Paris

À propos de la ville de Paris, capitale de la France où j’ai le plaisir de vivre

Conférence sur les cactées et plantes succulentes à la SNHF

La Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF) propose une série de conférences sur les cactées et les plantes succulentes d’Amérique du Sud et d’Afrique du Sud.
La première conférence est prévue pour le mardi 9 septembre, avec pour thème « Le Rio Maranon (Pérou), d’El Chagual à Rentama ». Elle sera donnée par Philippe Corman.
Le Rio Maranon est un des bras-mères du célèbre fleuve Amazone. Traversant le nord du Pérou du sud au nord, il parcourt une partie de territoire caractérisée par une très faible pluviométrie qui en fait une région d’élection des plantes succulentes. Mais celle-ci est très difficile d’accès, elle n’est vraiment connue qu’au niveau des ponts qui traverse le Rio Maranon comme à El Chagual. La conférence vous fera visiter en photos les environs de ces ponts, mais également les montagnes alentour pour apprécier la variété des climats et des plantes succulentes liées aux différents milieux naturels rencontrés, au premier rang desquelles figurent les cactus et les pépéromias.
Infos pratiques :
SNHF,
84 rue de Grenelle,
75007 Paris.
Horaires : à partir de 19 h 30 (attention, les portes sont fermées à 20 h).
Tarif : 5 euros pour les non adhérents.

Les fleurs qui rendent la fin de l’été plus belle

Nous voici dans les dernières semaines de l’été. Un grand nombre de fleurs annuelles montrent des signes de fatigue. Mais heureusement certaines espèces sauvent la situation et nous gratifient d’une floraison tardive généreuse.Les rudbeckias annuels ne sont vraiment beaux et opulents qu’à partir du mois d’août. Si l’année n’est pas trop sèche, ils se couvrent de grosses fleurs, encore et encore dans les jardins ensoleillés.Imperturbables et foisonnants, les bégonias Dragon Wing forment de larges cascades au feuillage brillant et aux fleurs flamboyantes. Pour les coins ombragés.Plus discrète mais si délicate et charmante, l’euphorbe Diamond Frost forme une belle boule ou des petites bordures parsemées de petits papillons blancs. Mais il faut pour cela lui donner du soleil et ne pas négliger les arrosages. (Sur la photo, en bordure avec un massif de Sunpatiens, un nouvel hybride d’impatiens de Nouvelle-Guinée très florifère).La plupart des graminées terminent l’été avec panache, dans une débauche de feuilles, d’épis ou de plumets. Les petites stipes cheveux d’ange (Stipa tenuifolia) bien sûr, mais aussi les herbes-aux-écouvillons (Pennisetum), les panicauts et bien d’autres encore.J’ai un faible pour les strobilanthes, plantes vivaces encore peu connues pour les endroits ombragés, qui nous offrent une belle floraison au coeur et en fin d’été. Tout particulièrement Strobilanthes rankanensis, qui ne commence qu’à ouvrir sa multitude de boutons sur mon balcon.Et pour Syl, les anémones du Japon bien sûr, qu’il faut aller admirer dans le jardin du Musée du Quai Branly (Paris 7ème). En septembre les tapis de fleurs blanches mariées aux épis des grandes graminées offrent un spectacle magique, que vient encore renforcer les couleurs flamboyantes des arbres au fur et à mesure que l’automne s’avance. Je vous invite d’ailleurs à vous promener dans les parcs et jardins de la ville de Paris tout au long du mois de septembre, les décorations florales estivales étant en ce moment plus belles que jamais. La semaine prochaine se déroulera justement le concours des décorations florales estivales de la ville de Paris, qui récompensera les plus belles. Je vous le raconterai en images !

Exotisme à Paris : un hibiscus géant !

Je vous ai montré hier quelques photos de mes fleurs et feuillages exotiques qui prolifèrent sur mon balcon. Mais aujourd’hui, grosse surprise en rentrant avec les premières fleurs de l’Hibiscus coccineus.Après le blanc (Hibiscus coccineus ‘Alba’) qui a déjà fait six fleurs depuis ce billet, voici enfin l’espèce type, à fleurs rouge magenta, immenses et exotiques à souhait. Le pied a trois ans, je l’ai obtenu à partir de graines envoyées par une amie grande collectionneuse d’hibiscus, Françoise Levavasseur, qui a créé le groupe de parole Hibiscusmania, lieu d’échanges plus que sympathiques pour tous les amateurs et collectionneurs d’hibiscus. Elle a aussi créé un site Hibiscusmania où sont présentées de nombreuses photos d’hibiscus. Attention les yeux, trop beau !
Mon pied d’hibiscus a mis trois ans pour arriver à fleurir. Mais quelle récompense et quel plaisir ! Et pour tout vous dire, j’ai manqué la première fleur, pensant que les boutons étaient trop petits encore pour s’ouvrir. Hier matin, j’ai découvert la fleur fanée, rageur… Et ce soir, deux fleurs d’un coup, dont une dirigée vers l’intérieur du balcon, une aubaine pour faire des photos. Alors voici un petit délire de photos, de l’hibiscus en veux tu en voila, à fleurs rouges ou blanches, mais de l’hibiscus parisien, roi de balcon !

Dahlias : concours et expositions au Parc floral de Paris

Jusqu’au 14 septembre, vous êtes invités à choisir vos trois variétés préférées de dahlias parmi les 134 présentées en compétition dans le Parc floral de Paris (12ème arrondissement).

Cette année, 134 variétés soigneusement étiquetées, présentées dans des jardinières en tresse de bois d’azobé, rassemblent chacune 6 à 8 pieds d’une même variété. Réunies et suivies sur 2 ans, ces variétés nouvelles ou commercialisées depuis moins de 5 ans, et anciennes datant de plus de 25 ans, remises au goût du jour, sont estimées par un jury composé d’élus, de personnalités désignées « es qualité » et d’agents de la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement de la Mairie de Paris.

Les dahlias sont jugés sur la beauté, la forme et la qualité de l’inflorescence, le degré de vigueur de la plante, sa végétation, son port, sa résistance aux maladies parasitaires et sa floraison. En fonction de ces critères, les variétés retenues reçoivent prix ou certificats. Une attention particulière est portée à la résistance aux maladies, garante de la restriction d’utilisation de produits phytosanitaires.

Mais depuis l’été 1992, les visiteurs du parc choisissent aussi leur dahlia préféré. Dès votre entrée dans le site, un bulletin de vote vous sera remis. Les bulletins remplis sont déposés dans une urne à l’entrée du jardin du dahlia. Le jury délibérera le 19 septembre, tous les résultats (jury et critérium du public) seront proclamés le 20 septembre prochain.

Les récompenses offertes par la Mairie de Paris comprennent :

– un premier prix du dahlia toute catégorie, qui récompense le meilleur choix des professionnels pour une utilisation des dahlias dans les jardins.
– un premier prix pour les dahlias nains, qui couronne les dahlias les plus intéressants pour les décorations florales des villes.
– un premier prix critérium du public attribués aux dahlias les plus appréciés par le grand public.
– un premier prix des amateurs qui permet de faire connaître et de développer la recherche de nouveautés par les amateurs hybrideurs.
– un ou plusieurs certificats.
D’autres prix spécifiques sont attribués :
– le prix de la presse horticole attribué par l’association des journalistes du jardin et de l’horticulture (AJJH).
– le prix des fleuristes attribué par un jury composé de fleuristes.
– autres prix mis en place par des professionnels.

Ne manquez pas les deux expositions sur les dahlias :
– « Images de dahlias », du 27 août au 11 novembre. Présentée au pavillon 21, elle propose des aquarelles de Jacqueline Candiard et des photographies de Dany Gander-Gosse qui mettent en lumière les qualités artistiques du dahlia. Une documentation très complète permet de découvrir l’histoire du dahlia, sa provenance, ses méthodes de culture, les périodes de floraison et les multiples variétés qui en font sa spécificité : à fleurs simples, sphériques (balles, pompons, nains…), à collerette ou bien à fleurs d’anémone, de pivoine, d’orchidée… ou encore les dahlias décoratifs ou les dahlias cactus (dentelles, rayonnants…).
– « Intemporel dahlia », du 27 septembre au 5 octobre.

Jardins de cristal dans le parc de Bagatelle

La Ville de Paris et le Conseil Régional de Lorraine présentent l’exposition « Jardins de cristal », dans le parc de Bagatelle du 25 août au 2 novembre 2008.Pendant deux mois, l’un des plus beaux parcs de la capitale sert d’écrin aux joyaux réalisés dans les quatre cristalleries les plus prestigieuses de la Région Lorraine : Baccarat, Daum, Lalique et Saint-Louis. Des pièces inspirées par la flore et la faune sont disséminées dans le parc ou exposées dans le Trianon. Elles invitent le visiteur à découvrir avec poésie le lien qui unit depuis toujours le cristal à la nature.
Dans le Trianon, le travail du cristal est présenté de la matière brute à l’objet fini. A travers quatre jardins imaginaires dédiés aux quatre cristalleries, cristal et végétaux se rejoignent dans une scénographie originale de Vincent Dupont-Rougier. De courtes séquences vidéo racontent l’histoire des manufactures et de cette matière étonnante qu’est le cristal. Elle lève le voile sur les hommes qui le sculptent et le taillent pour donner naissance à ces objets précieux et spectaculaires.
Les installations se reflètent dans les plans d’eau du parc ou apparaissent au détour d’un bosquet, les œuvres de cristal répondant à leurs modèles.
Dans la galerie, des animations, des conférences et des démonstrations, ouvertes au public, permettent de mieux comprendre l’art du cristal et ses secrets de fabrication.
Cette exposition, initiée par le Pôle verrier de Lorraine, a reçu le soutien de Gaz de France : de la Fondation pour la scénographie et de la Délégation Lorraine pour les animations.
Informations pratiques :
• Lieux : Trianon, Galerie et parc de Bagatelle.
• Adresse : Route de Sèvres à Neuilly – Bois de Boulogne – 75016 Paris.
• Accès : Métro pont de Neuilly, puis autobus 43 ou Métro porte Maillot, puis autobus 244 ou Métro porte d’Auteuil, puis autobus 241.
• Dates : du 25 août au 2 novembre 2008.
• Horaires : tous les jours de 10h00 à 18h00.
• Tarifs : 3 euros et tarif réduit à 1,50 €. Visite gratuite pour les moins de 7 ans.
La galerie est accessible aux personnes handicapées.

Craquez pour un gros zamioculcas

Petite visite hier chez Truffaut quai de Seine (Paris 13ème) pour découvrir le festival des plantes d’intérieur. Une offre large de végétaux d’intérieur y est présentée, avec notamment de superbes sujets de zamioculcas (Zamioculcas zamiifolia) trop rarement proposés.Cette plante verte apparue depuis une dizaine d’années dans les points de vente de jardinage est le plus souvent vendue en petites potées, avec deux ou trois feuilles. Il faut dire que son prix, même quand elle est encore très jeune, reste élevé par rapport à d’autres plantes d’intérieur tel le Ficus benjamina ou le philodendron (Monstera deliciosa). La croissance du zamioculcas est lente, je suppose qu’elle est la cause de ce prix si élevé.
Sinon, c’est une plante on ne peut plus facile à vivre, le seul danger étant juste de trop l’arroser. Elle déteste les excès d’arrosage et le terreau toujours détrempé. Autre atout important, elle ne demande pas beaucoup de lumière. Il faut absolument lui éviter le soleil direct qui brûle les folioles vernissées (une foliole, c’est ce qui ressemble à une feuille et qui n’est en fait qu’une partie de la grande feuille découpée en nombreuses folioles portées par une tige très épaisse et succulente).
Si vous réussissez le spatiphyllum ou le philodendron, vous obtiendrez sans problème de très belles potées de zamioculcas. Et pour les plus pressés, c’est le moment d’aller choisir des gros sujets (attention, il faut débourser plus de 100 euros, c’est un investissement quand même).Il m’a fallu presque 7 ans pour obtenir cette belle potée (1 m de diamètre au niveau du feuillage) chez moi, en partant d’un petit pied qui n’avait que trois feuilles d’environ 50 cm de hauteur. Et chaque année elle me donnait des fleurs verdâtres en été, qui apparaissaient à la base des feuilles. Mais j’ai dû la donner tellement elle prenait de la place chez moi dans la salle à manger.
Tout ça pour dire que le zamioculcas est une excellente plante d’intérieur, avec un port et un feuillage particuliers qui conviennent parfaitement aux intérieurs contemporains et aux jardiniers un peu négligeants…