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Jardinière de prêle et muehlenbeckia

Jardinière de Muehlenbeckia complexa et de grandes prêles, Paris 1er (75)

La terrasse de la Brasserie du Louvre située sur la place du Palais-Royal (Paris 1er) est entourée de grandes jardinières plantées de grandes prêles et de tapis de muehlenbeckie (Muehlenbeckia complexa). Deux plantes aux feuillages persistants (tant que l’hiver n’est pas trop rude) qui donnent un look résolument graphique, sobre et contemporain.

Jardinière de Muehlenbeckia complexa et de grandes prêles, Paris 1er (75)

Un accord de vert parfait pour toutes celles et ceux qui recherchent un décor végétal permanent qui sort un peu de l’ordinaire.La vigueur des prêles n’est pas un problème pour les plants de muehlenbeckie qui étendent leurs fines tiges en tous sens, s’insinuant sans difficultés entre les cannes des prêles et pouvant même s’enrouler autour pour se hisser davantage vers la lumière. La muehlenbeckie va s’étaler et retomber le long de la jardinière. Elle supporte les tailles répétées et peut donc être contenue comme on le souhaite. Par contre elle n’est pas très rustique et elle est réservée aux régions où les températures ne descendent pas en dessous de -10 °C, ce qui est le cas dans la capitale, surtout en situation protégée.

Coeur de muehlenbeckia

Pour continuer mes idées de petits cadeaux pas ruineux pour la Saint-Valentin, je vous propose aujourd’hui un joli coeur de verdure, composé d’un entrelacs de Muehlenbeckia complexa, un petit arbuste persistant au port très souple qui se laisse facilement palisser.

Topiaire en forme de coeur

Coeur de Muehlenbeckia complexa, février 2011, photo Alain Delavie

Cet arbuste originaire de Nouvelle-Zélande a un port naturellement rampant et tapissant, ses fins rameaux s’étendant rapidement en tous sens et se marcottant au fur et à mesure de leur développement. Dans les régions à climat doux, cette plante peut devenir très vite un couvre-sol envahissant du fait de sa vigueur. En pot, elle prend vite un aspect échevelé et désordonné si on ne contrôle pas sa croissance. Mais elle ne résiste pas à des températures inférieures à -12 °C, les gelées provoquant la chute du feuillage, habituellement persistant sous climat doux.

Vendu en potée, le muehlenbeckia n’est pourtant pas une plante d’intérieur, car il supporte difficilement les températures supérieures à 18 °c et la sécheresse ambiante de nos intérieurs. Il est plus à sa place sur un rebord de fenêtre, sur le balcon ou une terrasse, tant que les gelées ne menacent pas. Avec une exposition bien protégée, il est possible de le conserver toute l’année dehors dans Paris intra-muros.

Le port très souple des fins rameaux du Muehlenbeckia complexa et ses petites feuilles persistantes toujours décoratives permettent d’utiliser cet arbuste sarmenteux en topiaire, en fixant et palissant les tiges sur une structure grillagée ou des fils de fer. Un palissage à faire au fur et à mesure que de nouvelles pousses s’allongent.

Un arbuste liane facile à diriger, d’où la présentation en coeur à l’occasion de la Saint-Valentin. Un joli coeur qui vous coûtera moins de 10 euros… Je l’ai trouvé le week-end dernier chez Double Pensée, 35 rue des Archives, 75004 Paris.

Bon à savoir :
Les coeurs sont de saison et vous pouvez aussi trouver des coeurs de chaine-de-coeur (Ceropegia woodii), une plante succulente mieux adaptée à la culture dans un appartement ou une maison, dans une pièce très claire.