Paris côté jardin

L'actualité parisienne et francilienne vue par un jardinier urbain, un jardinier parisien, citadin dans l'âme, amoureux des plantes et des jardins, mais aussi journaliste et auteur spécialisé dans les jardins et le jardinage. Tout ce qui se passe dans Paris et en Ile-de-France en relation avec les jardins, les plantes, le jardinage et la nature.

Mes derniers articles

Gally met à l’honneur les plantes dépolluantes

Du 8 septembre au 10 octobre, la Ferme de Gally propose une sélection de plantes d’intérieur choisies pour leurs propriétés dépolluantes.
. Une exposition vente de plantes d’intérieur dépolluantes adaptées à chaque pièce de la maison est mise en place. Pour votre cuisine, adoptez un anthurium, un Ficus Alii, un Dracaena marginata. Pour votre salon et votre salle à manger, préférez une potée de gerbéra, de sansevière, de Phoenix roebelenii, de fougère (Nephrolepis exaltata), des lierres ou un rhapis. Côté chambre, sélectionnez des aglaonémas, des spatiphyllums, un Ficus benjamina ou une phalangère (Chlorophytum comosum ‘Variegatum’).
. Vous pouvez aussi découvrir une exposition sur la dépollution par les plantes.
. Un concours permet de gagner 100 livres « Les plantes dépolluantes« , collection Planète Jardin, Rustica Editions.

La Ferme de Gally,
D7, route de Bailly,
78210 Saint-Cyr-L’Ecole.
Tél. : 01 30 14 60 60.
Ouverture 7 jours sur 7, de 9 h à 19 h.

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Tag-attacks : mes 12 fleurs médaillées

Taggé avant-hier par Guillaume qui avait lui-même été taggé par Caro, ma co-blogueuse sur le blog de Caro & Alain, voici donc mon palmarès des plantes les plus méritantes et les douze médailles que je décerne bien volontiers :
– Dans la catégorie ultra facile à vivre (en fait les plantes pour un débutant) :
Médaille d’or : Pavonia missonium, un petit cousin des hibiscus rose de Chine, qui se pare de petites fleurs d ‘hibiscus rouge vif en été et qui sur mon balcon a résisté dehors à tous les hivers parisiens.Médaille d’argent : la phalangère (Chlorophytum comosum ‘Variegatum’), aussi à l’aise dans l’appartement que dehors sur le balcon, et qui à Paris résiste à tous les hivers depuis presque dix ans. Médaille de bronze : Pinellia pedatisecta, un cousin curieux de l’arum des jardins, aux fleurs en cornet très effilé d’un joli vert amande.
– Dans la catégorie bonne surprise (les plantes réputées difficiles et qui finalement poussent bien sans trop de soins) :
Médaille d’or : Begonia boliviensis, espèce botanique à la floraison si généreuse, chaque année toujours plus abondante.Médaille d’argent : Hibiscus coccineus, qui, malgré un été pourri, me donne de si grandes fleurs.Médaille de bronze : le coeur-de-Marie grimpant (Dicentra scandens), qui atteint chaque année ses trois bons mètres en tous sens, couvert du printemps jusqu’à la fin de l’été de petites grappes de fleurs jaunes.
– Dans la catégorie plante la plus originale :
Médaille d’or : le sauromatum ou arum cornu (Typhonium venosum) à la fleur si animale et puante, suivie d’immenses feuilles très exotiques.Médaille d’argent : Impatiens namchawarbensis, la plus bleue des impatiens.Médaille de bronze : Dorstenia contrajerva, aux si curieuses fleurs et aux grandes feuilles découpées. Et d’une manière générale, je décerne une grosse médaille à toutes les espèces de Dorstenia, si curieuses.
– Dans la catégorie raté de chez raté (vous lui avez fourni des conditions de culture idéales et pourtant elle végète, elle déçoit) :
Médaille d’or : la menthe verte, belle jusqu’en mai et qui se couvre invariablement d’oïdium le reste de l’été, au point de devenir immangeable, laide.Médaille d’argent : les coleus qui ont toujours végété pour finir couverts d’araignées rouges.Médaille de bronze : le chlorophytum Green Orange, une plante d’intérieur aux tiges orange vif, couleur que j’adore, mais qui n’a jamais voulu pousser chez moi. Tant pis !Après cette belle distribution de médailles, je passe maintenant le relais, s’il l’accepte bien sûr, à JeanJi là-haut dans ch’Nord.

Les fleurs qui rendent la fin de l’été plus belle

Nous voici dans les dernières semaines de l’été. Un grand nombre de fleurs annuelles montrent des signes de fatigue. Mais heureusement certaines espèces sauvent la situation et nous gratifient d’une floraison tardive généreuse.Les rudbeckias annuels ne sont vraiment beaux et opulents qu’à partir du mois d’août. Si l’année n’est pas trop sèche, ils se couvrent de grosses fleurs, encore et encore dans les jardins ensoleillés.Imperturbables et foisonnants, les bégonias Dragon Wing forment de larges cascades au feuillage brillant et aux fleurs flamboyantes. Pour les coins ombragés.Plus discrète mais si délicate et charmante, l’euphorbe Diamond Frost forme une belle boule ou des petites bordures parsemées de petits papillons blancs. Mais il faut pour cela lui donner du soleil et ne pas négliger les arrosages. (Sur la photo, en bordure avec un massif de Sunpatiens, un nouvel hybride d’impatiens de Nouvelle-Guinée très florifère).La plupart des graminées terminent l’été avec panache, dans une débauche de feuilles, d’épis ou de plumets. Les petites stipes cheveux d’ange (Stipa tenuifolia) bien sûr, mais aussi les herbes-aux-écouvillons (Pennisetum), les panicauts et bien d’autres encore.J’ai un faible pour les strobilanthes, plantes vivaces encore peu connues pour les endroits ombragés, qui nous offrent une belle floraison au coeur et en fin d’été. Tout particulièrement Strobilanthes rankanensis, qui ne commence qu’à ouvrir sa multitude de boutons sur mon balcon.Et pour Syl, les anémones du Japon bien sûr, qu’il faut aller admirer dans le jardin du Musée du Quai Branly (Paris 7ème). En septembre les tapis de fleurs blanches mariées aux épis des grandes graminées offrent un spectacle magique, que vient encore renforcer les couleurs flamboyantes des arbres au fur et à mesure que l’automne s’avance. Je vous invite d’ailleurs à vous promener dans les parcs et jardins de la ville de Paris tout au long du mois de septembre, les décorations florales estivales étant en ce moment plus belles que jamais. La semaine prochaine se déroulera justement le concours des décorations florales estivales de la ville de Paris, qui récompensera les plus belles. Je vous le raconterai en images !

Balcon en plein Sud : que planter ?

Que planter pour fleurir l’arrière-saison ? Réponse à la demande de Syl qui dispose d’un balcon exposé en plein Sud dans Paris (9ème arrondissement) et qui trouve certains de ses bacs et jardinières bien dégarnis en cette fin d’été.
Le plein soleil du Midi et de l’après-midi malmène les végétaux, soumis à de très fortes températures et à la sécheresse plus intense de l’air. On serait tenté de planter des végétaux méditerranéens ou plus exotiques encore, mais ils ne sont pas tous suffisamment rustiques, tout du moins pas assez pour les nuits fraîches de l’automne et les coups de froid que les hivers nous réservent dans la capitale. En ce début d’arrière-saison, il faut aussi penser aux feuillages, parfois aussi décoratifs que les fleurs.
Pour une décoration éphémère, qui tiendra jusqu’aux premières gelées :
– Les piments d’ornement, à forme arrondie, conique ou en doigt,
– Les sauges écarlates (Salvia coccinea et ses variétés à fleurs blanches ou rose saumon),

– De nombreuses graminées telles les stipas (Stipa tenuifolia ou stipe cheveux d’ange, d’un blond lumineux sous les rayons du soleil) ou la sétaire (Setaria palmata) qui a des feuilles effilées vert vif, qui lui donne un faux air de palmier (attention, elle supporte le plein soleil mais exige des arrosages très réguliers et importants),– La misère pourpre (Tradescantia pallida ‘Purpurea’), au port très retombant et aux jolies petites fleurs rose vif,

– Les phormiums aux grandes feuilles décoratives, effilées comme des glaives, très différemment teintées suivant les variétés innombrables (certaines sont pourpres, bleutées, d’autres rayées de blanc ou de crème, d’orange, de rose, etc.),– Les choux d’ornement, aux coeurs blancs, roses ou rouges,
– Les giroflées ravenelles (première petite floraison en septembre et octobre, puis plus abondante à partir de mars jusqu’en mai voire juin).Pour une décoration qui dure, année après année :
– Les grands sedums (Sedum spectabile et variétés), aux petites fleurs blanches, roses ou rouges réunis en larges plateaux,
– Le photinia, petit arbuste au feuillage persistant vernissé, très brillant, avec des jeunes pousses rouge vif ou rose selon les variétés qui apporte de la couleur toute l’année, en attendant la floraison blanche au printemps,– Les sauges officinales (Salvia officinalis et ses variétés, ‘Purpurea’ aux feuilles teintées de pourpre ou ‘Icterina’ aux feuilles panachées de jaune et de crème),
– Les romarins, au port dressé en touffe ou étalé voire retombant, au feuillage persistant argenté et à la floraison bleu en fin d’hiver,
– Les chalefs (Eleagnus x ebbingei et les variétés comme ‘Gilt Edge’, ‘Limelight’ aux feuilles panachées de crème et de jaune), au feuillage persistant brillant et à la floraison automnale si parfumée,
– Les lauriers tins, petits buissons au feuillage persistant brillant et vert foncé parfois panaché de jaune (Viburnum tinus ‘Variegatum’), à la floraison hivernale et printanière charmante, suivie de fruits noirs ou bleu acier suivant les espèces.

Hibiscus coccineus : d’autres photos

J’ai profité hier du temps superbe et chaud pour photographier encore mon Hibiscus coccineus. Avec un spectaculaire duo de fleurs, plus grandes que la main.Samedi très chaud et ensoleillé, enfin une vraie journée d’été ! Dimanche en demi teinte, orageux et nuageux… Jusqu’au bout le mois d’août aura joué le chaud et le froid, le soleil et les nuages. Que sera septembre ? On verra bien, mais un peu de chaleur serait la bienvenue pour les plantes et les jardiniers. Bon courage demain pour la reprise.

Nuit européenne de la chauve-souris samedi 30 et dimanche 31 août

La 12ème Nuit Européenne de la chauve-souris est prévue le samedi 30 et le dimanche 31 août 2008. Un grand rendez-vous pour découvrir ces très précieux auxiliaires du jardinier, grands consommateurs d’insectes de toutes sortes.« En une nuit, une chauve-souris peut consommer près de la moitié de son poids en insectes variés tels les moustiques et autres parasites de l’homme, mais aussi des papillons de nuit dont beaucoup d’espèces se développent aux dépens des cultures, des arbres fruitiers… Les chauves-souris se comportent donc comme d’excellents insecticides naturels et ceci sans empoisonner le sol et l’eau pour des dizaines d’années. » (SFEPM)
La Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) vous invite donc à participer sur plusieurs sites un peu partout en France. Les manifestations en Île-de-France ne sont pas nombreuses. Dommage, car les chauve-souris ne manquent pas, ne serait-ce qu’à Paris. Allez flâner le soir le long du canal de l’Ourcq et notamment du pont de la Petite Ceinture. Un beau ballet de pipistrelles vous attend.
Passez une excellente nuit avec ces sympathiques petites bêtes, oubliez les vampires ;-)))