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Création graphique d’une mineuse

Dégâts de mineuse sur une feuille de Centaurea montana ‘Amethyst in Snow’ sur mon balcon parisien au printemps, Paris 19e (75)
Le printemps est désormais bien avancé, les plantes ont beaucoup poussé et les premiers ravageurs se manifestent sur mon balcon parisien jusqu’ici bien préservé. En terminant mes plantations hier matin, j’ai découvert ces mines creusées dans une feuille de ma centaurée ‘Amethyst in Snow’.

Rien de grave, le reste de la plante est en bonne état et des nouveaux boutons floraux sont apparus, annonçant une belle floraison prochainement. Tant qu’il n’y a qu’une feuille d’abimée, tout va bien. Il faut juste que je coupe cette partie attaquée pour éliminer la larve du parasite avant qu’elle ne redonne un nouveau papillon qui n’aura de cesse tant qu’il n’aura pas assuré sa descendance à l’origine de ces mines dans le feuillage.

Les mines de la mineuse du marronnier

Mines de la mineuse sur marronnier, Amiens (80)
Vus par transparence, les dégâts provoqués par la chenille de la mineuse du marronnier sur les feuilles sont encore plus spectaculaires. Partout où il y a une tache marron plus foncée, il doit y avoir une larve de mineuse qui redonnera très vite un papillon qui ne pensera qu’à assurer sa descendance une nouvelle fois. Pauvres arbres !

Le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum), appelé aussi marronnier blanc, est l’espèce d’arbre la plus attaquée en France. Toutes les feuilles contaminées qui tombent au sol doivent être ramassées et détruites car la mineuse (Cameraria ohridella) passe l’hiver au stade de chrysalide dans les feuilles tombées au sol. Même si c’est fastidieux, le ramassage systématique permet de réduire considérablement les populations, le but étant d’éviter une forte infestation dès le début du printemps. Il faut disposer aussi deux bandes de glu sur le tronc de chaque marronnier, en dessous des premières branches. Les papillons femelles adultes viennent s’y agglutiner et périr car elles se déplacent principalement sur le tronc par sauts plus que par vol. Favorisez la présence des mésanges en disposant des nichoirs car ces oiseaux consomment un grand nombre d’insectes (jusqu’à 500 par jour pour un couple).
Ce papillon a généralement trois générations par an en France. La durée de son cycle dépend des conditions climatiques et s’étale sur environ 6 à 11 semaines. Les adultes issus de la première génération sortent généralement à partir de la mi juin, ceux issus de la deuxième à partir du début du mois d’août et ceux de la troisième vers la fin septembre à début octobre. On estime que la population est multipliée par 10 à chaque génération.

L’hiver avant l’heure pour les marronniers complètement défeuillés

Marronniers défeuillés par la mineuse, rue Manin, Paris 19e (75)

Marronniers défeuillés par la mineuse, rue Manin, Paris 19e (75), 3 septembre 2011, photo Alain Delavie

Les marronniers imposants de la rue Manin (Paris 19e)  sont déjà presque en hiver. Leurs imposantes ramures est pratiquement défeuillées. Triste spectacle !

Marronnier défeuillé par la mineuse, rue Manin, Paris 19e (75)

Marronnier défeuillé par la mineuse, rue Manin, Paris 19e (75), 3 septembre 2011, photo Alain Delavie

S’il n’avait fait une température caniculaire et un soleil radieux, on pouvait croire que l’automne était déjà bien avancé. Mais cet arbre est dépouillé alors que septembre commence à peine et que l’été réchauffe la capitale. Certainement les conséquences des attaques multiples de mineuses du marronnier, qui ont provoqué le dessèchement rapide des feuilles.

Les effets de la mineuse

Marronnier aux feuilles roussies par les attaques de mineuses du marronnier, square René Le Gall, Paris 13e (75)

Marronnier aux feuilles roussies par les attaques de mineuses du marronnier, square René Le Gall, Paris 13e (75), août 2011, photo Alain Delavie

Feuilles roussies, plus ou moins desséchées sur l’arbre et complètement au sol à l’aplomb de la ramure, les dégâts provoqués par la mineuse des marronniers sont spectaculaires.

Quel que soit l’arrondissement de Paris, les marronniers blancs n’échappent pas à ce fléau qui donne à la capitale un sérieux air d’automne.
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Traces de mineuses sur bidens

Hormis les othiorhynques qui poinçonnent mes plantes vivaces et mes arbustes, je ne suis pas tellement embêté par des attaques de maladies ou de ravageurs. Peu ou pas de pucerons, pas de chenilles (pourvu que ça dure !), les cochenilles sont restées dans l’appartement et les pigeons continuent à ignorer mon jardin suspendu. Mais un de mes pieds de bidens (Bidens ferulifolia ‘Pirate’s Pearl’) a subi une petite attaque de mineuse.

Dégâts de mineuse sur feuilles de bidens (Bidens ferulifolia 'Pirate's Pearl') sur mon balcon

Dégâts de mineuse sur feuilles de bidens (Bidens ferulifolia 'Pirate's Pearl') sur mon balcon, juillet 2011, photo Alain Delavie

Les dégâts d’une mineuse se repèrent facilement. Des sinuosités décolorées apparaissent sur certaines feuilles, traces du passage de la larve de la mineuse, qui est en fait un petit papillon ou une mouche très discrets. Il existe de nombreuses espèces, souvent inféodées à certaines espèces de végétaux.

Dégâts de mineuse sur feuilles de bidens (Bidens ferulifolia 'Pirate's Pearl') sur mon balcon

Dégâts de mineuse sur feuilles de bidens (Bidens ferulifolia 'Pirate's Pearl') sur mon balcon, juillet 2011, photo Alain Delavie

L’attaque est peu importante sur mon bidens, donc la plante ne va pas en souffrir. Quand les larves de mineuse sont plus nombreuses, la feuille attaquée peut finir par se dessécher et tomber. C’est ce qui arrive en ce moment aux nombreux marronniers blancs de la capitale, tous attaqués par une autre mineuse bien plus terrible. Dans certaines rues, ces pauvres arbres ont pris un aspect automnal impressionnant, les feuilles étant complétement roussies.

N’ayant pas d’autres attaques dans mes jardinières, je ne vais donc rien faire. Pas de traitement, qui est de toutes les façons peu ou pas efficace, car les larves sont enfermées dans le limbe des feuilles et si l’insecticide n’est pas systémique (c’est-à-dire absorbé par la plante), les pulvérisations ne touchent pas les larves qui continuent leur travail de sape.