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Le ver tueur de lombrics repéré en Île-de-France

Plathelminthe terrestre invasif, photo Xavier Japiot
L’annonce a été publiée dans le Parisien du dimanche 5 janvier 2014. Ce ver (un plathelminthe originaire de Nouvelle-Zélande) a été trouvé et identifié en octobre dernier dans l’Essonne et plus récemment dans le bois de Vincennes, aux portes de Paris. La vigilance s’impose !

Cette découverte est inquiétante, car ces vers exotiques s’attaquent aux populations de lombrics, nos vers de terre, qu’ils dévorent. Au Royaume-Uni, les plathelminthes font déjà des ravages, détruisant complètement les vers de terre dans certaines communes. Ils ont été recensés en Bretagne et dans le Midi, mais ces vers invasifs ont été découverts pour la première fois en Île-de-France dans un jardin de Vigneux-sur-Seine dans l’Essonne en octobre 2013. Plus récemment, un technicien horticole en a trouvé un sous un pot de fleurs dans une pépinière située dans le Bois de Vincennes.

Le Professeur Jean-Lou Justine recense les découvertes de ce ver (six espèces ont été identifiées à ce jour en France). Tous les jardiniers sont appelés à être vigilants et à faire part de leurs éventuelles découvertes pour permettre de cerner avec précision l’ampleur de l’invasion. Attention, si vous en repérez un, évitez tous contacts avec le ver et ne laissez surtout pas les enfants jouer avec, ni les animaux domestiques.

Pour suivre les dernières informations concernant ce ver :
http://bit.ly/Plathelminthe
https://twitter.com/Plathelminthe4

Que faire si vous trouvez un plathelminthe ?

La Moulibox de M. Moulinot

L’opération d’insurrection végétale (Potogreen) qui s’est déroulée dimanche dernier dans le 2ème arrondissement de Paris m’a permis de faire la connaissance de M. Moulinot, venu en voisin, et son invention, la Moulibox.

M. Moulinot et ses Moulibox, Paris 2e (75)

M. Moulinot et ses Moulibox, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

M. Moulinot est Maître Composteur.

Sa Moulibox est un mini composteur d’intérieur. Plus exactement une boîte à lombricompostage design pour les citadins écolos ou qui souhaitent le devenir.
C’est un outil pédagogique destiné à tous permettant d’apprendre le merveilleux processus du recyclage des déchets organiques par les lombrics: le lombricompostage. Elle permet de recycler de petites quantités de déchets organiques ménagers (environ 10 kilos par an), et de produire ainsi du lombricompost, que vous pouvez ensuite utiliser dans les potées des plantes d’intérieur ou sur le balcon.

Une Moulibox est fabriquée dans une boite à gâteaux métallique recyclée et peinte en vert ou en noir ou en rose.
Ses dimensions : 21,5 cm (largeur) x 23 cm (longueur) x 12 cm (hauteur).

 

Moulibox, Paris 2e (75)

Moulibox, Paris 2e (75), 5 juin 2011, photo Alain Delavie

Elle contient un sachet d’environ 150 vers de terre dans leur litière (terreau: amendement organique NFU44-051, 100% naturel utilisable en agriculture biologique). Le mode d’emploi papier est entièrement recyclable par la Moulibox, la conception et la fabrication sont 100% Made in France.

La Moulibox ne prétend pas résoudre le problème du recyclage des déchets organiques, mais plutôt d’apprendre à faire du lombricompost sans trop investir, ni prendre trop de place.

MOULINOT SARL
88 RUE DE RICHELIEU
75002 PARIS

Les vers de terre travaillent le sol sans relâche

On ne les voit presque jamais à l’air libre, seules leurs déjections se repèrent sur les terres laissées à nus. Précieux aides pour les jardiniers et la nature d’une manière plus générale, les vers de terre travaillent et améliorent le sol à longueur d’année ou presque.

Les jardiniers de l'ombre

Turricules de vers de terre dans un potager, photo Alain Delavie

Il existe trois grands types de vers de terre :
– Les épigés qui vivent en surface sur le sol, sous les feuilles ou dans les tas de fumiers ou de compost.
– Les anéciques, de grande taille, qui creusent des galeries plus ou moins verticales dans le sol à la recherche de nourriture qu’ils trouvent plutôt en surface.
– Les endogés, plus petits, qui vivent en profondeur dans la terre et se nourrissent de matières organiques déjà incorporées au sol.

On compte en moyenne environ une tonne de vers de terre par hectare, soient 1 à 4 millions d’individus. Plus un sol est piétiné et tassé, moins il contient de vers de terre.

Les jardiniers de l'ombre

Turricules de vers de terre dans un potager, photo Alain Delavie

Ce sont les anéciques qui forment les turricules, ces petits monticules visibles sur le sol par endroit. Ces amas sont en fait les déjections des lombrics. Ils sont constitués de terre enrichie en matières organiques (environ 50 % de plus que le sol non digéré par les vers), avec une activité biologique plus intense car nombre des bactéries présentes dans les tubes digestifs des vers de terre sont éjectées avec les excréments terreux.

Les turricules contiennent :
7 fois plus de phosphate que le sol non digéré,
10 fois plus de potasse,
5 fois plus d’azote,
3 fois plus de magnésium…

Sur une surface d’un demi-hectare, les vers peuvent déposer entre 10 et 15 tonnes de turricules.

Les rôles des vers de terre :
– Ils accélèrent la décomposition de la matière organique et favorisent son incorporation dans le sol,
– Ils aèrent le sol en creusant des galeries verticales et accroissent sa porosité,
– Ils déplacent et remontent des éléments nutritifs qui avaient été lessivés dans les couches plus profondes du sol,
– Ils accroissent la capacité d’enracinement des végétaux dont les racines peuvent emprunter les galeries creusées et se faufiler dans les différentes couches du sol,
– ils servent de nourriture à d’autres animaux, notamment les oiseaux.

Pour favoriser la présence et l’activité des vers de terre, il faut :
– Faire des apports réguliers d’amendements organiques pour enrichir la terre en humus,
– Éviter l’emploi du motoculteur et le retournement du sol,
– Pailler le sol pendant la belle saison,
– Éviter l’emploi de traitements chimiques sur et dans le sol.

Des vers de terre dans les potées et les jardinières ?
Contrairement à une idée reçue encore trop fréquemment avancée, les lombrics ou gros vers de terre ne mangent pas et ne coupent pas les racines des plantes. Ils sont capables de déplacer des montagnes de terre (sans pour autant vous retourner votre potée, rassurez-vous), mais ils ne s’attaquent pas aux végétaux en bonne santé. Seules les matières organiques en décomposition les intéressent.
Dans une grosse potée ou une jardinière volumineuse remplies de plantes vivaces ou d’arbustes et qui restent en place plusieurs années de suite, les vers de terre améliorent aussi la structure du sol et facilitent l’arrosage en profondeur des végétaux. Inutile de les enlever !