Histoire de feuilles jaunes, rouges, mortes

Ca jaunit à tout va dans la capitale et les feuilles jonchent de plus en plus le sol. Superbe spectacle surtout quand un beau soleil et un ciel bleu servent de toile de fond aux arbres dorés ou enflammés comme ce fut le cas aujourd’hui. Mais pourquoi des feuilles jaunes, orange ou rouges ? Pourquoi ces tapis de feuilles mortes ? Les nuits plus fraîches depuis la fin de l’été et le raccourcissement de la durée du jour provoquent des changements dans les arbres, qui secrètent notamment de l’éthylène. Chaque plante réduit ses dépenses énergétiques, notamment dans les parties les plus susceptibles de souffrir du froid à venir.Les feuilles sont donc peu à peu isolées des canaux conducteurs de sève qui parcourent les branches et les brindilles. Un bouchon de liège se forme progressivement à la base des pédoncules des feuilles qui se trouvent ainsi de plus en plus privées de la sève nourricière, nécessaire pour la synthèse de chlorophylle (qui donne la couleur verte !). Celle-ci se dégrade et diminue d’autant pour laisser la place aux autres pigments contenus dans les limbes foliaires.

Des pigments jaunes (xanthophylles) comme dans les feuilles de tilleuls, de bouleaux, de gledistsias ou de robiniers faux-acacias. Le rouge de certaines feuilles provient de l’accumulation d’anthocyanines à l’origine des superbes coloris rouges qui font le succès des vignes-vierges, des aronias ou de certains érables. Les carotènes donnent les coloris orange.Il paraît que les feuilles des branches placées tout près des lampadaires tombent moins vite que celles qui en sont plus éloignées…

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