Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

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Hibiscus en soldes…

Le grand fleuriste installé dans l’avenue de Flandres (Paris 19è) a la bonne idée de brader les plantes en pots ayant perdu de leur splendeur. Défleuries, certes, mais pas bonnes pour la poubelle. Preuve en est avec ce pied d’hibiscus rose de Chine qui refait de gros boutons floraux.

Aussitôt achetée (2,90 euros, vraiment pas une ruine ! Parfait pour tenter la culture de cette plante), j’ai placé cette petite potée rescapée sur le balcon, dans le coin le plus ensoleillé. Avec des arrosages réguliers, la chaleur et le soleil, les boutons floraux sont vite réapparus (en deux semaines), sans avoir rempoté la plante ou donné de l’engrais.

La suite quand les fleurs s’épanouiront, car je ne connais pas la couleur. Qu’importe, je l’aime trop déjà !

Adiantum caudatum : 70 cm la fronde !

En décembre dernier, je vous présentais l’une de mes dernières acquisitions en matière de plante d’intérieur : une fougère, un Adiantum caudatum. Beau, mais si fragile… Mais j’ai enfin réussi à faire pousser ce pied ! Résultat : deux immenses frondes de plus de 70 centimètres de longueur.

Le secret de cette réussite ? Un rempotage quand les premières frondes se sont desséchées, pour éviter les coups de soif beaucoup trop fréquents en raison d’une motte de substrat tourbeux peu volumineuse et trop vite asséchée. La plante était vendu dans un pot de 10-12 cm de diamètre à peine, autant dire presque sans terre. Le moindre oubli d’arrosage et c’était le dessèchement assuré, voire la mort de la plante quand l’oubli se prolongeait.
J’ai installé ma potée dans un pot à réserve d’eau (Lechusa mini cubi). La jauge permet de suivre avec précision l’arrosage, ma plante n’a plus jamais eu de coup de soif et elle a prospéré sans trop de lumière. Oubliées les frondes desséchées, quelle grâce !

Jolie, la carotte sauvage !

Certaines mauvaises herbes se révèlent parfois d’un attrait égal aux plantes cultivées. Telle cette grosse touffe de carotte sauvage (Daucus carota), en pleine floraison.

Superbe, non ?

Cette plante annuelle, voire bisannuelle, meure après avoir fleuri et donné de très nombreuses graines. Les ombelles de petites fleurs blanches ont la particularité de se replier pour former comme un nid d’oiseau quand les graines sont arrivées à maturité. Pour limiter l’expansion de cette sauvageonne, il faut donc couper les ombelles dès qu’elles fanent. Pour en retrouver un peu partout, on laisse faire la nature !

Bon à savoir : la carotte sauvage ressemble beaucoup à la grande et à la petite ciguë, deux plantes fortement toxiques et déconseillées dans les jardins, ainsi qu’aux oenanthes. Mais elle est pourvue de poils, contrairement aux autres espèces. De plus quand on la froisse, elle dégage une odeur plutôt agréable, de carotte ! Le feuillage froissé des autres espèces donne des effluves moins agréables…

Buddleia, rien ne l’arrête !

En ville, les arbres aux papillons (Buddleia davidii) se ressèment un peu partout. Mais en voici un qui a été se nicher sur une des façades de la cathédrale d’Amiens (80).

Sans une once de terre, il pousse et fleurit…Quand on pense au mal que l’on se donne avec nos plantes dans de belles jardinières remplies de terreau acheté à prix d’or. De l’eau et ça pousse tout seul sur de la pierre !

Amarante tricolore, un feuillage en technicolor

Pas très souvent cultivée dans les jardins d’amateurs, l’amarante tricolore (Amaranthus tricolor) est une plante annuelle au feuillage vert vivement teinté de rouge, de jaune, de brun ou de rose selon les variétés.

Aussi facile à cultiver que l’amarante queue-de-renard, cette espèce est recherchée pour ses feuilles parées de teintes vives, pour ne pas dire pétantes, qui rivalisent de couleurs avec les autres fleurs des potées ou des massifs. Les jeunes feuilles sont les plus colorées.

Un peu l’alter égo du coleus, que l’on plante à l’ombre alors que cette amarante réclame une exposition ensoleillée. À cultiver dans un gros pot ou une large jardinière car cette belle exotique aime un terreau toujours frais. Dans les massifs de fleurs d’été, elle trouve sa place à côté de plante au look exotique, tel ce cardon exubérant. L’année prochaine, j’aimerais la tenter pour planter ici et là quelques torches de couleurs dans un océan de verdure…