Archives de mots clés: jardin parisien

Delphinium en bonne compagnie

Delphinium blanc, verveine de Buenos Aires, Pennisetum, massif de fleurs annuelles et vivaces, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Avec leurs grands épis de fleurs dressés haut dans les massifs, les pieds d’alouette (Delphinium) en imposent, mais seuls, ils sont un peu raides. Il ne faut surtout pas hésiter à les marier avec d’autres fleurs. Voici quelques idées d’associations photographiées dans la grande perspective du Jardin des Plantes à Paris.

Grand spectacle avec la verveine de Buenos Aires et un pennisetum à feuillage pourpre. Les grandes hampes florales du Delphinium sont soutenues par les fleurs voisines.

Delphinium blanc et Osteospermum, massif de fleurs vivaces, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Trio rose et blanc de delphinium, ostéospermums et cléomes. Même si le pied d’alouette défleurit rapidement, les deux autres plantes assurent la relève jusqu’aux gelées.

Delphinium blanc et Dahlia 'Mon Amour', massif de fleurs, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
J’aime tout particulièrement ce duo inattendu entre un delphinium blanc pur et ce super dahlia ‘Mon Amour’. Une variété de dahlia Label Rouge à la floraison d’une grande générosité.

Delphinium blanc et Dahlia 'Mon Amour', massif de fleurs, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Et pour finir, oublions le blanc et les roses pour un duo plus contrasté avec un delphinium bleu (avec du rose mauve quand même) et des gaillardes dorées et éclatantes à souhait.

Delphinium bleu et gaillardes, massif de fleurs, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)

Explorer le monde végétal du Jardin des Plantes de Paris

Pin et lotus, école de botanique, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)
Cet été, les franciliens et les touristes vont pouvoir se promener entre les parterres, flâner à l’ombre d’arbres remarquables et découvrir le Jardin des Plantes de Paris sous ses multiples facettes à travers de nombreuses activités gratuites.

Les jardiniers et les botanistes du Jardin des Plantes invitent amateurs et passionnés à découvrir leurs métiers et la biodiversité qui les entoure. Les visiteurs auront ainsi le plaisir de déambuler au sein des différents jardins en compagnie d’un jardinier qui livrera tous ses secrets sur les végétaux à travers des visites guidées du Jardin alpin et du Jardin écologique ou encore de l’École de Botanique. Ils pourront également suivre les Propos de Jardiniers, afin de découvrir les richesses de la botanique ou encore l’histoire des plantes d’Asie présentes au jardin.

Pin et Telekia, école de botanique, Jardin des Plantes, Paris 5e (75) (suite…)

Remise du label « Arbre remarquable » au Jardin des Plantes de Paris

Cèdre du Liban, Jardin des plantes, Paris 5e (75), photo Alain Delavie
Le Jardin des Plantes, site du Muséum national d’Histoire naturelle, invite les passionnés de nature et de plantes à venir redécouvrir 5 arbres exceptionnels de ce site historique : le pistachier, le cèdre du Liban, le sophora du Japon, le platane d’Orient et le cerisier du Japon. Chefs-d’œuvre végétaux, ils ont bénéficié le 22 juin dernier de la remise du label « Arbre remarquable ».

Ce label a été remis par l’association A.R.B.R.E. Créée en 1994, elle a pour objectif de recenser, protéger, sauvegarder et apporter une meilleure connaissance de la valeur patrimoniale des arbres. Depuis l’an 2000, l’association attribue des labels « arbre remarquable » à des sujets exceptionnels afin d’en motiver la préservation. Les lauréats du jardin, au nombre de 5, ont tous une histoire dont le « témoignage » est inestimable.

Platane d'Orient (Platanus orientalis) planté par Buffon en 1785, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)Un arbre déjà admiré sous l’Antiquité
C’est le Platane d’Orient (Platanus orientalis L.) âgé de 232 ans et haut de 27 mètres. Il s’agit d’un des trois platanes plantés sous Buffon en 1785. Ce platane, qui peut atteindre des dimensions impressionnantes, suscitait déjà l’admiration dans l’Antiquité et les Romains l’introduisirent en Sicile en 390 avant J.-C. (suite…)

Deux grands palmiers quittent le Jardin du Luxembourg pour la ville de Sète

Deux palmiers conservés au Jardin du Luxembourg à Paris depuis 1999 ont atteint des dimensions trop imposantes qui ne leur permettent plus d’être conservés dans l’Orangerie en hiver. Ils vont faire un grand voyage vers la ville de Sète.

Le Jardin du Luxembourg dispose d’une orangerie dans laquelle elle conserve durant l’hiver quelque 180 arbres en caisses qui l’été ornent les parterres autour du grand bassin. La gamme végétale, limitée aux agrumes au XVIIème siècle, s’est enrichie au fil du temps avec l’introduction de lauriers roses, de grenadiers et de palmiers, notamment au XIXème siècle. Certains antiques orangers sont ainsi les pensionnaires du jardin depuis plus de 200 ans. Quant aux palmiers, plus fraichement arrivés, ils ne sont souvent que de passage.

Palmiers dans le jardin du Luxembourg, Sénat, Paris 6e (75)En effet, s’il est possible de tailler agrumes, grenadiers et lauriers roses afin de les maintenir quasi indéfiniment dans des volumes limités, tel n’est pas le cas avec les palmiers. Car ces plantes préhistoriques, apparues il y a plus de 80 million d’années, ont un mode de développement très particulier. Ils se développent grâce à un bourgeon terminal unique qui chaque année produit le bouquet de feuilles palmées que l’on apprécie tant. Mais si ce bourgeon est abimé, la plante meure, incapable d’en fabriquer un nouveau. Ainsi les palmiers sont-ils condamnés à grandir en hauteur chaque année, de quelques centimètres à plusieurs dizaines de centimètre selon les espèces. Aujourd’hui 2 d’entre eux ont atteints, avec leur caisse, la taille de 9 m, soit la hauteur du plafond de l’Orangerie du Jardin du Luxembourg. Tous deux sont des palmiers de Californie, ou palmiers à jupon (Washingtonia filifera). Ces 2 magnifiques exemplaires de 3,5 tonnes chacun encadrent habituellement l’entrée de l’Orangerie de leur haute silhouette. Leur histoire est récente, puisqu’ils ne sont arrivés à Paris qu’en 1999, à l’occasion d’une exposition organisée aux serres d’Auteuil. Faute d’Orangerie, la Ville de Paris n’a pas pu les conserver – ils faisaient déjà plus de 6 mètres de haut- et les a confiés au jardin du Luxembourg. Les soins attentifs des jardiniers ont fait merveille et les voici maintenant trop grands pour entrer pour un hiver supplémentaire dans l’Orangerie.

Il fallait donc trouver une solution pour leur assurer un avenir durable. Les Questeurs du Sénat ont souhaité faire don de ces 2 palmiers à une structure publique en mesure d’assurer leur pérennité. Mais aucune ne possède une orangerie d’une hauteur suffisante, d’autant que ces palmiers sont susceptibles d’atteindre 20 mètres. Leur choix s’est donc porté sur la ville de Sète, qui développe depuis des années une politique volontariste de fleurissement et de végétalisation de l’espace urbain. Pour François Commeinhes, sénateur-Maire de la ville, « il s’agit aussi de créer un lien entre la collectivité et le Sénat, faire découvrir que ce dernier détient, grâce au Jardin du Luxembourg dont il assure la gestion, un patrimoine vert d’une grande richesse et s’engage dans une démarche de proximité et de partage avec les Français par cette opération ».

Les deux palmiers voyageurs seront plantés en pleine terre, ce qui leur permettra de poursuivre leur croissance pendant encore de nombreuses années. Ils seront plantés, face à la plage de la Corniche, si chère à Georges Brassens, au carrefour du chemin des quilles et de la corniche de Neubourg, en un square dont la future dénomination rendra hommage au Sénat. (suite…)

Grand week-end d’animations au Jardin des Plantes de Paris

Grand week-end d'animations au Jardin des Plantes, Fête de la Nature, 20 et 21 mai 2017Pour la Fête de la Nature le Jardin des Plantes offre une programmation riche et variée. Il met à l’honneur tout au long du week-end, de 10h30 à 19h, « les supers pouvoirs de la Nature » avec de nombreuses animations et visites gratuites.

Afin de prolonger la découverte et dans le cadre de la Nuit Européenne des Musées, la Grande Galerie de l’Évolution ouvre ses portes jusqu’à minuit le samedi, l’occasion de visiter les collections permanentes et l’exposition Espèces d’Ours ! entre amis ou en famille. Pour le plus grand bonheur des amateurs d’images et de verdure, le Jardin des Plantes expose en extérieur de nouvelles photographies avec La Biodiversité, ça se cultive ! Les mordus d’illustration ont quant à eux rendez-vous à la Galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée pour les ateliers d’initiation au dessin scientifique Croque ton os !

Ateliers et visites gratuites pour révéler les talents cachés de Dame Nature
Une vingtaine d’associations compose le Village de la Nature, situé au cœur du Jardin des Plantes. Avec des animations ludiques et gratuites, elles proposent aux visiteurs d’appréhender et de comprendre la virtuosité de la nature. Il y en a pour tous les goûts : découverte du mimétisme chez les animaux, observation des super pouvoirs des insectes, mise en lumière des petits secrets d’oiseaux ou des légumes de notre quotidien, présentation du biomimétisme…

Les visites guidées (pour les adultes)
Le Jardin alpin, samedi et dimanche : 15h. Durée 2h.
Les plantes utiles, samedi : 14h30 et 16h30; dimanche : 11h, 14h30 et 16h30. Durée 1h.
La fécondation des fleurs : stratégies et subterfuges, samedi : 14h30 et 16h30; dimanche : 11h, 14h30 et 16h30. Durée 1h.
Le jardin des iris, samedi : 14h et 15h30; dimanche : 11h, 14h et 15h. Durée 1h.
( Animations et visites guidées : inscriptions à partir de 10h le jour-même et rendez-vous à la tente accueil; groupes de 15 à 20 personnes).

Durant le week-end, les ateliers de Land-art permettent aux plus jeunes d’éveiller leur fibre artistique : déambulation dans le jardin et chef d’œuvre végétal sont à la clef.
Le dimanche, les cinéphiles en herbe sont invités à suivre les aventures en Alaska de deux ourses et leurs petits dans le film Grizzly (Disneynature – dès 5 ans, 78 minutes). Présent ce même jour, Antoon Krings dédicacera Les Drôles de Petites Bêtes au Jardin d’été (Gallimard jeunesse Giboulées). (suite…)