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Balcon : mes achats du printemps

Conséquence de l’hiver froid, bon nombre de plantes gélives ont péri sur le balcon, laissant des vides dans les grandes jardinières. J’ai donc acheté tout ce qu’il fallait pour renouveler mon petit jardin suspendu.

Mes achats du printemps :

  • 2 Impatiens sodenii subsp. sodenii
  • 1 Impatiens namchawarbensis (j’en ai plein qui se sont ressemés, j’aurai pu me passer de ce beau plant, mais cela renouvellera ma souche)
  • 1 Impatiens tinctoria (un essai car je ne suis pas sûr que cette impatience vivace géante résiste à la sécheresse estivale de la ville)
  • 6 Begonia Dragon Wing (tous les pieds de l’an dernier ont gelé)
  • 1 Gardenia jasminoides ‘Kleim’s Hardy’
  • 1 Choisya ternata (je voulais un autre petit arbuste à feuillage persistant et floraison parfumée)
  • 1 Kerria japonica ‘Golden Guinea’ (je n’ai pas pu l’acheter lors de la Fête des Plantes Vivaces de Saint-Jean-de-Beauregard car j’étais trop chargé, mais je viens d’en trouver un pied sur le marché aux fleurs dans Paris)
  • 1 Pelargonium tomentosum (pour des bouffées mentholées tout au long de la belle saison et puis son feuillage est si doux)
  • 2 Erigeron karvinskianus (j’adore ces fausses pâquerettes si florifères et généreuses; j’espère qu’elles se ressèmeront cette année)
  • 2 Misères gypsophiles – Gibasis geniculata – (trop méconnue, cette petite misère à feuillage vert vif foncé et très florifère ne cesse de se couvrir de petites fleurs blanches; une plante parfaite pour faire de jolies bordures retombantes dans les jardinières du balcon; quand l’hiver est doux elle est parfaitement vivace et repousse au printemps, mais pas cette année)

Et j’attends des très jeunes plants de Begonia Fragrance ‘Apple Blossom’ et d’euphorbe Diamond Frost pour les suspensions. Le balcon sera au complet, avant même d’aller fouiner aux journées des plantes de Courson…

Février, le mois du begonia

Nouveau mois… Nouveau rendez-vous avec l’Office Hollandais des Fleurs ! En février, quand l’hiver s’habille de gris et la maison est en mal de gaieté, comment transformer son espace de façon inattendue ? Avec les bégonias Rex hybrides.
Elu plante du mois de février, le bégonia apporte une note d’imprévu aux intérieurs : ses feuilles singulières aux effets graphiques et extravagants (tigrés, vrillés, spiralés, tachetés…) en font un véritable antidote anti-morosité ! De plus en plus de bégonias à feuillage décoratif sont proposés pour embellir la maison. Les variations des feuilles sont telles qu’elles semblent infinies.

Begonia grandis : les bulbilles sont formées

Ca y est les bulbilles sont bien formées sur les tiges du bégonia grandis ssp. evansiana, certaines tombent sur le sol même. Il est temps de faire sa récolte !Ces petits bulbes qui se forment en automne aux noeuds des tiges (au départ des pétioles des feuilles) sont capables de donner des nouvelles plantes l’année d’après, tout du moins pour les plus gros. Dans le sol, les bulbes « mères » grossissent chaque année un peu plus, mais ces petits organes de réserve aériens permettent à la plante de se propager au loin. J’en ai ramassé un fond de main cet après-midi, c’est l’avantage du balcon et du béton où tout se voit. Dans un jardin, c’est plus difficile. L’année d’après, c’est la surprise quand tout redémarre.
Je les ai ressemés aussitôt dans le gros pot de l’hosta. Attention si vous les conservez à l’air libre, ils se dessèchent rapidement. Le meilleur moyen est de les enrober de tourbe blonde.

Le lundi au soleil…

« Le lundi au soleil, c’est une chose que l’on ne voit jamais… »
Et bien si, après un week-end réfrigérant et souvent gris, le soleil est enfin revenu sur Paris. Sourire !

27 °C relevés aujourd’hui à l’ombre sur mon balcon, température estivale dont je n’ai bien sûr pas profitée comme de nombreux travailleurs, mais qui a bien réchauffé l’atmosphère. En prime une belle brume de pollution. Heureusement j’avais bien arrosé ce matin, les plantes sont superbes ce soir, j’ai l’impression qu’elles ont même encore pris de l’ampleur dans la journée (non, je n’ai pas bu et je ne suis pas de Marseille !). Par contre le vent du Nord est pénible, il malmène les jeunes feuillages, très exposés dans les étages. Même Iris la chatte est dérangée. Il faut dire qu’un rien dérange mémère (15 ans et toutes ses dents), qui n’ose pas franchir la porte fenêtre. Mademoiselle boude et pigne !
Ca a bien secoué pendant la journée, j’ai ramassé une pleine poignée de fleurs fanées de bégonia Dragon Wing. Ca y est, la balayette est ressortie, un coup le matin, un coup le soir. C’est bien beau d’avoir plein de fleurs, mais il faut souvent ramasser, encore et toujours. Sinon gare à la fleur écrasée sur la moquette ou le parquet, c’est terrible. En principe, il y en a comme ça jusqu’en novembre, quand toutes les feuilles finissent par s’écrouler. Mais pour tout dire, j’aime bien ça. Enfin pour l’instant…

Grosse séance de jardinage sur balcon

Avec ce temps splendide, il est grand temps d’installer les fleurs d’été dans les potées et les jardinières. Après deux fêtes des plantes et mon périple à la recherche du bégonia perdu, j’ai réussi à réunir tout ce qu’il me fallait pour effectuer mes plantations. Levé de très bon matin (tombé du lit en fait), je me suis donc lancé dans les rempotages, petits ou grands. Un travail de Romain, sans parler du nettoyage ensuite sur le balcon et dans l’appartement.

J’ai installé les 3 prestimottes de Begonia Fragrance ‘Apple Blossom’, une variété de bégonia tubéreux à fleurs très doubles et surtout très parfumées. Une exclusivité Jardin Express, reçue en parfait état. Les plants sont superbes, sains et déjà bien poussés pour des très jeunes plants. Aussitôt reçus, aussitôt plantés, dans la fameuse et couteuse suspension demi lune !
Je me suis aussi attardé sur les semis spontanés de l’impatiens à fleurs bleues (Impatiens namchabarwensis). Le pied mère acheté au printemps dernier lors des Journées des plantes de Courson n’a pas résisté aux gelées hivernales, mais il s’est abondamment ressemé dans sa suspension. Dès les gelées terminées, les graines ont vite germé, avec celles de l’impatiens de Balfour (Impatiens balfouri) qui devient un peu trop envahissante à mon goût. J’ai pu compléter mes jardinières et potées avec quelques beaux pieds, tout en préparant une petite douzaine de godets de jeunes plants que j’amènerai au Troc Vert de Montreuil-sous-Bois dimanche 18 mai.
Il devrait y avoir des amateurs pour cette superbe impatiens, mérite de Courson 2007 et surtout très florifère et facile à cultiver. Voici une photo prise l’an dernier… Superbe non ?

En regardant de plus près mes grandes jardinières de plantes vivaces, j’ai arraché de nombreux pieds de l’impatiens de Balfour, qui s’est ressemée partout, mais vraiment partout, une vraie peste. Mais une bien jolie peste !
Une surprise aussi, j’avais oublié d’arracher un tubercule de bégonia à l’automne dernier dans une des grandes jardinières. Et bien il a résisté au froid et à l’humidité hivernales et il est déjà bien poussé !
Mon jardinage n’est pas encore fini. Je suis en manque de terreau et je n’en ai pas trouvé dans le quartier. Je vais donc attendre un peu pour terminer mes plantations le temps de renflouer mon stock de terreau en porspectant plus loin. La semaine prochaine, cela devrait être bon. Et vous, avez-vous bien jardiné pendant ces premiers jours de très grand week-end ?

La dure vie du jardinier de ville au printemps

Avec le retour du soleil et de la chaleur, une envie irrépressible de jardiner et de planter sur mon balcon se fait plus pressente, urgente même car il plus que temps de s’y mettre pour que l’été soit fleuri. Le 8 mai étant férié, mais les jardineries étant toutes ouvertes, je décide donc de partir à la recherche des quelques plantes fleuries qui vont venir boucher les trous dans mes jardinières déjà bien remplies.
Et c’est là que l’aventure commence, car mon balcon ne reçoit le soleil que le matin. C’est un jardin d’ombre, de mi ombre plutôt. Je voulais des bégonias ‘Dragon Wing’, une variété particulièrement robuste et florifère, rien de comparable avec les petits bégonias à massifs.
Mes ballades les semaines précédentes sur le quai de la Mégisserie et l’Île de la Cité ne m’ayant pas permis d’en trouver.Je suis donc parti hier matin à 10 h, pour prendre le métro à Ourcq (ligne 5), direction Gare du Nord, correspondance avec le RER B direction Laplace à Arcueil (94). Beaucoup de monde sur le quai du RER pour un jour férié. Les valises souvent énormes trahissent les vacanciers en transit. J’arrive à monter dans la rame, le voyage se déroule assez rapidement.
Arrivée à Arcueil, petite marche dans l’avenue Laplace pour atteindre le centre commercial de la Vache-Noire, récemment ouvert avec un nouveau magasin Truffaut. Bel espace, presque désert en cette matinée du 8 mai, un peu plus de monde dans la jardinerie, mais nous n’étions pas bousculé. Et là, première déception : pas de bégonia ‘Dragon Wing’, quelques barquettes de bégonias semperflorens, quelques potées non fleuries d’impatiens… A Arcueil, les jardins sont tous ensoleillés semble-t-il ! Je regarde du côté des jardinières, étant à la recherche d’un modèle demi lune, idéal sur petit balcon. Beaucoup de pots ronds, de grands contenants design, mais pas ma petite suspension. Dépité, je repars après avoir flané dans les magasins de vêtements déserts.
Retour à la station Laplace, RER B pour revenir à Denfert-Rochereau où je change pour prendre la ligne 6, direction Nation. Je descends à la station Quai de la Gare, pour un tour dans le seul et unique Truffaut de la capitale, la plus grande jardinerie intra-muros. Là, beaucoup plus de monde, la matinée était bien avancée, les jardiniers parisiens avaient eu la même idée que moi. Une belle partie de slalom dans les allées encombrées, je tourne, je vire… Et je finis par trouver dans un coin non loin des caisses cinq pieds de ce fameux bégonias. 3 rouges, la couleur que je recherchais, 2 roses que j’ai laissé. J’en voulais 6, tant pis, je ferai avec. Au passage je trouve des petits cuphéas blancs (Cuphea hyssopipfolia), un petit arbuste au feuillage luisant et aux minuscules fleurettes blanches ou pourpre, souvent utilisé en intérieur ou en bonsaï, alors qu’il pousse très bien en pot dehors à l’abri du soleil brulant. Je ne trouve pas ma suspension, mais j’ai mes plantes. Au passage, le plant de bégonia ‘Dragon Wing’ dans un godet de 0,8 l, donc un jeune plant un peu plus développé qu’en barquette, m’a couté 4,30 euros (soient plus de 28 de nos anciens francs). Pas mal non ?
Je ressors, décidé de pousser l’aventure jusqu’au Truffaut d’Ivry-sur-Seine, de l’autre côté du périphérique au début de l’avenue François Miterrand. A pied, cela fait une trotte et il faut passer sous le périph, pas très engageant même par un soleil magnifique. Car si les arbres au pied de la bibliothèque sont joliment fleuris de lin bleu, il n’en est pas de même plus on s’avance vers les limites de Paris.J’arrive à prendre un bus, le 325, qui fort heureusement est arrivé presque en même temps que moi à l’arrêt rue Tolbiac (un jour férié, c’était une chance). Et hop, en deux temps trois mouvements, il me dépose devant le centre commercial. Quelques marches et j’arrive dans la jardinerie où il y a affluence et profusion de fleurs. Mais pas de bégonia ‘Dragon Wing’, encore moins d’impatiens Spellbound, cette super variété retombante, créée il y a deux ans maintenant… Mon tour a été rapide, décidément les jardins ensoleillés sont les grands privilégiés, les jardiniers de l’ombre devant se contenter des sempiternelles petites impatiens crevardes en été par temps trop chaud et sec ou des petits bégonias (où sont les belles variétés à grosses fleurs, à fleurs doubles ?), de quelques fuschias invariablement violet et rouge, parfois rose ou rouge et blanc, bien sûr sans aucun nom de variété. Bref, une gamme courte, miniature !
Je continue mon expédition en passant chez Leroy-Merlin, derrière le magasin Truffaut. L’offre de plantes est plus que limitée, des géraniums en grande partie, en promotion certes. Mais je trouve ma fameuse suspension demi lune. Qui me coute quand même la bagatelle de 10,50 euros (et oui, presque 70 de nos anciens francs) pour un pot de quelques litres, la soucoupe et le support !Je quitte le magasin et me pointe à l’arrêt du bus 325, au pied de l’énorme déchetterie, toute fumante de ses deux tours sur un fond de ciel azur resplendissant. Attente 13 mn annoncée, puis changement pour 33 mn. Le lieu n’est pas spécialement palpitant, je décide de rentrer dans Paris à pied, en longeant le quai de la Seine. Trottoirs cahotiques et longue distance pénible à faire au soleil. Et bien sûr, à mi chemin je me fais doubler par un bus arrivé bien avant les 33 mn affichées. Je décide donc d’attendre à l’arrêt suivant. 21 mn affichées (vivent les transports en commun ! Surtout un jour férié). Longue attente, le vent est agréable, il y a eu plus pénible. Et le bus arrive. Nous sommes deux à l’arrêt, je fais signe au chauffeur. Et le bus nous passe allègrement sous le nez sans s’arrêter !!!
Furieux, je repars à pied pour aller chercher le métro de la ligne 6, station Quai de la gare. Et commence le long retour vers le 19ème, je suis épuisé. Ce périple à la recherche du bégonia perdu m’a pris toute la matinée et le début de l’après-midi. Il faut aimer jardiner !
Je comprends maintenant pourquoi les fenêtres et les balcons parisiens ne sont pas plus fleuris. Il faut être passionné dingue pour courir autant et il faut aussi un porte-monnaie bien rempli pour se faire plaisir…