La Ville de Paris lauréate du concours « Capitale française de la biodiversité »

Pièce d'eau dans le parc Kellermann, Paris 13e (75)
La Ville de Paris remporte le premier prix du concours « Capitale française de la biodiversité » dans la catégorie « Grandes Villes ». Organisé par Natureparif, ce concours national récompense l’engagement des collectivités locales en faveur de la préservation de l’eau et de la biodiversité.

Le jury a récompensé les actions menées par la Ville et sa régie Eau de Paris, et conduites par Fabienne Giboudeaux, adjointe chargée des espaces verts et de la biodiversité et Anne Le Strat, adjointe chargée de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des canaux, afin de protéger les ressources en eau et de préserver la biodiversité, dans les domaines suivants :

  • La protection de l’eau
    S’agissant d’une priorité pour la ville de Paris, elle encourage, avec sa régie Eau de Paris, le développement de pratiques agricoles compatibles avec la protection de la ressource sur les aires d’alimentation de captages qui approvisionnent Paris. Les mesures de protection des ressources en eau (depuis les acquisitions foncières sur les aires de captage d’Eau de Paris, jusqu’à l’appui financier à la structuration de filière biologique…) contribuent également à la préservation et à l’enrichissement de la biodiversité.
  • Valorisation de la trame verte et bleue
    Ce prix récompense également la démarche de restauration et de valorisation écologique du patrimoine aquatique, de la source jusqu’aux réservoirs parisiens en passant par les aqueducs. 80% des 470 km d’aqueducs qui alimentent Paris en eau sont composés d’une large bande enherbée permettant à de nombreuses espèces animales et végétales de vivre et de se déplacer. Des espèces très rares ont même été répertoriées par le Conservatoire botanique national du bassin parisien le long de l’aqueduc de la Vanne en forêt de Fontainebleau
  • Renforcement de la trame des milieux aquatiques à Paris : créer un réseau de mares et milieux humides
    La mise en place d’un réseau de mares et de milieux humides intra-muros, conformément à l’objectif du Plan Biodiversité adopté par le Conseil de Paris en novembre 2011, la végétalisation et le déploiement de fontaine ont permis de donner une plus grande place à l’eau dans la ville.

L’objectif du Plan Biodiversité de Paris est également, de créer 40 nouveaux milieux humides d’ici à 2020, en s’appuyant notamment sur le Schéma de la Nature, pour mieux intégrer ces milieux, indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes, dans l’aménagement des espaces verts.

Commentaires (4)

  1. nicole

    tiens, j’allais parler des serres d’Auteuil, puisqu’il parait que nous avons des « amis » au Moyen Orient, prêts à surenchérir pour que le tournoi de Roland Garros parte chez eux …..malgré ce que ce tournoi peut rapporter à la France (ce que j’ignore totalement !) je dis – allez y les gars, allez y ! sauvez nos serres, sauvez cet espace classé et qui ne peut être morcelé et amputé de ses zones techniques sauf à mourir, je vote our !
    euh …. excusez cette envolée partisane, je donne 18 000 balles de tennis contre un brin d’herbe …..

  2. jpp

    Ce satisfecit me laisse également rêveur.
    D’abord parce qu’un prix attribué par une émanation du Conseil régional à une de ses composantes , qui plus est à l’approche des élections, n’a aucune signification …autre que politique.
    Ensuite (et les scientifiques de Naturparif ne peuvent pas l’ignorer) parce que le plan biodiversité de Paris est très insuffisant voir symbolique en regard de ce qui se fait à Rennes ou Nantes…(Fabienne Giboudeaux fait ce qu’elle peut mais face à des gens qui sont prêts à bétonner les serres d’Auteuil , elle ne pèse pas grand chose).

  3. Josette

    En lisant cet article je pense que je peux reprendre ma plume pour dénoncer la mise à ras des talus et chemins, en début Juin, sur le parcours des Eaux de la Vanne dans l’Essonne (Chevannes/Mennecy). C’est pourtant en bordure des champs et ne gène personne. Il n’empêche qu’il y avait entre 2 et 3 tontes sur 3 mois !!!

    Fallait voir la foultitude d’insectes et de fleurs quand j’avais pu obtenir du faucheur local en 2003 un sursis temporaire sur 1.5 km environ. Une fois tondu cet espace un temps préservé était redevenu muet, plus un insecte, plus une fleur…..

  4. nicole

    je suppose que le jury a fait l’impasse sur la volonté de la Ville de Paris de vendre une partie du parcours de la Dhuis à Placoplatre pour que cette société étende ses carrières de gypse ….la Dhuis alimente partiellement Paris (le gros de l’eau est maintenant utilisé par Disney) , et est une coulée verte très appréciée dans notre région, qui de plus, a fait l’objet d’une convention de partenariat signée en février 2011 entre la Mairie de Paris et le conseil général de Seine et Marne visant à construire une métropole durable et notamment sur le sujet essentiel de la biodiversité.
    faites ce que je dis et pas ce que je fais ……

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