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Rempoter une pivoine récemment achetée et qui n’a pas encore fleuri

Pivoine rose, photo © ksena32 / FotoliaPeut-on rempoter une pivoine non fleurie en conteneur en ce moment au printemps ou faut-il attendre l’automne ? Cette question que j’ai reçue récemment par mail pouvant intéresser tous les jardiniers, j’y réponds donc volontiers sur mon blog.

Petite précision concernant la question, il s’agit d’une espèce particulière de pivoine : une pivoine de Chine (Paeonia lactiflora).
Mais la réponse est valable pour toutes les pivoines (herbacées ou arbustives) vendues actuellement en pot en pleine végétation, voire fleuries.

Le rempotage au printemps est possible tant que la plante n’est pas en pleine floraison et sous réserve de ne pas briser la motte de terre au moment du dépotage et du transfert dans un nouveau contenant. La pivoine étant en pleine végétation, il ne faut pas toucher aux racines ce qui pourrait fortement perturber sa croissance. Et il faut recouvrir à peine la surface de la motte de terre et de racines après l’avoir installée dans son nouveau pot (pour une pivoine arbustive greffée, on enterre le point de greffe sous 10 cm de terre). Après avoir rempli la potée de terreau horticole enrichi avec des engrais organiques (fumier bien décomposé, sang séché, corne…), veillez à bien arroser. Et ne laissez pas la motte se dessécher ensuite, la pivoine appréciant une terre fraîche, sans être détrempée pour autant.

La culture d’une pivoine est possible en pot, d’ailleurs les horticulteurs nous en proposent de superbes chaque printemps. Mais pour un bon développement et une floraison généreuse renouvelée chaque année, il est préférable d’installer la pivoine en pleine terre.

Rempoter les bégonias tubéreux

Tubercules de bégonias tubéreux vendus en vrac, quai de la Mégisserie, Paris 1er (75), 23 mars 2013, photo Alain Delavie

Même si la météo reste bien trop fraîche pour sortir ces plantes frileuses, il est temps d’acheter les tubercules ou de rempoter ceux que l’on a conservés au repos et au sec pendant l’hiver. Des petits bourgeons pointent déjà, signes d’un départ de la végétation et de l’urgence du rempotage.

Si vous achetez les tubercules, choisissez les plus gros, sans aucune trace de pourriture ou de blessure. Et si possible avec plusieurs bourgeons déjà bien visibles, mais quand même pas trop développés car ils sont fragiles et terriblement cassants pendant le transport ou toute manipulation.

Choisissez un pot plus large que profond. Le diamètre doit permettre au tubercule de doubler de taille pendant la belle saison. Ne prenez pas un contenant trop étroit. Un pot en terre cuite est préférable car il permet un meilleur assèchement du substrat, surtout quand le temps redevient frais. Le pot doit être bien drainé, avec plusieurs orifices dans le fond pour permettre un écoulement optimal des eaux d’arrosage.

Prenez un substrat très léger et poreux, qui s’humidifie facilement et se dessèche rapidement après l’arrosage. Les bégonias tubéreux détestent l’humidité stagnante qui fait pourrir leurs racines fragiles. En général, un bon terreau pour géraniums du commerce fait parfaitement l’affaire. Au moment du rempotage, ajouter un engrais organique pour plantes fleuries. Soit du guano de chauve-souris (Guano Kalong) ou un engrais pour géraniums ou pour tomates.

La plantation du tubercule se fait avec la partie creuse (concave) orientée vers le dessus, la partie plus arrondie et convexe vers le fond du pot. Il faut juste recouvrir les tubercules avec le terreau en les laissant à peine affleurer.

Vous n’allez pas sortir tout de suite ces tubercules nouvellement mis en pot ou jardinière, mais enfouis dans un substrat de qualité, ils ne se dessécheront pas et ils vont même commencer à faire des racines. Vous pouvez garder les potées ou les jardinières dans une serre ou une véranda (il faut arroser régulièrement dans ce cas), dans un garage ou une cave. Vous les installerez dehors à situation ombragée dès que les températures seront redevenues suffisamment douces.

Les signes qui montrent qu’une plante d’intérieur doit être rempotée

N’ayant pour source principale de nourriture que la terre de leur pot, les plantes vertes sont vite affamées quand elles se plaisent dans un intérieur. La fin de l’hiver et le début du printemps sont des périodes propices pour le rempotage de ces belles exotiques. Mais avant de se lancer, voici quelques conseils pour vous assurer que votre plante préférée a bien besoin de changer de contenant.

Les signes qui montrent qu'une plante d'intérieur doit être rempotée

Potée de rhapis avec des pousses qui s'échappent du pot, photo Alain Delavie

Certains signes sont évidents : les racines ont complètement occupé le pot. Elles peuvent même en déborder, soit en sortant par les orifices à la base du contenant ce qui est le plus fréquent, soit en poussant enchevêtrées à la surface du substrat où elles se repèrent facilement. Parfois, elles sont d’une force telle qu’elles arrivent à éclater le pot.

On peut aussi observer des rejets qui finissent par s’échapper du pot, comme sur mon rhapis que j’ai photographié et qui fait même des racines au-dessus du substrat. Le rempotage devient urgent, surtout que la ramure a pris de l’ampleur, avec tous les risques de déséquilibre au moindre courant d’air un peu fort. Une touffe de feuillage disproportionnée par rapport aux dimensions du pot, c’est aussi le signe qu’un rempotage s’impose.

Une croissance qui se ralentit, une floraison qui devient de plus en plus réduite ou qui s’arrête, des nouvelles pousses plus frêles voire malingres sont autant de signes qui doivent vous alarmer. Surtout quand la plante poussait normalement les années précédentes donc se plaisait là où vous l’aviez installée. Cette croissance au ralenti montre qu’elle manque de nourriture. Si en plus le substrat sèche très vite entre deux arrosages qui doivent être de plus en plus fréquents, cela confirme qu’il n’y a plus assez de terre autour des racines de la plante.

La saison du rempotage commence !

De l’utilité de rempoter vite et bien !

Je vous ai parlé le week-end dernier de ma belle petite impatiens à grosses fleurs jaunes. Cette semaine, malgré le temps gris et souvent pluvieux, j’ai eu les plus grandes difficultés à la maintenir suffisamment arrosée, non pas par négligence, mais parce que le substrat dans lequel elle était plantée séchait en quelques heures à peine. Parfois du matin au soir. Il faut dire aussi que le pot de la suspension était de dimensions réduites.Il s’en est fallu de peu que je la perde même, car je l’ai souvent retrouvée fanée la pauvre !
Ce matin, séance de rempotage pour l’installer dans un plus gros pot. En principe, c’est la dernière pour cette année, tout est maintenant en place.
Quelle ne fut pas ma surprise en dépotant la motte de voir que le substrat n’était qu’un mélange de laine de verre et de gros morceaux de polystyrène. Inerte et très drainant ! Je comprends mieux maintenant pourquoi il s’asséchait aussi vite. Certainement très adapté à une culture sous serre avec un arrosage automatique et une forte humidité atmosphérique, mais pas du tout pour le plein air.
J’espère que la plante va vite refaire de nouvelles racines et coloniser le terreau que je lui ai mis. Mais en attendant, je vais encore surveiller les arrosages…