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Garrya elliptica, trop beau !

Le spectacle qu’offre un grand sujet de Garrya elliptica couverts de chatons est un de ces petits plaisirs uniques que l’hiver nous réserve dans les jardins pourtant endormis et souvent enlaidis par le froid. Pas de couleur éclatante, mais des grappes de chatons démesurément longs, teintés de vert amande et d’argent, d’une grande élégance. Beau, tout simplement…

Arbuste à feuillage persistant et floraison hivernale

Garrya elliptica couvert de chatons en hiver, parc de Passy, Paris 16e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Ce sujet aperçu dans le parc de Passy est particulièrement bien proportionné et offre une floraison que l’on voit trop rarement.

Arbuste à feuillage persistant et floraison hivernale

Garrya elliptica couvert de chatons en hiver, parc de Passy, Paris 16e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Arbuste à feuillage persistant et floraison hivernale

Garrya elliptica couvert de chatons en hiver, parc de Passy, Paris 16e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Les chatons sont très allongés et pointus. Ils ont presque un petit côté animal…

Arbuste à feuillage persistant et floraison hivernale

Garrya elliptica couvert de chatons en hiver, parc de Passy, Paris 16e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Le feuillage satiné au revers et brillant sur le dessus est aussi attrayant. Un bel ensemble.

Arbuste à feuillage persistant et floraison hivernale

Garrya elliptica couvert de chatons en hiver, parc de Passy, Paris 16e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

D’origine américaine, le garrya est un arbuste dioïque. L’espèce présente des individus mâles et d’autres femelles.
Ce sont les fleurs mâles qui apparaissent sous la forme de longs chatons gris vert. Ces derniers peuvent atteindre jusqu’à 20 cm de longueur. Ce qui explique la nette préférence pour les sujets mâles dans les jardins. Les chatons femelles, plus discrets, donnent des petits fruits noirs.

La tonnelle aux jasmins d’hiver du parc de Passy (Paris 16e)

Je connaissais mal le 16e arrondissement de Paris où je n’allais pratiquement jamais. Mais depuis que je participe à l’émission Week-end à Paris chaque dimanche matin sur France Bleu 107.1, je découvre petit à petit des coins de cette partie de la capitale. Au hasard d’une promenade, je me suis retrouvé dans le parc de Passy, installé à flanc de la rive de la Seine, pas très loin du Trocadéro. Un grand parc tranquille d’allure contemporaine qui offre quelques floraisons en hiver, notamment sur la tonnelle centrale.

Plantes grimpantes sur tonnelle : lierre et jasmin d'hiver

La tonnelle du parc de Passy, Paris 16e (75), janvier 2011, photo Alain Delavie

Une grande tonnelle située dans la perspective de l’avenue du parc de Passy et de la rue Lyautey.

Le parc de Passy a été inauguré en 2004. Descendant la colline de Passy pour arriver près de la Seine, il occupe une superficie de 1,3 hectares. Il est dominé par une allée d’arches fleuries. Une grande pelouse centrale accueille le public. Le jardin des haies et le jardin des fougères agrémentent l’ensemble. Une aire de 200 m2 regroupe sur un sol souple des jeux pour les enfants.

Cerisiers d’hiver dans le village de Passy (Paris 16e)

Avec les jasmins d’hiver et les sarcococcas, les cerisiers d’hiver (Prunus subhirtella ‘Autumnalis’) offrent une des rares floraisons de la mauvaise saison. En sortant de la Maison de Radio-France et en passant dans le village de Passy, j’ai eu le plaisir d’en découvrir deux beaux sujets, mis en lumière par un soleil hivernal radieux.

Prunus subhirtella 'Autumnalis', arbuste à floraison hivernale

Cerisier d'hiver (Prunus subhirtella 'Autumnalis'), rue de l'Alboni, Paris 16e (75), mi janvier 2011, photo Alain Delavie

Une floraison vaporeuse, diaphane…

Les petites fleurs sont semi-doubles, en forme de coupe. Elles mesurent environ 2 cm de diamètre. Elles ont une couleur blanche, teintée de rose et elles sont réunies en grappes de 2 à 5. La floraison se prolonge de novembre à mars, ne s’interrompant que pendant les périodes de fortes gelées.

Le saviez-vous ?
Avant 1860, Passy était un village bâti sur une colline où l’on venait prendre les eaux.
Châteaux, hôtels particuliers et couvents y étaient nombreux, environnés de vastes jardins. Un peu plus loin, d’autres parcelles faisaient l’objet d’une exploitation agricole et viticole.
Ce quartier parisien a gardé des traces de son passé villageois avec des ruelles étroites, des volées d’escaliers, des maisons individuelles et des jardins plus ou moins secrets.

Exposition David Hockney : Fleurs fraîches

La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent (Paris 16e) présente une exposition regroupant un grand nombre d’œuvres récentes réalisées sur iPhone et iPad par David Hockney. C’est la première exposition importante de l’artiste à Paris depuis plus de dix ans.

La Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent présente les nouvelles créations numériques de David Hockney à travers trois supports : iPhone, iPad et projections numériques. L’exposition respecte le concept original voulu par l’artiste : des images lumineuses et colorées sur support écran. Les images initiales ayant été créées pour être envoyées par email à des amis, David Hockney enverra ponctuellement de nouvelles “fleurs fraîches” à la Fondation pendant toute la durée de l’événement.

David Hockney a commencé à travailler avec l’iPhone en 2008, et sa découverte des diverses applications, “Brushes” notamment, lui a permis de produire des œuvres d’une extraordinaire diversité. Depuis, il a créé des centaines d’images, parmi lesquelles plantes, autoportraits, paysages et natures mortes, mais c’est dans la représentation éblouissante de fleurs et de plantes coupées, thème de cette exposition, qu’il a poussé le plus loin son exploration des possibilités techniques du medium. Hockney crée ses images avec ses pouces et ses doigts directement sur l’écran de l’appareil en modifiant les teintes et en superposant des traits de pinceau de différentes largeurs et épaisseurs.

Une animation permet aux visiteurs de suivre le processus de création d’une ou plusieurs « fleurs fraîches » du début à la fin. Un diaporama de 8 à 10 minutes sous forme de triptyque, réalisé par l’artiste, est projeté sur un grand écran flottant.

David Hockney est un ami de longue date des deux hommes à l’origine de la Fondation, “La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent a le grand plaisir de présenter cette exposition majeure et innovante d’un artiste qu’Yves et moi admirons et apprécions depuis longtemps” souligne Pierre Bergé. Yves Saint Laurent a remis la prestigieuse distinction artistique Rosa d’Oro à David Hockney en 2004, en faisant le maillon supplémentaire d’une longue lignée d’artistes renommés dont Henri Cartier-Bresson, Jorge Borges, Pierre Boulez, I.M. Pei, et le sculpteur Eduardo Chillida. En octobre 1987, Yves Saint Laurent a rendu hommage à David Hockney dans le final du défilé de la collection Rive Gauche (prêt-à-porter), avec un « tour de piste » inspiré des décors et costumes conçus par Hockney pour Parade, un ensemble de trois opéras français présentés la même année au Metropolitan Opera.

Pierre Bergé ajoute : “Paris, ville réputée depuis toujours pour la beauté de ses jardins et l’abondance de ses compositions florales, était le lieu idéal pour illustrer les liens d’amitié unissant de longue date ces deux artistes et leur amour partagé pour le monde de la nature. »

David Hockney a, en effet, vécu à Paris de 1973 à 1975, et cette exposition sera la première consacrée à son œuvre dans la capitale française depuis que la galerie sud du Musée national d’art moderne – Centre Georges Pompidou a ouvert ses portes à David Hockney, espace, paysage il y a plus de dix ans, en 1999. Cette rétrospective de 164 tableaux et photocollages avait été présentée en même temps que David Hockney : Dialogue avec Picasso au Musée Picasso. Parmi d’autres expositions parisiennes des œuvres de Hockney, citons David Hockney : Rétrospective à la Maison Européenne de la Photographie (1999) ; David Hockney Photographe, au Centre Pompidou (1982); et David Hockney : Tableaux et Dessins, au Musée des Arts Décoratifs (1974).

L’historien d’art et commissaire indépendant Charlie Scheips est à l’initiative de l’exposition David Hockney: Fleurs Fraiches. La scénographie est conçue par l’architecte new-yorkais Ali Tayar dont l’installation s’inspire en partie du studio de Hockney en Angleterre dans le Yorkshire. Autre caractéristique : Tayar a réinterprété la banquette française néo-classique qui permet aux visiteurs de s’asseoir pour contempler les installations dans les deux galeries.

Après sa présentation à Paris, David Hockney: Fleurs Fraîches devrait entamer une tournée internationale.

Infos pratiques :
Jusqu’au 30 janvier 2011.
Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent,
Entrée de l’exposition au 3, rue Léonce Reynaud, 75016 Paris
Ouvert du mardi au dimanche, sauf jours fériés
De 11h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30).
Tél. : +33 (0) 1 44 31 64 31.
Accessible aux personnes handicapées.

Plein tarif : 5€.
Tarif réduit : 3€ (étudiants, moins de 25 ans, Carte Senior – sur présentation d’un justificatif).
Gratuit pour les moins de 10 ans et les demandeurs d’emploi.

Site officiel de David Hockney

Jardin des Serres d’Auteuil menacé ou non ?

D’un côté, il y a la pétition pour sauvegarder le jardin et les Serres d’Auteuil menacés par le projet d’extension du stade de Roland Garros et de l’autre, le communiqué de la Mairie de Paris diffusé hier précisant que les serres classées au titre des Monuments Historiques ne sont pas menacées…

La pétition :
« À l’ouest de Paris, dans le bois de Boulogne, il existe un site exceptionnel inscrit sur l’inventaire des monuments historiques, ouvert toute l’année au public : le jardin botanique et les Serres d’Auteuil, chef-d’œuvre de verre et de fer unique en Europe, construit en 1898 par Jean-Camille Formigé, élève de Baltard et Eiffel.
La Fédération Française de Tennis envisage la « fusion » du tournoi de Roland-Garros et de l’ensemble du jardin et des Serres d’Auteuil, notamment l’annexion de l’Orangerie et autres bâtiments techniques protégés. Elle projette également de construire un court de tennis de 7 000 places à l’emplacement des « Serres chaudes », contenant des collections rarissimes, telles des orchidées plus que centenaires.
Pour des raisons techniques, tous ces projets rendraient l’ensemble de ce merveilleux domaine -jardin, serres et collections- immédiatement inexploitable. Ce serait donc signer sa fermeture pure et simple.
Est-il raisonnable que la FFT envisage de saccager le jardin et les Serres d’Auteuil (déjà amputés du tiers lors de la construction du périphérique en 1968), alors qu’il existe d’autres solutions d’agrandissement ? Par exemple au nouveau stade Jean-Bouin voisin (l’ancien ayant été rasé cet été, y compris les tribunes Années 30 et 65 arbres), futur « monstre » de 20 000 personnes s’élevant jusqu’à 31 mètres de hauteur ?
D’autant qu’il doit être entièrement financé, pour quelque 200 millions d’euros, par le contribuable parisien, afin de permettre au Stade Français, société privée, de jouer une dizaine de matches par an qui pourraient se dérouler à dix mètres de là, au Parc des Princes, autre monstre de béton.
Est-il même raisonnable d’envisager, à l’ère du Grand Paris, un agrandissement du stade Roland-Garros, alors qu’avec ses 8,5 hectares, on ne trouvera jamais sur place l’espace lui permettant de rivaliser avec les trois autres sites du Grand Chelem, qui s’étendent sur 16 à 20 hectares ? Est-il admissible que ce quartier d’Auteuil et des Princes soit asphyxié, livré de toutes parts au « sport business » au détriment du sport amateur et scolaire, des espaces de verdure et des sites du patrimoine à la fois au Parc des Princes (bientôt agrandi), au stade Jean-Bouin, à la piscine Molitor (inscrite mais bientôt détruite), à l’hippodrome de Longchamp (pelouse bientôt tronquée), aux Serres d’Auteuil ?
N’est-il pas scandaleux, alors que dans le monde entier les stades sont construits à l’écart des habitations, que tous ces sites voisins ne fassent pas l’objet d’un plan d’ensemble respectueux du patrimoine et des espaces verts protégés, telles les admirables, les uniques Serres d’Auteuil ?
Il est urgent de se mobiliser, la Fédération Française de Tennis devant se prononcer sur les différents scénarios d’agrandissement ou de délocalisation de Roland-Garros au début de l’année 2011.
Lise Bloch-Morhange »

Le communiqué de presse de la Mairie de Paris :
« Jardin des Serres d’Auteuil
Le court de tennis que la Fédération Française de Tennis envisage de construire dans le Jardin des Serres d’Auteuil se situerait à la place d’une serre de travail de la Direction des Espaces Verts et d’une serre (dite « serre chaude ») dans laquelle sont entreposées des plantes (fougères, orchidées…).
Il ne s’agit donc absolument pas des serres classées au titre des Monuments Historiques, auxquelles il n’est évidemment pas question de porter atteinte.
La pétition lancée ne repose donc sur aucun fondement sérieux. »

Et sur le site de la Ville de Paris, en cliquant sur les Serres d’Auteuil, les Tropiques à Paris, on peut lire :
« Quel avenir pour les serres d’Auteuil ?
La ville de Paris reste très attachée à ce patrimoine remarquable que constitue le jardin des Serres d’Auteuil. Elle l’est tout autant à Roland Garros, qui, avec le Marathon de Paris et le Tour de France, est le seul évènement sportif international pérenne. Or ce site sportif parisien confiné doit faire face à la concurrence internationale et s’adapter aux nouveaux besoins des joueurs mais aussi du public.
C’est pourquoi, et afin de donner à Roland Garros une identité de tournoi international au coeur de la ville, la municipalité en lien avec la Fédération Française de Tennis a opté pour la création d’un grand ensemble paysager et sportif de qualité, ouvert sur son environnement.
Dans le cadre de ce schéma paysager, l’Orangerie et les Serres d’Auteuil non utilisées pendant la période du Tournoi et actuellement louées pour des activités évènementielles privées, devraient effectivement accueillir une partie du public du tournoi muni de billets. Cette mise à disposition durant la manifestation sportive se fera à la fois en garantissant l’accès des visites des Serres Historiques et dans le respect scrupuleux des espaces plantés et de la beauté des paysages.
D’autre part, le court de tennis que la Fédération Française de Tennis envisage de construire dans le Jardin des Serres d’Auteuil se situerait à la place d’une serre de travail de la Direction des Espaces Verts et d’une serre (dite « serre chaude ») dans laquelle sont entreposées des plantes (fougères, orchidées…). Il ne s’agit donc absolument pas des serres classées au titre des Monuments Historiques, auxquelles il n’est évidemment pas question de porter atteinte. »

Et un lien sur la page de recherche Google : pétition Jardin des Serres d’Auteuil.

Sauvons les serres d’Auteuil

La place Rodin dans le seizième arrondissement de Paris

Je ne vais pas souvent dans le seizième arrondissement de Paris, un peu à l’opposé d’où je vis et travaille le plus souvent. Le hasard d’un déplacement professionnel m’a fait passer sur la place Rodin, près des avenues Adrien Hébrard et Léopold-II. Découverte fleurie, avec une statue en tenue d’Adam, tout à fait de circonstances compte tenu de la chaleur torride qui règne sur Paris…

Rond-point fleuri dans Paris

Place Rodin dans le seizième arrondissement de Paris, juillet 2010, photo Alain Delavie

Un rond-point très fleuri, avec un tapis de pétunias bleus et de soucis orange vif.
Belle terrasse dans les hauteurs à l’arrière-plan. Et des balconnières de géraniums !

Rond-point fleuri dans Paris

Place Rodin dans le seizième arrondissement de Paris, juillet 2010, photo Alain Delavie

Pour celles et ceux qui avaient encore des doutes sur le sexe de l’ange, c’est bien un mec !
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