4ème édition de BirdLab, jeu interactif dédié à l’étude des oiseaux

Application BirdLabDepuis le 15 novembre 2017, la quatrième saison de BirdLab a débuté. Cette étude scientifique participative est consacrée au comportement de nourrissage des oiseaux. Grâce à un jeu sur smartphone et tablette, les participants sont invités à suivre en temps réel les déplacements de 24 espèces communes d’oiseaux sur deux mangeoires identiques. Cette expérience est proposée par AgroParisTech, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et le Muséum national d’Histoire naturelle via son programme Vigie-Nature.

En ville ou à la campagne : observer les oiseaux pour faire avancer la science
Pour participer, il suffit d’installer deux mangeoires dans son jardin ou sur son balcon, de les garnir de graines de tournesol ou de boules de graisse et d’attendre quelques jours afin qu’elles soient repérées par les oiseaux. Ensuite, il ne reste plus qu’à noter dans l’application les allées et venues des oiseaux entre les mangeoires. Une opération ludique mais qui s’avère pourtant indispensable à l’avancée des connaissances.

Application BirdLab, poster La bande des voraces
Présence des perruches à collier en Île-de-France : BirdLab permet de comprendre
BirdLab explore les interactions entre les oiseaux qui fréquentent les mangeoires. La richesse des données récoltées permet d’étudier plus particulièrement certains facteurs contextuels. Ainsi, les observations des trois premières saisons offrent une meilleure compréhension de la répartition et du contexte paysager francilien d’une espèce peu commune qui ne passe pas inaperçue, la perruche à collier. Ainsi, depuis le lancement de BirdLab en 2014, les chercheurs ont constaté une forte concentration des perruches aux mangeoires situées dans des paysages pavillonnaires denses composés principalement de jardins privés, ce qui correspond au noyau de distribution de l’espèce en en Île-de-France.
Mais cette présence diminue dès que l’on se rapproche des parcs urbains publics où la perruche bénéficie probablement d’autres ressources alimentaires. Par ailleurs, les perruches à collier sont majoritairement observées sur les mangeoires proches des sites connus de nidification de l’espèce.
La présence des perruches influence-t-elle la fréquentation des mangeoires ? Les chercheurs souhaitent désormais évaluer l’activité des oiseaux aux mangeoires en présence des perruches considérées comme espèce « nouvelle » à l’échelle nationale. La perruche freine-t-elle l’accès des autres oiseaux aux mangeoires ? Aujourd’hui, le nombre de données n’est pas encore suffisant pour mettre en évidence une relation particulière entre la perruche et les autres espèces d’oiseaux. Les observations des joueurs de cette 4ème saison de BirdLab devraient permettre d’en savoir plus !

Pour en savoir plus : http://vigienature.mnhn.fr/vigie-manip/birdlab

Commentaires (2)

  1. Tina de Nissa

    Dans le parc de ma résidence, sous mes fenêtres (je suis à Nice en colline), des pies, un couple de pigeons ramiers qui vient occasionnellement, au moins 7 merles à demeure, des rouges-gorges, un pic-vert, une huppe fasciée , toute l’année quasiment des mésanges charbonnières que je nourris de graines de tournesol bio et cette année les mésanges à tête bleue sont de retour (beaucoup il y a 2 ans, aucune l’année dernière). Il y a aussi d’autres passereaux marron verdâtre: verdiers, fauvettes ou pinsons? Les tribus d’étourneaux sont arrivées il y a une dizaine de jours, signe que le froid allait arriver, et effectivement.

  2. Chasseriau Michèle

    J’ai 2 points de nourrissage dans mon petit jardin, les principaux oiseaux sont les mésanges (charbonnières et bleues) et les moineaux communs ainsi qu’un petit rouge-gorge!Les pies et tourterelles viennent compléter ce joli tableau! J’aime les regarder faire leur va et vient!

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