Archive journalières: 9 mars 2011

Exposition sur l’histoire des jardins romantiques français

Le Musée de la Vie romantique présente  du 8 mars au 17 juillet 2011 une importante exposition : Jardins romantiques français, du jardin des Lumières au parc romantique (1770-1840).

Cette exposition réunira quelque cent peintures, aquarelles, dessins et objets d’art autour des plus emblématiques réalisations qui ont marqué l’histoire du jardin français. Cette manifestation très attendue bénéficie du soutien des Archives nationales, Bibliothèque nationale de France, Muséum national d’Histoire naturelle, des musées du Louvre, La Malmaison, Carnavalet, Galliera, Marmottan, Sceaux, Chaalis, Ajaccio, Lille, Arenenberg (Suisse) et de collectionneurs privés.

Au siècle des Lumières, le jardin sensible qui parle à l’âme, né en Angleterre vers 1720, gagne bientôt la France. Jusqu’à la Révolution, les esprits éclairés, lecteurs de Jean-Jacques Rousseau, plantent les premiers jardins pittoresques ornés de fabriques qui invitent au sentiment et à une mélancolie préromantique. A Méréville, Ermenonville… comme à Paris, le promeneur solitaire rêve dans un sous-bois, déclame des vers de Delille, parcourt la carte du tendre. Il admire des fermes ornées, médite dans un ermitage, s’émeut devant une grotte, frissonne sous une cascade…

Sous l’Empire, l’impératrice Joséphine multiplie à la Malmaison boutures et cultivars envoyés d’Afrique ou d’Australie et fait peindre ses roses par Redouté, quand l’agriculture moderne ouvre, avec Berthault, le parc romanesque sur la nature.

Sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, la botanique enrichit un nouvel art de vivre que reflètent à loisir la peinture et les arts décoratifs. Le jardinage s’impose comme une occupation salvatrice et fructueuse qui apaise le mal du siècle.

Le Musée de la Vie romantique
Au cœur du quartier de la Nouvelle Athènes, l’hôtel Scheffer-Renan, sis au n°16 de la rue Chaptal, dans le IXe arrondissement, abrite depuis 1987 le musée de la Vie romantique de la Ville de Paris.

Jardin du Musée de la Vie romantique

Jardin du Musée de la Vie romantique

Une allée discrète bordée d’arbres centenaires conduit à un charmant pavillon à l’italienne devant une cour pavée et un délicieux jardin de roses et de lilas. Le peintre et sculpteur Ary Scheffer (1795-1858), artiste d’origine hollandaise y vécut de 1830 à sa mort. Il y avait fait construire deux ateliers orientés au nord, de part et d’autre de la cour, l’un pour travailler et enseigner, l’autre pour vivre et recevoir. Le Tout-Paris intellectuel et artistique de la Monarchie de Juillet fréquenta ainsi « l’enclos Chaptal » : Delacroix, George Sand et Chopin – fidèles habitants du quartier – Liszt, Rossini, Tourgueniev, Dickens, Berlioz …

Pieusement conservé par sa fille Cornelia Scheffer – Marjolin, puis par sa petite nièce Noémi, fille du philosophe Ernest Renan, ce lieu d’exception fut pendant cent cinquante ans le foyer d’une famille entièrement vouée aux arts et aux lettres. La ville de Paris en devint le dépositaire en 1983. Elle est devenue pleinement propriétaire le 1er janvier 2007.

L’orientation muséographique a permis de reconstituer en 1987, avec le concours du décorateur Jacques Garcia, un cadre historique harmonieux pour évoquer l’époque romantique :
– au rez-de-chaussée, les memorabilia de la femme de lettres George Sand : portraits, meubles et bijoux des XVIIIe et XIXe siècles légués au musée Carnavalet par sa petite-fille Aurore Lauth-Sand.
– au premier étage, les toiles du peintre Ary Scheffer entourées d’oeuvres de ses contemporains. Le charme évocateur du musée tient aussi à la reconstitution de l’atelier-salon, avec la bibliothèque enrichie par quatre générations : Scheffer, Renan, Psichari et Siohan.
L’atelier de travail du peintre, rénové en 2002 avec la complicité de François-Joseph Graf, permet d’élargir le concept modernité.

Musée de la Vie romantique
Hôtel Scheffer-Renan,
16 rue Chaptal,
75009 Paris.
Tél. : 01 55 31 95 67.
Tarifs :
plein: 7 €; réduit : 5 €; jeune : 3,50 €.
L’accès aux collections permanentes est gratuit.
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h, sauf les lundis et jours fériés.

1 Français sur 3 rêve d’un jardin nourricier (enquête Unep-Ipsos 2011)

Plus d’un Français sur trois rêve d’un jardin potager ou fruitier. Ce retour au « jardin nourricier » témoigne d’un désir d’authenticité, d’un plus grand respect de la nature et des saisons, et rejoint les attentes de la société pour un développement durable. Tels sont les résultats de la dernière enquête Unep-Ipsos 2011.

L’enquête a été menée par l’institut Ipsos pour le compte de l’Unep-les entreprises du paysage, les 28 et 29 janvier 2011 sur un échantillon de 639 personnes, représentatif de la population française âgée de 25 ans et plus. L’échantillon a été interrogé par téléphone selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d’agglomération et région).

1 Français sur 3 rêve donc d’un jardin « nourricier ».
Ce résultat est à rapprocher d’un des principaux enseignements de l’enquête Unep-Ipsos 2009, qui montrait que le jardin est le lieu d’apprentissage et d’application de « gestes verts » essentiels tels que l’utilisation de techniques de traitement naturelles (binage, désherbage manuel), la récupération des eaux de pluie ou encore le compostage des déchets végétaux – des pratiques plébiscitées par plus de la moitié des Français.

Comme Michelle Obama à la Maison Blanche, les femmes (55%) et les plus de 35 ans sont les plus enclins à rêver d’un jardin fruitier et/ou potager, à la maison comme au travail. Etonnamment, cette aspiration est beaucoup plus fortement exprimée par les habitants du Sud-Est (40%) que leurs voisins du Sud-Ouest (28%).

16% désirent un jardin à l’aspect sauvage, les hommes en tête.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce concept de jardin n’est pas synonyme de friche ou de terrain abandonné : innovant, il met en œuvre des aménagements paysagers qui préservent la biodiversité. Aujourd’hui, les solutions se multiplient : plantation d’essences locales, lutte biologique intégrée, gestion différenciée… Ce type de jardin à un bel avenir devant lui : il représente un compromis qui permet à la nature de « reprendre ses droits » tout en préservant la vocation esthétique du jardin, avec des besoins en entretien limités.

C’est la révélation 2011 : 15% des Français rêvent d’un jardin zen.
Véritables invitations au voyage, ces jardins japonais associant subtilement jeux d’eau, sable, rochers, graviers et mousses, font davantage rêver les plus jeunes, la moitié de leurs adeptes ont entre 25 et 34 ans !

Avec le Chelsea Flower Show, les Anglais sont connus pour leur folie des jardins. Il semblerait qu’ils aient fait quelques émules en France car 13% des sondés rêvent d’un jardin à l’anglaise. Une aspiration synonyme de position sociale privilégiée : la moitié d’entre eux ont un revenu mensuel supérieur à 3 000 €, 1/4 habitent Paris ou sa proche banlieue et la plupart sont des hauts-diplômés.

En 2007, 16% des Français déclaraient avoir comme idéal un jardin « à la française ». En 2011, ce type de jardin structuré et géométrique n’est plus plébiscité que par 11% de nos concitoyens et reste plutôt l’apanage de la gent masculine à 54% et des plus âgés (45% de ses adeptes ont plus de 65 ans).

Pour 2 Français sur 3, ce sont les éléments naturels (végétal, eau) qui doivent primer dans un jardin.
Pour 1 Français sur 6, la vocation première d’un jardin est d’embellir et de mettre en valeur leur habitation.

1 Français sur 5 rêve, à titre personnel, d’un jardin qui protégerait la nature et la biodiversité.

(Source : enquête Unep-Ipsos 2011, « Le jardin rêvé des Français »)

Quelques souvenirs du 14eme Carnaval de Paris

Le 14ème Carnaval de Paris s’est déroulé dimanche dernier sous un soleil radieux et un ciel d’azur. Il a étiré son cortège coloré et sonore depuis la place Gambetta (Paris 20e) jusqu’au parvis de l’Hôtel de ville (Paris 4e). Un rendez-vous festif que je ne voulais surtout pas manquer !

Carnaval de Paris

14ème Carnaval de Paris, avenue Gambetta, Paris 20e (75), 6 mars 2011, photo Alain Delavie

Le 14ème Carnaval de Paris a été organisé par l’Association MACAQ, Mouvement d’Animation Culturelle et Artistique de Quartier. Cette association citoyenne créée il y a dix ans a pour mission de recréer des ponts entre les communautés, les classes sociales, les cultures et tout ce qui fait l’âme d’un quartier.

Carnaval de Paris

14ème Carnaval de Paris, avenue Gambetta, Paris 20e (75), 6 mars 2011, photo Alain Delavie

Le Carnaval de Paris a vu sa population festivalière s’accroître de 25 000 à plus de 60 000 personnes en 4 ans. Le challenge cette année était d’atteindre les 100 000 participants en impliquant toutes les populations et cultures qui contribuent au caractère cosmopolite de notre ville lumière. Ainsi plusieurs groupes représentant les cinq continents se sont joints aux troupes partenaires du Carnaval pour enrichir le cortège de mille couleurs. Danses, chants, chars et géants se sont donc succédés pour ces premières Olympiades carnavalesques internationales.
Et le spectacle était aussi dans la rue, sur les trottoirs.

Carnaval de Paris 2011

14ème Carnaval de Paris, avenue Gambetta, Paris 20e (75), 6 mars 2011, photo Alain Delavie

Et c’est parti pour une petite sélection de photos prises au départ du cortège, en ne retenant que les vues les plus « fleuries » (hé, on est sur Paris côté jardin, non !). Et en plus, en 2011, le thème choisi pour le Carnaval était la ronde des fleurs.

(Affiche créée par Basile Pachkoff)

(suite…)