz Arena – Herzog et de Meuron / VOGT) à Beyrouth (Mausolée Hariri – Marc Barani), de Saint- Nazaire (Base sous-marine – Gilles Clément et Coloco) à Détroit, des bords de Seine (Ilex) à Costanera Sur en Argentine…

La seconde séquence, « La fabrique de la ville fertile », dont le commissariat et la scénographie sont assurés par le paysagiste Michel Péna, propose une promenade autour de sept thèmes qui guident le visiteur et reprennent les grands éléments – l’eau, la terre, le feu… -, incontournables dès lors qu’il est question de nature. Ils sont complétés par les notions de temps, d’espace, et de milieu vivant, eux aussi indispensables pour expliquer à un large public les fondements de la ville fertile. Interviews filmés (Augustin Berque, Bernard Chevassus-au-Louis, Alexandre Chemetoff, Gilles Clément, Michel Corajoud, Michel Desvignes…) alternent avec des « promenades » parmi quelques réalisations majeures en France, et des « ateliers » thématiques conçus autour des travaux de paysagistes, mais aussi des savoir-faire et des références culturelles qui les inspirent, qu’il s’agisse d’Alexandre Chemetoff à Nantes et au Havre, Michel Desvignes à Bordeaux, l’agence In Situ à Lyon, Florence Mercier à Ivry-sur-Seine, Jacqueline Osty à Amiens…

Cité de l’architecture & du patrimoine
Palais de Chaillot
Galerie basse des expositions temporaires
1 place du Tocadéro et du 11 novembre,
75016 Paris.
Du 23 mars au 24 juillet 2011
Tarif : Plein tarif 8 €; Tarif réduit 5 €.

Mahonia à feuilles de houx (Mahonia aquifolium)

La saison des mahonias continue en ce tout début du printemps avec la floraison des mahonias à feuilles de houx (Mahonia aquifolium). Une aubaine pour les bourdons et autres insectes pollinisateurs qui visitent nombreux les épis de fleurs jaune vif dressés au-dessus du feuillage vernissé.

Arbuste à feuillage persistant et floraison précoce

Mahonia à feuilles de houx en pleine floraison (Mahonia aquifolium), Jardin du Ranelagh, Paris 16e (75), mars 2011, photo Alain Delavie

Cette espèce de Mahonia forme un petit buisson plutôt arrondi, plus large que haut. Parfaite pour les petits jardins, les terrasses et les grands balcons, elle ne dépasse pas 1 à 1,5 m d’envergure et de hauteur. Les rameaux ont une écorce grise et brune. Les feuilles piquantes ont un aspect vernissé et évoquent les feuilles d’un houx. Le feuillage est persistant, coriace, avec une coloration vert vif à vert foncé, teinté de rouge, de pourpre et de brun pendant l’automne et la mauvaise saison.

Arbuste à feuillage persistant et floraison précoce

Mahonia à feuilles de houx en pleine floraison (Mahonia aquifolium), Jardin du Ranelagh, Paris 16e (75), mars 2011, photo Alain Delavie

(suite…)