Archive journalières: 4 février 2016

Trouver et cultiver Begonia pavonina

Begonia pavonina, Bégoniacées, dans un terrarium, plante d'intérieur, Paris 19e (75)
Autre question adressée par Zoé-79 qui veut offrir le fameux bégonia bleu à son père collectionneur de bégonias.

« Mon père fait une collection de bégonias et je souhaiterais lui en faire cadeau. Mais avant d’en commander un sur un coup de tête je me permets de vous demander quelques conseils à savoir si cette plante est vraiment compliquée à faire pousser et si vous avez un site ou une adresse à me recommander pour en trouver un ? »

La culture du Begonia pavonina est plutôt délicate. Il faut offrir beaucoup d’humidité atmosphérique à cette plante exotique originaire de la région des Cameron Highlands en Malaisie qui ne supporte pas les excès d’humidité au niveau des racines. Dans une maison ou un appartement, il est difficile de lui donner les conditions idéales en le cultivant à l’air libre. Il est préférable de prévoir un terrarium. L’éclairage artificiel n’est pas obligatoire si on peut installer le contenant dans un endroit très clair, sans soleil direct bien sûr. Le substrat doit être fibreux et bien drainé, comme pour tous les bégonias rhizomateux.

Où trouver Begonia pavonina ?
En France, chez Olivier Ézavin, pépinière Le Monde des Fougères.
Au Pays-Bas, chez Araflora mais il faut patienter car cette espèce n’est pas toujours disponible.

Récupérer un dipladénia qui a subi une gelée

Dipladénia (Mandevilla), photo Romaneau / Fotolia
La question m’a été posée par Emmanuelle et je vais tenter d’y répondre, ce qui est toujours difficile sans voir réellement l’état de la plante ni connaître la sévérité de la gelée qui a touché cette plante exotique.

Le dipladénia (Mandevilla) ou jasmin du Brésil forme une belle liane couverte de grandes fleurs en trompette tout au long de la belle saison, voire toute l’année quand il est cultivé sous serre tempérée ou dans une véranda maintenue hors gel. Non rustique, cette plante exotique ne supporte pas les gelées qui détruisent vite ses feuilles, ses tiges et même ses racines quand la culture est effectuée en pot et qu’aucune protection hivernale n’a été prévue.

Tant que la plante n’est pas complètement desséchée et que certaines tiges et feuilles restent vertes, il y a toujours un espoir. Il faut donc patienter, tout en éliminant au fur et à mesure les rameaux ou les feuilles qui se dessèchent. Et surtout, il faut veiller à protéger la plante si un nouveau coup de froid est annoncé car il pourrait alors être fatal.

Si toutes les tiges ont bruni et se dessèchent, il n’y a guère d’espoir. On peut les couper assez court et attendre le retour du printemps pour voir si quelques pousses apparaissent à la base, en pensant à maintenir la terre toujours fraîche mais jamais détrempée. Mais la reprise n’est pas garantie…

Repeindre ou non une pelouse jaunie

Pelouse, photo Zaza Studio / Fotolia
Question posée par Béatrice dont la pelouse a jauni avec l’hiver et à qui on a proposé de la peindre avec une peinture spécial bio.

La peinture de la pelouse, c’est une méthode qui se développe aux États-Unis et notamment en Californie. Quand le vrai gazon dépérit et jaunit, souvent par manque d’eau lors d’une sécheresse prolongée, certains américains « maquillent » tout simplement l’herbe jaunie en pulvérisant dessus une peinture verte. Cela donne un aspect plus proche de celui attendu pour une pelouse, mais ça n’améliore pas l’état du gazon. Et il faut être sûr que la peinture n’a aucune toxicité pour les graminées qui composent le tapis vert, sinon bonjour les dégâts !

Quand la pelouse jaunit en hiver, le plus simple, c’est d’attendre le retour du printemps, d’épandre une fine couche de compost en surface après avoir ratissé les herbes desséchées et jaunies et aéré le sol. Cela devrait suffire pour redonner un coup de fouet aux graminées qui devraient vite reverdir, sans oublier de les arroser si le temps sec se prolonge.

Les engrais spécial gazon, riches en azote, ont souvent une action coup de fouet et reverdissante. Mais ils n’améliorent pas le sol dont la structure se dégrade sans apport de matières organiques sous forme d’humus. Privilégiez le compost, sans excès.