Labels « Végétal local » et « Vraies messicoles », premier appel à candidature

/, plante sauvage/Labels « Végétal local » et « Vraies messicoles », premier appel à candidature

Labels « Végétal local » et « Vraies messicoles », premier appel à candidature

Label "Végétal local"Les labels « Végétal local » et « Vraies messicoles » visent à garantir l’origine locale d’un végétal sauvage sur le marché. Ils ont été créés à l’initiative de la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux, de l’Association Française Arbres Champêtres et agroforesteries et de l’association Plante & Cité pour répondre aux enjeux écologiques et économiques de la restauration des milieux. Le premier appel à candidature a été lancé le 19 février à l’occasion du Salon du Végétal à Angers. Les producteurs, pépiniéristes, semenciers et récolteurs qui souhaitent faire labelliser leurs végétaux et semences d’origine locale ont jusqu’au 30 avril 2015 pour candidater à ce premier appel.

Le dossier de candidature est disponible sur le site internet dédié : www.fcbn.fr/vegetal-local-vraies-messicoles

Label "Vraies messicoles"Les objectifs
Jusqu’à présent, le marché français de végétaux d’origine sauvage ne disposait pas de garantie pour qualifier la provenance de ces végétaux. Pourtant, pour la restauration des milieux, l’origine locale de ceux-ci est une nécessité tant écologique qu’économique : s’appuyant sur des végétaux adaptés, elle favorise la reconstitution des communautés végétales cohérentes et la réussite des semis et des plantations. En France, des actions régionales ou locales voient aujourd’hui le jour : elles visent à mettre en place et à promouvoir des filières de production de plantes ou d’arbres adaptés à des territoires spécifiques. Ces deux labels répondent à cet enjeu et valorisent ces filières de production de semences et plants d’écotypes locaux.

Les cahiers des charges
Le label « Végétal local » garantit pour les plantes, les arbres et les arbustes sauvages bénéficiaires :

  • leur provenance locale, au regard d’une carte des 11 régions biogéographiques métropolitaines (et des régions biogéographiques d’outre-mer), avec une traçabilité complète du processus de récolte-multiplication ;
  • la prise en compte de la diversité génétique dans les lots de plantes et d’arbres porteurs du signe de qualité ;
  • une conservation de la ressource (plantes et arbres mères) dans le milieu naturel, lors des collectes.

Le label « Vraies messicoles » garantit la présence, dans les mélanges de semences bénéficiaires, de 100% d’espèces compagnes des cultures, d’origine locale et non horticoles. Les plantes messicoles sont les « habitantes des moissons ». Ce sont des plantes annuelles, le plus souvent dépendantes des cultures de céréales et des pratiques liées à ces cultures, comme le coquelicot ou le bleuet. Ce label témoigne d’une implication de l’adhérent pour une restauration d’une flore menacée.

Le calendrier
Les dossiers seront étudiés par un premier comité de marque en juin 2015.
Seront examinés : le projet de production et la liste des espèces choisies par le candidat. Les espèces protégées sont exclues, et certaines espèces (notamment rares ou menacées) pourront être refusées au label. Les candidats retenus feront l’objet d’un audit en été 2015 pour les espèces locales qu’ils souhaitent collecter et produire. À l’issue de cet audit, les délibérations permettant les premières labellisations auront lieu en novembre 2015. Ces labellisations seront valables pour une période de dix ans et s’appliqueront aux espèces proposées par chaque candidat et validées par le comité de marque.

By |2015-02-23T21:35:23+00:00février 24th, 2015|événement, plante sauvage|1 Comment

About the Author:

Agronome de formation et jardinier passionné depuis sa plus tendre enfance, collectionneur de plantes, Alain Delavie a exercé différents métiers toujours en étroite relation avec le monde végétal et le jardin, en commençant par celui de pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste, spécialisé dans le jardinage et la météorologie. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Rustica Hebdo et conseiller éditorial du site www.rustica.fr

One Comment

  1. jpp 24 février 2015 at 12 h 11 min

    Haro sur le coquelicot belge !
    Cette nouvelle mouture de la grande peur des invasives , avec son estampille scientifique, fournira sans doute matière à réflexion au sociologue. William Robinson constatait déjà au XIXème siècle (The wild garden) , à propos des fleurs sauvages qu’il souhaitait réintroduire dans les jardins, qu’il n’arrivait pas à faire la distinction entre fleurs indigènes, fleurs exotiques naturalisées, cultivars échappés des jardins.
    Mais la maladie est si grave que Gilles Clément lui-même, dans son dernier ouvrage , semble revenir sur le bons sens qui présidait à son admirable éloge des vagabondes.
    Seule variante aux discours à la mode, la diversité génétique,est ici considérée comme essentielle , à l’opposé des fantasmes de pureté variétale du GEVES. Le background scientifique change, l’idéologie reste la même.
    Et si l’on avouait franchement-ce qui après tout n’est pas une tare- qu’ils ‘agit de protéger notre petit commerce…

Leave A Comment


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

This website uses cookies and third party services. Oui