Archive journalières: 13 juin 2010

Concert promenade dans le parc de la Maison de Chateaubriand (92)

Lundi 14 juin à 16 h dans le parc de la Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry (92), le Conseil général des Hauts-de-Seine vous propose d’assister à un concert promenade « À l’ombre des jardins en fleurs », proposé par l’Association des Amis de la Maison de Chateaubriand et conçu par Muriel Huth-Lafon.

S’il arpente les vastes terres d’Amérique et d’Orient à la rencontre des destins héroïques d’Atala ou des Martyrs, Chateaubriand s’intéresse aussi aux charmes de la nature et plus particulièrement aux arbres et aux fleurs. Dans l’enclos de sa chère Vallée, le romancier-polémiste devient humble jardinier, couvrant de son ombre les arbrisseaux qu’il plante avec délice au fil des chemins ou sur la prairie. Le parc de la Maison de Chateaubriand conserve les marques de ses voyages d’écrivain-botaniste : catalpa et cyprès chauve du Nouveau Monde, cèdre du Liban ou encore chêne d’Armorique lui rappelant son enfance.

Au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, le maître des lieux n’est pas seul à aimer les fleurs et les branches : ses contemporains Goethe, Hugo, Nerval, Vivant-Denon et les musiciens Mozart, Schubert, Schumann, Fauré vont donner à entendre les tendres froissements des feuillages sous les ailes primesautières des oiseaux, abeilles et papillons.

Au cours de l’après-midi du 14 juin, vous pourrez vous promener dans le parc et musarder sous les ombrages, pour écouter ces textes et mélodies, en compagnie d’un hautbois, d’une chanteuse-comédienne et d’un récitant.

Interprètes : Stéphane Part, hautbois; Muriel Huth-Lafon, soprano et comédienne; Alain Canat, lecteur.
Maison de Chateaubriand, 87, rue Chateaubriand, 92290 Châtenay-Malabry.
Réservation obligatoire au tél. : 01 55 52 13 00.
Plein tarif : 15 euros, tarif réduit : 10 euros. En cas d’intempéries, le concert sera donné dans la Maison.

L’Opération bourdons vous concerne !

Quelques minutes pour observer les bourdons qui butinent les fleurs de votre jardin, de votre balcon ou d’un jardin public… et vous pouvez contribuer à une grande enquête scientifique pour connaître et protéger la biodiversité.

Le principe est simple : dans son jardin, sur son balcon fleuri ou dans un jardin public, reconnaître et dénombrer les bourdons.
Cela demande 5 à 10 minutes par mois au minimum entre avril et octobre.
C’est très facile : on observe les bourdons, on les identifie grâce à une fiche de reconnaissance et on les compte à un moment de la journée.

Quelques observations par mois suffisent pour participer, mais on peut aussi observer plus régulièrement. Si le jardin ne peut pas être suivi certains mois (départ en vacances par exemple), ce n’est pas gênant. Vous pouvez aussi participer pendant votre séjour d’été sur votre lieu de vacances.

Insecte pollinisateur sauvage

Bourdon terrestre, photo Jessica Thevenot

Une grande enquête scientifique pour mesurer la biodiversité
Vous entrez les données recueillies sur le site internet où des scientifiques les analyseront pour comprendre le lien entre certaines espèces et l’environnement, mais aussi pour suivre l’évolution de leur nombre au cours des années en fonction des modifications de l’environnement. Ces données alimentent le programme Vigie-Nature du Muséum National d’Histoire Naturelle.

« Opération Bourdons » sensibilise le grand public à l’importance des pollinisateurs sauvages pour une meilleure évaluation de l’état de santé de ces espèces par le monde scientifique. L’opération sera reconduite tous les ans, car le suivi de la biodiversité ne peut se faire que dans la durée.

Les données accumulées au cours de la phase de test par 438 bénévoles (plus de 1 600 relevés soit 15 000 observations) montrent que l’Observatoire des Bourdons devrait permettre de faire des liens entre les observations de bourdons et le mode d’occupation des sols (structure du paysage environnant), ainsi que les spécificités des jardins. Certaines espèces semblent se spécialiser dans les milieux périurbains, alors que d’autres préfèrent la proximité d’une prairie ou un paysage véritablement naturel. Les bourdons sont de bons indicateurs car ils exploitent l’environnement immédiat dans un rayon de quelques centaines de mètres.

Le site internet de l’Observatoire des bourdons permet au public d’accéder à un espace où il peut inscrire son jardin, choisir de recevoir une lettre d’information apportant chaque mois son lot de conseils pour réaliser dans les meilleures conditions l’inventaire des bourdons, saisir ses données au fur et à mesure, jouer à des Quizz’bourdons pour s’entraîner à la reconnaissance des espèces, etc.

Avec « Opération Bourdons » chacun peut contribuer à la mesure de la biodiversité. Son exploitation scientifique permettra de construire un indicateur de l’état de santé de la nature, conçu pour être utile aux gestionnaires et décideurs.

Tomate à feuillage panaché

En parcourant les très beaux Jardins Fruitiers de Laquenexy (Moselle) jeudi dernier, j’ai eu la surprise de découvrir quelques pieds de tomates à feuillage panaché. Une variété de tomate décorative aux feuilles panachées de blanc…

Légume décoratif

Tomate à feuillage panaché, Lycopersicon esculentum 'Variegatum', Les Jardins Fruitiers de Laquenexy (57), juin 2010, photo Alain Delavie

Les pieds sont encore jeunes, mais la panachure est bien marquée, certaines feuilles étant presque blanches.

Légume décoratif

Tomate à feuillage panaché, Lycopersicon esculentum 'Variegatum', Les Jardins Fruitiers de Laquenexy (57), juin 2010, photo Alain Delavie

Les fruits de cette variété sont rouges à maturité. Des tomates classiques, mais en habit exceptionnel !

Légume décoratif

Tomate à feuillage panaché, Lycopersicon esculentum 'Variegatum', Les Jardins Fruitiers de Laquenexy (57), juin 2010, photo Alain Delavie

Pour les amateurs de panachures, il faut aussi planter le raifort panaché, le chou de Daubenton panaché, sans oublier des menthes et des thyms panachés…

Je vous engage à aller vous balader en Moselle et à découvrir ces superbes jardins où est exposée cette curiosité de la nature, très exactement dans le jardin intitulé « le potager d’un curieux ».