Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

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Apres la Power Flower, de la lumiere avec la libellule solaire

Hier je vous ai parlé de la plantation de ma girouette Power Flower. À l’autre bout du balcon, j’ai installé une libellule solaire dansante. Comme ça les fins de journée qui s’assombrissent de plus en plus tôt sont moins dures à supporter, enfin presque parce que la grisaille, ras le bol !Cette libellule solaire dansante s’illumine dès que la pénombre tombe sur la ville et change en permanence de couleurs, passant du vert au bleu puis au rouge, pour revenir au vert et ainsi de suite. Les photos ne sont pas excellentes, la réalité est bien plus féérique mais je n’ai pas encore réussi à prendre des photos de nuit… C’est d’autant plus difficile, que fixée à l’extrémité d’une tige souple, la libellule bouge au moindre souffle de vent, donnant l’impression de danser parmi les plantes.
Au crépuscule et le soir, l’allumage de la libellule est automatique. Cela anime un peu le balcon qui disparaît bien trop vite dans l’obscurité. Et le jeu de lumière n’a rien d’un feu d’artifice, les voisins ne sont pas éblouis, ni moi d’ailleurs. Mon balcon n’est pas transformé en phare (LOL) !
Quand la journée a été bien ensoleillée, le capteur solaire permet à la batterie de se recharger, ce qui assure ensuite 6 à 8 heures au maximum de jeux lumineux dès que la nuit tombe. Si le temps est couvert dans la journée, les illuminations sont de plus courte durée, car la pile aura moins accumulé d’énergie.
J’ai acheté ma libellule solaire dansante chez Nature & Découvertes. Vous avez aussi des papillons solaires, qui fonctionnent sur le même principe.Quelques données :
1 piquet métallique noir composé de trois parties: une tige métal à piquer dans le sol, un emplacement pour la batterie et la petite cellule solaire, une tige flexible surmontant le tout.
Hauteur totale : 96 cm.
1 libellule en matière plastique incolore et transparente, munie d’un led.
Puissance du panneau solaire : 0,2 Watt.
Batterie : pile rechargeable AAA 1,2 V 600 mAh Ni-mH.
Prix : 17,95 €.

Météo, couleurs et fleur en permanence avec la girouette Power Flower

La météo est pourrie, l’été ressemble à l’automne, les floraisons estivales peinent… Une forte envie de couleurs et de lumière me tenaille ! J’ai donc planté une Power Flower dans une des jardinières de mon balcon. Mais qu’est-ce qu’une Power Flower ? Tout simplement une girouette en forme de fleur, à six grands pétales colorés qui tournent à la moindre brise de vent. Et quand la nuit tombe (de plus en plus tôt maintenant, surtout ces derniers jours particulièrement gris et sombres), les pétales s’illuminent grâce à un led fixé sur chacun d’entre eux et relié au coeur de la fleur, une petite dynamo qui se recharge sous l’effet du vent et de la rotation des pétales.
Un gagdet amusant, qui apporte des couleurs et un peu d’insolite dans les jardinières. Et qui ne fonctionne qu’avec le vent, une énergie on ne peut plus naturelle et renouvelable.Ca a effrayé beaucoup Iris la chatte, qui s’est demandée pendant quelques heures ce que c’était que ce moulin à vent installé devant l’une des fenêtres de l’appartement et qui battait des ailes à tout allure (heureusement sans faire aucun bruit). La frayeur aujourd’hui s’est estompée, mémère retrouve ses habitudes… Si seulement cela pouvait effrayer les pigeons ! Par contre cela ne dérange pas du tout les bourdons et les abeilles qui viennent butiner sur les fleurs du coeur-de-Marie grimpant et autres.
J’ai trouvé cette fleur permanente dans un des magasins de Nature & Découvertes. En surfant sur le web, vous devez la trouver ailleurs aussi. Petites précautions : il est prudent de piquer profondément le tuteur supportant la fleur, car la girouette doit supporter les assauts des rafales de vent et il est préférable de ranger la fleur quand un coup de vent fort est annoncé. Sinon elle va s’envoler, loin, très loin…Quelques données :
1 piquet composé de trois parties, avec 2 connecteurs.
Hauteur de la girouette : 93 cm.
Diamètre de la « fleur » : 47 cm.
6 pétales, chacun étant muni d’une diode électroluminescente.
1 générateur.
Prix : 14,95 €.

Jardins de cristal dans le parc de Bagatelle

La Ville de Paris et le Conseil Régional de Lorraine présentent l’exposition « Jardins de cristal », dans le parc de Bagatelle du 25 août au 2 novembre 2008.Pendant deux mois, l’un des plus beaux parcs de la capitale sert d’écrin aux joyaux réalisés dans les quatre cristalleries les plus prestigieuses de la Région Lorraine : Baccarat, Daum, Lalique et Saint-Louis. Des pièces inspirées par la flore et la faune sont disséminées dans le parc ou exposées dans le Trianon. Elles invitent le visiteur à découvrir avec poésie le lien qui unit depuis toujours le cristal à la nature.
Dans le Trianon, le travail du cristal est présenté de la matière brute à l’objet fini. A travers quatre jardins imaginaires dédiés aux quatre cristalleries, cristal et végétaux se rejoignent dans une scénographie originale de Vincent Dupont-Rougier. De courtes séquences vidéo racontent l’histoire des manufactures et de cette matière étonnante qu’est le cristal. Elle lève le voile sur les hommes qui le sculptent et le taillent pour donner naissance à ces objets précieux et spectaculaires.
Les installations se reflètent dans les plans d’eau du parc ou apparaissent au détour d’un bosquet, les œuvres de cristal répondant à leurs modèles.
Dans la galerie, des animations, des conférences et des démonstrations, ouvertes au public, permettent de mieux comprendre l’art du cristal et ses secrets de fabrication.
Cette exposition, initiée par le Pôle verrier de Lorraine, a reçu le soutien de Gaz de France : de la Fondation pour la scénographie et de la Délégation Lorraine pour les animations.
Informations pratiques :
• Lieux : Trianon, Galerie et parc de Bagatelle.
• Adresse : Route de Sèvres à Neuilly – Bois de Boulogne – 75016 Paris.
• Accès : Métro pont de Neuilly, puis autobus 43 ou Métro porte Maillot, puis autobus 244 ou Métro porte d’Auteuil, puis autobus 241.
• Dates : du 25 août au 2 novembre 2008.
• Horaires : tous les jours de 10h00 à 18h00.
• Tarifs : 3 euros et tarif réduit à 1,50 €. Visite gratuite pour les moins de 7 ans.
La galerie est accessible aux personnes handicapées.

Le deuxième temps fort des cornouillers du Japon

En ce moment les cornouillers à fleurs ou cornouillers du Japon (Cornus kousa) se parent de superbes fruits rouges, qui ressemblent à des grosses fraises. Deuxième grande période d’attrait pour ces arbustes d’ornement élégants. Comme celui-ci photographié aujourd’hui près du Parvis de la Défense et du centre commercial Les Quatre Temps.
Ces arbustes ou petits arbres offrent un premier spectacle au moment de la floraison printanière, très originale et raffinée. Les fleurs assez quelconques sont entourées de grandes bractées blanches, roses ou rouges très décoratives. Mais en ce moment, ce sont les fruits qui apportent une nouvelle touche de couleur à ces beaux arbustes. De curieux fruits arrondis et bosselés, couleur fraise.Les cornouillers connaîtront un troisième temps fort au cours de l’automne, quand leur feuillage s’enflammera, juste avant de tomber…

Feuilles poinçonnées, cherchez l’otiorhynque !

En me promenant sur le parvis de la Défense, je me suis arrêté devant un arbuste aux feuilles passablement échancrées, comme passées à la poinçonneuse. Une pauvre viorne qui a subi une forte attaque d’otiorhynque, une sorte de charançon très fréquent à Paris et en Île-de-France, surtout dans les jardins en pots.On ne voit presque jamais l’animal qui a causé ces dégâts si caractéristiques. Mais on découvre un beau jour ses plantes complètement découpées, comme si un petit rigolo avait joué de la poinçonneuse sur le rebord des feuilles. Rien de vraiment grave pour les plantes qui n’en souffrent pas plus que cela, mais d’un point de vue esthétique, c’est pas terrible. Et puis il faut savoir que les larves, qui vivent dans le sol, peuvent s’attaquer aux racines et faire des dégâts bien plus graves. Quand il y a trop de parasites dans un bac, l’arbuste peut périr dans les cas les plus graves.
Comment réagir ? La meilleure méthode est l’emploi de nématodes, de l’espèce Heterorhabditis bacteriophora, qui éliminent radicalement les larves et les pupes (dernier stade avant la transformation de la larve en adulte) de la manière la plus naturelle qu’il soit. Justement nous sommes en plein dans la période de traitement, qui s’étend d’août à octobre, quand la température du sol est supérieure à 12 °C, au moins quelques heures par jour (sic ! 14 °C dans l’air ce matin, pas terrible l’été). L’autre grande période de traitement étant au printemps, de mars à mai selon la température. Ces nématodes sont proposés notamment par la société Biotop et doivent être dilués dans l’eau au moment de leur utilisation. Il suffit ensuite d’arroser la terre à la base des plantes contaminées et de maintenir le substrat humide pendant le mois qui suit l’application. Avec 500 000 nématodes, vous traitez une surface de sol de 1 m2. Le traitement est simple, mais il est coûteux (la dose de 500 000 nématodes est proposée actuellement à 27 euros, ce qui fait donc un coût de 27 euros le m2).
Dernier point, il est essentiel de ne pas utiliser de produits chimiques sur la zone à traiter pendant la semaine qui précède le traitement et au moins pendant le mois qui suit.

Craquez pour un gros zamioculcas

Petite visite hier chez Truffaut quai de Seine (Paris 13ème) pour découvrir le festival des plantes d’intérieur. Une offre large de végétaux d’intérieur y est présentée, avec notamment de superbes sujets de zamioculcas (Zamioculcas zamiifolia) trop rarement proposés.Cette plante verte apparue depuis une dizaine d’années dans les points de vente de jardinage est le plus souvent vendue en petites potées, avec deux ou trois feuilles. Il faut dire que son prix, même quand elle est encore très jeune, reste élevé par rapport à d’autres plantes d’intérieur tel le Ficus benjamina ou le philodendron (Monstera deliciosa). La croissance du zamioculcas est lente, je suppose qu’elle est la cause de ce prix si élevé.
Sinon, c’est une plante on ne peut plus facile à vivre, le seul danger étant juste de trop l’arroser. Elle déteste les excès d’arrosage et le terreau toujours détrempé. Autre atout important, elle ne demande pas beaucoup de lumière. Il faut absolument lui éviter le soleil direct qui brûle les folioles vernissées (une foliole, c’est ce qui ressemble à une feuille et qui n’est en fait qu’une partie de la grande feuille découpée en nombreuses folioles portées par une tige très épaisse et succulente).
Si vous réussissez le spatiphyllum ou le philodendron, vous obtiendrez sans problème de très belles potées de zamioculcas. Et pour les plus pressés, c’est le moment d’aller choisir des gros sujets (attention, il faut débourser plus de 100 euros, c’est un investissement quand même).Il m’a fallu presque 7 ans pour obtenir cette belle potée (1 m de diamètre au niveau du feuillage) chez moi, en partant d’un petit pied qui n’avait que trois feuilles d’environ 50 cm de hauteur. Et chaque année elle me donnait des fleurs verdâtres en été, qui apparaissaient à la base des feuilles. Mais j’ai dû la donner tellement elle prenait de la place chez moi dans la salle à manger.
Tout ça pour dire que le zamioculcas est une excellente plante d’intérieur, avec un port et un feuillage particuliers qui conviennent parfaitement aux intérieurs contemporains et aux jardiniers un peu négligeants…