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Météo-France lance un site pour mieux prévoir les tempêtes

Tempête Xynthia à l'ouest de l'Europe, Météo-France
Suite à la tempête Xynthia en 2010, Météo-France a lancé un vaste programme d’étude climatologique sur les tempêtes. En résulte le nouveau site Tempêtes en France métropolitaine en libre accès.

Il s’agit d’une base de données inédite sur les tempêtes, qui comptent parmi les évènements extrêmes aux conséquences les plus dramatiques en métropole. Le site regroupe notamment :

  • Des articles scientifiques sur le phénomène de tempête (origine et prévisibilité), les outils et méthodes actuels pour les analyser et un état des lieux sur les caractéristiques climatologiques de ces évènements et de leur variabilité en lien avec le changement climatique
  • Trois bases de données interactives originales avec 280 tempêtes analysées depuis 1980 à la résolution de 2,5 km sur la métropole
  • 90 fiches détaillées de tempêtes historiques rencontrées depuis 1703
  • Des statistiques sur les vents forts pour 70 stations météorologiques professionnelles régulièrement réparties sur le territoire.

Une nouvelle composante pour les services climatiques
Dans le contexte du changement climatique et des enjeux liés aux politiques d’adaptation, ce nouveau site fournit de nouveaux diagnostics sur l’évolution observée et attendue des tempêtes en métropole tant en termes de fréquence que d’intensité. Ce site, destiné principalement à un public averti (professionnels, institutionnels, passionnés, etc.), constitue ainsi un nouveau socle de connaissances en appui de services climatiques sectoriels, notamment à destination du domaine des assurances mais aussi de l’énergie ou de la forêt, autant de secteurs économiques fortement sensibles aux tempêtes et leur répétition sur les territoires. Il sera mis à jour annuellement de façon à constituer une base de référence pérenne sur les tempêtes en métropole et contribuer à entretenir la mémoire du risque.

Bilan climatique du printemps 2016

Le printemps météorologique (mars, avril et mai) est terminé. Cette saison printanière a été très arrosée, plutôt fraiche et peu ensoleillée.

Fleurs de seringat après la pluie, printemps
La fraîcheur a souvent dominé durant cette période. La fin du mois d’avril et le début du mois de mai ont notamment connu un net rafraîchissement avec de nombreuses gelées tardives. Les précipitations ont été fréquentes sur une grande partie de l’Hexagone et la fin mai a été marquée par un passage fortement pluvieux avec des cumuls de pluie exceptionnels dans le Centre, l’Île-de-France, la Picardie et la Bourgogne, provoquant crues et inondations. L’ensoleillement a quant à lui été peu généreux pour cette saison.
(suite…)

L’hiver 2015-2016 est le plus chaud depuis 1900 en France

Cerisier à fleurs, cimetière du Père Lachaise en hiver, Paris 20e (75)
Durant l’hiver 2015-2016, un flux de sud-ouest à ouest océanique dominant a favorisé des températures très douces pour cette saison. Durant ces trois mois (décembre, janvier et février), la France n’a pas connu de vague de froid ni de véritables conditions hivernales.

Carte, écart à la moyenne saisonnière de référence 1981-2010 de la température moyenne en France, Météo FranceTempératures
Sur l’ensemble de cette saison hivernale, la température moyennée sur la France a atteint 8 °C, dépassant la normale (moyenne de référence 1981-2010) de 2,6 °C. Cette valeur place l’hiver 2015-2016 au premier rang des hivers les plus doux depuis le début des mesures, loin devant l’hiver 1989-1990 (+ 2 °C) et les hivers 2006-2007 et 2013-2014 ex-aequo (+ 1,8 °C). Aucune région n’a été épargnée par l’exceptionnelle douceur.

Avec des températures souvent printanières en moyenne 3,9 °C au-dessus de la normale, décembre 2015 a été le mois de décembre le plus chaud en France depuis le début des relevés. Il a largement contribué à la douceur remarquable de cet hiver. Dans la continuité, janvier et février 2016 ont conservé en moyenne des températures très supérieures à la normale, malgré trois périodes plus fraîches. Les températures maximales ont par ailleurs battu de nombreux records. Les gelées, très tardives, ont été peu fréquentes en plaine, avec souvent deux fois moins de jours de gel que la normale. (suite…)

Record de gelée la plus tardive à Paris

Camellia sasanqua en hiver dans le parc de Bercy, Paris 12e (75)
L’hiver s’est installé dans nos calendriers, mais il n’a toujours pas gelé à Paris depuis le début de l’automne. La dernière fois où le thermomètre est descendu au dessous de 0°C date du 12 février 2015. On avait alors relevé -1,2°C.

Depuis le début des enregistrements météorologiques, le record de gelée la plus tardive à Paris datait de l’hiver 1934-1935. Il avait alors gelé pour la première fois le 8 janvier 1935 et on avait relevé une température minimale de -0,7°C. Ce record a été battu puisqu’à ce jour, il n’y a toujours pas eu de gelée dans la capitale. Malgré un léger refroidissement à partir d’aujourd’hui mercredi, il faudra encore probablement attendre samedi prochain, 16 janvier, pour voir les températures approcher des 0°C en fin de nuit.

Au cours de l’hiver dernier, il n’avait pas gelé à Paris entre le 13 décembre 2013 et le 29 décembre 2014. La tendance climatique concernant le nombre de jours de gel dans la capitale est à la baisse. (Source Météo France)

Le scénario d’un hiver nettement plus doux que les moyennes et devenant très humide domine désormais pour la France métropolitaine, et cela pour la troisième année consécutive. Mais une fin de saison hivernale possiblement plus froide sur notre pays est toujours envisagée entre la fin février et le mois de mars. (Source La Chaine Météo)

Un mois de juillet très chaud et très sec

Dans son bilan climatique provisoire publié le 30 juillet dernier, Météo France a confirmé que ce mois de juillet a été particulièrement chaud et sec en France.

Carte de France, écart à la moyenne mensuelle de référence 1981-2010 de la température moyenne, France, Météo FranceJuillet 2015 a été particulièrement chaud de l’Espagne à l’Europe centrale alors que l’Europe du Nord a connu des températures plus fraîches. En France, ce mois de juillet a été marqué par deux vagues de chaleur durant lesquelles de nombreux records ont été enregistrés en tout début, puis en milieu de mois. Excepté en Bretagne et le long des côtes de la Manche, les précipitations ont quant à elles été très peu fréquentes et généralement peu abondantes hormis sous des orages très ponctuels. Cette faible pluviométrie, combinée à des températures exceptionnellement chaudes, a provoqué un assèchement très important des sols, notamment sur un large quart nord-est du pays.

Une température moyenne supérieure à la normale
La température moyenne a été supérieure à la normale sur l’ensemble de la France malgré un net rafraîchissement en fin de mois. Les températures ont été supérieures aux normales de 2 à 4 °C sur la majeure partie du pays, voire localement de plus de 4 °C du Massif central au Nord-Est et aux Alpes. Elles ont en revanche été plus proches des valeurs de saison sur les régions bordant la Manche et la côte atlantique. En moyenne sur le mois et sur le pays, la température devrait dépasser la normale de 2.1 °C ce qui placerait ce mois de juillet au 3e rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1900, derrière 2006 (anomalie de +3.6 °C) et 1983 (anomalie de +2.6 °C).

Des précipitations déficitaires sur la quasi-totalité du pays
Les précipitations ont été déficitaires sur la quasi-totalité du pays. Le déficit -supérieur à 40 % en moyenne sur la France- devrait souvent dépasser 70 % de l’Aquitaine au Centre et au Nord-Est, ainsi que sur les régions méditerranéennes où il est généralement tombé moins de 10 mm de pluie. De Midi-Pyrénées au sud de l’Auvergne ainsi que du Jura aux Alpes, le déficit est un peu moins marqué suite à quelques épisodes orageux intenses. Seules les côtes de la Manche et la Bretagne ont connu un arrosage plus régulier ; les cumuls de pluie y sont excédentaires.

L’ensoleillement a été généreux sur les régions du Sud ainsi que du Centre-Est au Nord-Est. Il a été excédentaire de 20 à 30 % du Massif central à l’Alsace. Sur le Nord-Ouest en revanche, il a été déficitaire, notamment en Bretagne où le déficit a dépassé 20 %.

Indice d’humidité des sols le 29 juillet 2015
L’indice d’humidité des sols est particulièrement faible dans un grand quart nord-est. En moyenne, on atteint une valeur inférieure à celle observée cette année seulement tous les dix ans. L’écart à la normale est important dans la moitié sud, sauf près des reliefs alpins et pyrénéens qui ont été arrosés par des orages. Dans les régions proches de la Méditerranée, la situation en matière d’humidité des sols assez favorable en début d’été, a beaucoup évolué au cours du mois de juillet avec la conjonction des vagues de chaleur, de l’absence totale de précipitations et du vent fort. Désormais les sols y sont souvent particulièrement secs même si les niveaux record ne sont pas atteints. Les départements situés de la Bretagne au Nord-Pas-de-Calais connaissent pour la plupart des conditions d’humidité des sols normales.
(Source : Météo France)

Brochure « Le changement climatique à Paris »

Brochure Le changement climatique à Paris
Météo-France et l’Agence parisienne du climat ont réalisé une brochure qui présente un état des lieux de l’évolution du climat parisien depuis 1842 et donne des perspectives sur les changements climatiques futurs possibles dans la capitale. À télécharger gratuitement.

Comment le climat a-t-il évolué à Paris depuis la fin du XIXe siècle ?
Quelles sont les crues de la Seine, les tempêtes ou les vagues de froids les plus remarquables qui ont frappé la capitale ?
Le climat parisien sera-t-il plus chaud à la fin du 21e siècle ?
Autant de questions auxquelles la brochure « Le changement climatique à Paris », éditée par Météo-France et l’Agence Parisienne du climat, s’attache à répondre. Records et chiffres clés, définitions, graphiques … elle s’adresse à tous ceux qui veulent en savoir plus sur le changement climatique.

Les données météorologiques consignées depuis 1842 à l’Observatoire de Paris-Montsouris. Ces informations collectées montrent que le climat de Paris est devenu plus doux et légèrement plus arrosé au cours du 20e siècle. Les projections climatiques indiquent, quant à elles, que le climat de la capitale devrait être plus chaud à la fin du 21e siècle, avec notamment des vagues de chaleur plus fréquentes et plus intenses et des hivers plus doux et arrosés.

Le changement climatique à Paris
Auteurs : collectif
Éditeur : Météo-France et l’Agence parisienne du climat
Juillet 2015, 6 pages.
Télécharger la brochure