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Lune rousse du 7 avril au 6 mai 2016

La lune est nouvelle aujourd’hui 7 avril 2016 (à 13h24 très précisément). Cette lunaison qui commence après Pâques est celle que l’on dénomme lune rousse. Elle s’achèvera le 5 mai prochain.

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Tristement célèbre, cette lunaison est redoutée par les agriculteurs et les jardiniers parce qu’elle se produit à une période de l’année pendant laquelle les variations de températures entre le jour et la nuit peuvent être rapides et importantes. En cas de chute brutale de la température pendant la nuit, une gelée tardive peut entraîner des dégâts importants sur la végétation naissante, avec un risque très important pour les légumes frileux comme les tomates ou les aubergines, ainsi que les fleurs annuelles d’été ou les fleurs et jeunes fruits des arbres fruitiers. Inutile de sortir trop vite vos beaux cactus ou vos plantes d’intérieur qui doivent encore rester à l’abri.

La lune n’est pas en cause dans ce phénomène de refroidissement et elle ne vous apparaîtra pas rousse ou rougeoyante, sauf si le temps devenait très humide avec un risque fort de pluie. Mais quand le ciel est bien clair et dégagé, on la voit briller et sa lumière est devenue suspecte et l’est restée dans les traditions populaires même après les explications données par les scientifiques concernant les causes du gel des végétaux.

Restez vigilant(te), une gelée peut vite arriver, principalement quand le ciel s’éclaircit en fin de journée et au cours de la nuit.

La lune rousse du 18 avril au 17 mai 2015

Pleine lune dans le ciel parisien au crépuscule au-dessus de la Cité Michelet, Paris 19e (75)
Depuis hier au soir, la lune rousse est commencée. Pour le moment, inutile de chercher le globe lunaire dans le ciel, au moment de la nouvelle lune, celle-ci n’est pas visible. Par contre, pendant ce nouveau mois lunaire, nous devons tous rester vigilants quand le ciel se dégage en fin de journée car le risque de gelée blanche est plus important pendant les nuits claires.

La lune n’y est pour rien dans ces coups de froid nocturnes, ce sont les conditions météorologiques qui provoquent des petites gelées matinales fatales aux jeunes plantes frileuses comme les tomates, les basilics ou les pétunias.

Quand le ciel se dégage en fin de journée, couvrez les plantes les plus sensibles au froid avec un voile de forçage en non tissé. Cela devrait suffire pour éviter toute catastrophe. Il faut par contre l’enlever dès que les températures remontent le matin.

La lune rousse commence

Lune, photo Ig0rZh / Fotolia.com
La lune sera nouvelle aujourd’hui 29 avril 2014 à 8h16m. Cette nouvelle lunaison qui commence après Pâques correspond à la lune rousse qui se terminera le 27 mai prochain.

Cette lunaison redoutée par des générations d’agriculteurs et de jardiniers correspond à une période de l’année pendant laquelle les variations de températures entre le jour et la nuit peuvent être rapides et très importantes, avec parfois les dernières gelées aux conséquences catastrophiques sur la végétation naissante. La lune n’y est pour rien, mais quand le ciel est bien clair et dégagé, on la voit plus facilement briller et sa lumière est devenue suspecte tant que les scientifiques n’ont pas expliqué ce qui grillait le feuillage des végétaux. Voici ce qu’écrivait François Arago en 1856 :
« Dans les nuits des mois d’avril et mai, la température de l’atmosphère n’est souvent que de 4, de 5 ou de 6 degrés centigrades au-dessus de zéro. Quand cela arrive, la température des plantes exposées à la lumière de la Lune, c’est à dire à un ciel serein, peuvent geler nonobstant l’indication du thermomètre. Si la Lune, au contraire, ne brille pas, si le ciel est couvert, la température des plantes ne descend pas au-dessous de celle de l’atmosphère, il n’y aura pas de gelée, à moins que le thermomètre n’ait marqué zéro. Il est donc vrai, comme les jardiniers le prétendent, qu’avec des circonstances thermométriques toutes pareilles, une plante pourra être gelée ou ne l’être pas, suivant que la Lune sera visible ou cachée par les nuages ; s’ils se trompent, c’est seulement dans les conclusions : c’est en attribuant l’effet à la lumière de l’astre. La lumière lunaire n’est ici que l’indice d’une atmosphère sereine ; c’est par suite de la pureté du ciel que la congélation nocturne des plantes s’opère ; la Lune n’y contribue aucunement ; qu’elle soit couchée ou sur l’horizon, le phénomène a également lieu. L’observation des jardiniers était incomplète, c’est à tort qu’on la supposait fausse. »
Astronomie Populaire – LIVRE XXI – CHAPITRE XXXII, Gide et J. Baudry, Éditeurs – Paris 1856

Donc pas de panique, mais de la vigilance, une petite gelée est vite arrivée, surtout quand le ciel se dégage en fin de journée…

La lune rousse du 10 avril au 9 mai 2013

© makc76 - Fotolia.com

La lunaison la plus redoutée par les jardiniers et les agriculteurs débute aujourd’hui 10 avril et va se prolonger jusqu’au 9 mai prochain. Pendant cette période, l’instabilité de la météo incite à la prudence côté jardin, un risque de gelée tardive étant toujours possible, parfois de façon très rapide après une période de beau temps doux.

D’après l’IMCCE, « la « lune rousse » ne correspond pas à un concept astronomique; c’est plutôt une expression populaire fondée par l’observation dans un contexte culturel agricole souvent empreint de croyances mystico-poétiques. »

La lune ne vous apparaîtra pas rousse ou rouge, sauf si le temps devenait très humide. De même elle n’est pour rien dans les coups de gel qui affectent la végétation naissante en ce début de printemps. Ce que confirme l’explication de François Arago (Astronomie Populaire – Livre XXI – Chapitre XXXII, Gide et J. Baudry, Éditeurs – Paris, 1856) :
« Dans les nuits des mois d’avril et mai, la température de l’atmosphère n’est souvent que de 4, de 5 ou de 6 degrés centigrades au-dessus de zéro. Quand cela arrive, la température des plantes exposées à la lumière de la Lune, c’est à dire à un ciel serein, peuvent geler nonobstant l’indication du thermomètre. Si la Lune, au contraire, ne brille pas, si le ciel est couvert, la température des plantes ne descend pas au-dessous de celle de l’atmosphère, il n’y aura pas de gelée, à moins que le thermomètre n’ait marqué zéro. Il est donc vrai, comme les jardiniers le prétendent, qu’avec des circonstances thermométriques toutes pareilles, une plante pourra être gelée ou ne l’être pas, suivant que la Lune sera visible ou cachée par les nuages ; s’ils se trompent, c’est seulement dans les conclusions : c’est en attribuant l’effet à la lumière de l’astre. La lumière lunaire n’est ici que l’indice d’une atmosphère sereine ; c’est par suite de la pureté du ciel que la congélation nocturne des plantes s’opère ; la Lune n’y contribue aucunement ; qu’elle soit couchée ou sur l’horizon, le phénomène a également lieu. L’observation des jardiniers était incomplète, c’est à tort qu’on la supposait fausse ».

Avant et pendant la lune rousse, il faut donc rester vigilant, prêt à protéger les plantes frileuses quand un refroidissement est annoncé.

C’est la lune rousse !

Pleine lune dans le ciel dégagé, Paris 18e (75), photo Alain Delavie

Aujourd’hui samedi 21 avril 2012, c’est le début de la période de la lune rousse qui va se prolonger jusqu’au 20 mai prochain. « Gelée de lune rousse, de la plante brûle la pousse. »

« La lune rousse vient en avril et s’en va en mai. »
La lune est dite rousse, mais elle n’est pas rousse. Enfin pas toujours, seulement quand le temps est plus humide et dans ce cas, le soleil est aussi rougeoyant.
La lune ne roussit pas les plantes. Ce sont les gelées qui se produisent pendant cette période dès que les nuits sont très claires qui provoquent le gel des jeunes pousses. Les feuillages gelés finissent par roussir.

« L’hiver n’est point passé, Que la lune rousse n’ait décliné. »
Sans s’alarmer outre mesure, il faut juste surveiller les tomates et autres légumes frileux, ainsi que les fleurs d’été toutes aussi exigeantes en chaleur comme les pétunias ou les zinnias. Quand le temps s’éclaircit en fin de journée et que le ciel se dégage complètement, il y a de fortes chances que la température chute fortement pendant la nuit, avec un risque accru de gelée blanche au petit matin. Soit on rentre les plantes quand elles sont cultivées en pot, soit on les protège avec quelques couches de voile d’hivernage pendant la nuit.

7 avril : neige et froid en Ile-de-France



Surprise pour cette deuxième journée de lune rousse !
La neige est tombée cette nuit, laissant une pellicule blanche sur les toits et dans les jardins.
C’est gênant pour ceux qui se déplacent en voiture, en vélo ou autres véhicules, mais au jardin, la neige en faible quantité est plutôt bénéfique.

En couche, elle protège du gel matinal. Quand elle fond, elle apporte de l’eau et un peu d’azote qui enrichit le sol. Il faut juste surveiller les arbustes et arbres persistants si la couche est importante, car elle peut faire ployer et casser les branches.
À Paris ce matin, pas vraiment d’inquiétude côté jardin… Mais un peu de douceur serait la bienvenue !