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Mon gardénia ‘Summer Snow’ résiste au froid

Gardenia jasminoides 'Summer Snow' sur mon balcon parisien en hiver, Paris 19e (75)Mon beau pied de gardénia ‘Summer Snow’ installé sur mon balcon parisien supporte bien les basses températures de ces dernières semaines, sans aucune protection. Pour l’instant, cette variété confirme sa bonne rusticité.

J’ai quand même placé la potée contre le mur de l’appartement, à l’arrière du balcon pour la protéger des courants d’air trop froid et pour essayer de gagner quelques degrés pendant la nuit.

Et je m’aperçois en regardant la photo qu’une des jeunes feuilles apparues avant l’arrivée du froid a été grignotée. Certainement par un othiorhynque. Traitement avec des nématodes à prévoir au début du printemps…

Les orangers du Mexique ont grise mine

Oranger du Mexique (Choisya ternata) en hiver, Cap 18, Paris 18e (75)
Les orangers du Mexique (Choisya ternata) dans Paris commencent à montrer que le froid qui règne depuis plusieurs jours maintenant sur la capitale ne leur réussit guère. Les feuilles se sont ramollies et pendent, leur beau brillant a pratiquement disparu.

Ces arbustes bien acclimatés à la région parisienne sont assez rustiques pour résister à la plupart des hivers franciliens, mais il ne faut quand même pas des températures trop extrêmes sinon leur feuillage persistant pourrait griller. La sécheresse qui accompagne les périodes de gelées accentue encore plus la mollesse des feuilles.

Les orangers du Mexique si fringants d’habitude et presque toujours fleuris sont désormais plutôt en piteux état, même si pour le moment il n’y a rien d’irréversible. Mais il ne faudrait pas que le froid continue trop longtemps en s’accentuant davantage.

Le gel et les plantes en pots

Potée de bambou dans le parc de la Villette, Paris 19e (75)Les plantes cultivées en pot ou en jardinière à l’extérieur sont davantage exposées aux rigueurs hivernales que celles qui poussent en pleine terre. Les périodes de gel demandent une vigilance accrue même pour des végétaux suffisamment rustiques.

Les plantes non rustiques auraient du être protégées avant l’arrivée du froid. Surtout au niveau du contenant et des racines, davantage exposées aux basses températures. Car il faut d’abord empêcher que les racines et la souche de la plante gèlent. Et il est prudent de renforcer les protections quand la chute des températures s’accentuent.

Si possible, abriter les potées des courants d’air qui amplifient la sensation de froid.

Il est impossible d’arroser pendant une période de gelées et pourtant le substrat dans le pot s’assèche vite. Quand le froid s’installe sur une longue période, la plante en pot peut finir par manquer cruellement d’eau. Les plantes en repos végétatif qui ont perdu leur feuillage sont moins sensibles à cette sécheresse hivernale. Celle-ci permet d’ailleurs à des plantes moyennement rustiques de résister davantage au froid, l’humidité accentuant la sensibilité au gel. Mais les plantes à feuillage persistant, bambous, plantes vivaces, conifères et autres petits arbustes, restent constamment en végétation. Et elles ont besoin d’eau en permanence. Ou tout du moins, il faut leur éviter des trop longues périodes de sécheresse. Pour pouvoir arroser, il faut guetter le moindre redoux et retour à des températures positives. On détrempe alors le substrat et surtout, on ne laisse pas d’eau ensuite dans la soucoupe ou le cache-pot.

Bien sûr, pendant tout l’hiver, il est inutile de faire des apports d’engrais, même sur des végétaux persistants. Et on évite de gratouiller la surface du terreau, car cela expose encore davantage les racines superficielles au froid. Les plantations et les rempotages peuvent attendre des jours meilleurs.

Coup de froid annoncé, renforcer les protections hivernales

Protection hivernale, voile en non tissé et paille, parc floral, Paris 12e (75)Dernière limite pour protéger les plantes frileuses car la météo nous annonce une période de froid plus sévère avec des températures négatives suffisamment basses pour mettre en péril tous les végétaux peu rustiques.

« Une grande partie du pays connaîtra des journées sans dégel dès mardi. » (Météo France)
Dès mardi,  » le soleil revient. Mais avec un vent orienté à l’Est, il s’accompagne d’un froid glacial qui concerne toute la France. » (La Chaine Météo)
« Mercredi et jeudi seront les journées les plus froides, mais le froid ne s’estompera probablement qu’à partir de dimanche ou du début de la semaine prochaine… » (Météo Paris)

Cette fois-ci, l’hiver s’installe et nous ne sommes qu’à la moitié du mois de janvier. Février peut aussi être très froid. Il faut donc veiller à bien protéger les végétaux les plus sensibles aux gelées, encore plus s’ils sont cultivés en pot ou en jardinière. On vide les soucoupes remplies d’eau, on entoure les contenants avec du plastique à bulles et plusieurs épaisseurs de voile en non tissé. On surélève les potées pour ne pas les laisser sur un sol glacé. Et on protège les rameaux et les feuillages persistants. Quand un coup de froid sévère et prolongé est annoncé, n’hésitez pas à envelopper vos protégées avec plusieurs épaisseurs de voile en non tissé, en veillant à ne pas le faire toucher les feuilles. Bien sûr, tant qu’il gèle à pierre fendre, on cesse les arrosages.

Si vous avez un bassin, jetez un fagot de branchages dans l’eau pour éviter que toute la surface ne soit prise par les glaces. Et on ne casse pas la glace à grands coups de pioche ou de marteau pour donner de l’air aux poissons. Les ondes provoquées par les coups pourraient les effrayer. On fait fondre la pellicule de glace lentement en posant une casserole remplie d’eau chaude dessus avant d’installer un système antigel.

Prudence si vous ouvrez les fenêtres pour aérer, car les plantes d’intérieur n’apprécient guère les chauds et froids et les brusques variations de température.

Attention au temps frais (froid) et humide

Ciel chargé de gros nuages noirs sur le parc des Buttes-Chaumont et du 19e arrondissement de Paris
Les températures se sont beaucoup rafraichies avec des risques de gelées hors de la capitale dans la moitié nord de la France et des fortes pluies avec parfois de la grêle ou du grésil qui détrempent les jardins et les jardiniers.

Fidèle à sa réputation, le mois d’avril souffle le chaud et plutôt le froid en ce moment. Nous sommes en période de lune rousse et la météo est particulièrement imprévisible, avec des risques de gel qui incitent à la mise en place de protections pour les végétaux les plus sensibles aux températures négatives ou aux journées et nuits trop fraiches.

Côté potager, les imprudents qui ont déjà planté leurs aubergines, leurs basilics, leurs piments, leurs poivrons ou leurs tomates ont quelques soucis à se faire. Ces plantes potagères très frileuses n’aiment guère quand le thermomètre descend en-dessous de 12 °C. L’installation de voile de forçage disposés sur des arceaux ou des poteaux est conseillée pour garder une ambiance plus clémente autour de ces légumes.
Le feuillage de vos pommes de terre commence à poindre hors de terre ? Vite, étendez un voile d’hivernage en non tissé sur toute la planche. À retirer seulement quand les températures seront redevenues plus chaudes.
Pas de semis de haricots en pleine terre, la levée du semis serait catastrophique. Attendez la fin du printemps.

Côté fleurs, surveillez les lauriers roses, les daturas, les solanums, les cactées et les pélargoniums si vous les avez déjà installés à l’extérieur. Abritez-les des courants d’air. Arrosez-les en début de journée et ne laissez pas de l’eau stagner dans leurs soucoupes ou leurs cache-pots. Couvrez-les vite avec des journaux ou des voiles d’hivernage si le temps se dégage en fin de journée et que la météo annonce des températures négatives.

Même si vous avez besoin de place, il est trop tôt pour sortir les plantes d’intérieur qui attendront des jours plus doux, fin mai ou en juin, pour aller prendre un grand bol d’air. Et si vous aérez les pièces de votre maison ou appartement, faites attention de ne pas glacer vos potées à l’intérieur.

Lune rousse du 7 avril au 6 mai 2016

La lune est nouvelle aujourd’hui 7 avril 2016 (à 13h24 très précisément). Cette lunaison qui commence après Pâques est celle que l’on dénomme lune rousse. Elle s’achèvera le 5 mai prochain.

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Tristement célèbre, cette lunaison est redoutée par les agriculteurs et les jardiniers parce qu’elle se produit à une période de l’année pendant laquelle les variations de températures entre le jour et la nuit peuvent être rapides et importantes. En cas de chute brutale de la température pendant la nuit, une gelée tardive peut entraîner des dégâts importants sur la végétation naissante, avec un risque très important pour les légumes frileux comme les tomates ou les aubergines, ainsi que les fleurs annuelles d’été ou les fleurs et jeunes fruits des arbres fruitiers. Inutile de sortir trop vite vos beaux cactus ou vos plantes d’intérieur qui doivent encore rester à l’abri.

La lune n’est pas en cause dans ce phénomène de refroidissement et elle ne vous apparaîtra pas rousse ou rougeoyante, sauf si le temps devenait très humide avec un risque fort de pluie. Mais quand le ciel est bien clair et dégagé, on la voit briller et sa lumière est devenue suspecte et l’est restée dans les traditions populaires même après les explications données par les scientifiques concernant les causes du gel des végétaux.

Restez vigilant(te), une gelée peut vite arriver, principalement quand le ciel s’éclaircit en fin de journée et au cours de la nuit.