Archives de mots clés: dessins

Exposition « Hubert Robert et la fabrique des jardins »

Affiche de l'exposition "Hubert Robert et la fabrique des jardins", château de la Roche-Guyon, septembre à novembre 2017

L’exposition entend à travers les œuvres réunies au Château de La Roche-Guyon (Val-d’Oise) présenter un aspect largement inconnu de l’œuvre du peintre paysagiste Hubert Robert (1733-1808), homme des Lumières et artiste visionnaire, son rôle dans la composition des paysages et l’invention des ruines, monuments et mémorials pour les jardins.

C’est la première fois, qu’une exposition consacrée à Hubert Robert et les jardins est organisée. Elle rassemble environ 70 œuvres, dont nombre n’ont jamais été exposées, issues de collections publiques et privées. Elles bénéficient de nouvelles identifications, révisions et interprétations. Peintures, dessins, gravures ou bien encore maquettes sont mis en regard par le commissaire d’exposition Gabriel Wick, spécialiste de l’histoire des jardins, avec des recueils de gravures publiés au début du XIXème siècle. Des photographies vont permettre de faire le portrait actuel des fabriques et paysages liés à Hubert Robert. Le château de La Roche-Guyon, fief de la famille La Rochefoucauld, de leur fille et de son époux, le duc et la duchesse de Chabot, principaux mécènes du peintre, est le lieu idéal pour accueillir cette exposition, du 9 septembre au 26 novembre 2017.
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Exposition à la découverte d’un jardin disparu : le Jardin d’Arcueil

À partir du 24 mars, le musée du Louvre propose une exposition à la découverte d’un jardin disparu : le Jardin d’Arcueil à travers les dessins de 4 peintres du 18è siècles. À l’ombre des Frondaisons d’Arcueil (du 24 mars au 20 juin) réunit 57 dessins de Jean-Baptiste Oudry, Charles-Joseph Natoire, François Boucher, Jacques-André Portail.

Vue du parc d'Arcueil de Jean-Baptiste Oudry © Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais : Suzanne Nagy
Le domaine d’Arcueil connut son âge d’or au début du XVIIIe siècle. Proche de l’aqueduc construit pour Marie de Médicis entre 1613 et 1624, le château était entouré par un vaste jardin comportant parterres, surfaces boisées, galeries couvertes et escaliers. À partir de 1752, le château et le parc furent peu à peu laissés à l’abandon puis détruits. Entre les XIXe et XXe siècles, aux alentours de l’aqueduc, surgit la ville d’Arcueil. Des jardins somptueux et de leurs nombreuses dépendances, il ne reste aujourd’hui que des fragments. Cependant, la mémoire historique de ces lieux demeure dans les dessins de paysages d’Arcueil exécutés dans les années 1740-1750 par différents artistes. L’exposition vise à réunir pour la première fois la quasi- totalité de ces dessins.

Le site du Jardin d’Arcueil ne présente plus aujourd’hui que de maigres souvenirs de sa splendeur passée : un pont aqueduc du XVIIe, profondément modifié sous le Second Empire, la Faisanderie, une fontaine, quelques terrasses arborées et les vestiges épars des murs de soutènement qui structuraient les coteaux de la vallée de la Bièvre.

Dès le XVIe siècle, un jardin en terrasses était venu agrémenter une maison de plaisance appartenant à la famille de Guise. Le domaine connut des embellissements successifs, en particulier lorsque Françoise de Brancas (1652-1715), princesse d’Harcourt, décida de mettre au goût du jour château et jardins. Son fils aîné, le prince de Guise, poursuivit son œuvre en donnant au parc une surface de plus de vingt hectares. Après la mort du prince, le domaine fut morcelé par ses héritiers.

Peu auparavant, à partir de 1744, ces jardins merveilleux étaient devenus l’une des excursions préférées de certains des artistes les plus renommés du temps. À faible distance de Paris, ils offraient le spectacle d’une nature pittoresque, parce que savamment domestiquée, où l’œil pouvait à loisir s’exercer à l’art de la perspective, de l’ombre et de la lumière, tout en découvrant les premiers effets d’un entretien moins rigoureux. De tous, Jean-Baptiste Oudry fut indéniablement le plus assidu. On lui doit ainsi plusieurs dizaines de feuilles qui, toutes de belles dimensions, aiment à jouer du contraste de la pierre noire, de l’estompe et de la craie blanche sur le bleu du papier. À la suite d’Oudry, Charles Natoire, François Boucher et Jacques-André Portail prirent aussi le chemin d’Arcueil. Le propos demeurait le même, rendre hommage à la nature, mais avec parfois plus de liberté, comme s’il fallait encore accentuer le pittoresque d’un jardin qui n’en était déjà pas dépourvu.

Aujourd’hui dispersés de par le monde, tous ces dessins aident à comprendre la configuration des lieux et l’agencement des terrasses. Ils révèlent l’aspect du château neuf, des parterres, des bosquets, des escaliers, des fontaines, des fabriques et des treillages.
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« Images d’oiseaux », nouvelle exposition au Cabinet d’Histoire

"Images d'oiseaux", exposition au Cabinet d’Histoire
Le Muséum National d’Histoire Naturelle présente, au Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes, une sélection d’ouvrages, d’estampes, de dessins et d’aquarelles ornithologiques : couleurs, matières, mouvements, les artistes naturalistes ont toujours rivalisé avec la nature elle-même afin de peindre la beauté des oiseaux, pour l’intérêt des scientifiques et le plaisir des profanes.

Ces illustrations remarquables sont également mises en regard de certains beaux spécimens naturalisés, permettant ainsi de comparer l’image et le modèle. Dans les deux salles, dont l’une est consacrée aux oiseaux d’Europe et l’autre aux oiseaux exotiques, sont exposés les plus emblématiques livres illustrés ornithologiques du XVIe siècle au XIXe siècle avec leurs estampes exceptionnelles, à travers lesquels on suit les progrès de la connaissance zoologique et la progression de l’art de la gravure.

À ces ouvrages viennent s’ajouter de très beaux dessins, esquisses et aquarelles, dont les plus remarquables sont sans doute les œuvres de la collection des vélins du Muséum, collection royale commencée par Gaston d’Orléans au XVIIe siècle et poursuivie après la Révolution par le Muséum. Des sculptures de François Pompon et des tableaux de fauconnerie complètent ce très beau panorama.

Informations pratiques
Du 22 janvier au 28 avril 2014
Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes, 57, rue Cuvier, 75005 Paris.
Tous les jours de 10h à 16h40, sauf le mardi. De 10h à 17h40 samedi, dimanche et jours fériés à partir du 5 avril.
Tarifs : 3 € / 1 €.
Accessible aux visiteurs en situation de handicap moteur.

Ce que l’oeil ne voit pas (gravures et dessins de Christine Bouvier)

Le musée d’Art et d’Histoire Louis Senlecq de L’Isle-Adam (Val-d’Oise) présente du 20 novembre 2011 au 26 février 2012, une exposition des gravures et dessins de Christine Bouvier réalisés entre 2005 et 2011.

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Claire Basler expose à la Galerie Thierry Marchand

Exposition de dessins et de peintures de Claire Basler à la Galerie Thierry Marchand du 10 avril au 30 juin 2009.

D’entrée de jeu, « l’acte dessins » de Claire Basler – sépias monochromes sur papier – nous plonge dans un univers où les sentiments sont mis à nu. Pavots, anémones, lys, soucis, voûtes d’arbres, troncs de bouleaux… expriment de façon intense et perceptible leurs personnalités comme si le dessin permettait à Claire Basler de pénétrer en profondeur la nature, de lui rendre sa dimension interne, d’accentuer le trait des formes et des ombres, de renforcer l’expression du plein et du vide.
Chaque fleur, qui danse dans sa nudité, semble avoir été piquée sur le vif : le lys se fait tour à tour espiègle et fougueux, fragile et audacieux, calme et fier ou encore digne même si un de ses pétales tombe comme une larme; le pavot aérien et délicat, s’offre au vent sans réserve, avec amusement, joie de vivre et parfois soumission; le souci se cabre avec une élégance féline, digne et majestueux. Plus loin, le tronc d’un bouleau affiche sa pleine santé et sa sérénité, bombant son torse puissant et élégant avec fierté, parfois s’accouplant à un autre en l’étreignant de ses branches; avec les voûtes d’arbres, Claire Basler nous rappelle combien la nature est tout à la fois dense, ensorcelante, mystérieuse et impénétrable.
On reconnaît ainsi à travers ses dessins son ancrage dans le sensible et la sincérité, cette poésie qu’elle fait passer comme souffle vital et qui vous fait frissonner. Claire Basler révèle ainsi le graphisme de sa peinture, la fabrication de ce qu’elle appelle l’inabouti, l’inachevé…

Avec ses peintures, deuxième acte de son exposition, Claire Basler se fait orchestratrice de la symphonie des couleurs sur le même thème végétal et le plus souvent en élargissant le cadre de ses formats afin que cette nature haute en couleur affirme sa richesse esthétique. Les pavots s’entrelacent avec bonheur dans une danse de couleurs printanières ; les anémones surgissent comme des elfes d’un marais; les sous bois calmes et apaisants s’illuminent d’une lumière rasante, douce et dorée; les herbes des dunes affichent la vigueur verdoyante de leur jeunesse; la bataille des fleurs, en hommage au peintre Paolo Ucello, offrent la douleur de leur combat et la vitalité de leur fougue…« J’ai beaucoup appris sur la vie grâce aux fleurs », déclare Claire Basler. En étant attentive au moindre de leurs frissons, de leurs changements à la lumière, à l’air et au vent, Claire Basler nous montre aussi combien elle a su leur donner des preuves d’amour.Infos pratiques :
Expositions en 2 actes, dessins du 10 avril 2009 au 13 mai, peintures du 14 mai au 30 juin 2009.
Galerie Thierry Marchand
7, rue de Bourgogne,
75007 Paris.
Ouverture du mardi au samedi, de 11 h à 19 heures.
Tél. : 01 47 53 78 82.
Site : www.galeriethierrymarchand.fr

Exposition Les vélins de Redouté

À l’occasion du 250e anniversaire de la naissance de Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), l’un des plus célèbres peintres de fleurs, une sélection de ses œuvres (vélins, dessins, aquarelles, estampes…) provenant de la Bibliothèque Centrale du Muséum est présentée au Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes du 21 janvier au 27 avril 2009.
Bien connu des amateurs comme “le Raphaël des fleurs”, mais parfois ignoré du plus grand nombre, Pierre-Joseph Redouté, jeune peintre wallon né à Saint-Hubert en 1759, s’oriente très vite vers l’illustration des plantes après une formation artistique classique. Grâce à L’Héritier de Brutelle, magistrat bibliophile et féru de botanique, Redouté apprend de cette science ce qui lui est nécessaire pour parfaire son art. De cette collaboration naissent ses premiers travaux publiés. C’est également pour suivre L’Héritier de Brutelle que Redouté passe quinze mois en Angleterre, qu’il met à profit pour étudier les collections de Joseph Banks et du jardin botanique de Kew. À son retour en 1788, c’est déjà un aquarelliste accompli ; présenté à la cour, il obtient de Marie-Antoinette le titre de “peintre du Cabinet de la Reine”, tandis que le “Peintre en miniature du Roi”, Gérard van Spaendonck, lui apprend la peinture sur vélin.

Heureux de plaire aux puissants, mais toujours lié au monde scientifique dont il est le plus talentueux illustrateur, Pierre-Joseph Redouté enchaîne les succès et les titres dont ceux notamment de Peintre de l’Académie des sciences ou de Maître de dessin du Muséum d’Histoire naturelle. Il publie des ouvrages à succès comme Les Liliacées (1802-1807), Les Roses (1817-1824) et Choix des plus belles fleurs (1827).

(Rosier de Banks à fleurs jaunes, eau-forte au pointillé, coloriée)

Il y développe la technique de la gravure au pointillé, apprise lors de son séjour londonien, grâce à laquelle il arrive à produire des planches d’une beauté exceptionnelle.

Dans la collection des vélins du Muséum dont l’origine remonte à l’époque de Louis XIII, les œuvres signées de Pierre-Joseph Redouté impressionnent d’abord par leur nombre (plus de 500), mais aussi par leur incroyable qualité. Technicien remarquable, comme le prouvent la tenue et la blancheur de ses supports, c’est probablement à son talent particulier d’aquarelliste et à son art consommé de la mise en page que le public pourra juger au mieux de l’exceptionnelle qualité de son travail. Pierre-Joseph Redouté s’éteint en 1840, ruiné malgré ses succès, mais en laissant derrière lui une œuvre immense, à la mesure de son talent, dont il est présenté quelques pièces remarquables au Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes à l’occasion de cette exposition.

Pour des raisons de conservation des collections, les œuvres sur vélin ne peuvent être présentées au public plus d’un mois. Dans le cadre de cette exposition, les pièces sur vélin seront donc changées à deux reprises.

Infos pratiques :
Du 21 janvier au 27 avril 2009.
Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier, 75005 Paris.
Tous les jours de 10h à 17h, sauf le mardi.
Tarifs : 3 € / 1 € .