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Les mines de la mineuse du marronnier

Mines de la mineuse sur marronnier, Amiens (80)
Vus par transparence, les dégâts provoqués par la chenille de la mineuse du marronnier sur les feuilles sont encore plus spectaculaires. Partout où il y a une tache marron plus foncée, il doit y avoir une larve de mineuse qui redonnera très vite un papillon qui ne pensera qu’à assurer sa descendance une nouvelle fois. Pauvres arbres !

Le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum), appelé aussi marronnier blanc, est l’espèce d’arbre la plus attaquée en France. Toutes les feuilles contaminées qui tombent au sol doivent être ramassées et détruites car la mineuse (Cameraria ohridella) passe l’hiver au stade de chrysalide dans les feuilles tombées au sol. Même si c’est fastidieux, le ramassage systématique permet de réduire considérablement les populations, le but étant d’éviter une forte infestation dès le début du printemps. Il faut disposer aussi deux bandes de glu sur le tronc de chaque marronnier, en dessous des premières branches. Les papillons femelles adultes viennent s’y agglutiner et périr car elles se déplacent principalement sur le tronc par sauts plus que par vol. Favorisez la présence des mésanges en disposant des nichoirs car ces oiseaux consomment un grand nombre d’insectes (jusqu’à 500 par jour pour un couple).
Ce papillon a généralement trois générations par an en France. La durée de son cycle dépend des conditions climatiques et s’étale sur environ 6 à 11 semaines. Les adultes issus de la première génération sortent généralement à partir de la mi juin, ceux issus de la deuxième à partir du début du mois d’août et ceux de la troisième vers la fin septembre à début octobre. On estime que la population est multipliée par 10 à chaque génération.

L’hiver avant l’heure pour les marronniers complètement défeuillés

Marronniers défeuillés par la mineuse, rue Manin, Paris 19e (75)

Marronniers défeuillés par la mineuse, rue Manin, Paris 19e (75), 3 septembre 2011, photo Alain Delavie

Les marronniers imposants de la rue Manin (Paris 19e)  sont déjà presque en hiver. Leurs imposantes ramures est pratiquement défeuillées. Triste spectacle !

Marronnier défeuillé par la mineuse, rue Manin, Paris 19e (75)

Marronnier défeuillé par la mineuse, rue Manin, Paris 19e (75), 3 septembre 2011, photo Alain Delavie

S’il n’avait fait une température caniculaire et un soleil radieux, on pouvait croire que l’automne était déjà bien avancé. Mais cet arbre est dépouillé alors que septembre commence à peine et que l’été réchauffe la capitale. Certainement les conséquences des attaques multiples de mineuses du marronnier, qui ont provoqué le dessèchement rapide des feuilles.

Les effets de la mineuse

Marronnier aux feuilles roussies par les attaques de mineuses du marronnier, square René Le Gall, Paris 13e (75)

Marronnier aux feuilles roussies par les attaques de mineuses du marronnier, square René Le Gall, Paris 13e (75), août 2011, photo Alain Delavie

Feuilles roussies, plus ou moins desséchées sur l’arbre et complètement au sol à l’aplomb de la ramure, les dégâts provoqués par la mineuse des marronniers sont spectaculaires.

Quel que soit l’arrondissement de Paris, les marronniers blancs n’échappent pas à ce fléau qui donne à la capitale un sérieux air d’automne.
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Un air d’automne en juillet

Les feuilles mortes se ramassent déjà à la pelle sous les marronniers qui ont pris leur habit d’automne en plein été. Avec la météo calamiteuse de ces derniers jours, certains coins de Paris prennent des airs d’automne, comme les allées du Cimetière du Père Lachaise.

Allée jonchée de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Allée jonchée de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie

Allée jonchée de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Allée jonchée de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie

Difficile de croire que nous sommes en juillet…

Allée et trottoir jonchés de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Allée et trottoir jonchés de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie

Allée et trottoir jonchés de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Allée et trottoir jonchés de feuilles mortes de marronniers dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie

La mineuse du marronnier a encore fait des ravages cette année. Et le printemps précoce et chaud a favorisé les attaques plus tôt que d’habitude, d’où cette hécatombe estivale qui donne à certains parcs ou jardins un air d’automne, encore accentué par la grisaille, les basses températures et la pluie. Sinistre !

Chute des feuilles des marronniers en été dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75)

Chute des feuilles des marronniers en été dans le Cimetière du Père Lachaise, Paris 20e (75), 23 juillet 2011, photo Alain Delavie

Une belle provision de feuilles, mais qui ne peut servir à rien. Il faut les ramasser et les brûler pour ne pas propager davantage la mineuse.

Les mineuses font l’actualité du site de la Mairie de Paris

Je vous parlais hier de l’invasion de mineuses qui défeuillent les marronniers blancs de la ville de Paris. L’information est confirmée et présentée aujourd’hui sur le site de la Mairie de Paris. C’est l’automne avant l’heure pour ces pauvres marronniers, qui ne seront dorénavant plus plantés dans la capitale, mais remplacés par des marronniers rouges.

Trop de mineuses et les marronniers font grise mine…

Un article dans l’édition parisienne du Parisien d’aujourd’hui fait état des dégâts que subissent les marronniers de la capitale du fait d’une invasion chaque année plus forte de mineuses (Cameraria horidella).
Des petits papillons dont les chenilles perforent les feuilles et pénètrent sous le limbe en faisant des galeries (les mines), avec pour résultat une chute anticipée du feuillage dès la fin du mois de juillet. Ces attaques sont fortes sur les marronniers blancs (Aesculus hippocastanum), les rouges (Aesculus x carnea) étant plus résistants.
Et ils font grise mine les marronniers de Paris en ce moment, avec leur feuilles souvent très fortement desséchées, d’un marron qu’on s’attendrait à voir plutôt en automne. Il n’y a pas qu’à Paris d’ailleurs, car je suis allé la semaine dernière sur les bords de la Loire à Chaumont-sur-Loire (41), tous les marronniers étaient aussi dans un piteux état.Si vous avez des feuilles mortes qui tombent chez vous, sur votre balcon, votre terrasse, dans votre cour ou dans votre jardin, ramassez-les aussitôt et brulez-les (à Paris, c’est difficile pour ne pas dire très risqué) ou apportez-les dans une déchetterie qui fait du compost (mais il faut une température de 40°C pour tuer les larves qui parasitent encore les feuilles mortes et risquent de contaminer d’autres marronniers). Il est aussi possible de les enfouir profondément dans la terre en veillant de ne pas les extraire par un nouveau labour tant que les limbes ne sont pas entièrement décomposés. Bref, on ne laisse pas les feuilles s’envoler !