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Le temps pluvieux fait le bonheur des mousses

Tombe recouverte de mousse bien verte, cimetière du Père Lachaise en été

Quand l’été arrive, les mousses bien vertes à la sortie de l’hiver et au début du printemps perdent leur belle aspect en se desséchant, en principe. Mais cette année le temps est tellement humide depuis le printemps que les plantes ne souffrent pas de sécheresse. Les mousses sont splendides, bien vertes comme le montre cette photo prise dans le cimetière du Père Lachaise (Paris 20e) où de nombreux tombeaux sont couverts de ces végétaux tapissants.

Inutile de vous dire que c’est pareil dans les pelouses un peu humides ou trop ombragées où le gazon doit lutter contre les mousses qui l’envahissent.

Éliminer la mousse dans la pelouse

La présence de plaques de mousse dans la pelouse dénote une relative acidité du terrain, mais peut aussi indiquer un sol trop tassé et mal aéré (fréquents dans les zones de passage), une terre trop humide ou une exposition trop ombragée.

Gazon envahi de plaques de mousse

Mousse dans la pelouse, février 2011, photo Alain Delavie

Les mousses se développent de préférence dans les sols acides (pH inférieur à 7). Pour vérifier le taux d’acidité, il faut faire une analyse de sol ou au moins une mesure du pH (des kits sont proposés dans les jardineries). L’acidité étant avérée, chaulez la pelouse tous les deux ans au printemps.

Gazon envahi de plaques de mousse

Mousse dans la pelouse, février 2011, photo Alain Delavie

Une scarification en septembre ou au plus tard à la fin de l’hiver élimine les mousses de façon très efficace en les extirpant du sol. Il faut ensuite effectuer un sablage à la suite de la scarification pour tenter d’alléger le sol.

Dans les terrains pas trop grands, aérez la pelouse en utilisant des chaussures à semelle cloutées (pour les plus petites surfaces) ou un rouleau muni de dents ou une fourche bêche que l’on enfonce régulièrement dans le sol. Cette aération devrait être pratiquée chaque année, avant la fin de l’hiver car le sol a tendance à se tasser naturellement sous l’effet de la gravitation et surtout des pluies.

Contre les mousses, certains pratiquent la lutte chimique, de préférence en février ou mars. Le produit le plus souvent utilisé est le sulfate de fer neige. Il roussit la mousse, mais aussi les dalles, les pierres et les éléments métalliques. Il faut donc l’appliquer avec beaucoup de précaution. Bien que très bon marché, le sulfate de fer est de plus en plus remplacé par des produits liquides à base de Dichlorophène, qui s’appliquent sur toutes les surfaces sans les tacher.

Sulfate de fer ou Dichlorophène, les deux produits sont à proscrire en jardinage biologique, la meilleure action étant, avant tout, d’éliminer la ou les causes de la prolifération de la mousse. Dans un deuxième temps, vous pouvez envisager l’emploi d’un engrais antimousse « bio » (Jardins Animés, B-actif, Solabiol).

Le Théorème du libre arbitre

Les 23 et 24 mai 2010, le Grand Palais s’associe à l’événement Nature Capitale qui met en scène plus de 150 espèces végétales sur les Champs-Élysées. Avec une installation que j’ai pu découvrir jeudi soir, lors de son inauguration.

Architecture art déco dans Paris

Voute de la nef du Grand Palais (Paris 8e), 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Les visiteurs pourront traverser la Nef du du nord au sud pour y découvrir « Le Théorème du libre arbitre », un chemin de dentelle végétale fait de 1000 m2 de mousse.

Art contemporain

Installation "Le Théorème du libre arbitre" dans la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Art contemporain

Installation "Le Théorème du libre arbitre" dans la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Art contemporain

Installation "Le Théorème du libre arbitre" dans la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Verrière du Grand Palais

Voute de la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Art contemporain

Installation "Le Théorème du libre arbitre" dans la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Art contemporain

Installation "Le Théorème du libre arbitre" dans la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Toutes les quatre heures, des danseurs sur pointes arroseront ce chemin végétal au son d’un orchestre.

Art contemporain

Danseuses évoluant dans l'Installation "Le Théorème du libre arbitre" dans la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

De quoi voir la vie en vert !

Cette installation a été réalisée par Gad Weil et Laurence Médioni, qui vont raconter aussi une belle histoire avec Nature Capitale dimanche et lundi prochains.

Art contemporain dans le Grand Palais à Paris

Gad Weil, Laurence Médioni, Jean-Paul Cluzel et le président des Jeunes agriculteurs d'Île-de-France lors de l'inauguration de l'Installation "Le Théorème du libre arbitre" dans la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Accès gratuit.

Art contemporain dans le Grand Palais à Paris

Installation "Le Théorème du libre arbitre" dans la nef du Grand Palais, 20 mai 2010, photo Alain Delavie

Ouverture au public le 23 mai de 9 h 30 à 23 h 30 et le 24 mai de 9 h 30 à 18 h.