Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

Mes derniers articles

Inventaire des mares d’Ile-de-France

La Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN) lance un appel à participation pour l’inventaire des mares d’Île-de-France.

La SNPN, en partenariat avec la Région Île-de-France, travaille à la réalisation d’un réseau régional des zones humides. Une des actions prévues découlant de la convention passée avec la Région est la détermination d’un réseau de mares (c’est-à-dire la sélection de plusieurs sites présentant des mares plus ou moins connectées entre elles), dont les principaux objectifs sont :
• la conservation de sites présentant un maillage de mares connectées (maintien des continuités écologiques) ;
• l’actualisation de l’inventaire des mares d’Ile-de-France ;
• l’amélioration des connaissances et de la conservation de ces milieux ;
• l’identification des principales menaces ;
• la définition de mesures de gestion ou de restauration sur certaines mares.

Faire un état des lieux des mares de la région Ile-de-France constitue une étape déterminante pour évaluer les mesures de conservation nécessaires à entreprendre sur ces milieux. C’est pourquoi la SNPN lance un appel à participation à l’ensemble de ses adhérents et sympathisants, aux personnes physiques ou morales (associations, collectivités etc.) susceptibles de :
– mettre à disposition les informations dont elles disposent sur les mares de la région : il s’agit des connaissances, d’ores et déjà collectées, relatives à la localisation, la valeur patrimoniale et le contexte général de mares présentes en Ile-de-France.
– participer à la localisation des mares et/ou leur caractérisation : les participants souhaitant s’investir dans l’actualisation de l’inventaire des mares peuvent indiquer la localisation de ces milieux à la SNPN (des fonds cartographiques des zones prospectées seront fournis sur demande). Les mares inventoriées pourront aussi être décrites à l’aide de fiches de caractérisation.
– effectuer des inventaires naturalistes sur ces milieux (niveau minimal requis) :
des fiches d’inventaire de la flore, des amphibiens et des odonates sont disponibles pour les participants souhaitant effectuer des inventaires naturalistes.

Les plantes d’intérieur souffrent de l’air trop sec

La vague de froid de ces dernières semaines nous a conduit à pousser davantage le chauffage dans les pièces de la maison ou de l’appartement. Une chaleur bien agréable, sauf pour les plantes d’intérieur qui doivent résister à un air bien trop sec pour elles. Inventaire des solutions pour remédier à ce désagrément.J’ai testé un petit brumisateur à une cellule, qui s’installe dans une coupe remplie d’eau. Un léger brouillard est produit, qui humidifie l’air environnant et le feuillage des plantes à proximité. Joli, original, efficace sur un rayon assez limité. Gros inconvénient, le parquet est vite trempé ! Je le conseille donc dans une salle de bain, une cuisine ou toute pièce carrelée. Et puis il faut aussi prévoir la réserve d’eau douce sans calcaire (Volvic par exemple), sinon l’appareil est vite obstrué par le calcaire qui se dépose.

La brumisation avec un vaporisateur est assez contraignante. Pour bien faire, une application journalière est nécessaire, voire deux quand la température est supérieure à 18 °C. Déconseillée sur les feuillages velus (saintpaulias, gloxinias, etc.), elle permet d’apporter de l’humidité aux grandes plantes vertes comme les ficus, les philodendrons et les spatiphyllums. Il faut vaporiser tout le feuillage, sans excès, sinon les gouttes d’eau dégoulinent vite sur le sol… Parquet taché à tous les coups !

Le grand plateau remplie de billes d’argile expansée et d’eau est parfait pour les petites potées qu’il suffit de réunir. Le choix des plateaux bien hermétiques est maintenant suffisamment vaste dans les rayons déco de la maison pour se passer de ceux proposés dans les jardineries, souvent noirs ou d’un marron terre cuite pas très joli. Cette méthode est conseillée pour les saintpaulias, les petites fougères dont les capillaires si fragiles, et de nombreux bégonias à feuillage décoratif. Il faut veiller à maintenir le niveau de l’eau dans le bac, mais cela n’a rien de contraignant. Si je devais trouver un inconvénient, c’est peut être la place nécessaire pour installer ce plateau prêt d’une fenêtre…

Les bojardins, des jardins à la carte

Vous pouvez maintenant vous offrir sur le web un jardin à la carte. Les « bojardins » sont un nouveau concept développé par des paysagistes designers et des pépiniéristes collectionneurs.


Les « bojardins » sont des jardins terrasses de 50 m2 à 100 m2 vendus à la carte, livrés partout en France, à réaliser vous-même ou à faire aménager de A à Z.
Vous avez le choix entre :
Le jardin aquatique
L’eau sur un plateau, vient en cascade s’écouler dans un bassin généreux. Dans son prolongement, sur un espace minéral à l’ombre d’une voile légère, vous pouvez vous relaxer. Aquatiques sensations, pures et naturelles.À partir de 9950 euros.

Le jardin japonais, Hanami
Hanami est un jardin contemporain, géométrique, équilibré, une véritable invitation à la sérénité. Les jeux de contrastes, donnent à ce modèle son esprit japonisant.À partir de 7500 euros.

Le jardin exotique, Iloa
Ce jardin exotique vous met de bonne humeur, du soleil tous les jours. Les structures en bois, le choix des végétaux en font un espace intime et chaleureux. Emprunter le ponton, s’arrêter un instant en terrasse autour d’un verre et aller ensuite s’installer avec un bon livre sous la pergola. Iloa est un jardin pour voyager.À partir de 8750 euros.

Le jardin facile
Facile à réaliser, à entretenir, ce jardin est un jardin 100 % plaisir. C’est un jardin minéral, épuré, convivial, le parfait prolongement d’une maison où l’on sait recevoir. Autour d’un barbecue sous la pergola moderne, dressée au milieu des graminées, vous partagez des moments uniques.À partir de 6600 euros.

Le jardin gourmand, Méli-Mélo
C’est le jardin gourmand, le jardin des délices. Un jeu de dalles serties dans un gravier de kaolin. Entre celles-ci se côtoient les plantes aromatiques et les petits fruits, les agrumes et les plantes potagères. D’une dalle à l’autre, vous picorez, vous savourez, respirez tous les parfums, goûtez les différentes saveurs. Sensualité et gourmandise, Méli-mélo est le jardin des plaisirs retrouvés.À partir de 5500 euros.

Le jardin moderne, Urban Graphic
Ce jardin urbain apprivoise la lumière. Quand le soleil se prend dans les grilles, rebondit sur les écrans latéraux pour finir sa course sur la toile metallique, de votre fauteuil sur la terrasse en bois, vous assistez à un véritable festival d’ombre et de lumière. C’est un jardin moderne, très structuré, tout en perspective et décrochage de niveaux.À partir de 8300 euros.

Quel que soit le modèle que vous choisirez, vous disposez de trois formules :
– YES, vous êtes livré et vous réalisez vous même votre jardin terrasse.
– HELP, vous êtes livrés, vous bénéficiez de l’assistance d’un pro pour la mise en route du projet.
– COOL
, vous n’avez rien à faire, les paysagistes agréés réalisent pour vous.

Les fleurs à semer en janvier

Nous sommes en plein hiver, mais il faut déjà penser aux fleurs d’été que l’on mettra dans son jardin ou sur son balcon en avril ou en mai prochains selon la météo. Certaines de ces fleurs doivent être semées maintenant pour pouvoir être installées à la fin du printemps.

Quelles fleurs semer en janvier ?

  • Les bégonias à massif
  • Les dahlias
  • Les impatiens

Comment les semer ?
Sous abri au chaud. Soit dans une serre ou une véranda (c’est l’idéal !), soit dans la maison ou dans l’appartement, dans une mini serre avec un éclairage artificiel (tube néon horticole ou lampe pour aquarium). Les graines de bégonias et d’impatiens sont minuscules, il ne faut surtout pas les recouvrir de terreau. Les jeunes plantes qui germent sont minuscules et devront être repiqués dès qu’elles auront deux petites feuilles. Ces semis sont délicats, il faut être patient…

Exposition Les vélins de Redouté

À l’occasion du 250e anniversaire de la naissance de Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), l’un des plus célèbres peintres de fleurs, une sélection de ses œuvres (vélins, dessins, aquarelles, estampes…) provenant de la Bibliothèque Centrale du Muséum est présentée au Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes du 21 janvier au 27 avril 2009.
Bien connu des amateurs comme “le Raphaël des fleurs”, mais parfois ignoré du plus grand nombre, Pierre-Joseph Redouté, jeune peintre wallon né à Saint-Hubert en 1759, s’oriente très vite vers l’illustration des plantes après une formation artistique classique. Grâce à L’Héritier de Brutelle, magistrat bibliophile et féru de botanique, Redouté apprend de cette science ce qui lui est nécessaire pour parfaire son art. De cette collaboration naissent ses premiers travaux publiés. C’est également pour suivre L’Héritier de Brutelle que Redouté passe quinze mois en Angleterre, qu’il met à profit pour étudier les collections de Joseph Banks et du jardin botanique de Kew. À son retour en 1788, c’est déjà un aquarelliste accompli ; présenté à la cour, il obtient de Marie-Antoinette le titre de “peintre du Cabinet de la Reine”, tandis que le “Peintre en miniature du Roi”, Gérard van Spaendonck, lui apprend la peinture sur vélin.

Heureux de plaire aux puissants, mais toujours lié au monde scientifique dont il est le plus talentueux illustrateur, Pierre-Joseph Redouté enchaîne les succès et les titres dont ceux notamment de Peintre de l’Académie des sciences ou de Maître de dessin du Muséum d’Histoire naturelle. Il publie des ouvrages à succès comme Les Liliacées (1802-1807), Les Roses (1817-1824) et Choix des plus belles fleurs (1827).

(Rosier de Banks à fleurs jaunes, eau-forte au pointillé, coloriée)

Il y développe la technique de la gravure au pointillé, apprise lors de son séjour londonien, grâce à laquelle il arrive à produire des planches d’une beauté exceptionnelle.

Dans la collection des vélins du Muséum dont l’origine remonte à l’époque de Louis XIII, les œuvres signées de Pierre-Joseph Redouté impressionnent d’abord par leur nombre (plus de 500), mais aussi par leur incroyable qualité. Technicien remarquable, comme le prouvent la tenue et la blancheur de ses supports, c’est probablement à son talent particulier d’aquarelliste et à son art consommé de la mise en page que le public pourra juger au mieux de l’exceptionnelle qualité de son travail. Pierre-Joseph Redouté s’éteint en 1840, ruiné malgré ses succès, mais en laissant derrière lui une œuvre immense, à la mesure de son talent, dont il est présenté quelques pièces remarquables au Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes à l’occasion de cette exposition.

Pour des raisons de conservation des collections, les œuvres sur vélin ne peuvent être présentées au public plus d’un mois. Dans le cadre de cette exposition, les pièces sur vélin seront donc changées à deux reprises.

Infos pratiques :
Du 21 janvier au 27 avril 2009.
Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier, 75005 Paris.
Tous les jours de 10h à 17h, sauf le mardi.
Tarifs : 3 € / 1 € .

Jacinthes forcées, un avant-goût du printemps

J’ai craqué pour une petite composition avec quatre jacinthes forcées. J’aime trop leur parfum si frais, qui embaume une pièce d’une fragrance si puissante et fraîche à la fois.Je vais devoir attendre quelques jours pour que les fleurs commencent à s’épanouir, mais comme ça j’en profiterai longtemps, jusqu’à ce que la grappe de petites fleurs commencent à se faner. Pendant tout ce temps là, la pièce sera parfumée. Un parfum très puissant, mais d’une grande fraîcheur. Comme si une bouffée de printemps entrait dans le salon…