Le Naturaliste : Timothy Martin

Du 27 mars au 11 juillet 2009, la Mona Bismarck Foundation (Paris, 16è) présente pour la première fois en France les peintures de l’artiste américain Timothy Martin.

(Daffodil settee, Timothy Martin)

La Mona Bismarck Foundation accueillera une exposition d’une cinquantaine de toiles de Timothy Martin, huiles et gouaches choisies dans ses fameuses séries consacrées aux instruments de musique et aux meubles. Peintre américain de formation classique, Timothy Martin, surnommé «Le Naturaliste», est un Thoreau des temps modernes. Son geste et sa peinture rendent un hommage singulier aux mondes animal et végétal.
(Queen Annes lace, Timothy Martin)

Un autre style… Une autre interprétation de la nature :
Tour à tour étudiant, professeur, charpentier et décorateur d’intérieur, Timothy Martin a, au cours de sa vie, incarné plusieurs personnages sans cesse à la recherche d’un style et d’un langage artistique propres, en quête absolue d’une facture, d’une lumière différente, d’un style qui «réconforterait le spectateur» tout en l’amusant. Ce style, il le trouve dans l’interprétation de sujets ou de compositions inspirés par des végétaux et des animaux. Un style pictural étonnant où l’artiste utilise les éléments de la nature pour interpréter à sa façon des sujets parfois récurrents comme les instruments de musique ou les meubles. Une contrebasse aux contours bulbeux ornés de fleurs de magnolias, un canapé composé de chèvres et de roses…

(Crystal vase violin, Timothy Martin)


(Goats and Roses, Timothy Martin)

Un vocabulaire allégorique et autant de scènes originales qui peuvent évoquer, sensiblement, les curieuses «têtes composites» de Giuseppe Arcimboldo.

Des jeux visuels, toute forme imite quelque chose de naturel :

« J’imprime la nature par-dessus des formes classiques et je pousse les spectateurs à mettre en doute les origines de cette forme ».

(Pear tree piano, Timothy Martin)

Ainsi, la nature révèle l’objet tout en désacralisant sa forme de son aspect originel et en donnant, à travers l’utilisation de ses motifs et éléments, plusieurs niveaux de lecture à l’œuvre. Chaque élément trouve donc une juste correspondance dans l’objet, le thème, le détail qu’il incarne. Une mise en scène qui incite à se rapprocher de la toile pour découvrir non seulement ses agencements originaux de végétaux et d’animaux, mais aussi pour déceler d’autres mises en scènes peintes au cœur même de la composition, comme ces villages ou paysages lilliputiens nichés au creux d’un panier ou d’un bouquet.

(Leopard Anemones Final, Timothy Martin)

Timothy Martin : un peintre américain amoureux de la nature
Timothy Martin est un amoureux de la nature. Il se souvient des étés passés dans la ferme de ses grands-parents lorsqu’il était enfant, des joies des vagabondages à travers champs et de ces moments passés à feuilleter les catalogues de graines de sa grand-mère. Des images familières qu’il retrouve encore aujourd’hui dans sa ferme centenaire de Stockton, dans le New Jersey. Là, il continue à découvrir la nature, source d’inspiration infinie. Dans un «atelier-laboratoire», l’œil passionné de l’artiste dissèque jusqu’à l’âme la forme des plantes, l’anatomie des oiseaux, la couleur des fleurs. Timothy Martin a étudié à Florence puis à l’Art Students League de New York. En 1994, le New Jersey Council on the Arts lui accorde une bourse qui lui permet de se consacrer définitivement et entièrement à sa peinture. La renommée arrive lorsque Gene Moore, Vice-président de Tiffany & Co., visionnaire et père des vitrines modernes aux Etats-Unis, choisit d’exposer ses oeuvres dans son magasin mythique de la 5e avenue, à Manhattan – Moore avait donné cette même chance, à leurs débuts, à Andy Warhol, Jasper Johns et Robert Rauschenberg. Le public américain est rapidement conquis et les commandes affluent. Parmi elles, celle du légendaire fabricant de pianos Steinway & Son deviendra célèbre : la représentation monumentale d’un piano demi-queue dans le plus pur style de l’artiste. Le «Summertime piano» fut présenté dans le monde entier et fait partie aujourd’hui d’une importante collection privée. Au-delà du monde de l’art, l’œuvre de Martin est reconnue également par la communauté botanique internationale. Ses œuvres sont régulièrement présentées à l’occasion de grands événements horticoles comme le Philadelphia Flower Show, la plus ancienne exposition florale des Etats-Unis, le Macy’s Flower Show de New York ou le Southeastern Flower Show d’Atlanta.(Triptych string hyd cello, Timothy Martin)

Infos pratiques :
Mona Bismarck Foundation,
34, avenue de New York, 75016 Paris.
Tél.+33 (0)1 47 23 81 73.
Site : www.monabismarck.org

Du 27 mars au 11 juillet 2009.
Du mardi au samedi, de 10h30 à 18h30, fermeture les jours fériés.
Métro : Alma-Marceau, Trocadéro.
Bus : lignes 72, 63 ou 94.
Entrée gratuite.

Commentaires (3)

  1. Eric

    Je suis tombé par hasard sur la photo du « Pear Tree Piano » ( qui a un meilleur rendu des couleurs que celle de ce site ) dans un supplément au quotidien régional chez mon père en Lorraine. Je l’ai montré à mes enfants, qui peignent tous les 2, et ils ont « flashé »! Le plus jeune, qui a 8 ans, s’est exclamé:  » On dirait Arcimboldo » ( qu’il a étudié l’année dernière avec une maitresse qui s’investit, chose assez rare ) Et comme nous habitons la région parisienne, l’exposition sera donc une de nos prochaines sorties culturelles. Je pense qu’après, mes fils me gratifieront de quelques « copies » bien intentionnées 😉

  2. Alain of Paris

    Hello Delphine, je viens de découvrir l’exposition, les tableaux sont encore plus incroyables dans la réalité. Vraiment une superbe exposition à découvrir, quel artiste !

  3. Delphine

    oh, c’est beau !!

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