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Animaux domestiques ou sauvages, la faune des jardins et autour des jardins

Syrphe en visite sur l’oeillet d’Inde ‘Linnaeus’


Un syrphe est venu butiner pendant que je photographiais quelques fleurs sur mon balcon. Pas farouche, il s’est posé sur différentes fleurs de mon gros pied de Tagetes ‘Linnaeus’ et j’ai pu le prendre en photo, posé et en vol.


Avec son vol stationnaire, la prise de vue est plus facile, même s’il ne faut pas trainer. Mais l’animal avait décidé de visiter toutes les fleurs de l’oeillet d’Inde, aussi j’ai pu le suivre sans difficultés.

Syrphe butinant une fleur d'oeillet d'Inde (Tagetes) sur en été sur mon balcon parisien, Paris 19e (75)
Cette mouche a un déguisement de guêpe trompeur. Mais elle ne pique pas. Elle est très utile car adulte, elle joue un rôle de pollinisateur et ses larves sont des grandes dévoreuses de pucerons. Ça tombe bien, j’en ai une belle colonie sur les hampes florales de mon cosmos chocolat.

Conférence sur les corneilles à Paris le 21 juin 2018

Affiche de la conférence sur les corneilles à Paris, ARB îdF, juin 2018Dans le cadre de son cycle de conférences pour le grand public, l’ARB Île-de-France vous propose de rencontrer Frédéric Jiguet, professeur en biologie de la conservation au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), directeur du Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d’Oiseaux (CRBPO), qui gère le baguage des oiseaux en France.

Les corneilles parisiennes sont sujettes à polémiques… Vandalisme des poubelles occasionnant des problèmes de propreté, arrachage des jeunes plants dans les espaces verts, voire intimidation des usagers des parcs et jardins, la cohabitation s’avère parfois difficile. Afin d’étudier leur dispersion et proposer aux gestionnaires d’espaces verts et aux parisiens des solutions efficaces pour atténuer les nuisances que cette espèces peut poser, le Muséum a lancé en 2015 un programme participatif de capture et de baguage des corneilles dans Paris.

En 3 ans, plus de 250 corneilles noires ont été capturées et baguées dans Paris, générant plus de 4500 observations par plus de 100 participants. Les résultats de cette étude montrent que ces oiseaux sont très mobiles et ne sont pas inféodés à un espace vert particulier. La majorité des corneilles parisiennes sont de jeunes oiseaux de moins d’un an, qui arrivent massivement dans la ville depuis les campagnes entre juillet et octobre, période de dispersion juvénile. Ils visitent les grands jardins où la nourriture est abondante, dans les poubelles ou devant les pique-niqueurs…

Frédéric Jiguet abordera quelques éléments sur la biologie et les comportements de cette espèce et reviendra sur son installation et son développement au cœur de la capitale parisienne. Il vous présentera ensuite les résultats de son étude et les mesures de gestion pour permettre une cohabitation sereine et pacifique entre la corneille et l’homme. Il vous montrera même que la corneille peut s’avérer être un moteur de reconnexion de l’habitant urbain avec la nature.

Informations pratiques
Jeudi 21 juin 2018 de 19h à 21h
Halle Pajol – Auberge de Jeunesse, 18/22 ter, rue Pajol, 75018 Paris.
Métro : ligne 12, station Marx Dormoy.
Entrée gratuite. Inscription conseillée

Semaine des Fleurs pour les Abeilles du 15 au 24 juin 2018

Affiche de la semaine des Fleurs pour les Abeilles, juin 2018Plus de 100 000 ambassadeurs et des centaines d’entreprises se mobilisent avec l’Observatoire Français d’Apidologie pour la semaine des Fleurs pour les Abeilles. À cette occasion, des fleurs mellifères seront semées partout où c’est possible : jardinières, potées, balcons, terrasses, espaces verts, jardins, friches, champs, bords de routes…

La part de la production végétale en France pouvant être attribuée à l’action d’insectes pollinisateurs, varie entre 2,3 et 5,3 milliards d’euros par an selon l’Évaluation française des écosystèmes et des services économiques. Si le niveau de dépendance varie d’une culture à l’autre, il existe pour 72% des espèces cultivées pour l’alimentation humaine.

Du 15 au 24 juin 2018 pendant la semaine des Fleurs pour les Abeilles, tout le monde peut agir en semant de quoi nourrir les abeilles. Plus de 100 000 ambassadeurs sont mobilisés au sein des entreprises partenaires qui vont montrer l’exemple ainsi que des milliers d’enfants. Jardineries, fleuristes, horticulteurs, pépiniéristes et paysagistes vont présenter une offre végétale diversifiée et fleurie pour embellir les balcons, les terrasses et les jardins. Retrouvez la liste des entreprises participantes sur : www.flowersforbees.com

Pendant une semaine, du 15 au 24 juin, chacun est invité à se rendre dans les points de vente participants à  l’opération pour acheter des plantes mellifères et contribuer ainsi au maintien d’espaces fleuris – dans les jardins, sur les balcons, sur les terrasses – et à la protection des abeilles. Partagez vos plus belles photos et vidéos sur les réseaux sociaux avec les hashtags : #OnSème #FlowerForBees

Cette campagne portée par l’Observatoire Français d’Apidologie (OFA) et Val’hor, l’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage, sera institutionnalisée comme un nouveau rendez-vous annuel destiné à créer une opportunité supplémentaire de s’engager pour la planète en combattant une des causes identifiée de la disparition des abeilles.

À propos de l’Observatoire Français d’Apidologie
Installé dans le Var au pied de la Sainte Baume, l’Observatoire Français d’Apidologie (OFA) est une association loi 1901 à but non lucratif déclarée d’intérêt général qui s’est donné pour mission d’agir en faveur du repeuplement et de la sauvegarde des abeilles. Il regroupe un cheptel apicole expérimental pour la sélection et la reproduction, un centre de recherche et un centre de formation professionnelle. Il a proposé au Parlement Européen un objectif de 30 000 nouveaux apiculteurs en Europe et la création de 10 millions de nouvelles colonies d’abeilles d’ici 2025.

Découverte de Plathelminthes invasifs géants en France et dans les territoires français d’outre-mer

Logo Muséum National d'Histoire Naturelle

Le 22 mai dernier, le Muséum national d’Histoire naturelle a envoyé une alerte à l’attention de la presse concernant la découverte de Plathelminthes terrestres, des vers plats géants invasifs, sur le territoire français métropolitain et ultramarin. Une menace pour nos vers de terre et la vie des sols.

Une conséquence de la mondialisation et de l’accroissement des échanges internationaux de marchandises est l’introduction d’espèces exotiques envahissantes. En France, on a ainsi vu arriver récemment le frelon asiatique, l’écureuil de Corée et le Plathelminthe de Nouvelle-Guinée. La découverte de ce dernier a donné lieu au lancement en 2013 par le Muséum national d’Histoire naturelle d’un appel à témoins sur les Plathelminthes terrestres (vers plats). Une équipe de chercheurs dirigée par Jean-Lou Justine de l’Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité (ISYEB – Muséum / CNRS / Sorbonne Université / EPHE), a ainsi étudié pendant 5 ans quelque 700 contributions de citoyens. Il s’agit de la première enquête d’envergure sur le sujet en France métropolitaine et territoires français d’outre-mer, basée sur les sciences participatives, dont les résultats sont publiés dans PeerJ.

Bipalium kewense, prédation en France, photo Pierre Gros - CCBY4-0
Cinq espèces de Plathelminthes bipaliinés (des genres Bipalium et Diversibipalium), originaires d’Asie, ont été rapportées sur le territoire français métropolitain et ultramarin : Guadeloupe, Martinique, Saint Martin, Saint Barthélemy, Guyane Française, Réunion, Mayotte mais aussi en Suisse, à Monaco et au Portugal. La moitié des observations en France métropolitaine est localisée dans le seul département des Pyrénées-Atlantiques. Deux de ces cinq espèces sont des géantes parmi les Plathelminthes terrestres, atteignant jusqu’à 40 cm de long. Les bipaliinés sont des prédateurs de la faune du sol, notamment des vers de terre, et représentent donc une menace pour la biodiversité des sols et leur équilibre écologique – ils sont capables de tuer des proies jusqu’à 50 fois plus lourdes qu’eux ! De plus, ces espèces se reproduisent par scissiparité (reproduction asexuée), moyen efficace pour une espèce invasive d’envahir rapidement un territoire. Même si une évaluation de leur impact écologique sur la biodiversité locale est nécessaire, les bipaliinés correspondent bien à la définition des espèces exotiques envahissantes.

Bien que l’invasion ait commencé il y a 20 ans – certains témoignages remontent jusqu’en 1999 -, les chercheurs n’ont trouvé aucune publication scientifique sur la présence de bipaliinés en France. Il est paradoxal que l’invasion d’un pays développé, en Europe, par des animaux aussi spectaculaires, n’ait attiré l’attention d’aucun scientifique ni d’aucune institution. Cela montre bien la méconnaissance de tous les acteurs dans ce domaine ; il va falloir pallier ce manque d’information sur les Plathelminthes terrestres qui seront de plus en plus souvent rencontrés en Europe par les citoyens et les professionnels de l’agriculture, de l’aménagement paysager, des sciences vétérinaires et de la médecine.

Référence
Jean-Lou Justine, Leigh Winsor, Delphine Gey, Pierre Gros, Jessica Thévenot. Giant worms chez moi! Hammerhead flatworms (Platyhelminthes, Geoplanidae, Bipalium spp., Diversibipalium spp.) in metropolitan France and overseas French territories.
PeerJ. 22 mai 2018 – DOI : 10.7717/peerj.4672

Article (en anglais) en accès libre: https://peerj.com/articles/4672

Week-end de comptage des oiseaux des jardins les 26 et 27 mai 2018

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Pour la 6e année consécutive, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) invitent les citoyens à participer au comptage national des oiseaux des jardins les 26 et 27 mai 2018. Le but ? Établir un suivi des populations d’oiseaux de proximité afin d’évaluer leur état et préconiser ainsi des mesures de protection. Ce deuxième comptage annuel qui fait suite à celui de janvier constitue une manière simple pour chaque citoyen, adhérent ou non à la LPO, d’agir concrètement en faveur de la connaissance et de la protection de notre avifaune.

Logo Muséum National d'Histoire Naturelle

En pleine période de reproduction, les oiseaux sont moins abondants dans les jardins que durant l’hiver mais de nombreuses espèces sont tout de même observables. Parmi les plus communes : le Merle noir, le rouge-gorge et la Mésange charbonnière. Les plus chanceux pourront aussi observer la Huppe fasciée ou le Rougequeue à front blanc, des visiteurs saisonniers.

Merle sur mon balcon parisien en hiver, Paris 19e (75)À l’occasion de ce comptage du dernier weekend de mai, les citoyens pourront découvrir la grande diversité d’oiseaux qui visitent les jardins et qui, pour certains, sont menacés de disparition, comme le Verdier d’Europe ou le Bouvreuil pivoine (classés Vulnérables sur la Liste Rouge UICN). Chaque année depuis 2013, des milliers d’observateurs partagent leurs données et contribuent à faire avancer la connaissance des oiseaux de nos jardins.

Forts des observations issues de ces comptages, des états des lieux des oiseaux présents dans nos jardins pourront être dressés. Et contre toute attente, les données collectées fin janvier 2018 présentent un grand nombre d’oiseaux à la mangeoire, à l’instar des Grosbecs casse-noyaux, Tarin des aulnes et Mésanges noires qui sont arrivés massivement dans nos jardins cet hiver ! (voir bilan)

Les prochaines observations collectées pour le comptage de mai permettront de mesurer l’abondance des espèces venues nicher dans les jardins. Les migrateurs comme les hirondelles et le Rougequeue à front blanc seront-ils présents en nombre ? Le Grosbec casse-noyaux et la Mésange noire dénombrés cet hiver seront-ils encore présents fin mai dans les jardins ?  À vous d’aider la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) à le savoir !

À vos agendas donc pour ce prochain weekend de comptage de mai. Il n’est pas nécessaire d’être un expert, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qui se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile ! (suite…)

Avec le retour des beaux jours, gare aux tiques !

Affiche "Une tique vous a piqué", Citique, AnsesLes balades en milieux naturels, notamment en forêt et les activités dans les jardins reprennent avec le retour de températures plus agréables. Particulièrement actives au printemps et à l’automne, les tiques restent le plus important vecteur d’agents pathogènes responsables de maladies infectieuses en Europe. Une simple piqûre peut entraîner la transmission de la bactérie responsable de la maladie de Lyme, principale maladie liée aux tiques en France. Un communiqué de presse de l’Anses en date du 15 mai 2018 incite à la vigilance.

Les tiques sont des acariens que l’on retrouve principalement en forêt et aussi dans les jardins au printemps et en automne. En Europe, elles sont le principal vecteur d’agents pathogènes responsables de maladies infectieuses, affectant les animaux et les hommes. En se nourrissant du sang des animaux ou des humains sur lesquels elles se fixent, elles peuvent s’infecter en prélevant des agents pathogènes (bactéries, virus, parasites). Elles transmettent ensuite ces agents pathogènes en se fixant sur d’autres hôtes.

Vigilance face au risque de transmission de la maladie de Lyme
En France, la principale maladie humaine liée aux tiques est la maladie de Lyme, provoquée par une bactérie appartenant au groupe Borrelia burgdorferi. En cas d’infection, quelques jours après la piqûre de tique, un érythème migrant (halo rouge caractéristique sur la peau) apparaît le plus souvent autour du point de piqûre et s’étend de façon circulaire. À ce stade, un traitement antibiotique permet d’enrayer la maladie. En l’absence de traitement, la maladie peut provoquer des atteintes cutanées, musculaires, neurologiques et articulaires pouvant être très invalidantes. Face à ce risque, quelques réflexes permettent de se protéger :

  • Utilisez des répulsifs, en privilégiant ceux disposant d’une autorisation de mise sur le marché et en respectant leurs conditions d’emploi (l’ensemble de ces informations figurent sur l’étiquette, l’emballage et/ou la notice des produits).
  • Portez des chaussures fermées et des vêtements couvrants et de couleur claire (afin de mieux repérer les tiques sur la surface du tissu).
  • Évitez de marcher au milieu des herbes hautes, des buissons et des branches basses et privilégiez les chemins balisés.
  • Inspectez-vous au retour de vos promenades et détachez immédiatement les tiques fixées à l’aide d’une tire-tique (n’utilisez en aucun cas de l’éther ou tout autre produit).
  • En cas de piqûre, désinfectez bien la plaie.
  • En cas d’apparition d’un érythème migrant suite à une piqûre de tique, consultez immédiatement votre médecin.

Citique, site internet (Anses)
Une application pour comprendre et prévenir la maladie de Lyme et les autres maladies transmissibles par les tiques
Dans le cadre d’un projet de recherche CiTIQUE, les chercheurs de l’Anses, de l’Inra et de l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort ont développé le site web https://www.citique.fr/ et l’application smartphone Signalement-Tique.
Cette application permet aux promeneurs de signaler une piqûre de tique et de recevoir des conseils en cas de piqûres. Grâce à cette application et aux signalements reçus, des cartes de présence de tiques sont élaborées permettant ainsi la mise en place d’actions de prévention ciblées.
Cette collecte de données permet également, grâce à la mobilisation des citoyens et des chercheurs, l’acquisition de connaissances pour mieux comprendre et prévenir la maladie de Lyme et les autres maladies provoquées par les agents pathogènes transmis par les tiques, notamment dans le cadre du projet de recherche CiTIQUE porté par l’Anses, l’Inra et l’Université de Lorraine.
L’application peut être téléchargée sur les plateformes AppStore et PlayStore.

Produits répulsifs contre les tiques : privilégier les produits disposant d’une autorisation de mise sur le marché
Dans le cadre du plan national de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmises par les tiques, l’Anses a évalué l’efficacité des produits biocides répulsifs contre les tiques disponibles sur le marché. En raison de la mise en œuvre progressive du règlement biocides qui régit les produits répulsifs, des produits disponibles sur le marché ne sont pas encore soumis à autorisation de mise sur le marché et n’ont par conséquent pas encore fait l’objet d’une évaluation.
L’Anses recommande dans ce contexte de privilégier les produits répulsifs disposant d’une autorisation de mise sur le marché, ce qui est indiqué sur l’étiquette, l’emballage et/ou la notice du produit et garantit, dans les conditions d’emploi préconisées une protection efficace contre les tiques et l’absence d’effets nocifs pour la santé humaine et l’environnement.