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Animaux domestiques ou sauvages, la faune des jardins et autour des jardins

Perruche à collier en liberté dans le Parc Floral de Paris

Perruche à collier dans un arbre du Parc Floral, Paris 12e (75)
Oiseau de cage, la perruche à collier s’en est échappée et a pris ses quartiers en Île-de-France et dans la capitale depuis quelques dizaines d’années. Et ce sont désormais plusieurs milliers de ces oiseaux au beau plumage que l’on peut découvrir. En me promenant samedi dernier dans le Parc Floral de Paris, j’en ai aperçu une posée sur un branche dans un arbre.

Perruche à collier dans un arbre du Parc Floral, Paris 12e (75)
Les premières observations de la perruche à collier en Ile-de-France datent de 1974. C’est un bel oiseau qui a une envergure et une longueur d’environ 40 cm. Le plumage est vert clair, le bec rouge rose. Le mâle se distingue par la présence d’une bavette noire et d’un demi-collier noir, bordé à l’arrière d’une étroite ligne rose, au-dessous d’un léger croissant mauve-bleu. On distingue aussi une fine ligne noire entre les deux yeux, au-dessus du bec.

La perruche à collier est granivore-frugivore. Elle se nourrit de céréales, de fruits, de baies, de bourgeons, de fleurs et de nectar.

Dans Paris, cette oiseau est présent dans le Jardin des Plantes (5e) et dans le jardin du Luxembourg (6e), ainsi que dans le parc Montsouris (14e). Dans les Hauts-de-Seine, il y en a beaucoup dans le parc de Sceaux (92).

Lancement de la 5e édition de BirdLab, une application ludique au service de la science

Logo du Muséum national d'Histoire naturelleAujourd’hui 17 novembre 2018 débute la cinquième saison de BirdLab, une opération de sciences participatives portant sur le comportement des oiseaux en nourrissage tout au long de l’hiver. Le principe : reproduire en temps réel, grâce à un jeu sur smartphone ou tablette, les interactions entre les individus de 24 espèces s’alimentant sur des mangeoires. Une application ludique qui permet de faire avancer la recherche, proposée par le Muséum national d’Histoire naturelle via son programme Vigie-Nature, AgroParisTech et la LPO.

Logo LPO
En ville ou à la campagne : observer les oiseaux pour mieux les comprendre

Pour participer, il suffit d’installer deux mangeoires dans son jardin ou sur son balcon, de les garnir de graines de tournesol et d’attendre quelques jours que les oiseaux les repèrent. Ensuite, il ne reste plus qu’à reproduire sur l’écran de l’application les allées et venues des oiseaux entre les mangeoires lors de parties de cinq minutes. Une opération qui se veut ludique et pourtant indispensable à l’avancée des connaissances.

La mangeoire : un reflet du paysage alentour

La grande quantité de données fournies par BirdLab a déjà permis aux chercheurs d’établir des liens entre le contexte paysager et la diversité des espèces observées. Les résultats confirment que, selon le milieu où elles se trouvent, les mangeoires montrent des différences spécifiques. Ainsi dans les milieux forestiers, par exemple, on observe davantage d’oiseaux dits « forestiers » (geai des chênes, grimpereau…) et dans les milieux agricoles, des oiseaux « agricoles » (verdier, pigeon ramier…).

Mais, contre toute attente, au milieu de l’hiver, dans les régions dominées par les grandes cultures, on assiste à une diminution des populations d’espèces « agricoles ». L’hypothèse avancée par les scientifiques est qu’à ce moment de l’année, lorsqu’il n’y a plus de graines dans les champs, les oiseaux quittent ces régions pour trouver des ressources dans des paysages plus diversifiés. En revanche, les espèces urbaines et forestières, moins dépendantes des graines, ne changent pas d’habitat au cours de l’hiver. Des résultats qui laissent penser que la mangeoire est un bon reflet du paysage alentour.

Édition 2016-2017 : une saison exceptionnelle !

Avec 10 268 parties réalisées durant l’hiver dernier, les participations ont atteint un niveau un record ! Cette dynamique doit être maintenue sur le long terme car plus les « joueurs » seront nombreux, plus les chercheurs obtiendront des résultats scientifiques probants.

Pour en savoir plus : http://vigienature.mnhn.fr/vigie-manip/birdlab

Lancement du programme « Des terres et des ailes » pour réinstaurer la biodiversité dans les campagnes

Logo LPOLe vendredi 12 octobre 2018, la LPO a lancé, avec le soutien de Chambres d’agriculture France (APCA) un nouveau programme intitulé “Des terres et des ailes”, pour lutter contre la disparition des oiseaux communs de nos campagnes.

Chambres d’agriculture France (APCA) logo
Les derniers chiffres issus de l’étude conjointe du Muséum national d’Histoire naturelle et du CNRS sont édifiants : les populations d’oiseaux dans les campagnes ont été réduites en moyenne d’un tiers au cours des quinze dernières années, avec une forte accélération depuis deux ans. Selon l’UICN (l’Union Internationale pour la conservation de la nature), un tiers des espèces sont aujourd’hui menacées. En cause: l’évolution des pratiques agricoles depuis 50 ans avec l’usage de certains pesticides, le braconnage d’espèces protégées et l’évolution de l’habitat.

La disparition des oiseaux n’est pas une fatalité : il est encore temps d’agir ! Le retour de la nature dans nos campagnes dépend avant tout de la mobilisation des acteurs du monde agricole : agriculteurs, paysans, associations locales, chambres d’agriculture… Le programme « Des terres et des ailes » est à leur disposition pour les accompagner dans cette reconquête.

Un site internet dédié et complet permettra à tout un chacun de participer de manière libre et autonome et de trouver une mine d’astuces et de champs de connaissances :

  • des aménagements favorables aux oiseaux et aux insectes, faciles à mettre en place à travers la “carte des réalisations” et des fiches informatives,
  • des conseils et astuces pour accompagner et faciliter la mise en place des conditions d’accueil des espèces d’oiseaux,
  • des consignes pour faire connaître et valoriser les actions concrètes mises en place

Ainsi, chaque agriculteur trouvera les solutions qui répondent à ses attentes et capacités d’action. Aujourd’hui plus que jamais, chaque geste compte, petit ou grand. Seule une participation massive des agriculteurs permettra de retrouver les conditions favorables à l’accueil des oiseaux et petits animaux dans nos campagnes françaises.

Pour Allain Bougrain Dubourg, « il n’est plus temps de stigmatiser les agriculteurs, il faut leur donner les moyens d’agir. C’est là où la biodiversité a le plus régressé qu’il faut mettre les moyens, ensemble, pour lui permettre une renaissance ». Pour Pascal Ferey, vice-président des Chambres d’agriculture, « L’agriculture joue un rôle majeur dans l’équilibre des écosystèmes sur notre planète. La diminution des populations d’oiseaux doit nous inquiéter car cette présence joue un rôle primordial dans les grands équilibres de la biodiversité faunistique. La signature de cette convention entre la LPO et Chambres d’agriculture France relève d’une ambition partagée entre les Chambres d’agriculture, les agriculteurs et les adhérents de la LPO avec un objectif commun : assurer un milieu agricole et rural riche de nos activités de production et protecteur de la biodiversité. »

Sauterelle verte sur rose

Sauterelle verte sur rose en automne dans le parc de Bagatelle, Paris 16e (75)
En m’approchant d’une superbe rose or et rose dans la roseraie du parc de Bagatelle (Paris 16e), j’ai aperçu cette belle sauterelle verte qui y prenait la pose et qui a été aussi surprise que moi.

Nous sommes restés quelques minutes à nous regarder, moi profitant de l’aubaine pour prendre l’insecte en photo.

Dialogues avec l’animal les 6 et 7 octobre 2018 à Paris

Dialogues avec l'animal, association TAAC, Maison de la Radio, Paris, octobre 2018L’association The Animal Alliance Channel (TAAC) organise les 6 et 7 octobre 2018 à Paris à la Maison de la Radio un évènement inédit consacré à la communication inter-espèces et à la conscience au sein du Vivant : les Dialogues avec l’Animal.

Cette première édition vise à mettre en lumière et à explorer la communication Humain-Animal au travers de témoignages, conférences, films et tables rondes faisant intervenir des scientifiques pluridisciplinaires, des représentants de peuples traditionnels et des personnalités visionnaires autour de communicateurs animaliers, ces personnes qui ont développé cette faculté naturelle à communiquer avec les animaux – et plus largement avec le Vivant.

« Nous souhaitons faire découvrir au grand public ce mode de communication universel et intuitif qui s’étend au-delà du langage et qui révèle l’unité consciente du Vivant » déclare Romain Brasseau, fondateur de TAAC« Entrer en communication avec les animaux, découvrir leur nature profonde – au- delà de leur intelligence – peut bouleverser notre vision du monde. En découvrant le regard que les animaux portent sur nous, alors nous ne pouvons que changer notre regard sur eux. »

Ce premier événement en France est au cœur de trois enjeux : le respect du Vivant, le Progrès Humain et l’éducation de nos enfants au Réel. L’accélération des transitions écologiques et numériques réclame de nous questionner sur la trajectoire de l’Humanité et sur ce qui nous paraît essentiel de partager et de transmettre. Cette édition sera suivie d’autres évènements en France et en Europe, avec des intervenants internationaux.

Qui est The Animal Alliance Channel (TAAC) ?

TAAC, association d’intérêt général, souhaite montrer qu’il est possible d’humaniser le monde avec l’animal. Pour cela elle met en lumière les trois missions humanisantes de l’animal : il pacifie les relations, soulage de l’isolement et réveille nos consciences.
La première action de l’association TAAC incarnant cette vision a été la médiation animale en milieu carcéral, initiative expérimentale qu’elle a soutenue et contribué à développer pendant quatre ans, permettant de transformer celle-ci en un programme de formation pour les détenus. Il a remporté en 2011 le second Prix Initiatives Justice décerné par le Ministère de la Justice
Depuis 2017, TAAC se concentre sur la diffusion de la communication inter-espèces. En découvrant la profondeur du regard que les animaux portent sur nous, nous ne pourrons que changer de regard sur eux, sur le Vivant, et donc sur nous-mêmes. Site internet : www.taac-association.org

Informations pratiques

6 et 7 octobre 2018
Maison de la radio, studio 104, 116, Avenue du Président Kennedy, 75016 Paris.
Accueil du public à partir de 8h15. Cliquer sur le lien pour découvrir le programme détaillé.

Les Journées européennes de la migration – Eurobirdwatch 2018 – les 6 et 7 octobre 2018

Affiche EuroBirdwatch 2018Les 6 et 7 octobre 2018, des dizaines de milliers de regards se tourneront vers le ciel, dans toute l’Europe, à l’occasion des journées européennes de la migration des oiseaux : l’EuroBirdwatch. En France ces journées sont organisées par la LPO à travers près de 150 activités ouvertes à tous sur tout le territoire : sorties de terrain, conférences, expositions ou encore points d’observation sur les sites de passage ou d’hivernage des oiseaux migrateurs.

L’EuroBirdwatch est le plus important événement européen de découverte de la migration, initié en 1993 par BirdLife International, alliance mondiale de protection de la nature et des oiseaux dont la LPO est le représentant officiel en France.

En compagnie d’ornithologues chevronnés, les journées européennes de la migration sont l’occasion de découvrir ou redécouvrir l’aventure fascinante des oiseaux migrateurs : des grues qui traversent la France en 24h, le Phragmite des joncs qui double son poids en un mois, la Sterne arctique qui parcourt près de 70 000 km par an… La migration constitue autant de records que de périples semés d’embûches : aux obstacles naturels (prédation, tempêtes, reliefs…) s’ajoutent les conséquences des activités humaines (destruction des habitats, infrastructures aériennes, braconnage, pollutions chimique et lumineuse).

Qui peut participer ? Comment cela se passe-t-il ? Quels oiseaux survoleront nos régions ?

Les sorties de la LPO sont ouvertes à tous et sont gratuites. Des longues-vues et des jumelles seront mises à disposition. Sur certains sites, l’observation est même possible à l’oeil nu, dans certaines conditions et pour certaines espèces. Par sa situation géographique et la diversité de ses milieux, la France constitue une étape incontournable pour des dizaines de millions d’oiseaux migrateurs.

En famille, avec des amis, pour la journée ou la demi-journée, passionnés de nature ou simples amateurs seront guidés par les ornithologues pour apprendre les bases de la reconnaissance des oiseaux en vol. L’occasion d’observer les multiples stratégies migratoires (selon le régime alimentaire, la zone de reproduction) à l’instar du gobemouche noir ou du pinson des arbres dont le régime alimentaire détermine l’aire d’hivernage, respectivement en Afrique subsaharienne et en Europe méridionale. En effet, le Gobemouche noir, insectivore, quitte l’Europe à la fin de l’été pour hiverner en Afrique afin de profiter de l’abondance d’insectes. En revanche, le pinson des arbres, granivore, peut se permettre d’hiverner en Europe car cette ressource est encore disponible malgré le froid. Lors de cette journée d’observation, il sera possible d’identifier les techniques de vol : le vol planeur (rapaces, cigognes) exploitant les courants d’air chaud pour s’élever sans effort et se laissant glisser jusqu’à l’ascendance thermique suivante ;  le vol battu des passereaux privilégiant parfois la migration nocturne pour bénéficier de conditions plus favorables (air frais, faibles turbulences) ; ou encore le vol en V générant des économies d’énergie (oies, grues, cormorans, canards).

Rendez-vous les 6 et 7 octobre 2018 pour observer cette épopée de dizaines de millions d’oiseaux parcourant des milliers de kilomètres pour trouver les conditions favorables à leur survie.
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